vendredi 11 janvier 2013

Jean Christophe Owono Nguema sur la voie de Germain Mba et de Joseph Rédjambé ?


                                              Cette image fait honte aux Gabonais



Lors d’un débat le 16 septembre 2012 sur les ondes de la radio panafricaine « Africa N°1 », Petit Lambert Ovono, face à Alain Claude Bilié Bi Nzé, affirmait avec vigueur au monde entier que les frontières du Gabon avaient été ouvertes aux terroristes et aux islamistes par Ali Bongo Ondimba du fait de l’hyper islamisation de notre pays.

En observant la scène dangereuse et rocambolesque que vient de vivre Jean Christophe Owono Nguema, ancien député PDG de la Commune d’Oyem passé dans l’opposition, on ne peut que se demander si les propos de Petit Lambert Ovono que le porte parole d’Ali Bongo Ondimba avaient rejeté lors de cet échange ne trouvaient pas finalement un moyen évident de justification ? Tout compte fait, une chose est au moins sûre, cet acte terroriste concorde avec les conclusions du sondage de l’institut « Gallup » qui déclarait que plus de 38% des Gabonais ne se sentent pas en sécurité dans leur pays, jadis havre de paix et de stabilité. 

Si en France, l’acte de même nature posé par le jeune Mohamed Mérat avait été qualifié d’acte terroriste, pourquoi n’en serait-il pas autant pour le cas de Jean Christophe Owono Nguema au Gabon d’autant plus qu’un grand nombre de pays occidentaux n’ont pas hésité à exprimer leur profonde inquiétude quant à la nature des rapports étranges et douteux entretenus par  Ali Bongo Ondimba et certains pays du monde arabe.

De plus, malgré l’overdose d’arguments convaincants qui aurait pu servir à légitimer un refus d’un quelconque siège du Gabon au conseil des Droits de l’Homme de l’ONU qui a  malheureusement subi une triste récupération du pouvoir en place en très forte quête de légitimité, de nombreux experts en matière de défense des droits de l’Homme avaient fortement recommandé aux patriotes gabonais de soutenir cette opportunité pour notre pays car, ce serait justement une manière plus intelligente d’asseoir les dispositions liées au respect des droits de l’Homme au Gabon dirigé par une équipe qui ne jouit d’aucune crédibilité à l’international. Et ce n’est certainement pas la dernière tentative d’assassinat  de Jean Christophe Owono Nguema qui pourrait arranger les choses.

Aussi, pour nos profito-situationniste au pouvoir, il convient toutefois de leurs rappeler que la Libye sous le règne de Mouammar Kadhafi siégeait bien au conseil des Droits de l’Homme de l’ONU. Mais hélas, cette posture n’a pas empêché qu’il soit débusqué comme un vulgaire misérable petit rat dans un canal d’égouts au moment du soulèvement populaire. Autrement dit,  le pouvoir établi au Gabon devrait plus sérieusement méditer sur les évènements passés observés  chez autrui.

Avec l’acte terroriste et barbare que vient de subir Jean Christophe Owono Nguema, ce sera un moyen pour cet organe des Nations Unies d’interpeler le Gabon car, le terrorisme est une des tares du 21ème que toutes les plus grandes puissances du monde entier condamnent avec la dernière énergie.

Si dans les années 70 et 90, Germain Mba, Djoué Dabany  et Joseph Rédjambé avaient subi des assassinats d’une barbarie indescriptible qui continuent de peser sur la mémoire collective, on peut aisément dire que le cas de Jean Christophe Owono Nguema sera loin de passer sous silence d’autant plus que le Gabon est en quête de cette étincelle qui ferait exploser ce régime établi et vomi par près de 97% du peuple Gabonais selon une récente étude réalisée par certains organes internationaux.

Aussi, si l’assassinat programmé de Jean Christophe Owono  Nguema se ferait sous le modèle de celui de Germain Mba, il est plus que certain que ses conséquences seraient encore plus destructrices que celles de Joseph Rédjambé. Ce qui serait une manière évidente d’éveiller les frustrations des deuils non élucidés et non consommés par les familles issues des trois principales provinces du Gabon, essentiellement concernées par ces morts atroces: Estuaire (cas de Germain Mba), Haut-Ogooué (cas de Djoué Dabany), Ogooué Maritime (cas de Joseph Rédjambé) et Woleu-Ntem avec le cas de Jean Christophe Owono Nguema s’il parvenait à être cueilli comme un fruit trop mûre.

Au regard de cet acharnement regrettable sur l’ancien député de la Commune d’Oyem, il va s’en dire que cette attitude d’un autre âge opérée par le pouvoir en place serait d’abord alimentée par son refus et ses réserves émis lors de la modification constitutionnelle de décembre 2010, mais aussi par la nature de l’article du numéro 647 de la « Lettre du continent » du 22 novembre 2012 intitulé « L’opposition gabonaise en quête d’un autre leader ? » dans lequel le nom de Jean Christophe Owono Nguema avait été clairement cité parmi ceux qui pourraient valablement remplacer André Mba Obame, rendu aphone par son état de convalescence.

Ce qui reviendrait à dire que pour le pouvoir établi, qui peine de plus en plus à cacher sa fébrilité, Jean Christophe Owono Nguema représenterait désormais une potentielle voire une véritable menace. De ce fait, son élimination physique serait la solution idoine pour qui veut résoudre ces adversaires aux néants. Mais c’est sans compter sur la réaction populaire qui pourrait avoir envie d’en découdre une fois pour toute avec ces mauvais gestionnaires,  cette bande d’étrangers étranges, arrogants, incompétents et impopulaires qui squatte le sommet de notre pays en y tentant d’y imposer d’innombrables mesures « Accromblessantes ».

Enfin, advienne que pourra si et seulement si Jean Christophe Owono Nguema venait à trouver la mort sous le modèle de « Germain Mba ». Il est certain que l’esprit de Joseph Rédjambé saura, comme dans les années 90, montrer au peuple Gabonais la voie à suivre pour se faire justice et qu’enfin ces dignes fils du pays soient accompagnés avec honneur dans leur véritable dernière demeure.

Par Télesphore OBAME NGOMO



samedi 5 janvier 2013

Et si certains gabonais en prenaient de la graine?

L'arrogance précède toujours la chute. Cet adage vient de se confirmer une fois de plus avec le cas de François Bozizé qui crie honteusement et maintenant au secours, au dialogue et à des mesures qui semblent porter les stigmates d'un esprit républicain et démocratique pourtant réclamées devant des lustres par le peuple centrafricain.

Dans la vidéo que nous vous proposons, il s'agit du cas de la Côte d'Ivoire qui sera à l'honneur.

Affi Nguessan, invité à prendre part à une rencontre de sortie de crise en Côte d'Ivoire s'était affranchi de la Sagesse de Salomon. Le prix à payer a été une chute humiliante car, deux semaines après un exposé dans un beau costume, il se retrouve sans chaussures et avec une simple chemise blanche, humilié par de petits soldats qui leurs exigent de faire des pompes. Lors de cette scène humiliante il était accompagné de certaines hautes personnalités du régime dont le fils de Laurent Gbagbo, prénommé Michel.


 
 
Est-ce ce genre de spectacle humiliant que les créateurs de pauvreté, les chantres de la corruption et des détournements de fonds publics, les collabos et les opposants à l'idée d'une conférence nationale souveraine (CNS) veulent voir dans notre pays alors que tous les indicateurs démontrent qu'il y a péril à la demeure et que le Gabon a atteint un taux d'explosion de plus de 86% au sein de la population et plus de 90% au sein de la Garde Républicaine (GR)?
 
 
Par Télesphore OBAME NGOMO
 
 
Liens utiles
 
 
 
2. Discours d'Ali Bongo devant le Parlement: http://koaci.com/articles-77459 
 
 
4. L'indispensable invitation au dialogue national souverain: http://www.youtube.com/watch?v=iAJixoEHl1M
 
5. Les Gabonais qui veulent le dialogue entre gabonais pour le développement du pays: http://www.youtube.com/watch?v=r-6DqdBXYow




mercredi 2 janvier 2013

Qui agonise : Ali Bongo Ondimba ou son discours de fin d’année ?


