lundi 5 novembre 2012

Affaire René Ndemezo’Obiang : Qui doit à qui ?


En observant la cabale médiatique injustifiée et suicidaire qui est faite par Raphael Ntoutoume Nkoghe dans la presse collaborationniste aux ordres du dahoméen de Bongoville contre la personne de René Ndemezo’Obiang, on ne peut que se dire que la raison a réellement foutu le camp à la présidence de la République.

En effet, dans son livre « Lumière sur le Gabon » dans lequel il insulte copieusement la famille Bongo, le parti démocratique gabonais (PDG) et le régime qu’il sert aujourd’hui avec un zèle d’aguidi boy, au chapitre « Résumé des mutations politiques de 1967 à 1989 », Raphael Ntoutoume Nkoghe, l’unique conseiller d’Ali Bongo Ondimba, critiquait sévèrement René Ndemezo’Obiang et l’accusait d’avoir pratiqué ce qu’il avait appelé « l’entrisme » car ce dernier avait accepté de collaborer avec Omar Bongo Ondimba.

Mais, la différence entre René Ndemezo’Obiang et Raphael Ntoutoume Nkoghe réside dans l’attitude des deux hommes qui ont accepté de servir le système politique en place. Il n’existe aucun écrit de René Ndemezo’Obiang dans lequel il aurait juré sur tous les dieux des enfers qu’il ne servirait jamais le régime d’Omar Bongo Ondimba en y pratiquant « l’entrisme ». Ce qu’on sait, c’est que René Ndemezo’Obiang avait dans le temps dénoncé les travers du parti unique. Si ça c’est une faute, alors comme dénommer le comportement de Raphael Ntoutoume Nkoghe ?

Dans la préface de son livre ainsi que les chapitres suivants, Raphael Ntoutoume Nkoghe, l’unique conseiller au monde qui peut se permettre de traiter son chef d’inconscient, d’incompétent, de tribaliste et de « génocidaire » disait : « Des témoignages des collègues diplomates qui l’ont connu avant moi, j’ai surtout retenu qu’il s’agissait d’un journaliste déterminé, provocateur et qui a le don d’indisposer le régime. Pas seulement à cause de ses écrits, mais surtout parce qu’il n’a jamais voulu composer avec le pouvoir, repoussant toutes les offres qui lui ont été faites et éprouvant une souveraine indifférence à l’égard de l’argent du Palais (présidentiel)».

Au regard de ce que Raphael Ntoutoume Nkoghe, l’unique conseiller d’Ali Bongo Ondimba également appelé Sabrina COURTOIS, écrit aujourd’hui dans la griffe de Cotonou, on ne peut que se demander où serait passé cette puissante résistance à l’argent du palais présidentiel ? On voit bien que celui qui avait écrit dans son livre: «Tout en s’acharnant sur l’Eglise catholique, Bongo s’activait également à mettre en rotules l’Eglise protestante. Parce que celle-ci ayant notamment la main mise sur trois provinces d’influence notable et à forte domination démographique d’une ethnie dont il rêve la disparition : l’ethnie fang, qui coiffe les trois provinces du Woleu-Ntem, Moyen Ogooué et Ogooué Maritime…», au chapitre « Eglise protestante » souffre de véritables troubles et ne peut se permettre d’insulter ou de critiquer René Ndemezo’Obiang qui a donné son point de vue sur le dialogue national plus qu’urgent et que de nombreux gabonais appellent de leurs vœux.

Et Raphael Ntoutoume Nkoghe, la lumière inspiratrice du palais présidentiel de rajouter dans son livre : « Pour espérer une vie aisée, il faut alors renier ses convictions - pour ceux qui en ont eues - et son activisme contestataire pour entrer dans le cercle des alliés du régime. Les précurseurs de cette course à l’aisance matérielle vont inventer l’entrisme. Ils prétexteront leur reddition par une approche qui consiste à pénétrer le système pour le changer de l’intérieur… Une fois leur forfaiture consommée, les entristes se sont mis entièrement au service de Bongo. Le plus souvent avec zèle. Tout en profitant des largesses que leur offrait le régime. C’est ainsi qu’ils n’ont pas tardé à devenir riches et à susciter jalousie et complexe auprès des autres compagnons de la contestation ».

En lisant ces propos d’hier de Raphael Ntoutoume Nkoghe, l’auteur de l’unique livre au monde qui appelait à la décapitation du PDG et du maître du régime Bongo, ainsi que ses innombrables injures d’aujourd’hui à l’égard de ceux qui osent avoir une voix discordante face aux fautes politiques du régime en place, on ne peut que se demander qu’est ce qui ne va pas chez cet homme ou qu’est qui n’a pas marché ? Encore une fois de plus, est-il réellement qualifié pour insulter, critiquer ou vilipender René Ndemezo’Obiang ou un quelconque citoyen gabonais qui ne serait pas d’accord avec la gestion critiquée et critiquable d’Ali Bongo Ondimba ?

Voudrait-il que tout le monde puisse faire comme lui, pratiquer l’entrisme et insulter ceux qui s’opposeraient au régime d’Accrombessi afin d’essayer de se donner bonne conscience face à ses écrits qui lui rappellent sans cesse son triste passé, finalement ?

Quand Raphael Ntoutoume Nkoghe se met à courir après un culot inqualifiable en tentant d’humilier René Ndemezo’Obiang sous le regard passif des autres membres du pouvoir en place, oublie t-il ce que lui-même avait écrit dans son livre concernant l’état d’esprit qui avait suscité l’avènement de la conférence nationale de 1990 ?

Certainement, trop concentré à inventer de nouveaux mensonges et d’ingénieux montages à deux balles pour remplir ses torchons de service, nous ne pouvons pas laisser la maladie d’Alzheimer frapper un compatriote aussi « jeune ». Aussi, nous nous offrons le plaisir thérapeutique et salvateur en lui rappelant certains passages de son propre chef d’œuvre sur l’idée de la conférence nationale qui lui font déchaîner ses réserves en mythomanie sur René Ndemezo’Obiang.

Raphael Ntoutoume Nkoghe écrivait ceci : « Avec le concours du vent de l’Est qui sécrète, le 17 décembre 1989, la contestation estudiantine à Libreville, la rue oblige Bongo à revoir l’organisation de son pouvoir… on retient la nécessité de débattre publiquement de la situation socio-politique du pays afin de laisser aux uns et les autres la latitude de vider leurs vieilles rancœurs et de cracher l’amertume longtemps accumulée. La méthode revient au choix du modèle Béninois : la Conférence nationale ».

Puis, il renchérissait en disant : « Pour le régime ébranlé, il s’agit d’atteindre deux objectifs. 1/ Atténuer la contestation grandissante afin qu’elle ne prenne pas les allures d’une insurrection généralisée. 2/ Créer une liberté contrôlée dans un vaste parti unique (le RSDG). Parti que doivent intégrer les contestataires afin d’obtenir et le silence des porte-voix de la contestation et la corruption directe de ceux-ci. Surtout des plus déterminés ».

Ensuite, ce sulfureux conseiller d’Ali Bongo Ondimba de préciser : « Le fait de donner enfin publiquement la parole aux contestataires est perçu par ces derniers comme un signe évident d’affaiblissement du régime. Ils décident alors de tenter, si ce n’est un coup de force, mais du moins un grand coup. Pour cela, ils vont réclamer, dans un premier temps, la souveraineté de la Conférence nationale. Bongo voit venir le danger et oppose une fin de non-recevoir, appuyé en cela par ses amis du Bureau de la Conférence nationale… Finalement, on laisse aux faucons du régime le soin de la rédaction de la future Constitution et d’un Code électoral qui va curieusement céder à l’administration pédégisée, partiale et sensible à l’argent, l’entière gestion des élections législatives ».

Chers lecteurs vous ne rêvez pas. Voici les écrits d’un individu qui s’estime encore légitime pour donner des leçons de morale aux gabonais.

Face aux insanités qui sont pondues contre la personne de René Ndemezo’Obiang, on est tenté de se demander, d’Ali Bongo Ondimba et de René Ndemezo’Obiang, qui a rendu service à l’autre ? Entre le PDG, le régime en place et René Ndemezo’Obiang, qui a plus donné à l’autre ? Et enfin, Omar Bongo Ondimba n’avait-il pas le devoir de renvoyer à René Ndemezo’Obiang l’ascenseur au nom des nombreux services rendus ?

