jeudi 14 juillet 2011

Pour les législatives 2011, la biométrie n’est plus possible: le temps stratégique d'Ali Bongo est-il compté ?

A force de laisser quelques hommes impopulaires et incompétents de notre majorité faire la pluie et le beau temps sur des questions pourtant très importantes telle que la préparation des élections législatives avec un système à caractères biométriques, nous sommes dorénavant réduits à prendre acte des exigences du peuple gabonais et de l’incapacité du gouvernement à pouvoir y répondre. Cette situation complexe tend à conduire notre pays inexorablement vers le chaos si des mesures républicaines ne sont pas au rendez vous. Et c’est le moins que l’on puisse dire quand on a tous été témoin des évènements qui ont plongé la Côte d’Ivoire dans une semi guerre civile.

Est ce le spectacle macabre que nos dirigeants souhaitent offrir à notre beau pays ?

Il faut quand rappeler publiquement que cela fait maintenant quelques années que la question de la biométrie subit une négligence volontaire sans nom de la part des tenants du pouvoir. Hier, c’était André Mba Obame sous Omar Bongo Ondimba qui refusait délibérément d’installer cet outil susceptible de garantir un minimum de transparence dans les différents processus électoraux. Aujourd’hui, sous Ali Bongo Ondimba et malgré ses injonctions nées des différentes concertations avec la majeure partie de la classe politique, c’est Jean François Ndongou et le chef du gouvernement qui décidèrent de jongler maladroitement sur cette question fondamentale alors que le contexte politique national et international a brutalement changé.

De quoi ont peur les tenants du pouvoir quand à chaque fois il s’agit de transparence et du respect des droits du peuple gabonais?

A ce jeu de dupe inintéressant voire débile, le peuple gabonais ne pouvait mieux espérer que la décision de la Cour Constitutionnelle qui par devoir républicain ne s’est pas inscrite dans la logique des théories jadis usitées. C’est pourquoi, la publication de sa décision fracassante a surpris plus d’un, surtout nos amis de la majorité. On pouvait d’ailleurs entendre dans certains couloirs privés bien introduits : « Mborantsouo et ses pairs nous ont eu » oubliant même que la Cour Constitutionnelle demeure avant tout une institution publique au service du peuple.

Effectivement, en observant de plus prêt la position de la Cour Constitutionnelle, il n’y avait aucun cas de force majeur pouvant justifier le report des élections législatives. Il fallait à tout prix arrêter l’inconscience grandissante de ces hommes chargés de gérer ce dossier déjà bien fragilisé et mettre le gouvernement de Paul Biyoghe Mba face à ses responsabilités. D’ailleurs, on se demande bien comment va-t-il s’en sortir ?
La hauteur prise par Marie Madeleine Mborantsouo et ses pairs a coupé cette chaîne d’union boiteuse et profanée qui ne devait plus imposer ses lois et règles en temps qu’elle marginalisant celles de la République. Angèle Assélé avait pourtant bien chanté : « Aujourd’hui les données ont changé ».

Et voici que nos membres du gouvernement sont contraints de creuser deux fois plus leur ciboulot pour trouver une solution qui éviterait le Gabon de plonger dans le précipice de l’Histoire. Pourtant, le premier ministre et ses collaborateurs disposaient d’un temps considérable pour que la question de la biométrie soit régler une fois pour toute. Rappelons tout de même que, dès la fin de l’élection présidentielle anticipée d’août 2009, la problématique évoquée ci-dessus avait été au cœur des priorités de la classe politique dans sa majorité. Ce ne sont pas Ban Ki Moon et Nicolas Sarkozy qui pourront dire le contraire.