Cette image fait honte à la dignité du peuple Gabonais



En visitant froidement le discours du 31 décembre d’Ali Bongo Ondimba au peuple Gabonais, terrassé par une misère indescriptible malgré les richesses impressionnantes du sol gabonais et ses retombées financières sans cesse croissantes, il est devenu plus qu’évident qu’Ali Bongo Ondimba a atteint les limites de ses capacités.

En effet, la forme du discours d’Ali Bongo Ondimba est indiscutablement ponctuée par un réchauffement de nombreuses formules toutes faites qui, bienheureusement, ne sont plus parvenues à convaincre le dernier des plus idiots des Gabonais. C’est ainsi qu’on pouvait par exemple y lire « je ne serais heureux que lorsque tous les Gabonais seront heureux… ». Bref.

Tout d’abord, il est important de relever la structuration indigeste de ce discours, ponctuée par un agencement d’éléments divers et variés qui ne répondent à aucune cohérence et à aucune logique. Ce qui donne lieu de penser de prime abord à un discours rédigé à la va vite. Mais en fait, ce discours flou, incohérent et doté de contre vérités éhontées est parfaitement à l’image actuelle des tenants du pouvoir qui peinent de plus en plus à masquer la souffrance déshumanisante du peuple gabonais avec le fameux concept d’émergence, version Abomey ou Mogadiscio, qui était vendu à tout va par un groupe spécialisé dans l’amateurisme. Et comme disent si bien les proverbes : « Tout nouveau, tout beau », « La vérité est fille du temps ». 

Ce concept galvaudé a désormais la même résonnance que l’annonce des 5000 logements par an. Plus personne n’y croit, même plus Ali Bongo Ondimba lui-même.

Puis, il y a le fond du discours qui ne dispose d’aucune vie car il n’est matérialisé par aucun élément vérifiable. On constate par ailleurs que face aux problèmes prioritaires du commun des Gabonais, c’est un package de propositions irresponsables qui est proposé quand de faux bouc émissaires sont trouvés à l’arrache. A cet effet, la problématique du logement semble désormais être le symbole même de l’échec de ce pouvoir en place. D’où la question, où sont, non plus les 5000 logements par an ou le 1/5ème  de cette promesse annoncée par le gouvernement, mais ne serait ce que la cabane de chantier de ce projet ?

De plus, en lisant ce discours étrange, on note comme l’air d’une autosatisfaction de ridicules et minables « victoires » qui ne peuvent faire plaisir qu’aux petits esprits qui squattent actuellement le sommet de l’Etat. Effectivement, quand on prend pour référence un ancien démarcheur immobilier et un ancien vendeur de pommes qui n’a même pas fini sa deuxième année d’université en 2009, on comprend qu’il est insultant de demander à un chasseur de porc épic de Ngouoni de rédiger une thèse de doctorat sur la maladie d’Alzheimer et tous les troubles apparentés.

Autrement dit, ne demandons pas à un individu qui a appris à faire visiter des maisons destinées à la location ou à quelqu’un qui jubilait de joie après avoir vendu plus de 4 sachets de pommes de 1000 francs CFA (1,5 euros) dans la journée d’être triste s’ils arrivent à transformer un stade de football en stade-lycée ou s’ils parviennent à faire lire à Ali Bongo Ondimba un discours injuriant la dignité du peuple Gabonais devant des citoyens gabonais qui pourtant souffrent de les voir assis avec arrogance et suffisance au sommet de l’Etat.
Ensuite, dans ce discours, Ali Bongo Ondimba a donné une place prépondérante à la politique de l’autruche. En d’autres mots, de nombreux pansements ont été clairement mis sur du bois. C’est le cas avec la question du Conseil National de la Démocratie qui devrait connaître des modifications afin de tenter de contourner l’exigence d’une Conférence Nationale Souveraine réclamée par la majorité du peuple Gabonais. Mais hélas, sans tirer les leçons de l’échec patent et cuisant de l’invitation d’Ali Bongo Ondimba à la classe politique pour parler des affaires liées à la « CEMAC » alors  qu’à l’intérieur du Gabon les problèmes s’accumulent en y suscitant des tensions explosives bien que silencieuses pour l’instant, c’est une affaire foireuse de commission de réflexion qui nous est servie comme parade.

De ce constat pathétique fait, que vaut une réflexion multidimensionnelle sur la situation du Gabon sans associer l’Union Nationale et tous ses cadres ? De même que la société civile reconnue sur le plan national et international ?

Ali Bongo Ondimba et son cabinet veulent continuer de masquer une réalité qui n’est pourtant plus à présenter. La question de l’Union Nationale, dissoute injustement, semble ne plus être un simple caillou dans son pouvoir mais une montagne de pierres qui ne peut nullement favoriser le moindre décollage de sa « politique d’émergence », condamnée malheureusement à se transformer en version « Accromblessante » ou en mode « Touareg » de Mogadiscio.

Pour ce qui est des problèmes d’accès à l’eau potable, à l’électricité, à la vie chère, à l’injustice, à la corruption, aux détournements de fonds publics, au fonctionnement à reculons de l’administration publique, au chômage des jeunes, à la précarité des femmes et des vieillards comme pour les problèmes liés au logement, Ali Bongo Ondimba ne propose aucune solution concrète quand pour certains cas précités, il se limite au simple constat quelque fois accusateur et moralisateur alors que cela devait justement être son rôle de trouver de réelles solutions.

Bien évidemment, quand on est plus dans les airs que sur terre, il est difficile d’être véritablement concentré sur les priorités du peuple Gabonais. Et comme le dit le proverbe : « Qui remet à demain trouve malheur en chemin ». Car, faire confiance aux stratégies des gens comme Alain Claude Bilié Bi Nzé qui deviennent des références dans notre pays, c’est tout simplement courir vers la chute du pouvoir. Si de gens comme Patrick Buisson avait entraîné Nicolas Sarkozy dans les buissons, ce ne sont pas les théories d’un repris de justice au parcours universitaire trouble qui conduiront Ali Bongo Ondimba vers une sortie de crise honorable.

Parmi les problèmes sus évoqués, dans le cas d’espèce du « fameux panier minimum vieillesse », on ne peut que se demander : Qui va financer cette nouvelle mesure annoncée ? Comment cela va être introduit ou absorbé par le budget de l’Etat alors que celle-ci ne figure nulle part dans la loi de finances 2013 ? Quel est l’organisme qui se chargera de la mise en place de cette mesure ? Sur quelle base les personnes dites âgées seront sélectionnées pour bénéficier de ce fameux panier minimum vieillesse ? Autant d’interrogations fondamentales qui nous amène à la question majeure: c’est quoi un vieux au Gabon ?

A moins qu’une étude gérontologique au Gabon aurait été menée sans que l’opinion publique n’ait été informée, mais le  simple fait qu’Ali Bongo Ondimba reste évasif dans son annonce sur cette question lorsqu’il dit : « j’instruis le premier ministre, de faire en sorte qu’il soit créé d’ici au 30 juin 2013 dans les limites budgétaires actuelles… », prouve à suffisance que nous sommes là face à un véritable pilotage à vue, une opération de séduction inutile, le mensonge de trop ou de la communication politicienne complètement stérile. En gros, toute la mystification insolente et permanente qui répugne profondément les Gabonais.

Au regard de ce discours, finalement pompeux parce que profondément creux et malheureux, Ali Bongo Ondimba ne laisse pas d’autres choix au peuple Gabonais de s’inscrire dans une indignation version Daniel Mengara. Le rapport de force pacifique proposé et soutenu par une frange considérable des stratèges de l’opposition, de la diaspora et de la société civile, jadis majoritaire, vient de basculer à la quasi unanimité à l’urgence d’étudier les modèles de protestations congolais et centrafricain.