Deux proverbes sont à retenir devant le contexte qui s’impose. Tout d’abord, il convient de rappeler que l’oiseau oublie le piège, mais il n’en est pas de même pour ce dernier. Puis, quand on tue le poussin, le petit canard regarde.

Au regard des services rendus par René Ndemezo’Obiang au parti démocratique gabonais, puis au régime d’Omar Bongo Ondimba hérité par Ali Bongo Ondimba, puis à ce dernier lors de l’élection explosive de 2009, ne paraissait-il pas légitime pour ne pas dire normal que se fusse ce fidèle et loyal serviteur qui aurait dû bénéficier de la première primature dans le Woleu-Ntem ?

Jean Louis BORLOO n’a-t-il pas lâché Nicolas Sarkozy et refusé de réintégrer le gouvernement 2 de François FILLON lorsque le prédécesseur de François Hollande ne lui offrit le poste de premier ministre qu’il méritait au regard de la situation sociopolitique en France à mi-mandat ?  A-t-il pour autant fait l’objet d’injures et de caricatures du cabinet de Nicolas Sarkozy quand bien même le patron du parti radical critiquait et contestait ouvertement les mesures prises par Nicolas Sarkozy et François Fillon ?

La reconnaissance, elle existe aussi en politique. Elle ne peut se faire et ne doit nullement être cautionnée lorsqu’elle se fait à géométrie variable. Ali Bongo Ondimba ne peut pas d’un côté considérer Maixent Accrombessi et sa cohorte d’étrangers étranges, incompétents, arrogants et impopulaires comme des demi-dieux et remercier les gabonais qui l’ont soutenu en monnaie de singe en espérant que cela les amuserait.

Si effectivement, la reconnaissance entraîne la loyauté et la fidélité, il va s’en dire que l’ingratitude suscite aussi bien la déception que l’urgence  d’une conspiration. Ali Bongo Ondimba s’est publiquement montré extrêmement infecte à l’égard de tous ceux qui n’ont pas porté leur choix sur sa personne en 2009. Les preuves sont là, et tout le Gabon sait que de nombreux professeurs d’université sont sans salaires depuis son accession au pouvoir du fait de leur choix politique. Un fait que nous avons d’ailleurs toujours dénoncé. Il en a été de même aussi bien pour tous ceux qui ont contesté sa désignation comme candidat devant représenter le parti démocratique gabonais à l’élection présidentielle anticipée ainsi que lors du vote du futur président de la République.

Devrait-on comprendre, en lisant les injures de son conseiller Raphael Ntoutoume Nkoghe qui l’a pourtant traité de voleur et de receleur dans son livre « Lumière sur le Gabon », qu’il n’a que des droits et pas de devoirs envers autrui ? Devrait-on comprendre par cette cabale médiatique orchestrée par son conseiller contre la personne de René Ndemezo’Obiang que les gabonais lui doivent une dévotion voire une soumission parfaite sans rien attendre de lui en retour ? Devrait-on croire qu’Ali Bongo Ondimba penserait que les gens font la politique pour admirer ses rêves?

Si telles sont les conceptions de l’investissement en politique d’Ali Bongo Ondimba dessinées par son conseiller Raphael Ntoutoume Nkoghe, on peut alors lui rappeler que toute personne s’investit dans quelque chose lorsqu’elle y voit d’abord son intérêt au-delà de l’intérêt général. Des ambitions n’existent pas seulement pour ceux qui veulent ou sont chefs d’Etat.

Par conséquent, si c’est ainsi qu’Ali Bongo Ondimba, le PDG et le régime en place remercient des gens comme René Ndemezo’Obiang, qu’en sera-t-il pour tous ceux qui n’en ont pas fait autant pour le maintien du PDG à la tête de l'Etat depuis 45 ans? Même si on voit bien que les étrangers étranges du palais présidentiel semblent répondre à une autre logique.

De Jean Louis Borloo et de Nicolas Sarkozy, on a bien vu celui qui avait plus à perdre selon le contexte qui pesait sur la France lors de l’élection présidentielle de mai 2012. Par conséquent, que Raphael Ntoutoume Nkoghe sache que, de René Ndemezo’Obiang et d’Ali Bongo Ondimba, c’est son chef qui a le plus à perdre. Omar Bongo Ondimba avait su être reconnaissant envers René son collaborateur en le mettant à l’abri du besoin matériel et financier. Malheureusement, Omar Bongo Ondimba n’avait pas laissé une recette miracle à son actuel successeur pouvant l’épargner d’une quelconque contestation politique et populaire susceptible d’écourter sa présence au sommet de l’Etat ou d’entraîner la fin de ses ambitions à la tête du pays.

Que Raphael Ntoutoume Nkoghe, le lumineux et sulfureux conseiller d’Ali Bongo Ondimba qui, dans son livre, au chapitre « Eglise protestante », avait écrit que Bongo rêvait de la disparition de l’ethnie fang comprenne que ses minables écrits, dignes d’un entriste zélé, ne pourront nullement faire disparaître l’incontestable potentiel politique de René Ndemezo’Obiang. Car, une parole n’a de sens que parce qu’elle est prononcée par la bonne personne. Autrement dit, un cerveau et une bouche remplis d’aguidi et une plume tenue par un individu plus que corrompu ne peuvent plus trouver une once de crédibilité, de légitimité et de sincérité auprès de l’opinion publique.

Des reconversions professionnelles pour des gens comme Raphael Ntoutoume Nkoghe existent.  Il serait peut être temps, après avoir connu les deux extrémités, anti Bongo-PDG et vuvuzéla d’Accrombessi et membre du conseil national du PDG, de s’investir sur un chantier vierge. Comme quoi il existe vraiment des « nés avant la honte ».

Tous les Gabonais peuvent tout reprocher à René Ndemezo’Obiang mais certainement pas Raphael Ntoutoume Nkoghe au cerveau bourré d’aguidi venue d’Abomey.

Par Télesphore OBAME NGOMO


samedi 3 novembre 2012

Les premiers effets du discours d’Ali Bongo Ondimba devant le Parlement en Congrès


Alors que le 12 septembre 2012, le monde entier s’attendait à une hauteur d’esprit digne d’un homme d’Etat lorsqu’Ali Bongo Ondimba convoqua pour la première fois le Parlement réuni en Congrès, le peuple Gabonais et la communauté internationale avaient eu droit, en plus d’un règlement de compte public avec tous ceux qui s’opposent à la pensée unique au PDG et au Gabon, à un discours digne de Pétain sous l’ère de la collaboration à Vichy.

En effet, la tristesse des évènements du 11 septembre a tiré en longueur au Gabon car, le jour de son discours devant les Parlementaires Gabonais, Ali Bongo Ondimba est venu confirmer sa volonté d’imposer au peuple gabonais, l’omniprésence et l’omnipotence des étrangers étranges, arrogants, incompétents et impopulaires. Autrement dit, il entend poursuivre son réel projet d’imposer aux Gabonais la domination de Maixent Accrombessi et celle de ses sbires tout en espérant qu’il n’y aurait pas de voix opposées à l’instauration de l’esprit de Vichy dans notre pays.

Aussi, grande fut en ce jour, la tristesse et la désolation des Gabonaises et des Gabonais lorsqu’ils constatèrent que, ses propos mal venus et considérés comme déplacé de la part d’Ali Bongo Ondimba ont été applaudis par des individus sensés protéger leurs propres compatriotes. Et, c’est dans ce même état d’esprit que le peuple insulté a fustigé avec la dernière énergie cette attitude hypocrite des parlementaires du PDG qui pourtant subissent au quotidien l’arrogance et la suffisance de Maixent Accrombessi et sa cohorte d’étrangers étranges.

Depuis cette date qui officialisait l’instauration du Pétainisme au Gabon, le peuple Gabonais sait désormais qu’il ne pourra compter que sur lui-même car il venait d’être livré gratuitement à la vindicte des étrangers étranges. C’est alors que le 02 novembre 2012, au quartier Nkembo, un ressortissant de nationalité camerounaise a sauvagement poignardé, et sans le moindre état d’âme un citoyen gabonais dans son propre pays. Ce qui est totalement inadmissible quand on sait qu’un tel comportement ne peut pas traverser la tête d’un gabonais séjournant en terre camerounaise ou dans un tout autre pays du monde.