Aujourd’hui, il est techniquement devenu impossible d’introduire le système biométrique dans le jeu électoral dans les temps qui nous sont impartis. Autrement dit, les différentes étapes exigées par la mise en place de la biométrie sollicitent un certain nombre de préalables. Ils sont même connus de la prophétesse Ayo. Nous pouvons d’ailleurs aisément vous les citer : le recensement du corps électoral, l’enrôlement de chaque électeur pour son indentification biométrique, le traitement informatique des différentes données, la production des cartes d’électeurs biométriques, la distribution desdites cartes et toutes les vérifications nécessaires pour limiter toutes formes de contestation.

Or, pour chacune des étapes citées, il faudrait compter au moins deux voire trois mois. Une marge de manœuvre extrêmement serrée, qui en plus ne se prive pas d’étrangler brutalement le gouvernement. Disons que le mois de novembre 2011pourrait être le pire que le ministre de l’intérieur, Jean François Ndongou alias Jeff, pourrait connaître.

Face à cette situation délicate, ce dernier, malgré son air de sainteté, n’a plus d’autres choix: démissionner très rapidement ou accepter de se libérer intelligemment de cette bombe susceptible de lui exploser entre les mains à tout moment.

Mais qui en veut autant à ce grand charmeur du gouvernement, pourtant sage bonhomme? Louis Gaston Mayila semblerait ne pas être trop loin de la réponse, alors qu’il parle.

Tout compte fait, nous ne nous faisons aucun doute que Jean François Ndongou ait déjà pris acte de la volonté du peuple, de la décision de la Cour Constitutionnelle et du verdict des techniciens sur les délais exigés par la « simplicité » que demande la mise en place de la biométrie dans le processus électoral. Ce qui veut dire qu’il ne restera plus au ministre de l’intérieur qu’à refiler judicieusement le « mort né » à son vrai propriétaire s’il souhaitât encore sauver le pays, et pourquoi pas, lui avec.

Cependant, la question se veut tout de même persistante : qui serait ce prétentieux suicidaire politique qui, devant témoins, a osé offrir malicieusement un tel cadeau venimeux au ministre de l’intérieur pourtant initié au Bwiti?

Avant de découvrir l’heureux élu de cette interrogation cynique, il serait opportun que Jean François Ndongou organisât de sérieuses concertations républicaines avec la classe politique de notre pays. Car, de ces rencontres devraient en principe émerger un fichier électoral crédible malgré l’absence de la biométrie, un code électoral complètement rénové et une commission électorale objective et patriotique telle que l’avait récemment proposé le Réseau des Organisations Libres de la Société Civile pour la Bonne Gouvernance (ROLBG).

Ensuite, le ministre de l’Intérieur devrait, au nom de sa démarche précitée qui se veut logique et cohérente, lever la décision de la dissolution de l’Union Nationale.

En effet, sa sincérité, sa crédibilité et sa réelle volonté d’apaiser le climat politique en dépendent. D’autant plus que, les actions clandestines que mène le parti de Zacharie Myboto sont extrêmement dangereuses pour la consolidation d’un état de droit. Nous constatons qu’elles échappent totalement à tout contrôle administratif, ce qui est nocif pour notre majorité. Or, pour affronter stratégiquement son adversaire, il est toujours intéressant d’avoir une traçabilité de ses différents mouvements. C’est d’ailleurs ce qui semble  justifier les échecs des mesures prises par le gouvernement à l’endroit des responsables de ce parti politique et les tensions vives qui sévissent dans le pays.

Par cette décision courageuse et salutaire de Jean François Ndongou en concertation avec l’ensemble de l’exécutif, nous pouvons être garanti que notre pays repartirait sur de nouvelles bases, une fois les législatives passées.

Avec ces actes posés par le successeur d’André Mba Obame qui a visiblement hérité d’un portefeuille ministériel à problèmes, celui ci pourra dorénavant se targuer d’une quelconque virginité politique en plus de se vanter d’un bilan probant dans un des ministères les plus complexes au monde. Aussi, nous ne nous faisons pas l’ombre d’un quelconque doute que, comme un certain nombre d’acteurs politiques de notre pays, Jean François Ndongou pourra considérablement remonter dans l’estime de ses compatriotes sans avoir eu recours à une séance endiablée de Bwiti.