C’est l’occasion en cette nouvelle année de revenir sur quelques éléments mystiques rassurants quant à la fiabilité et la crédibilité des avantages incontestables que l’on retrouve dans la stratégie mengariste.

Est-il nécessaire, hic et nunc, de revenir sur la notion 13 qui dans la trilogie signifie l’année de tous les changements ?

Est-il encore nécessaire de décomposer le chiffre 2013  quand on sait que dans la kabbale le chiffre 2 équivaut à la mort, le chiffre 0 au serpent qui se mord la queue, le chiffre 1 reste le symbole de l’unité et le chiffre 3 évoque la Trinité, Père, Fils et Saint Esprit ?

Autrement dit, par la volonté de celui qui est Trinité, qui est le symbole suprême de l’organisation du monde, le peuple Gabonais ne formera qu’Un seul être face à l’oppression d’un régime en panne de renouvellement idéologique, face à des discours sans cesse réchauffés bien que indiscutablement faisandés, face à la similitude des souffrances de toutes les ethnies qui ont désormais compris et pris conscience de la manipulation exercée par les tenants du pouvoir via le repli identitaire et le tribalisme. Et c’est sous cette pression populaire qui émergera non pas d’un effet de groupe mais d’actes individuels spontanés que le pouvoir en place, qui ne bénéficie plus d’aucun soutien interne comme externe, se mordra la queue en multipliant un certain nombre d’erreurs qui imposera l’intervention de la communauté internationale dont il se targue d’avoir reçu l’onction. Enfin, mordu par son propre venin, qui a tué plusieurs carrières, qui a endeuillé plusieurs familles, qui a été à l’origine de plusieurs crimes économiques et financiers, de la paupérisation des populations gabonaise qu’Ali Bongo Ondimba et le PDG connaîtront enfin la fin que réserve ce poison extrêmement mortel à qui s’y confronte.

Tel sera la fin d’un pouvoir qui s’est refusé d’épouser l’âge de la sagesse et de la réflexion, l’âge d’apprenti où la rectitude dans le jugement, la recherche de la justice, l’amour de ses frères garantissent la  possibilité d’un renouveau.


Car, comment peut-on, dans un cynisme sans pareil, venir froidement, sans gêne et sans crainte tenir un tel discours quand on sait que 70% des Gabonais ne mangent pas à leur faim et que ce taux a connu son point le plus culminant depuis l’arrivée d’Ali Bongo Ondimba au pouvoir ? Quand on sait que près des ¾ des Gabonais sont mal logés ? Quand on sait que plus de 38% ne font pas confiance à la justice et ne se sentent pas en sécurité au Gabon ? Que pour une marche pacifique, une parole ou même un regard, des citoyens gabonais sont violentés, molestés et arrêtés ?

Tandis qu’à côté de ça, 65 milliards de francs CFA ont été dépensés pour un hôtel particulier à Paris, 3,5 milliards pour une résidence privée à Washington, 17 milliards de francs CFA dépensés pour l’achat de voitures de luxe, 588 millions de francs Cfa ont été offerts à Jack Rosen (une chaire de l’académie des Sciences de New York) ; 1,5 milliards de francs Cfa comme cachet au chanteur américain R ; Kelly pour une prestation d’à peine 15 minutes ; 57,724 millions de francs cfa de costumes chez le couturier Pape N’Diaye ; 2 millions de dollar US pour l’UNESCO ; 1 million de dollar US pour Haïti ; 1,06 million de dollars US offert  au gouvernement japonais ; 2,5 millions de dollars aux frères somaliens de Liban Souleymane, 2 millions de dollars pour faire venir Pelé au Gabon lors de la CAN ; 570.000 dollars US offert aux 11 joueurs brésiliens pour un match amical au Gabon ; sans oublier les milliards dépensés pour la course nautique, pour le forum Attias, pour le forum économique de Londres, pour le match amical avec l’équipe du Portugal…Une fortune mal acquise de plus de 700 milliards de francs cfa par Ali Bongo Ondimba en 3 ans seulement à la tête de l'Etat.

Autant de folles dépenses qui nécessitent une fin in extrémis de ce pouvoir pour que l’année 2013 soit une bonne année ainsi que celle de tous les changements au Gabon.

Par Télesphore OBAME NGOMO

Liens utiles

1. La fortune mal acquise de 700 milliards de francs cfa par Ali Bongo Ondimba en 3 ans:http://in.finance.yahoo.com/photos/8-of-the-richest-dictators-in-history-slideshow/ali-bongo-ondimba-photo-1348740985.html 

2. Le discours de fin d'année d'Ali Bongo Ondimba:: http://koaci.com/articles-79386 






lundi 31 décembre 2012

Réponse à vivien amos péa ou à l’arriviste "Godjo le petit garçon malheureux"

Cette photo est une injure faite à la dignité du peuple Gabonais


Comme s'il manquait des Gabonais compétents, Ali Bongo Ondimba nous impose un somalien de 28 ans, sans niveau, sans expérience à la tête du pays.Et un congolais sans cheveux ose venir l'ouvrir quand nous défendons notre pays.Vous avez vu quel Gabonais avec ce prototype de faciès? Franchement...




En cette fin d’année morose pour la majorité des Gabonais qui peine de plus en plus à joindre les deux bouts du fait de la mystification permanente du pouvoir en place, symbolisée par les effets d’annonces interminables, les diverses mesures artificielles, l’incompétence, l’arrogance et la suffisance injustifiables de la légion étrangère qui nous étouffe dans notre propre pays, les indignés et Résistants Gabonais face aux insolents comportements Pétainistes émergents et « accromblessants », constitués par près de 98% des Gabonais, tous bords politiques et toutes ethnies confondus, auraient vivement souhaité rester concentrer sur les évènements qui encadrent l’engouement de la Conférence Nationale Souveraine, mais hélas, il s’est imposé la nécessité de se souvenir du proverbe disant : « Ce n’est pas parce que tu combats un lion que tu ne peux régler le cas d’un vulgaire minus moustique qui ose te déranger ». Et nous y sommes avec le cas d’espèce de « Godjo le petit garçon malheureux du PDG », vivien amos pea.

Si nous nous sommes refusés volontairement la possibilité de revenir sur les révélations non mystérieuses et, ô combien vraies et de notoriété publique, faites par la bibliothèque humaine altogovéenne, Marcel Djabioth, sur les origines de « Godjo le petit garçon malheureux du PDG », c’est tout simplement parce que les « enfants de la maison » de feu Jean Baptiste Pea ne se reconnaissent pas dans les comportements honteux et lâches de leur frère du dehors qui n’arrive déjà même pas à assumer sa calvitie au point de la cacher misérablement avec un vulgaire cirage noir.

De ce fait, que penser ou que devrait-on attendre d’un tel individu, adepte du mensonge, de la manipulation et d’un opportunisme répugnant?

Lors d’une émission radio, Bernard Kouchner déclarait qu’il ne croisait Robert Bourgi qu’aux bas des passerelles des aéroports. Une bien triste manière de présenter l’une des facettes humiliantes de ce dernier. En observant le comportement de « Godjo le petit garçon malheureux du PDG », on découvre une similitude frappante de ce trait de caractère avilissant.

En effet, vivien amos péa adore squatter les halls d’entrées des hôtels où sont logés certains tenants du pouvoir actuel lorsqu’ils sont de passage en région parisienne. Et il ne dira pas le contraire car, cet abonné du piquet volontaire qui semble se plaire à la fonction de la pléthore de vigiles à la peau black en France avait été pris en flagrant délit de ce comportement déshumanisant en allant pointer et se pointer, sans rendez vous, devant l’hôtel Georges V de Paris où était logée une délégation venue du Gabon accompagnant le couple Ali et Sylvia Bongo Ondimba.

Cependant, à défaut de simplement condamner ce genre d’assujettissement que certains individus s’offrent librement et toute honte bue, il convient d’aller chercher dans l’histoire de « Godjo le petit garçon malheureux du PDG » les raisons ou les origines de cette moralité méprisable et hideuse.