Aussi, on ne peut que se poser la question de savoir : Où ce tueur camerounais aurait pu bien  trouver la force, l’énergie et l’assurance pour accumuler et coordonner les gestes qui lui ont permis de mettre fin aux jours d’un Gabonais sur la terre de ses ancêtres ?

De nombreux observateurs de la vie politico-sociale de notre pays invitent bon nombre de citoyens du monde à revisiter froidement le comportement, les décisions, les choix et le discours d’Ali Bongo Ondimba afin de comprendre combien de fois les attitudes reprochées sont totalement nocives pour la défense de l’intégrité du territoire qui figurait pourtant dans le défunt projet de société « L’Avenir en confiance » en son axe 4.

Dans ce discours lu devant des individus sensés protéger les Gabonais, Ali Bongo Ondimba invitait le peuple Gabonais à presque se renier au profit d’un assujettissement aux diktats de ses mauvais choix symbolisés par l’invasion de la légion étrangère du palais du bord de mer qui entend poursuivre sa razzia financière mortelle sur notre économie déjà fortement dégradée.
Une attitude pétainiste qui a effectivement été la goutte d’eau qui fit déborder le vase et qui exposa au grand jour la fin de non recevoir d’Ali Bongo Ondimba devant la volonté de la majorité des Gabonais de voir Maixent Accrombessi dégager de notre pays avec sa ribambelle de thuriféraires, arrogants et incompétents.

Or, on se souvient parfaitement que, le 16 octobre 2010, dans un discours lu à la Nation, Ali Bongo Ondimba déclarait : « Prenons soins de nos pensées parce qu’elles deviennent des mots. Prenons soins de nos mots parce qu’ils deviennent des actions. Prenons soins de nos traditions et de nos habitudes parce qu’elles forment notre culture. Prenons soins de notre culture parce qu’elle forme notre destin ». Et nous y sommes avec cet étranger qui a arraché un Gabonais à l’affection des siens dans son propre pays.

En mettant un nombre insupportable d’étrangers non qualifiés, incompétents et arrogants au sommet de l’Etat, accompagnant cette ignominie d’un discours digne de la collaboration de Vichy, Ali Bongo Ondimba offre une assurance démesurée et injustifiée aux étrangers étranges au point que ces derniers estiment désormais qu’ils peuvent se permettre des comportements de barbare sur notre propre territoire et devant les esprits de nos ancêtres qui se sont battus pour nous laisser en héritage ce que tout homme a de plus cher, sa terre.

Cet étranger qui vient d’ôter la vie d’un Gabonais pourra un jour repartir dans son pays, sa terre natale, le Cameroun. Mais où pourraient aller ces milliers de Gabonais qui vivent maintenant étrangement et en étranger dans leur propre pays ?
Le comble de cette situation agaçante est que, dans son discours devant le Parlement réuni en Congrès, Ali Bongo Ondimba donnait l’impression d’avoir pris conscience que de nombreux gabonais n’ont pas de pays de rechange. Alors que, ce fait ne concerne pas sa brochette d’étrangers arrogants et incompétents qu’il tente de nous imposer au sommet de l’Etat.

Voici qu’aujourd’hui, le 02 novembre 2012, le Gabon pleure un de ses fils tout simplement parce qu’un étranger a trouvé une assurance dans les comportements exacerbés par Ali Bongo Ondimba. Car, disons le au passage, un enfant ne trouve t-il pas plus de force pour agir, en mal en général, lorsqu’il sait que ses parents ne sont pas loin et qu’ils lui assureront une certaine protection? Ou encore, n’est-on pas plus rassuré ou moins stressé quand on sait qu’on a en face de soit un semblable qui dispose d’une superbe puissance ou d’une capacité de se protéger mutuellement?

Voici les conséquences des choix d’Ali Bongo Ondimba lorsqu’il tente de faire croire qu’une ouverture incontrôlée et injustifiée est indispensable pour notre pays.

Par ailleurs, on constate une grande contradiction lorsqu’on apprend que 200 militaires français qui formaient nos compatriotes à la Garde Républicaine n’ont pas pu voir leur contrat renouvelé du fait des petites considérations politiciennes. Puis, que des milliers de ressortissants congolais qui fuient la chasse aux sorcières dans leur pays d’origine sont envoyés finir leur jour dans la gueule de leurs bourreaux qui les attendent avec des gourdins et des armes apprêtés depuis plusieurs années. Et enfin, personne ne comprend cette ouverture à géométrie variable lorsqu’on apprend que nos vaillants soldats gabonais qui apportaient leur expertise à nos frères centrafricains ont été rappelés au pays, sous prétexte, non dit mais pourtant officiel, que François Bozizé n’aurait pas soutenu la candidature de Jean Ping pour un second mandat à la tête de la commission de l’Union Africaine.

Voici en claire l’ouverture floue du pouvoir gabonais qui peine à assurer la sécurité de ses propres fils. Faut-il encore rappeler que les forces de sécurité sont pourtant partout dans la ville ? Faut-il encore rappeler que Maixent Accrombessi immobilise à lui seul des dizaines d’agents de forces de l’ordre ? Faut-il encore préciser que le jeune gabonais tué par un étranger étrange l’a fait à un jet de pierres d’un commissariat ? D’où l’assurance certaine que ces individus malveillants semblent désormais disposés sur notre propre territoire au point de psalmodier à tout va à des citoyens gabonais: « je suis plus gabonais que toi… ».

Jean Marie le Pen dont la philosophie ne regorge pas toujours que des propos incisifs disait clairement : « je préfère mon fils à mon neveu et mon neveu au fils du voisin ». Une logique que la majorité des individus font vivre sans complexe mais refusent décident de jouer les vierges effarouchées lorsqu’on décide transcrire en mot cette réalité qu’on pourrait considérer comme naturelle voire humaine.

Nul ne peut prétendre aimer le Gabon et vouloir son développement quand on assiste à une préférence affichée pour des ressortissants béninois, somaliens, sénégalais ou maliens quand dans le même temps on sait que notre pays foisonne de lumières intellectuelles capables de répondre dignement, patriotiquement et courageusement aux nombreux défis qui se sont imposés dans notre pays. Nul ne peut comprendre que l’on puisse renvoyer des étrangers qui nous apportent leur savoir faire, leur force de travail quand en même temps c’est la promotion de la cancritude de Maixent Accrombessi qu’on nous brandit comme un trophée mal acquis. 

Enfin, il convient de dire que la préférence nationale n’est nullement un acte d’exclusion des étrangers que nous respectons et que nous accueillerons toujours sur notre sol si et seulement si ils s’inscrivent dans l’esprit des lois de la République mais surtout si leur séjour au Gabon, long ou court, apporte une plus value à notre pays et à ses populations.

Le Gabon n’a pas vocation à collectionner la racaille venue d’ailleurs comme on le voit avec le sulfureux et délinquant Maixent Accrombessi dont nous exigeons sans délais le départ de notre pays. Les Gabonais ne vont pas se renier pour faire plaisir à un individu qui ne sait que creuser la bonne dimension des trous afin d’y enfuir des gri-gri mystificateurs. Ni les fang, ni les téké, ni les omyènè, ni les punu et encore moins les dzébi ne vont se renier tout simplement parce qu’il faut offrir une place non méritée à l’aguidi boy en chef, unique dahoméen de Bongoville.

Et comme diraient les anciens, si dans les jours qui suivent, le bébé continue de refuser de sortir du bain alors que l’eau utilisée l’a déjà trop sali, il convient de le jeter en même temps que l’eau non recyclable car il serait devenu lui aussi, une vraie saleté.

Le Gabon, d’abord aux Gabonais.

Par Télesphore OBAME NGOMO 

jeudi 1 novembre 2012

Mayila noyé par le régime d’Ali Bongo Ondimba…



Dans ses péripéties spectaculaires, l’auguste professeur Guillaume Pambou Tchivounda demanda un jour à des étudiants de l’université Omar Bongo si un enfant de 6 ans pouvait porter un autre de 10 ans. La question posée paraissait stupide de prime abord du fait de son évidence, mais bien loin de là.