Ainsi, le ministre de l’intérieur aura su avoir l’attitude républicaine qui cadrerait parfaitement avec les attentes de nos populations et celles du Président de la République. Ce dernier ayant à cœur le maintien de la paix dans notre pays et la concrétisation des différents axes de notre projet de société, l’Avenir en confiance.

Enfin, après avoir accompagné Jeff de Mandji dans cette quête d’apaisement, Ali Bongo pourra prendre davantage de hauteur en organisant une meilleure concertation politique. Durant celle-ci, toutes les forces vives de la nation pourront enfin se retrouver. C’est alors qu’il mettra fin une fois pour toute aux stratégies rafistolées sur les lesquelles certaines prostituées politiques de notre pays voulaient surfer pour espérer récolter une minable crédibilité aux yeux du peuple et qu’il a pourtant toujours combattu dans son élan de rénovateur. D’ailleurs, ce ne serait pas un abus de langage si on venait à confirmer que ces rencontres à l’odeur vicieuses donnaient plus l’impression de vouloir humilier l’Union Nationale qui semblait rire aux éclats des stratagèmes infructueux du pouvoir.

C’est dans cette démarche véritablement républicaine puisée des profondeurs intellectuelles de « Missele Eba », qu’Ali Bongo Ondimba pourrait parvenir à se confectionner une légitimité encore plus consistante. Et c’est sans inquiétude, sous la plume reconnue et appréciée de Guy Rossatanga Rignault que le Chef de l’Etat devra asseoir cette approche par un discours historique sur la nécessité de vivre une élection libre et transparente, sur le respect par tous des règles du jeu électoral ouvert à toutes les forces politiques de notre pays et sur la prise en compte de la nouvelle configuration politique et des rapports de force en présence.

Il serait souhaitable que cette prise de parole publique du président de la République intervienne quelques jours avant le début de la campagne électorale. Ce sera aussi l’occasion pour Ali Bongo de dire publiquement à ses compatriotes que, quelque soit leur choix, il présidera avec la nouvelle représentation nationale qui aura pour mission première la concrétisation du projet « Gabon émergent ».

Par Télesphore OBAME NGOMO


mardi 12 juillet 2011

Marie Madeleine Mborantsouo et ses pairs n’encaisseront aucun coup de nos infiltrés

Depuis quelques jours, nombreux sont les sites, forums et blogs, alimentés par quelques partisans de l’immobilisme infiltrés dans la majorité, qui veulent absolument faire porter leurs incapacités à gérer la question de la biométrie sur le dos des membres de la Cour Constitutionnelle, faisant de Marie Madeleine Mborantsouo, l’étoile à éteindre au plus vite.

Nous disons non !

En effet, les attaques injustifiées, allant de l’injure à la diffamation la plus humiliante en passant par les menaces de tout genre, subies par la présidente de la Cour Constitutionnelle qui n’est pas la Cour mais son représentant, ne briseront pas notre détermination à soutenir les membres de cette institution qui se sont inscrits plus que jamais dans une recherche effrénée de plus de transparence et de démocratie dans notre pays.

Aussi, si le discours historique du 01 décembre 2007 semblait ne pas avoir obtenu un écho retentissant dans les actes posés par la Cour Constitutionnelle au soir de l’élection anticipée d’août 2009 compte tenu des nombreuses revendications et de la crise politique qui émergea juste après, il va s’en dire que les citoyens gabonais honnêtes et objectifs pourront au moins reconnaître que toutes les conditions n’avaient peut être pas été suffisamment réunies au préalable pour bénéficier d’un verdict incontestable.