Parmi les nombreuses phrases célèbres d’Omar Bongo Ondimba, c’est celle affirmant que « le Gabon est une maison de verres » qui épousera notre volonté d’expliciter le comportement misérabiliste de vivien amos pea qui a tenté malhabilement de suivre les pas mortels de Frédéric Massavala Maboumba et de Raphael Ntoutoume Nkoghe en voulant défendre ce que 98% des Gabonais considèrent légitimement comme une haute trahison de la part d’Ali Bongo Ondimba qui a livré les commandes de notre pays à une bande d’étrangers étranges, arrogants, incompétents et impopulaires, comme on l'aurait fait pour une pute italienne.

A cet effet, il est important de rappeler à vivien amos pea que les premières victimes et les plus grands déçus du comportement ahurissant d’Ali Bongo Ondimba sont justement toutes celles qui avaient tenté, finalement en vain, de légitimer sa présence à la tête du Gabon après l’élection controversée anticipée de 2009. De ce fait, nombreux sont ceux qui, de l’intérieur, participent et s’activent pour que ce cauchemar ou cette erreur de casting à la tête du PDG et au sommet de notre pays prenne fin le plus tôt possible. D’où l’émergence d’une résistance interne silencieuse qui est de très loin plus nocive que les actions et les révélations de l’opposition et de tous les Résistants qui n’ont pas honte de dire « Gabon d’abord et le Gabon aux Gabonais avant tout».

De cette assertion, n’est-il pas idiot de penser que Maixent Accrombessi, Liban Souleymane et toute la ribambelle d’étrangers étranges puissent aimer ou développer le Gabon mieux que les Gabonais eux-mêmes ? Aussi, il est inutile de vouloir réinventer la roue, un proverbe très ancien nous enseigne « qu’on n’est mieux servi que par soi même ». Et ce n’est nullement Maixent Accrombessi ou Liban Souleymane ou Lee White qui n’ont ni épouse gabonaise, ni enfants gabonais, ni structures économiques au Gabon qui pourront ressentir plus qu’une famille gabonaise ou un cadre gabonais la nécessité de penser aux Gabonais, fut-il sur une échelle familiale, clanique ou ethnique.  Que les choses soient claires.

Si aujourd’hui la belle et douce France que de nombreux peuples du monde apprécient peut vivre libre et en paix, c’est justement parce que la majorité des femmes, des hommes, des jeunes voire même des enfants, se sont levés comme un seul homme pour dire NON au régime de Vichy incarné par Pétain et un grand nombre d’intellectuels qui étaient favorables à une domination étrangère.

Bien heureusement, les témoignages et les récits historiques nous abreuvent à satiété sur cette sombre page de l’histoire de la France qu’a été la « Collaboration ». C’est dire que le proverbe disant, « ceux qui ne connaissent pas l’histoire sont condamnés à la revivre » trouve grandement un écho auprès du peuple Gabonais sous occupation béninoise et somalienne. Qui l’eût cru il y a quatre ans, qu’Ali Bongo Ondimba aurait confié la gestion du Gabon aux désagréables soins d’un ancien démarcheur immobilier spécialisé dans le creusage de trou pour y enfuir des gri gri et un ancien vendeur de pommes au marché Louis qui n’a même pas fini sa deuxième année d’université en 2009? Par conséquent, la collaboration n’émergera pas sous nos yeux.

Et comme cette partie hideuse de l’histoire de la France nous la connaissons désormais et nous maîtrisons ses conséquences mortelles pour l’avenir d’un peuple, d’une nation et d’un pays, nous osons dire NON et STOP à cette injure faite à la terre et au travail de nos ancêtres.

Qui mieux que la France et les Français peuvent nous parler du siècle des Lumières et de toutes ses théories humanistes? Qui mieux que la France et son histoire peuvent nous enseigner sur les valeurs humaines et sur les questions de démocratie ? Et pourtant, n’est ce pas cette même France qui avait dit NON à l’invasion et l’occupation allemande, pourtant composée d’individus pensants à la peau blanche? N’est ce pas cette même France qui s’était investie dans une épuration légale et une épuration extrajudiciaire afin d’effacer à jamais la mémoire de ces Français qui s’étaient investis dans le « collaborationnisme » définit le 4 novembre 1940 par Marcel Déat dans le journal « L’œuvre » comme étant le fait de pratiquer la collaboration, mais également de l’encourager, de la promouvoir et d’en faire un thème politique ?

Alors, quand « Godjo le petit garçon malheureux du PDG », qui semble s’être subitement découvert des liens de parentés avec les familles Dabany ou Bongo Ondimba ou avec toutes les familles myènè de Port Gentil qui sont à l’abri du besoin, semble oublier qu’il a un passé et un passif caractérisé par une vie familiale qui continue de peiner à joindre les deux bouts, on est pris entre le rire et les pleurs. Quand ce personnage oublie que les personnes  qui l’ont porté hier, pour ne pas dire qui lui ont permises de connaître enfin le goût du beurre en plaque et du jambon, sont aujourd’hui victimes des comportements accromblessants et de l’arrogance indescriptible de Liban Souleymane, on se dit « l’ingratitude a encore de beaux jours devant elle ». De ce fait, que vivien amos pea ne s’étonne guère que son passé lui soit froidement rappelé comme ce fut le cas de Raphael Ntoutoume Nkoghe, auteur du livre « Lumière sur le Gabon » dont nous n’avons livré que le 1/10ème du contenu où il insultait copieusement la famille Bongo, le PDG et le régime en place qu’il sert aujourd’hui avec un zèle dépassant celui qu’aurait pu avoir légitimement les PDGistes de la première heure.  

Autrement dit, « Godjo le petit garçon malheureux du PDG », qui lors du « Forum de Reims » suivait Mike Jocktane, jadis directeur adjoint du cabinet d’Omar Bongo Ondimba,  comme un petit « toutou » pour 100, 200 voire 300 euros, a choisi le camp de ses frères étrangers étranges en faisant primer ses origines congolaises malgré l’hospitalité que le Gabon lui a accordé au détriment d’un de ses propres enfants. Aussi, nous publierons au moment opportun comme nous le fîmes pour Massavala Maboumba et Raphael Ntoutoume Nkoghe un certain nombre d’éléments écrits accablants et pathétiques, notamment ses nombreux pleurnichements dans lesquels il implorait la pitié, soit pour une bourse d’étude ou soit pour une faveur diverse et variée.

A cette étape du combat contre la légion étrangère et tous les « collabo », ce sera le prix à payer. Quand on continue de soutenir Ali Bongo Ondimba qui piétine la dignité de notre pays et de ses populations, quand on choisit de se soumettre au diktat du premier et certainement le dernier béninois de Bongoville, quand on vient défendre un somalien de Mogadiscio qui se dit de Ndjolé et qui n’a même pas fini sa deuxième année d’université en 2009, quand on décide de cracher dans la main de ceux qui vous ont nourri, de tourner le dos aux noms Okias, Mboumba, Obiang, Massala, Anguilet, etc… on s’expose à en porter la lourde responsabilité et la sentence qui va avec.

Pétain, soutenu par une pléthore d’opportunistes français et étrangers sans foi ni loi, et appuyé par le tout puissant régime de Berlin, n’a malheureusement pas fait long feu. Ce régime humiliant et honteux qui disposait de tous les leviers de l’Etat pourtant, ne s’est imposé que 4 ans, du 11 juillet 1940 au 20 août 1944. C’est dire que le régime d’Ali Bongo Ondimba qui est de plus en plus contesté pourrait subir le même sort car il est clairement dit que « les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets ». Quand ceux qui vous ont porté vous mettent désormais à découvert, il faut comprendre que la fin n’est plus très loin.