En effet, en observant le comportement plus qu’incohérent et inconstant de Louis Gaston Mayila, on ne peut que se demander comment un tel poids mort politique, incapable de réunir plus de 980 voix dans son fief politique de Tsamba Magotsi, avait-t-il pris le haut risque suicidaire, qui lui a d’ailleurs été fatal, de porter un régime aussi lourd que celui qui est actuellement dirigé par Ali Bongo Ondimba ?

En fait, Louis Gaston Mayila aurait d’abord dû prendre conscience qu’il n’aura jamais l’aura, le génie et l’habileté politique de Paul Mba Abessolo. Puis, il aurait dû s’apercevoir qu’Ali Bongo Ondimba n’aura jamais l’agilité, la sagesse, la générosité et  la modestie d’Omar Bongo Ondimba. L’ex politicard de Tsamba Magotsi aurait dû lire avec beaucoup plus de vigilance tous les derniers signes du temps que sont : la forte contestation interne du système développé par Ali Bongo Ondimba, symbolisé par une mauvaise gestion orchestrée par Maixent Accrombessi et sa cohorte d’étrangers étranges, arrogants, incompétents et impopulaires, la vague du printemps arabe, la nouvelle donne élyséenne et la détermination du peuple gabonais à faire valoir  ses droits les plus élémentaires.

Aussi, Louis Gaston Mayila aurait dû remarquer que, les principaux stratèges politiques du pouvoir d’Omar Bongo Ondimba qui avaient su amortir les revendications populaires qui avaient eu pour but d’en découdre une fois pour toute avec un système qui avait failli, sont aujourd’hui unis dans l’Union Nationale. De ce fait, qu’ils sont bien outillés pour éviter les pièges qu’eux-mêmes avaient jadis tendu aux radicaux de l’opposition. Puis, cet ancien avocat aurait dû comprendre qu’on ne se baigne pas deux fois avec l’eau du même fleuve.

Autrement dit, l’Union des Forces du Changement (UFC) ne pouvait nullement être le Rassemblement Social et Démocratique Gabonais (RSDG). Et enfin, François Hollande bien qu’étant un fils politique de François Mitterrand ne sera jamais ce dernier.

Au regard de ces différents points évoqués, il convient de solliciter l’histoire et ses différents enseignements, et d’apprécier froidement les récentes manœuvres politiciennes de Louis Mayila et ses acolytes qui se démasqueront tout seuls très bientôt.

Tout d’abord, il faut clairement dire que le système incarné par Ali Bongo Ondimba prend de l’eau chaque jour que Dieu fait et son pouvoir tend de plus en plus à sombrer.

En effet, tous les piliers du système d’Omar Bongo Ondimba sur lesquels Ali Bongo Ondimba s’était appuyé pour atteindre le sommet de l’Etat sont aujourd’hui complètement ébranlés. Sur le plan familial, de nombreuses rumeurs incessantes laissaient entendre l’émergence d’une rupture entre Ali Bongo Ondimba et la plus grande partie de sa fratrie. C’est ce que nous révèle sans aucune modération la très bien informée « Lettre du Continent » du 25 octobre 2012 au numéro 645 qui titrait son article : « Pascaline reçoit les parias du clan Bongo ». Dans celui-ci, il est clairement développé les déceptions, les mécontentements et les tensions des enfants d’Omar Bongo Ondimba qui semblent désormais condamnés à vivre en exil pour la plupart.

Puis, du côté du clan Téké et de la province du Haut-Ogooué, la grande majorité des cadres altogovéens ont été débarqués de leur poste pour des raisons qui ne convainquent personne lorsqu’on observe objectivement l’impressionnante gabegie financière qui continue et qui semble être encouragée par la mauvaise gestion présidée par Ali Bongo Ondimba. C’est dire finalement que le mal qui accable le Gabon n’est pas tous ces hauts cadres qui sont sortis du pouvoir en 2009 pour certains et mal récompensés pour d’autres, mais il est à rechercher dans ceux qui tiennent encore la bourse et les leviers de l’Etat.

Ensuite, côté parti démocratique gabonais (PDG) et franc-maçonnerie, respectivement, la déception et la contestation sont de taille. Le parti au pouvoir depuis 45 ans qui aurait dû être le bras armé des politiques et des choix stratégiques mis en place par l’exécutif ressemble de plus en plus à une association de veuves qui s’enfoncent mutuellement dans un chagrin inqualifiable. Idem pour de plus en plus de frères de lumière qui ne supportent plus les impostures diverses et variées occasionnées par des choix complètement impertinents et téléguidés à la tête des différentes loges, mettant ainsi les enseignements du pavé de mosaïque en dessous des intérêts politiques des nouveaux tenants du pays.

Enfin, il y a les réseaux internationaux laissés par Omar Bongo qui sont totalement en lambeaux. Le Gabon a successivement perdu la tête de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale et la présidence de la Commission de l’Union Africaine. On peut aussi rappeler les rapports très tendus entre le Gabon et la France suite à l’appréciation rigoureuse de l’élection d’Ali Bongo Ondimba à la tête du Gabon en 2009, suite également aux déclarations intempestives et injustifiées faites par les responsables du pouvoir gabonais quand le PS réchauffait les bancs et les rangs de l’opposition en France. Et la « Lettre du Continent » du 27 septembre 2012 dans son numéro 643 nous donne la température des relations entre Ali Bongo Ondimba et tous ses pairs de la sous région dans un article intitulé « Quand AMO surfe sur le tout sauf Ali ». De plus, dans une interview réalisée avec France 24, François Hollande annonçait clairement qu’une famille serait directement voire principalement mêlée dans le scandale des biens mal acquis. Et Jean Christophe Cambadélis de préciser qu’il s’agit de la famille Bongo du Gabon en y ajoutant : « des mesures vont être prises ».

C’est dire que, en voulant aveuglement voler au secours du régime sous la forme d’un RSDG version remixée, Louis Gaston Mayila dans une suffisance, on ne peut plus ridicule, a manqué de sagesse en pensant qu’il avait à faire, dans l’opposition, à une bande d’idiots ou de novices qui ont coupé toutes relations avec leurs anciens amis du pouvoir qui ne supportent plus la présence d’Ali Bongo Ondimba à la tête de l’Etat sans avoir le courage de le dire haut et fort.

En créant le RSDG avec le concours de Paul Mba Abessolo, Omar Bongo Ondimba voulait en effet tuer dans l’œuf toutes les formes de contestations qui émergeraient et menaceraient davantage son pouvoir. C’est alors que, en 2012, malgré les mesures arbitraires et anti démocratiques prises par le pouvoir en place, peinant à affaiblir l’aura débordante d’André Mba Obame, entretenue par Zacharie Myboto et les cadres de l’Union Nationale, depuis le décès brutal et inexpliqué de Pierre Mamboundou Mamboundou, Louis Gaston Mayila s’est cru capable d’étouffer cette force politique au sein de l’UFC dont il revendique la paternité alors que, dans une lettre incendiaire de bas étage datée du 29 septembre 2012 et digne de petits esprits, les cadres de l’ARENA, ce parti politique incapable de réunir plus de 72 personnes, rappelaient à qui voulait l’entendre que l’idée des Assisses de Mouila seraient née des volontés jumelées de Richard Moulomba et de Davin Akouré. Aucune référence à Louis Gaston Mayila n’avait été faite de près comme de loin.

Avec un peu plus de recul, on s’aperçoit que ce silence éloquent était certainement entretenu dans le seul but de ne point favoriser l’émergence d’un quelconque soupçon du plan machiavélique de Louis Gaston Mayila et ses commanditaires qui vient malheureusement d’échouer, emportant avec lui dans les poubelles de l’histoire politique de notre pays toutes les plumes de Louis Gaston Mayila. Du moins, celles qui semblaient encore lui rester.

En fait, le scénario arrêté par Louis Gaston Mayila et les bailleurs de cette basse manœuvre politicienne était d’organiser un semblant d’unité de l’opposition, d’où l’idée des assisses de Mouila. D’ailleurs, celles-ci auraient été financées à plus de 50% par ce nouveau paria de la politique au Gabon. Un investissement plus qu’étonnant quand il est de notoriété publique que ce cautionnaire de la mauvaise gouvernance au Gabon est une réincarnation presque parfaite de Picsou à Tsamba Magotsi.