Hélas, une fois le vin tiré, il fallait le boire. Et c’est ce que fit la Cour Constitutionnelle. Facilement ou avec peine ? Pour le commun des gabonais, cette interrogation semble relever d’une importance médiocre. Par ailleurs, c’est la suite des évènements conduits par la Cour Constitutionnelle qui parait fondamentale. Car, sa crédibilité et sa virginité en dépendent.

Et pour ce faire, il n’a pas mieux valu que la redistribution des  cartes réalisée par la nouvelle opposition version Zacharie Myboto et les engagements annoncés par le candidat président, Ali Bongo Ondimba dans l’axe 1 de son projet de société intitulé « Consolider l’Etat de droit » pour que l’opinion publique se reconnût entièrement dans les décisions annoncées par la plus haute instance juridique du pays. Ce qui est le cas du refus du report des élections législatives.

Cependant, comme au moment de l’élection présidentielle anticipée, la Cour Constitutionnelle avait choisi la meilleure décision pour le Gabon avec la validation de la majorité du peuple gabonais afin qu’il ne séjourne point dans le chaos. C’est alors que cette institution décida de ne point comprimer la volonté du peuple gabonais qui est en quête de plus de transparence, de liberté et de respect de ses choix humains et politiques.

Par conséquent, fallait il malgré tout avaliser la volonté d’un groupuscule de citoyens assis inconfortablement et accidentellement dans la majorité quand le peuple dans son plus  grand nombre impose le respect de sa volonté ?

Autrement dit, la Cour Constitutionnelle conduite par Marie Madeleine Mborantsouo devait elle accepter de reporter les élections législatives, sans aucun motif justifiant un cas de force majeur, au moment où toute l’opposition, la société civile et certains membres de la majorité soucieux du bien être du peuple exigent des élections libres et transparentes ? A-t-on oublié les scores obtenus par nos principaux adversaires durant la présidentielle et la volonté des vrais partisans du président de la République qui implorent urgemment l’émergence d’une véritable transparence électorale?

Alors, comme jadis pour la présidentielle, la Cour Constitutionnelle, en plus des lois en vigueur au Gabon a tenu compte du contexte politico social national et international pour justifier et crédibiliser sa décision. De ce fait, elle ne pouvait s’inscrire dans la volonté égoïste de certains compatriotes qui veulent continuellement s’offrir pour seule philosophie de gouvernance, le viol et l’abus démesuré des règles et lois de la République par leurs postures professionnelles qu’ils occupent d’ailleurs maladroitement pour la plupart.

Le Chef de l’Etat lui-même dans son discours du 16 octobre 2010 parlait d’erreur de casting. Aussi, ce jeu de dupe ne pouvait plus continuer au moment où de nouvelles conditions venaient de s’imposer sur l’échiquier politique national.

Par conséquent, nous condamnons avec la dernière énergie et nous nous armons désormais de nos épées pour défendre cette institution républicaine quand les ennemis de notre peuple tentent de massacrer le travail appréciable et apprécié qu’elle réalise. C’est d’ailleurs l’occasion de rappeler que la Cour Constitutionnelle n’est pas au service d’un groupe de gabonais mais de tout le peuple du Gabon.

Enfin, nous ne pouvons briser la chaîne d’union sans dire que les institutions de la République chargées de gérer la question de la biométrie avaient été interpellées dès la fin de l’élection anticipée. La preuve de ces affirmations demeure dans les différents mémorandum rendus publics et transmis officiellement à des responsables internationaux en visite au Gabon: Ban Ki Moon et Nicolas Sarkozy pour ne citer que ceux là. Il en va quand même de la crédibilité de nos institutions aux yeux de nos partenaires étrangers.

Donc, tout citoyen gabonais, épris d’un minimum d’amour pour notre Patrie, se doit de comprendre, de valider mais surtout de protéger la décision de la Cour Constitutionnelle qui ne s’est pas laissée emprisonner par les petits calculs politiciens de quelques jongleurs  malhabiles ou maladroits de notre majorité.