En plus, dans un cadre purement mystique et dans le contexte explosif actuel de notre pays, le fait d’avoir accepté de recevoir sur le sol gabonais, François Bozizé, un personnage désormais aux abois, ainsi que les rebelles centrafricains, Ali Bongo Ondimba, vient publiquement de se condamner et d’ouvrir une « porte » à cet état d’esprit dans l’esprit de tous les Indignés et les Résistants Gabonais. Et le couronnement de ce piège spirituel émergera avec le dépôt de cette semence rebelle lors du passage de ces derniers sur notre territoire national. Cette réalité mystique mettra fin à un règne amer qui est sans doute le prix à payer lorsqu’on navigue d’impostures en impostures et lorsque dans sa gestion des affaires on refuse de donner un sens à la formule hermétique « VITRIOL » (Visita interiora terrae, rectificandoque invenies occultum lapidem).

Enfin, ce qui est encore plus pathétique dans cette tentative de défendre l’indéfendable est que, en plus de votre incrédulité dans cette basse besogne, les différentes personnes que vous pensez défendre ne vous prennent pas au sérieux car elles sont très conscientes de tout le tort qu’elles posent volontairement à notre pays et à ses populations et que votre prétendu soutien n’est lié à aucune sincérité mais juste téléguidée par un opportunisme dégoûtant qui les répugne.

Si « Godjo le petit garçon malheureux du PDG » savait ce qu’Hitler pensait de Pétain, il aurait bien pu s’épargner la peine de pondre son torchon indigeste et d’entrer dans la liste des individus qui auront des comptes à rendre à la dignité du peuple Gabonais très bientôt.

Quand on se dit « Jeune Garde » on doit savoir qui on garde, et dans quelle fin. Car ce n’est ni un honneur et encore moins une partie de plaisir que de garder des corrompus et des voleurs qui sauront vous jeter en pâture au moment opportun. Que pensez-vous de la fortune mal acquise par Ali Bongo Ondimba en trois ans seulement révélée par le service « Finance » de la société Yahoo? Qu’a-t-on jadis reproché à André Mba Obame, à Myboto et à tous ceux qui cautionnaient les actes contestables et contestés d’Omar Bongo Ondimba ?

De nombreux Gabonais ont été moult fois attaqués, insultés, violentés, où était cette « fameuse jeune garde bavarde et ringarde», elle qui ne s’intéresse pas aux individus politiques?

Quelque soit les erreurs ou les fautes commises par Patrice Otha, André Mba Obame, Jean Pierre Oyiba, René Ndemezo’Obiang, Angélique Ngoma, Marc Ona Essangui, Idriss Ngari, François Engongah Owono, Zacharie Myboto ou Jean Eyeghe Ndong, etc, je ne pourrais JAMAIS les condamner pour préférer les tares de gestion orchestrée par Maixent Accrombessi, Liban Souleymane, Lee White, Gagan Gupta, Mactar Sylla, etc. Mes compatriotes resteront mes compatriotes tant qu’ils ne briseront pas la chaîne patriotique qui nous lit en allant s’associer  à l’ennemi.

Un père ou une mère acceptera toujours de tolérer les erreurs ou les fautes de ses enfants mais pas celle du voisin, fut il un bon ami de la famille ou un parent par alliance.

De cette conception des choses sans ambiguïté, que « Godjo le petit garçon malheureux du PDG » qui par lâcheté s’est refusé de citer dans son plaidoyer en faveur de Liban Souleymane, l’unique somalien de Ndjolé, le nom Télesphore OBAME NGOMO, fier de défendre l’unique pays que nous Gabonais avons au monde, s’attende à une pluie de révélations du même gabarit que celles qui avaient été faites sur Raphael Ntoutoume Nkoghe qui s’était amusé à entrer dans une spirale qui l’a définitivement discrédité aux yeux de ses « maîtres » étrangers.

L’argent n’a jamais acheté l’amour ou le  respect. Par conséquent, tous les milliards volés par Maixent Accrombessi et tous ses soutiens ne leurs vaudront jamais notre allégeance. Qu’en déplaisent aux collabos et à « Godjo le petit garçon malheureux du PDG » qui ont choisi de miser sur le court terme.

La vérité sur la situation déshumanisante et explosive des Gabonais, les PDGistes corrompus et les suppos d’Accrombessi ne peuvent plus la nier ou la cacher. La Conférence Nationale Souveraine sera d’ailleurs une belle forme d’épuration de votre existence aux commandes de l’Etat tant souhaitée par la majorité du peuple Gabonais.

Qui  vivra verra…

Par Télesphore OBAME NGOMO 

Liens utiles

1. Quand la "jeune garde" ringarde et bavarde continue d'aboyer: http://ujpdg-france.vefblog.net/730.html#La_Jeune_Garde_Riposte_a_la_Cabale_menee_contre_le 

2. La fortune insolente et mal acquise par Ali Bongo Ondimba en 3 ans seulement: http://in.finance.yahoo.com/photos/8-of-the-richest-dictators-in-history-slideshow/ali-bongo-ondimba-photo-1348740985.html 

3. Quand "Godjo le petit garçon malheureux du PDG" défendait sa situation familiale de jadis qui n'a pourtant pas changé: http://membres.multimania.fr/mdlpgabon/tradition.htm  

4. Histoire de Pétain et la collaboration: http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_P%C3%A9tain 








vendredi 28 décembre 2012

Le piège « Bozizé » aux autres chefs d’Etats de la CEMAC




Embrigader dans une situation plus que malheureuse, François Bozizé a tenté de lancer un cri de soutien à ses pairs occidentaux et de la sous région pour tenter de  sauver son pouvoir extrêmement chancelant.

Hélas, une fin de non recevoir lui a été clairement spécifiée par la France de François Hollande qui l’a renvoyé au respect des accords de coopération qui lient les deux pays, la France et la République Centrafricaine. Autrement dit, François Hollande vient de clairement et concrètement exprimer sa volonté de mettre fin à la « francafrique et ses méthodes mafieuses » qui aidaient les régimes corrompus et mafieux à spolier et martyriser leurs peuples.

Du côté des Etats-Unis, le verbe ne s’est pas fait entendre mais les actes ont été beaucoup plus éloquents. En fait, le pays de Barack Obama, en évacuant l’ambassadeur américain, le personnel de l’ambassade et de nombreux ressortissants américains vivant en Centrafrique, il a publiquement fait comprendre à François Bozizé qu’il ne volera pas à son secours. Une attitude similaire a d’ailleurs été adoptée par l’Organisation des Nations Unies (ONU) qui a également décidé de mettre en lieu sûr tout son personnel pour montrer au monde entier, mais surtout aux pays membres de la CEMAC, le degré d’explosion qui plane en Centrafrique.

De ces trois actes forts posés par des puissances occidentales, il convient de dire que les marges de manœuvres de François Bozizé pour faire face à la rébellion avançant à pas de géant sont désormais d’une maigreur inimaginable. A cet effet, seule une attitude responsable, symbolisée par le dialogue mais surtout la démission, pourrait le sortir du bourbier dans lequel il s’est fourré en côtoyant volontairement et grossièrement la corruption, le népotisme, la violence, l’arrogance et l’incompétence.

Aussi, il faut dire que, le renvoi vers la CEMAC ou à l’Union Africaine formulé par les puissances occidentales dans ce conflit centrafricain est en réalité une parade voire même un piège pour qui oserait tenter de s’approcher du régime corrompu et agonisant de François Bozizé. En d’autres termes, lorsque le lion face à une autruche décide de décliner un tel combat en forêt, il est quand même préférable pour une maigre biche, fut elle prétentieuse et ambitieuse, de ne point s’aventurer d’y fourrer son nez.

Les pays membres de la CEMAC ont tout intérêt à laisser François Bozizé gérer cette vieille crise centro-centrafricaine dont il n’ignorait point les poches de résistance, le niveau d’explosion et qui, du fait de son incompétence comme le rappelle Elisabeth Guigou, ancien premier ministre de la France, a pris un volume plus que considérable.