Puis, il était question  de faire semblant d’adhérer à l’idée de la Conférence Nationale ainsi qu’à la réhabilitation de l’Union nationale pour ensuite faire exploser par la  division cette nouvelle coalition des partis de l’opposition. Dans ce chapitre, il était question de donner l’impression qu’il y a deux blocs qui s’affrontent : le Nord contre le Sud. C’est pourquoi, on pouvait très souvent lire dans la presse collaborationniste aux ordres de Maixent Accrombessi, UFC Nord et UFC Sud. Ainsi, le trouble et la confusion auraient pu s’installer dans l’esprit des Gabonais et celui de la communauté internationale avec pour objectif de faire définitivement disparaître l’idée de la conférence nationale souveraine tant souhaitée par le peuple gabonais dans sa très grande majorité.

Mais, pour les observateurs avertis de la vie politique de notre pays, le piètre passage télévisé du 12 septembre 2012 de Louis Gaston Mayila avait déjà éveillé une forte dose de suspicion ainsi que de nombreuses interrogations. Car, cet avocat bien connu pour son culot exagéré et sa capacité à très souvent défendre l’indéfendable avait fortement étonné lors de ce débat. En d’autres mots, Louis Gaston Mayila s’était montré extrêmement passif face à la focalisation « insoupçonnée » mais dévoilée aujourd’hui des agressions récurrentes de Bilié Bi Nzé, lorsqu’il s’était agi de commenter les évènements du 15 août 2012 à Cocotier et à Nkembo. On découvrait ce jour, un Louis Gaston Mayila qui manquait de répondant, presque de connivence avec la partie du pouvoir sur le plateau. Une attitude plus que surprenante.

Peinant dans sa basse besogne qui puait de plus en plus l’échec, non seulement du fait insistant du rejet d’Ali Bongo Ondimba et sa gouvernance par le peuple gabonais et la communauté internationale, mais aussi du fait de l’adhésion sans cesse  grandissante des populations à l’idée de la tenue d’une Conférence Nationale Souveraine (CNS) et à la réhabilitation de l’Union Nationale, Louis Gaston Mayila décida alors de ne pas assister à la crucifixion de son réel projet caché. C’est alors qu’il boycotta le meeting de Rio organisé par l’UFC le 22 septembre 2012.

Pensant agir dans le secret, le politicard de Tsamba Magotsi envoya en catimini une surprenante lettre de justification au ministre de l’Intérieur dans le but de semer le trouble. En réalité, l’objectif de cette petitesse politicienne était de faire passer l’opposition pour un concentré d’hommes violents et anarchistes. Aussi, on retrouve alors l’idée qu’Alain Claude Bilié Bi Nzé, l’actuel porte parole de la Présidence de la République qui avait jadis brutalisé et déshabillé le recteur de l’université Omar Bongo, le Professeur Daniel Ona Ondo, voulait incruster dans l’esprit des Gabonais et des représentations diplomatiques vivant au Gabon. D’où la conclusion justifiée de nombreux observateurs qui affirment sans hésitation qu’il s’agissait en fait d’une stratégie communément montée entre Mayila et les membres du pouvoir plus que jamais aux abois.

Au regard des différents comportements instables de l’ancien avocat et de ses justifications à deux balles qui ne le séduisent même pas, on peut en effet confirmer que ce dernier s’est depuis trop longtemps écarté du droit au point d’oublier l’article 2 de la Déclaration Universelle de l’Homme et du Citoyen de 1789 ratifiée par le Gabon qui stipule que : « le but de toute association politique est la conservation de droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance face à l’oppression ».

Louis Gaston Mayila, en affirmant devant les téléspectateurs que l’UFC n’existerait pas et que cette coalition de partis de l’opposition ne serait qu’un projet, a totalement mis à nu le plan boiteux qu’il avait soigneusement concocté et qui est totalement dépiécé.

Ce paria semble ne pas avoir compris qu’il n’a pas le monopole des idées. Qu’avoir une idée, c’est une chose, la développer s’en est une autre. Aussi, il serait plus que nécessaire qu’il sût que, même dans un projet embryonnaire, il y a des règles de conduite à respecter et un état d’esprit à partager au risque d’être mis dehors par le génie de l’esprit du projet. C’est d’ailleurs ce qui a été fait avec son exclusion de l’UFC. Et comme le dit les Saintes écritures dans Matthieu 5-30: «si ta main droite est pour toi une occasion de chute, coupe la et jette la loin de toi ; car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier n’aille pas dans la géhenne ».

En bref, Louis Gaston Mayila était devenu un handicap pour l’évolution vers le changement au Gabon, il était alors devenu indispensable qu’il soit mis hors d’état de nuire. Et il serait fondamental pour le peuple gabonais qu’il accepte sans le moindre regret le départ des autres membres de l’UFC qui portent les mêmes tares que Louis Gaston Mayila.

En observant l’attitude de ce chantre de la division, on peut également conclure qu’il s’inscrit dans le proverbe disant : « un tiens vaut mieux que deux tu l’auras ». En d’autres termes, il n’est pas pour la conférence nationale souveraine car l’intérêt du peuple gabonais n’a jamais été au centre de ses priorités alors que le dispositif national et international exige un changement immédiat au Gabon. Faudrait-il peut être que Louis Gaston Mayila qui présente la CNS comme étant un coup d’état, nous dise si le départ brutal de Mouammar Kadhafi souhaité par Ali Bongo Ondimba n’en était pas moins?

Face à ce genre de situations, la Bible reste formelle : « Qui tue par l’épée périt par l’épée ».

Malgré les nombreux atermoiements d’Omar Bongo Ondimba sur l’idée de l’avènement du multipartisme au Gabon, la conférence nationale a bel et bien eu lieu en 1990.

Le comportement de Louis Gaston Mayila nous invite à convoquer Valéry Giscard D’Estaing qui disait : « Il faut laisser les choses basses mourir de leur propre poison ». Et nous y sommes avec le cas sulfureux de Louis Gaston Mayila qui vient lamentablement d’échouer dans son projet de sauver le régime qui souhaite que se soit Maixent Accrombessi, Raspoutine aguidi boy, qui vienne diriger notre pays. Quelle honte et quelle douleur de savoir que l’esprit de Vichy n’a pas trouver une autre terre d’accueil que notre pays le Gabon.

Enfin, il faut que Louis Gaston Mayila sache que l’idée de la CNS n’est pas née d’André Mba Obame qui hante son esprit ou de l’Union Nationale qui semble l’empêcher de franchir la barre des 1000 sympathisants. Cette idée salvatrice pour notre pays émane du génie de la diaspora gabonaise et de la société civile qui entendent concrétiser ce projet capital pour le bien être de la majorité des gabonaises et des gabonais. N’en déplaise aux milliardaires aux milliards mal acquis.

Maintenant que l’opposition a commencé à se débarrasser de ses teignes politiques, de ses poids morts qui ne parviennent même pas à organiser des meetings et qu’enfin le peuple gabonais reçoit la confirmation du vrai visage des opposants croquemitaines, on espère qu’elle ne perdra plus de temps et qu’elle accompagnera plus que jamais la société civile qui n’a pas encore dit son dernier mot dans ce combat vers la CNS et la libération de notre pays des mains d’Accrombessi et de tous ses soutiens.

Par Télesphore OBAME NGOMO 

mardi 30 octobre 2012

Pourquoi André Mba Obame fait-il si peur?



De ce qu'on sait des avocats, ils ont très souvent l'art de défendre l'indéfendable.

L'ancien politicien, Louis Gaston tente une énième fois de s'affranchir de ses comportements insupportables qu'il n'assume jamais et qui ne cessent d'agacer la dignité du peuple gabonais. 

Malheureusement pour lui, et c'était en effet la fois de trop, tous les Gabonais avertis l'ont vu arriver avec ses grands sabots et telle une montagne, il portait sur lui les marques de la honte, de la corruption et de l'humiliation. En gros, un homme sans dignité et sans vie.

De nombreuses rumeurs couraient déjà sur ses ambitions louches qui visaient à tuer dans l'œuf la volonté d'un changement radical dans la manière de faire la politique au Gabon. Mais comme il est dit, le chien ne change jamais sa manière de s'asseoir. Et c'est ce que les populations gabonais ont constaté en ce qui concerne ce vieux poisson politique sans écailles et sans chair et dont les arêtes sont désormais décomposées.

On retiendra alors que Mayila encore appelé l'aguidi boy de Tsamba Magotsi en avait trop fait, et par conséquent, il était tant qu'il disparût de la scène politique gabonaise.

Par la même occasion on peut se demander qu'est ce qu'André Mba Obame et Zacharie Myboto auraient bien pu faire aux gens comme Mayila, l'aguidi Boy de Tsamba Magotsi au point de se ridiculiser publiquement et de se contredire toute honte bue à ce point?

RIP Aguidi Boy...


Par Télesphore OBAME NGOMO  

lundi 29 octobre 2012

La fin d'un "Aguidi Boy"


Louis Gaston Mayila a consommé une forte quantité "d'aguidi venue sans escale du Bénin" lors de la fête du mouton. La conséquence de cette overdose d'aguidi d'Abomey, ville natale d'Accrombessi, est la lecture publique de son oraison funèbre politique.

Les grands esprits de dire: "Enfin, l'UFC s'est libérée d'un poids mort. Elle se débarrasse désormais de ses anarchistes et de ses séditieux". Et comme le dit le proverbe: "la mort d'un homme n'est que le reflet de sa vie". Mayila Louis Gaston n'a jamais été crédible, stable et cohérent dans tout son parcours politique. C'est la raison pour laquelle, sa fin est aussi pitoyable que sa vie politique.

Si au moins nous pouvons plagier un passage de cette oraison funèbre politique qui disait "il ne sert à rien d'exhumer l'Union Nationale, c'est un parti politique qui est déjà enterré", nous dirons au peuple gabonais: "il ne sert plus à rien de parler de ce feu homme politique gabonais qui a choisi de rejoindre le cimetière des opposants croquemitaines" .

RIP "aguidi Boy" de Tsamba Magotsi...

Par Télesphore OBAME NGOMO

dimanche 28 octobre 2012

Omar Bongo aurait tué plusieurs milliers de congolais de Brazzaville


Dans son chef d’œuvre « Lumière sur le Gabon », Raphael Ntoutoume Nkoghe, conseiller d’Omar Bongo Ondimba, puis actuellement, « unique » conseiller d’Ali Bongo Ondimba, révèle que dans le conflit armé qui avait fait près de 13.929 morts et qui avait opposé Denis Sassou Nguesso et Pascal Lissouba, de 1993 à 2002, c’est Omar Bongo Ondimba qui réglait les factures d’armes pour le compte de Dénis Sassou Nguesso. Ces armes qui avaient servi à exterminer les paisibles citoyens congolais. Et que dans le même temps, le prédécesseur d’Ali Bongo Ondimba avait transformé la province du Haut-Ogooué en base meurtrière où étaient stockées les fameuses armes qui avaient servi à massacrer sans état d’âme le peuple congolais.

Voici des révélations gravissimes du conseiller d’Ali Bongo Ondimba dans son livre qui peuvent éveiller de vives tensions entre les Gabonais et le peuple congolais d’autant plus que selon Raphael Ntoutoume Nkoghe, l’unique conseiller d’Ali Bongo Ondimba, ces affirmations auraient fait l’objet d’un recoupage sérieux et fiables. C’est d’ailleurs ce qu’il affirme dans la préface de son livre lorsqu’il précise très clairement : «Un “Etat des lieux” a été peint avec la rigueur, la sincérité et la franchise appropriées. Ce n’est point une suite d’affirmations ou d’allégations gratuites car il ne s’est agi que des faits recoupés et rapportés. Documents à l’appui. Tout a été autant montré que démontré. Une démarche propre au journalisme d’investigation qu’affectionne l’auteur ».

Lorsque de tels propos sont tenus par un conseiller d’Omar Bongo Ondimba puis maintenu par Ali Bongo Ondimba, cela voudrait tout simplement dire que le peuple congolais, victime de cette guerre meurtrière, est en droit de demander des comptes au Gabon et à Raphael Ntoutoume Nkoghe, le conseiller d’Ali Bongo Ondimba qui devient de fait une source autorisée.

En plus de cette déclaration extrêmement dangereuse sur le plan diplomatique, deux points fondamentaux sont à relever.

Tout d’abord, il y a le côté « ethnique de la Franc-maçonnerie gabonaise» mis en place par Omar Bongo Ondimba et évoqué par l’auteur. Mais déjà on se souvient que Raphael Ntoutoume Nkoghe dans le même livre traitait le ministre de la défense de l’époque, Ali Bongo et son père, Omar Bongo Ondimba, d’inconscience et de tribaliste. Il écrivait clairement ceci : « Pour préparer le génocide rwandais, les extrémistes Hutus de feu Juvénal Habyarimana, n’ont pas procédé autrement. Car, concentrer ainsi toute la puissance de feu d’un pays entre les mains d’une seule ethnie ne consiste pas moins à programmer l’extermination d’une ou des autres ethnies. Davantage quand on n’est pas sans savoir que ces armes sont détenues par des individus dont l’inconscience, l’inconséquence, le repli identitaire, le réflexe régiono-provincial et la préférence tribalo-ethnique ont été démontrés plus d’une fois. Il faut surtout comprendre ici qu’il ne s’agit pas seulement d’un souci de Bongo de confier à ses parents l’essentiel de l’armement du pays. En ce sens que cette répartition ethno-tribale obéit davantage à la conception clanique que Bongo se fait lui-même non pas de l’exercice du pouvoir, mais plutôt de sa conservation. Une conservation strictement limitée aux deux groupes ethniques dont il est issu : l’Obamba paternel et le Téké maternel ».
 Puis, Raphael Ntoutoume Nkoghe, qui se présente comme le maître à penser d’Ali Bongo Ondimba au palais présidentiel affirme que la franc-maçonnerie au Gabon n’est qu’un concentré de voyous, d’hommes sans foi ni loi. Et pire, des vecteurs du mal.

Aussi, on ne peut que se demander comment il fait pour travailler avec des gens qu’il considère comme étant des agents de Satan sur terre ? Comment il a pu oublier les propos tenus dans la préface de son livre lorsqu’il disait : « Un an avant mon arrivée à Libreville, l’auteur, ainsi que me l’avaient informé mes collaborateurs à notre ambassade, avait été contraint à l’exil, hors du Gabon. Ce n’est donc que sa réputation de journaliste courageux jouissant d’une probité morale irréprochable que j’ai trouvée au Gabon. Des témoignages des collègues diplomates qui l’ont connu avant moi, j’ai surtout retenu qu’il s’agissait d’un journaliste déterminé, provocateur et qui a le don d’indisposer le régime. Pas seulement à cause de ses écrits, mais surtout parce qu’il n’a jamais voulu composer avec le pouvoir, repoussant toutes les offres qui lui ont été faites et éprouvant une souveraine indifférence à l’égard de l’argent du Palais (présidentiel) ».

Au-delà des éclaircissements nécessaires que nous avons fait des propos tenus par Raphael Ntoutoume Nkoghe dans son livre « Lumière sur le Gabon », nous vous livrons FIDELEMENT les affirmations gravissimes et les déclarations déconcertantes soutenues par le conseiller d’Ali Bongo Ondimba. Il écrivait ceci :

« Au Gabon, il existe deux obédiences. Elles sont représentées d’un côté par le Grand Rite Equatorial (GRE) et de l’autre par la Grande Loge du Gabon (GLG).

1°)- Le Grand Rite Equatorial.  Il est l’émanation du Grand Orient (GO) de France et de la Grande Loge de France (GLF). Mais l’essentiel de son rituel est resté celui de la GLF. Rituel lui-même issu du Rite Ecossais Ancien, considéré comme un rite particulièrement syncrétique et qui fait appel à plusieurs traditions :

- Métier de Constructeur : construction de la Cité.

- Métier de Chevalerie dont les origines datent du Moyen âge. Il donne des Titres et son idéal est la défense du faible par le plus fort. Il faut noter que la Chevalerie milite en faveur de tous les principes de justice, d’unité et de solidarité.

- Mystères antiques, la célèbre énigme d’Isis et d’Osiris. Ils donnent une dimension spirituelle au travail du Maçon.