La solution majeure aux nombreuses revendications légitimes de ces indignés armés centrafricains se trouve sans nul doute dans le dialogue que François Bozizé, désormais président en sursit, semble avoir malheureusement brisé depuis un certain temps. N’est-ce pas là la conséquence logique de la situation dramatique et pathétique qu’il connaît actuellement et qui l’accable grandement?

Pour les chefs d’Etats de la sous région, il convient de très vite adopter l’attitude intelligente de Joseph Désiré Mobutu qui, après avoir vu la fin tragique de son ami Nicolas Ceausescu de Roumanie et la fin de la guerre froide, avait très vite anticipé la crise grandissante dans son pays en lançant un débat national dans le souci d’apaiser les tensions sans cesse galopantes. C’est dire que, au regard de la nouvelle attitude non négligeable des puissances occidentales, jadis considérées à tort ou à raison comme les protectrices de nombreuses dictatures en Afrique, il est vivement recommandé à Ali Bongo Ondimba du Gabon de s’inviter très rapidement dans les enjeux du dialogue nationale souverain sollicité et recommandé à François Bozizé très affaibli.  

En effet, le temps dont jouit encore Ali Bongo Ondimba constitue selon l’état d’esprit actuel de François Bozizé et de Joseph Kabila une véritable mine d’or qu’il devrait exploiter au plus vite avant qu’il ne soit trop tard.

C’est pourquoi, il est quand même important de rappeler qu’au début du mois d’août 2012, avant le retour d’André Mba Obame au Gabon et avant la vulgarisation de l’exigence d’un dialogue national souverain par le peuple gabonais dans sa très grande majorité, cinq propositions d’urgence avaient été faites à Ali Bongo Ondimba afin qu’il puisse continuer de contrôler l’agenda politique du pays. Mais hélas…

De ces propositions, il ressortait qu’Ali Bongo Ondimba devait remanier en profondeur son cabinet infesté par une collection d’étrangers incompétents et arrogants. Remanier également le gouvernement de Raymond Ndong Sima qui est aujourd’hui aussi transparent que l’eau du Ntem. Puis, il était question de faire disparaître les agences nationales malhabilement rattachées à la présidence de la République du fait de leur caractère assassin devant notre administration publique à qui elles dérobent toutes les prérogatives réservées aux différents ministères. Ensuite, il était question de dissoudre l’assemblée nationale monocolore qui venait rajouter à la carence de légitimité présidentielle, une carence de légitimité parlementaire. De plus, il fallait rétablir l’union nationale dont la dissolution ne répondait à aucun argument crédible référencé dans la conception d’un système démocratique. Et enfin, nommer les membres de la Cour Constitutionnelle dans un état d’esprit purement républicain.

Face à ces recommandations responsables et pertinentes, il aurait été très difficile à l’opposition plurielle, la société civile et la diaspora de faire émerger l’idée d’une conférence nationale souveraine car, le peuple gabonais, bien qu’étant agacé par les fausses promesses d’une émergence version Abomey ou Mogadiscio, et l’hégémonie des étrangers étranges, aurait certainement pensé que, la fraîcheur des changements dans les différents organes qui régulent le fonctionnement d’un Etat mériterait qu’on patiente un peu afin de voir ce qui aurait pu sortir de bon. Mais hélas, Ali Bongo Ondimba a préféré suivre les conseils d’un cerveau bourré d’aguidi comme celui de Maixent Accrombessi qui l’a complètement éloigné de sa famille, de ses amis, de ses conseillers, de tous ses soutiens mais surtout des attentes et des priorités du peuple.

Une attitude qui avait été fortement soulignée et déplorée chez François Bozizé clairement abandonné par tous aujourd’hui. Le gouffre dans lequel il s’est plongé est tellement profond qu’il serait tout simplement suicidaire pour un quelconque chef d’Etat de tenter de le sauver.

A cet effet, nous pouvons déjà prédire sans le moindre risque de nous tromper, comme à l’accoutumée d’ailleurs que, le chef d’Etat de la sous région qui prendra le haut risque de jeter un coup d’œil dans le tourbillon qui emporte naturellement François Bozizé assumera l’invitation aux troubles qu’il serait librement allé chercher en Centrafrique. En d’autres mots, ce n’est pas la volonté qui avait manqué à l’Algérie ou au Maroc pour voler au secours de leurs pairs du Maghreb en chute libre. Mais, au regard de la situation, ces deux pays très importants dans cette zone avaient compris qu’il était inutile de s’attirer les foudres des puissants ou des restants.

Comprendrons ceux qui n'ont pas le même cerveau que Liban Souleymane.

Par Télesphore OBAME NGOMO





jeudi 27 décembre 2012

Sous peu, Ali Bongo Ondimba sur la voie de François Bozizé ou de Joseph Kabila...


Les dernières marges de manoeuvres d'Ali Bongo Ondimba



Un proverbe populaire français enseigne que « tous ceux qui ne connaissent pas l’histoire s’expose à ce qu’elle se répète ».

Si Joseph Désiré Mobutu avait compris que ce qui était arrivé à Jean Bedel Bokassa aurait pu lui arriver quelques années après, il aurait réfléchi par deux fois avant de poser des actes qui n’allaient pas dans le sens du bien être du peuple. Il en était de même pour Pascal Lissouba qui avait pourtant accueilli Joseph Désiré Mobutu tandis qu’il était en fuite. Hélas, au regard de sa situation actuelle, on peut affirmer qu’il n’avait pas bien analysé les raisons qui avaient conduit cet homme à fuir la terre de ses ancêtres. C’est pourquoi aujourd’hui il semble être condamné à vivre ses derniers jours loin de son pays comme Mobutu qui avait été inhumé lors de sa terre natale qu’il disait tant aimé.

Si Ben Ali, Hosni Moubarak, Mouammar Kadhafi avaient compris que seuls le dialogue, l’humilité, la tolérance, la démocratie, la bonne gouvernance et l’alternance garantissent une fin heureuse comme celle de Nelson Mandela ou d’Abdou Diouf, ils n’auraient jamais connu une fin de règne aussi pathétique que dramatique vécue récemment.

Toujours en Afrique, le 11 septembre 2012, les rebelles du M23 ont appelé Joseph Kabila, président de la République Démocratique du Congo (ex Zaïre) au dialogue. Malheureusement, ce dernier, dans une arrogance injustifiée du fait de son élection contestée et problématique, s’est montré imperturbable. La réalité aujourd’hui est qu’il ne peut gouverner paisiblement son pays comme le fait actuellement Macky Sall du Sénégal.

Idem pour François Bozizé, président de la République de Centrafrique qui s’est refusé la légitimité acquise démocratiquement par Mahamadou Issoufou du Niger. Aujourd’hui, il se retrouve nez à nez avec les rebelles qui ne lui laissent plus que trois ultimes choix : négocier une porte de sortie comme ce fut le cas pour Daddis Camara, être débusqué comme un rat comme cela s’est observé avec Laurent Gbagbo ou mourir comme un vulgaire animal tels que le général Robert Gueï ou Mouammar Kadhafi?

Devant ce spectacle déplorable pour la situation du peuple centrafricain, il convient de dire que François Bozizé n’avait pas bien compris que le changement s’était pour maintenant et qu’il s’était imposé à l’Elysée le 06 mai 2012. Et mieux, ses conseillers et lui n’avaient non seulement pas bien lu le discours du Bourget de François Hollande, mais également, ils n’avaient pas bien apprécié les paragraphes de son programme de campagne qui faisaient allusion à sa politique en Afrique et en plus s’étaient certainement refusé d’apprécier à juste titre son interview avec les journalistes de France 24, TV5 Monde et RFI. Or, cet échange résumait parfaitement toute la nouvelle politique africaine que l’Elysée entendait désormais mener.