Le GRE est une obédience déiste. C’est-à-dire portée à la croyance en un principe divin (GADLU). Il est présent dans les provinces de l’Estuaire, le Haut-Ogooué, le Moyen-Ogooué, l’Ogooué-Maritime et dernièrement le Woleu-Ntem. Il faut préciser que cette province a du son retard à la longue opposition d’un Bongo hanté par la menace d’une annexion Fang dans la Maçonnerie.
Le GRE a pour sérénissime Grand Maître d’honneur Omar Bongo.

2°)- La Grande Loge du Gabon. Née d’une dissidence du GRE (une banale querelle de personnes), elle est reconnue par la Grande Loge Unie d’Angleterre. Reconnaissance qui lui a permis d’être acceptée par toutes les Maçonneries du monde. Et qui a poussé Bongo à y adhérer pour obtenir le titre de Maçon international après lequel il courait depuis des années.

La GLG est une obédience théiste. Autrement dit la foi en un Dieu personnel et révélé par les Ecritures (Bible, Coran…).

Contrairement au GRE, le rite écossais est largement minoritaire à la GLG où seulement deux (2) Ateliers fonctionnent sur les neuf (9) qu’Elle compte. Alors qu’au GRE, pas un seul de la douzaine d’Ateliers n’observe de repos. Ce qui ne devrait surprendre dès lors qu’à la GLG on avait adopté le rite d’Emulation ou rite Anglais et qui est fondé sur la Tradition des Constructeurs. En d’autres termes, par une absence totale d’Exposés (Planches) ou de simples discussions. Le tout se résume aux Cérémonies. Empêchant ainsi aux Fraters de parler. Un vrai paradis pour son sérénissime Grand Maître Omar Bongo, qui y a trouvé là un excellent terrain pour fertiliser ses inimitiés à l’endroit de la liberté d’expression.

La GLG n’est présente que dans l’Estuaire et l’Ogooué Maritime. Elle est sous l’emprise directe d’Omar Bongo, quoique son Grand Maître soit l’incontournable Georges Rawiri.

Malgré son statut d’organisation fraternelle, la Franc-Maçonnerie gabonaise est la plus politisée du monde. Elle n’est pas loin la période où le Conseil des ministres était composé aux trois quarts de Maçons. Et la tendance n’a pas changé de façon significative du moment où l’actuel gouvernement reste largement “maçonnisé”. Situation aggravante : les principaux postes administratifs ainsi que les principales directions d’entreprise et d’administration centrale sont entre les mains des Fraters.

Et cette situation qu’on peut qualifier du “Tout-Maçon” a commencé avec l’arrivée de Bongo au pouvoir (voir document 9). En effet, si le pourtant Maçon Léon Mba s’était gardé de faire dans l’Etat-Maçon, son Frater de successeur ne se retiendra pas pour mettre en place une République des Maçons. Quand la Conférence nationale de 1990 donne lieu à un mini-procès du régime, on découvre avec stupéfaction que ce sont les différents gouvenements-maçons qui ont mutilé l’âme même du Gabon. C’est-à-dire que ceux qu’on a longtemps considéré comme des Meilleurs dévoués à l’édification du meilleur, n’ont finalement toujours œuvré que pour le crime rituel, le complot, la persécution, l’inquisition politique, la voyoucratie, le vol, le viol, l’inceste, la pédophilie, l’assassinat, l’humiliation, l’intimidation, l’arrogance, l’affairisme et, comme on le voit ces derniers temps, la distribution criminelle du Sida.

Affirmer aujourd’hui que l’échec politique, économique, social, culturel et moral du Gabon est essentiellement l’œuvre des Maçons ne serait pas déplacé. Car, au lieu d’œuvrer pour la Justice, Bongo est ses Frères ont ouvertement érigé l’injustice en suprême vertu pour combattre le désordre. Qu’au lieu de matérialiser l’équité, les Francs-Maçons ont laissé Omar célébrer l’iniquité. Qu’au lieu de donner corps à l’égalité, Albert Bernard et les Siens se sont plutôt fait un plaisir en créant et en accentuant les inégalités sociales.
           
Il est même arrivé que le Grand Maître Omar Bongo exporte ses méthodes pour semer la désolation ailleurs. Outre son implication dans les évènements du Bénin, du Cameroun, dans le conflit du Sahara occidental, de la Côte d’Ivoire, de la Centrafrique, il y a surtout l’horreur survenue à notre frontière Est. Le conflit du Congo-Brazzaville a en effet mis au grand jour son exceptionnelle aptitude à diviser pour semer la mort et la destruction. En effet, désigner Médiateur, en tant que Sérénissime Grand Maître, dans la crise qui opposait les Maçons Denis Sassou Nguesso, par ailleurs son beau-père, et Pascal Lissouba, le tout aussi Maçon Bongo va volontairement oublier le principe sacré de réunir tout ce qui est épars (rassembler) pour prendre fait et cause en faveur de son beau-père. Allant jusqu’à transformer “sa” province natale, le Haut-Ogooué, en base arrière de la milice de Sassou.

Pire : c’est même la Présidence de la République gabonaise qui réglait les notes des fournisseurs d’armes destinées aux combattants de Sassou. Armes qui transitaient naturellement par le Gabon avant d’aller exterminer les Congolais. Ce, sans qu’aucun Frater, aucune obédience locale ne puisse le rappeler à la stricte observation de l’atome de tous les principes et valeurs de base de la Maçonnerie : le respect de la vie. C’est dire l’état de déliquescence et d’assujettissement à un homme dans lequel s’est longtemps trouvée et se trouve encore la Maçonnerie gabonaise ».

Face à toutes ces informations extrêmement nocives et explosives, il convient pour les Biens Aimés Frères du Gabon de ne point faire régner le silence devant les propos du conseiller d’Ali Bongo Ondimba mais de rappeler ce dernier à l’ordre au regard de ce tableau étrange et injustifié qui est fait par un profane sur la franc-maçonnerie au Gabon. En même temps, l’ambassadeur du Congo au Gabon qui pourrait précéder les autorités du Congo pourrait interpeller le secrétaire générale de la Présidence ainsi qu’Ali Bongo Ondimba afin que des justifications claires et crédibles ou des preuves concrètes soient apportées devant les accusations dangereuses et tendancieuses présentées sur la guerre civile au Congo –Brazzaville qui a fait de milliers de victimes par son conseiller.

Enfin, on se souvient qu’un acharnement presque mortel s’était abattue sur Mike Jocktane, ancien directeur adjoint de cabinet d’Omar Bongo Ondimba, ainsi qu’une plainte suite à ses affirmations sur la question du financement des partis politiques français par  le prédécesseur d’Ali Bongo Ondimba. Mais face à de telles allégations aux conséquences graves faites par Raphael Ntoutoume Nkoghe, le conseiller d’Ali Bongo Ondimba, que va-t-il se passer si on veut croire que Mike Jocktane n’avait pas subi cette fatwa du fait de son soutien politique inconditionnel à André Mba Obame ?

Par Télesphore OBAME NGOMO


samedi 27 octobre 2012

Le ministre Etienne NGOUBOU doit démissionner…


Le ministre Etienne NGOUBOU doit démissionner…

Dans son numéro 644 du 11 octobre 2012, la très « informée » Lettre du Continent avait intitulé un de ses articles « Maixent Accrombessi, vice président ».

Si le titre de cet article invitait à découvrir très rapidement le contenu, ce n’est point parce qu’il révélait l’omniprésence insupportable de Raspoutine le pôpô au Sommet de l’Etat, mais c’est parce qu’on y découvrait le degré humiliant d’assujettissement de certains compatriotes aux diktats d’un individu d’origine béninoise, arrivé au Gabon il n’y a pourtant pas très longtemps.

C’est dans cet article qu’on apprit alors qu’Etienne NGOUBOU, ministre du pétrole, de l’énergie et des ressources hydrauliques n’était qu’une simple poupée de décoration dans le gouvernement de Raymond Ndong Sima car, le pétrole du peuple gabonais était désormais sous l’emprise de l’unique béninois de Bongoville. Et il en serait de même pour ce qui concerne nos ressources énergétiques.

Autrement dit, le rôle d’Etienne NGOUBOU se résumerait à l’obligation de ce dernier de se soumettre sans rechigner aux injonctions et aux brimades que le sulfureux Maixent Accrombessi continue de lui faire subir dans le département ministériel qui, dit-on, était sensé être sous sa tutelle.