Dans ce tourbillon médiatico-politique, il faut dire qu’Ali Bongo Ondimba aurait quand même eu beaucoup de chances car, il a au moins eu l’opportunité de voir ce qui est arrivé à ses pairs qui ont refusé le dialogue et qui n’avaient pas bien mesuré la nouvelle donne des partenaires stratégiques que sont la France, les Etats-Unis et l’ONU. Ces derniers, vivant une crise sans précédent, ont tout intérêt à chasser du pouvoir des chefs d’Etat mal élus et corrompus qui préfèrent traiter avec les pays asiatiques au détriment des pays occidentaux soumis à des contrôles de gestion et des règles de plus en plus drastiques.

Après avoir publiquement dit NON à la Conférence Nationale Souveraine qui était pourtant la meilleure manière de sauver son personnage politique, Ali Bongo Ondimba a lui-même déclenché le compte à rebours de la fin de sa présence au sommet de l’Etat gabonais. Et ce ne sont pas ses sorties tonitruantes injustifiables, comme ce fut le cas dans l’évocation de l’anglais comme seconde langue au Gabon et ensuite jugée ridicule par ses propres mots, qui parviendront à stopper le sablier déjà bien en marche. Mais bien au contraire.

Est-il encore nécessaire de rappeler les injures incessantes et insensées faites aux nouvelles autorités françaises, non seulement quand elles étaient dans l’opposition mais également une fois confortablement assises au sommet de l’Etat français ? Peut-on faire fi du renvoi incompris sinon capricieux des 200 militaires français experts qui exerçaient dans notre pays au sein de la Garde Républicaine ? Devrait-on s’affranchir de rappeler les nombreuses promesses non tenues, notamment les fameux 5000 logements par an, ainsi que la fortune colossale de plus de 700 milliards de francs cfa (soit plus d’un milliard de dollar) mal acquise par Ali Bongo Ondimba en trois années seulement à la tête du Gabon? Inutile de se demander ce que Maixent Accrombessi et les siens auraient empoché au passage.

Autant d’éléments qui permettent de démontrer qu’Ali Bongo Ondimba pourrait couler ses dernières semaines à la tête de l’Etat s’il continue de refuser les priorités et les volontés du peuple gabonais car, dans sa très grande majorité, le peuple du Gabon n’accepte plus de subir ces conditions de vie misérable quand des gens comme Maixent Accrombessi, issu d’aucune fortune connue ou reconnue au Bénin brasse désormais nos milliards de francs CFA.

Il est toutefois opportun de préciser que, dans plusieurs de ses interviews, Ali Bongo Ondimba fait souvent référence à ce qu’il qualifie de délit de patronyme. Une formule qui semble donner l’impression à ses concepteurs qu’ils friseraient le géni intellectuel gabonais. Mais, ces derniers peuvent-ils nous assurer que si Ali Bongo Ondimba s’était appelé, Bibang, Révignet, Moussavou ou Madoulazokou, il aurait pu accéder au sommet de l’Etat ?

C’est d’ailleurs l’occasion de clairement rappeler à ces chantres de la médiocrité et de la collaboration que ce sont les piliers qui soutenaient le régime d’Omar Bongo Ondimba, mort brutalement et brusquement, qui ont grandement favorisé l’ascension politique d’Ali Bongo Ondimba.

En effet, tout au long de son long règne sans discontinuité, soit 42ans au sommet de l’Etat gabonais en qualité de président de la République, Omar Bongo Ondimba avait instauré une gestion du pays sur la base de cinq piliers stratégiques. Aussi, le premier pilier était composé de sa famille quand le cinquième pilier était constitué  par tous ses réseaux à l’international. Ensuite, il y avait le second pilier qui était la gestion du pouvoir par son clan (les tékés) quand le troisième pilier était symbolisé par le contrôle du pouvoir via la province du Haut-Ogooué (G2). Et enfin, dans le quatrième pilier, il avait fait le choix de canaliser les énergies, quelques fois débordantes, de la masse par le biais d’une intégration intéressée et divertissante dans le Parti Démocratique Gabonais (PDG) et une cooptation de l’élite par un passage téléguidé sous le bandeau de la soumission et de la corruption.

Devant un tel maillage du système de gouvernance ou de la chaîne de décision, il était quasiment impossible que cela ne fusse un des siens qui puisse lui succéder. Ce qui fait que, ces piliers ayant été mis en lambeau par les bons soins d’Ali Bongo Ondimba via sa gestion scabreuse sous les conseils d’étrangers étranges, arrogants, incompétents  et impopulaires, il est plus que probable qu’il s’écroule telle une poutre rongée par les termites au moindre vent politico-social violent.

Et ce ne sont pas les derniers mots de François Hollande devant  la violente vague de changement qui semble s’être imposée en République Centrafricaine qui pourraient rassurer Ali Bongo Ondimba qui a certainement oublié qu’en 1964, c’est la France sous les ordres du général de Gaulle et l’exécution de Jacques Foccart que Léon Mba avait pu rebondir après le coup d’état militaire pacifique qui avait été opéré par des patriotes armés. Puis, c’est encore la France sous les ordres de François Mitterrand et sous l’exécution de Roland Dumas qui avait sauvé le pouvoir du président Omar Bongo en 1993 quand la rue l’avait presque mis à la porte. Et enfin, c’est encore la France sous les ordres de Nicolas Sarkozy mais sous les exécutions de Robert Bourgi et de Claude Guéant qui ont fortement contribué pour permettre au pouvoir gabonais actuel de s’installer au sommet de l’Etat.

De ce fait, vouloir sous estimer la force de publique et politique française ou vouloir narguer ce vieux partenaire stratégique est tout simplement du pur suicide politique, comme c’est le cas actuellement avec la signature d’innombrables partenariats, inopportuns et injustifiables à travers le monde entier, qui brillent d’ailleurs par leur état de mort né. Espérons que le cas de François Bozizé servira d’étude de cas à Ali Bongo Ondimba et aux étrangers étranges, arrogants, incompétents et impopulaires trop concentrés à accélérer l’hémorragie financière de notre pays.

Pour tenter de s’en sortir, Ali Bongo Ondimba n’a plus d’autres choix que de convoquer durant son discours de fin d’année, la tenue de la Conférence Nationale Souveraine et le rétablissement de l’Union Nationale s’il souhaitât réellement prendre de la hauteur et installer le début d’un climat d’apaisement afin qu’une rébellion, tant redoutée par les chefs d’Etat, n’explose très rapidement.

Ceci étant dit, il ne sera pas inutile de dissoudre cette assemblée nationale monocolore qui ne devrait rester en marge des grands changements qui lui éviteront une fin pathétique et peu glorieuse. Ensuite, il devra mettre en place un gouvernement provisoire qui organisera des élections générales et la vie de la Cité sur la base des résolutions présentées par la Conférence Nationale Souveraine. Au quel cas, bonjour les dégâts pour lui et sa légion étrangère arrogante.

Si François Bozizé avait eu l’opportunité de recevoir les conseils précités et le temps de les mettre en application, il aurait pu s’éviter cette chute vertigineuse à laquelle il est désormais condamnée.

Qu’Ali Bongo en prenne garde.  Certes comparaison n’est pas raison mais les mêmes causes ont toujours produit les mêmes effets.