Aussi, il n’est plus un secret pour quiconque si nous affirmons qu’associer ou évoquer le nom de Maixent Accrombessi dans la gestion d’un dossier se confond plus que jamais avec les mots incompétence et échec. Et nous y sommes.

Désormais, les gabonaises et les gabonais de Libreville manquent d’eau potable. Une ampleur de cette problématique qui n’avait jamais été observée sous le règne d’Omar Bongo Ondimba que certains membres du PDG se permettent aujourd’hui de critiquer maladroitement, tout simplement parce qu’ils croient ainsi s’opposer à la tenue d’une conférence nationale souveraine fortement réclamée par la majorité des populations gabonaises.

Peuvent-ils nous dire sans avoir honte de leur réponse que notre pays est mieux géré que sous l’ère d’Omar Bongo Ondimba ? Peuvent-ils nous dire s’ils sont heureux de voir un sulfureux béninois venir faire main basse sur les richesses du pays avec la bénédiction de Gabonais? Peuvent-ils nous dire qu’ils n’ont pas entendu le célèbre bilan et mea culpa d’Omar Bongo Ondimba prononcé le 6 janvier 2009 ? Bref…

Face à cet inexplicable manque d’eau dans un pays possédant 800 kilomètres de littoral maritime et une pluviométrie tant enviée par le reste du continent, la situation que subissent actuellement les populations gabonaises est tout simplement un véritable scandale pour ne pas dire une honte inacceptable.

Maixent Accrombessi qui est un petit démarcheur immobilier avec une expertise de creuseur de trou dans le but d’y enfouir des gri-gri ne peut plus continuer à nous emmerder dans notre propre pays. Que les cadres gabonais prennent leurs responsabilités devant l’histoire car il est plus qu’impératif que Raspoutine le pôpô dégage et que dans le même temps, Etienne NGOUBOU soit envoyé hors des rangs du gouvernement étant donné qu’il ne sert à rien.

De plus, il faut quand même dire que ce problème d’eau à Libreville est plus que surprenant.

En effet, on se souvient que, dans un passé encore très récent, la direction générale des ressources hydrauliques avait mis en place un récapitulatif des projets d’adduction en eau pour le compte de l’année 2012 après l’annonce faite par le gouvernement de la réalisation d’un ambitieux projet de 100% d’accès à l’eau potable à l’horizon 2017. Un projet aussi ambitieux que celui des 5000 logements par an où, même pas la cabane de chantier n’est sortie de terre.

On pouvait lire les informations suivantes pour ce qui concerne les régions les plus proches de Libreville:

-          1) travaux de réalisation de 22 forages : date de livraison, 31 octobre 2012, c'est-à-dire dans 5 jours.
-          2) travaux d’extension du réseau de distribution d’eau potable de la ville de Ntoum : date de livraison, 31 décembre 2012.
-          3) réhabilitation du réseau d’eau potable de la ville d’Ebel Abanga (1ère phase) : date de livraison, 31 décembre 2012,
-          4) travaux d’extension du réseau d’eau potable de la ville de Kango : date de livraison, 31 décembre 2012,
-          5) extension du réseau d’eau potable au quartier Alibandeng : date de livraison, 31 décembre 2012,

Face au manque d’eau innommable qui accable actuellement les Gabonais, on ne peut que se demander où en sommes nous avec ces fameux projets ou devrait-on tout simplement les classer à la case « effets d’annonces » ?

On se souvient également que lors du conseil des ministres délocalisé à Franceville, le 15 septembre 2011, Ali Bongo Ondimba annonçait l’entrée de l’Etat au capital de la Société d’Electricité, de Téléphone et d’Eau du Gabon (SETEG) dont il est devenu le principal actionnaire.

Cette action de l’Etat avait pour ambition la construction d’infrastructures d’eau et d’électricité, la réduction des coûts des travaux sur l’ensemble du territoire et la sécurisation de l’accès  à l’eau potable et à l’électricité.

Au regard de la situation chaotique et humiliante qui frappe les populations de Libreville, à quoi avait finalement servi l’entrée de l’Etat dans le capital de SETEG si les conditions d’accès à l’eau potable et à l’électricité sont encore pires qu’avant ? Ou faut-il très rapidement mettre cette annonce dans le registre « opérations de communication » ?

Ensuite, en septembre 2011, le gouvernement avait enjoint la Société d’Eau et d’Energie du Gabon (SEEG) de présenter un plan de renouvellement de ses équipements sur 5 ans dans l’optique d’assurer un approvisionnement décent en eau et en électricité à l’ensemble des populations gabonaises.

A cet effet, Ali Bongo Ondimba spécifiait lors du conseil des ministres délocalisé à Franceville que l’Etat avait procédé au règlement de toutes les sommes dues à la SEEG, soit 11,5 milliards de francs CFA. Ce qui conduit naturellement les populations gabonaises à se poser la question de savoir, à quoi sont réellement dues les difficultés qui s’accumulent dans les prestations de services de cette société ? Est-ce un problème de finances, un souci d’expertise ou un réel problème de communication ? Car, le 11 mars 2011, lors de son conseil d’administration, la SEEG annonçait son projet d’investir 47 milliards de francs CFA sur l’année 2011 pour améliorer ses prestations.

Aussi, devant la situation intenable liée à la problématique de l’eau potable et de l’accès à l’électricité dans notre pays en général, et à Libreville en particulier, il convient de se poser la question de savoir à quoi avait servi l’analyse de l’Audit de la SEEG lors du conseil des ministres du 16 février 2011 si les problèmes liées à l’eau et à l’électricité sont encore plus agaçants que par le passé ?

Enfin, on peut également rappeler que le 15 septembre 2011, Ali Bongo Ondimba, lors du conseil des ministres délocalisé à Franceville avait annoncé le déblocage d’une enveloppe de 94 milliards de francs CFA pour le développement des structures d’approvisionnement en eau.  

Cette enveloppe avait été répartie comme suit :

1)      60 milliards de francs CFA pour la pose d’une troisième conduite de diamètre 1200 entre Ntoum et Libreville,
2)      12 milliards de francs CFA pour la pose d’une conduite de diamètre 800 entre le camp de Gaulle et Agondjé et la construction d’un nouveau château d’eau à Agondjé afin de renforcer l’alimentation en eau de la zone nord,
3)      12 milliards de francs CFA  pour le lancement d’un programme de renforcement des capacités de production et de distribution d’eau dans certaines localités de l’intérieur.

Toutes ces coquettes sommes d’argent et ces belles annonces n’avaient-elles pas pour effets de résoudre le déficit en eau potable et la volonté d’atteindre un niveau d’accessibilité à l’eau potable de 100% d’ici 2017 ?

En observant tous ces budgets astronomiques, tous ces ambitieux projets et toutes ces belles annonces, il est plus qu’utile de se demander, où est réellement le problème ? Pourquoi les autorités compétentes se sentent-elles dans l’obligation ou le devoir de devoir martyriser ou de traumatiser les populations gabonaises par cette pénurie d’eau qui ne trouve aucune justification sensée et crédible?

Au regard du nombre d’années d’expérience de la SEEG au Gabon, on ne peut soutenir que la situation actuelle relève d’un problème d’expertises au sein de cette structure qui n’a pas toujours que mal marchée. Et d’ailleurs si c’était le cas, pourquoi l’Etat ne met-il pas alors fin à ce contrat devenu insupportable?

En voyant les colossaux budgets dégagés, nul ne peut affirmer qu’on serait face à un problème de finances sauf si nous sommes en face de budgets fictifs…

En écoutant les discours des tenants du pouvoir qui récemment ont organisé une tournée dans le Gabon profond pour exprimer leur « amour indescriptible» au peuple gabonais, on ne peut alors conclure qu’il s’agirait d’une volonté de ces derniers d’affecter ou d’aggraver la situation déshumanisante dans laquelle leur mauvaise gestion aurait plongé les gabonaises et les gabonais.

Donc, il ne reste que le profil douteux de Maixent Accrombessi, son amour maladif et abusif des milliards du Gabon et la passivité accouplée à la totale inexistence du ministre Etienne NGOUBOU.

De ce fait, ces deux hommes doivent dégager. L’eau c’est la vie, et s’ils ne sont pas capables de l’offrir aux Gabonais, on se demande bien ce qu’ils pourraient alors  leurs offrir de vital?

Par Télesphore OBAME NGOMO