Qui vivra verra…

Par Télesphore OBAME NGOMO

Liens utiles:

1. Dépêche AFP sur la situation en République Centrafricaine: François Hollande tord le cou de la Francafrique: http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20121227.OBS3577/centrafrique-paris-fait-proteger-ses-ressortissants-par-l-armee.html 

2. Le dialogue reste toujours et encore la seule solution pour sortir d'une crise politique, sociale et économique: http://www.linternaute.com/actualite/depeche/afp/17/1028396/centrafrique_la_france_ne_soutiendra_pas_le_pouvoir_du_president_bozize.shtml 

3. Les rebelles du M23 ont appelé patriotiquement Joseph kabila au dialogue le 11 septembre 2012:

4. Film documentaire "Roi du Zaïre": http://www.youtube.com/watch?v=BKMpHiPYPlg 


6. La chute de Laurent Gbagbo: http://www.youtube.com/watch?v=is4tQDmOdZw  

7. Assassinat de Robert Gueï: http://www.youtube.com/watch?v=cHh3K4k77wY  

8. Discours du Bourget de François Hollande: http://www.youtube.com/watch?v=up62HaC6cFI  


10. Discours d'Ali Bongo Ondimba devant le Parlement: http://koaci.com/articles-77459  

11. Fortune mal acquise d'Ali Bongo Ondimba révélée par le service "Finance" de "Yahoo": http://in.finance.yahoo.com/photos/8-of-the-richest-dictators-in-history-slideshow/ali-bongo-ondimba-photo-1348740985.html 

12. Le délit de patronyme d'Ali Bongo Ondimba évoqué à France 24: http://www.youtube.com/watch?v=sZ3_9CjMq5Q 

13. Robert Bourgi et ses réponses floues sur l'élection anticipée de 2009: http://www.youtube.com/watch?v=4M6vgXwvGJc 














mercredi 26 décembre 2012

Quand la peur a publiquement changé de camp au Gabon


 L’arrogance, l’incompétence et l’impopularité sont les maîtres mots qui caractérisent plus que jamais l’équipe de délinquants étrangers étranges qui squattent le sommet de notre pays avec pour chef de file, le premier et dernier béninois de Bongoville, Maixent Accrombessi, encore dénommé Raspoutine le pôpô non accepté au Gabon.



Alors que la « Griffe de Cotonou », inspirée par d’insatiables consommateurs d’aguidis abrutissantes et vaudouïsées, venues sans escale d’Abomey, annonçait et présentait au monde entier et à Marc Ona Essangui, avant les juridictions compétentes, la citation directe émanant des caprices de l’unique somalien de Ndjolé et ancien vendeur de pommes au marché Louis, nous apprenons qu’en ce jour de procès tant attendu par les citoyens gabonais, ce ressortissant somalien, fruit légitime et légal des entrailles de la région de Mogadiscio ne se serait pas acquitté des frais de 200.000 francs CFA (soit 304 euros) indispensables pour la suite de sa plainte contre un digne fils de notre pays qui a moult fois fait honneur au Gabon, notamment en recevant le prestigieux prix Goldman 2009 pour l’environnement, équivalent d’un prix Nobel.

Cette triste nouvelle ou ce comportement de voyou est bel et bien une image pathétique et pitoyable qui montre le niveau méprisable de cette légion étrangère qui ose venir défier les citoyens gabonais dans leur propre pays. Qui peut croire que Liban Souleymane, le jouisseur, manquerait de 200.000 francs CFA (304 euros) pour régulariser une poursuite judiciaire annoncée à grand renfort médiatique? Qui peut croire que maîtres Francis NKEA et Arama, ignorent qu'il y a une caution à payer dans ce type d'affaires? La vérité est ailleurs et l'explosion s'annonce extrêmement violente.

Il faut dire que ce procès était très attendu et c’est la raison pour laquelle, les patriotes gabonais sont venus par milliers infestés la salle d’audience afin de dire STOP à cette hégémonie venue d’ailleurs.

Aussi, cela devait être l’occasion en OR pour faire exploser la nébuleuse puante et mafieuse d’Olam. Et, ce n’est trop dire si nous précisons que cette occasion était une aubaine rêvée et recherchée car, aussi bien sur le plan national qu’international, le dispositif d’extermination de cette mafia avait été soigneusement préparée pour multiplier les révélations très accablantes sur les différentes affaires cachées et incestueuses entre « Olam » et les tenants du pouvoir gabonais.

Des Etats-Unis, au Gabon en passant par la France et tous les concurrents d’Olam, tous les soutiens ont afflué et se sont multipliés pour dire « STOP ». Un dossier en béton armé qui devait faire comprendre au somalien de Ndjolé que la gestion de l’Etat n’est pas une Nintendo et encore moins une PlayStation.

De plus, selon de nombreuses études, le taux d’explosion de la population au Gabon aurait déjà dépassé les 85% quand il aurait franchi la barre des 90% dans la Garde Républicaine. Un message qui devait pourtant mettre la brochette d’étrangers étranges, arrogants, incompétents et impopulaires sur les rails de la normalité et de plus d’humilité. Mais hélas, l’habitude étant devenue une seconde nature, ces derniers semblent ne pas trop y prêter attention malgré l’amertume que suscite la seule évocation de leur présence au sommet de notre pays. Et dire que l’arrogance a toujours eu pour fille la chute et l’humiliation.

En plus, il convient de rappeler que, si le 10 novembre 2012, Zacharie Myboto qui est reconnu pour sa soumission à la liberté et aux bonnes mœurs, avait choisi la voie ou la voix de la Sagesse de Salomon, les tenants du pouvoir par leur presse collaborationniste aux ordres de l’imposteur devenu étrangement assistant du grand maître aurait dû comprendre et remercier le ciel de cette explosion repoussée car désormais le casus belli pour en découdre avec le cauchemar interminable qui s’impose au sommet de l’Etat est plus que jamais recherché par le peuple martyrisé et sans cesse spolié.

Oui, toutes les conditions d’explosion sont maintenant réunies. Il ne manque plus qu’à allumer le feu avant qu’il ne s’allume tout seul en causant des dégâts inestimables mais surtout ingérables, tellement l’aigreur, les frustrations, les injustices, les colères et les humiliations ont largement dépassé les limites acceptables.

A cet état de fait, disons que, lorsque Mobutu s’était offert des léopards, c’est parce qu’il avait appris et savait se reconnaître dans les méthodes d’actions de ce félin. Et ce n’est point sa manière de gouverner le Zaïre de jadis qui pouvait le démentir. Malheureusement ce n’est pas le cas de ceux qui s’offrent des lions via Olam alors qu’il serait peut-être sage, intéressant et stratégique de passer l’étape du simple caprice de posséder ce type d’animaux si on ne peut rien apprendre d’eux. Autant commander des containers de lions en peluche, le lion c’est tout une philosophie de vie exploitable.

Enfin, ne pouvant rater les bénéfices du procès qui opposent Liban Souleymane, Olam et Marc Ona Essangui, un collectif de gabonais a décidé d’avancer l’argent nécessaire pour que ce procès, cette occasion en OR pour la libération du peuple gabonais ne soit pas avorté comme ce fut le cas du fameux pet de lapin sur toile cirée que sont les affaires André Mba Obame et ses ministres, et le procès de Mike Jocktane.

Encore une fois de plus, si l’affaire « Elf » avait su faire exploser ce géant corrompu du monde du pétrole, il faut dire qu’au regard de la situation explosive au Gabon, c’est dans notre pays que l’acte de décès de la nébuleuse Olam sera prononcé.

Dans son rapport plus que véridique et légitime, Muddy Waters Research aux côtés des Gabonais qui disent NON à la spoliation de la terre de nos ancêtres avait copieusement assommé cette entreprise spécialisée dans le brassage et la vente de vents. Cependant, avec le procès d’un digne fils du Gabon, Marc Ona Essangui, soutenu par tous ceux qui, en silence comme en actions courageuses, en ont marre de ces étrangers étranges, Olam sera pris à son propre piège en comprenant qu’il est important de savoir lire les signes du temps surtout quand une agence réputée comme « Standard and Poor’s » annonce des catastrophes à venir pour tous ceux qui prendront le haut risque de coopérer et de collaborer avec des gens sans foi ni loi mais surtout sans aucune capacité de gouvernance.

Si la tempérance, la modération et la sagesse de Zacharie Myboto et de Jean Eyeghe Ndong avaient failli les envoyer dix mètres sous terre par un peuple surchauffé, il est clair qu’Olam et Liban Souleymane n’échapperont pas aux foudres du peuple gabonais sur la voie de la République Démocratique du Congo et de la Centrafrique. Ce qu’un idiot au Congo ou en Centrafrique peut faire, un imbécile au Gabon peut très bien le faire aussi.

Affaire à suivre…

Par Télesphore OBAME NGOMO