Alors, ayons  le courage ou l’honnêteté de reconnaître que Marie Madeleine Mborantsouo et ses pairs ont pris une décision sage pour l’avenir du Gabon qui veut très vite devenir un pays véritablement démocratique.

Par Télesphore OBAME NGOMO   

mercredi 6 juillet 2011

Fraude massive au baccalauréat session 2011 : Que dit le ministre Séraphin Moudounga ?


Depuis quelques décennies maintenant, le phénomène de la fraude aux examens impose de plus en plus ses règles dans notre pays au détriment des valeurs nobles qui devraient infester les mœurs de nos concitoyens.

En fait, ce n’est pas d’aujourd’hui que d’honnêtes citoyens gabonais dénoncent avec la plus grande énergie les dérives de certains compatriotes en période d’examens. Autrement dit, la fraude au baccalauréat n’est pas née sous Ali Bongo ou sous l’ère de Séraphin Moudounga, le ministre de l’éducation nationale. Par conséquent, il est inutile de chercher coûte que coûte tous les mots ou tous les maux du monde pour nuire au ministre concerné ou au président de la République comme on peut le lire sur de nombreux réseaux sociaux ou forums de discussion même s’ils ont leur part de responsabilité dans la situation qui accable la crédibilité et la fiabilité des diplômes gabonais.

En effet, la session 2011 du baccalauréat gabonais a fortement été entachée par des fuites de nombreuses épreuves. Et malheureusement, le ministre Séraphin Moudounga n’est toujours pas montré au créneau pour annoncer publiquement le dépôt d’une plainte au parquet de Libreville afin que les auteurs d’une telle indélicatesse puissent répondre de leurs actes. En d’autres termes, la complaisance affichée par le ministre de l’éducation nationale face à un tel drame pour le monde de l’éducation ne fait pas de lui le premier responsable de ce désordre organisé mais un complice passif de cette gangrène qui ronge l’Education de nos enfants.

De plus, les conséquences que peuvent engendrer un tel méfait nécessitent que le problème soit traité à la racine. C’est dire qu’à défaut d’appliquer la méthode « bourse et stage » ou « ministère de l’habitat », il serait intéressant que le ministre puisse demander l’ouverture d’une enquête administrative de telle manière à ce que tous les auteurs des forfaitures enregistrées puissent être accompagnés par la loi. Il en va de la crédibilité de notre pays à l’extérieur étant donné que le Gabon continue d’envoyer un nombre considérable de ses étudiants fréquenter à l’étranger par manque de structures fiables et sérieuses.

En plus, après cette enquête indispensable, il serait judicieux que notre majorité pense à la création d’une agence nationale devant servir à organiser tous les examens et concours dans notre pays. Cependant, il sera vraiment inutile de mettre en place  une organisation qui sera la pale copie de la direction générale chargée de la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite qui peine toujours à nous donner une suite convaincante sur la disparition « non mystérieuse » des 7 milliards 920 millions de francs CFA à l’assemblée nationale.

Cette nouvelle agence sera composée d’hommes et de femmes intègres et patriotes. Elle  devra être un modèle en matière de fiabilité, de crédibilité et d’efficacité. Elle devra également contribuer à étrangler jusqu’à ce que mort s’en suive toutes les mauvaises habitudes qui encouragent le tribalisme et la médiocrité au détriment de l’intérêt général et de la compétence lors des différents concours et examens.

Mais, avant la mise en place des mesures précitées, il serait important que le ministre de l’éducation, Séraphin Moudounga nous dise exactement ce qu’il compte faire afin que les élèves intègres ou innocents ne soient pas pénalisés au même titre que leurs condisciples fraudeurs ? Quelle sera la grille de notation pour les élèves ayant participé aux différentes épreuves touchées par la fraude?
Autant de questions qui invitent le ministre de l’éducation à s’exprimer très rapidement avant que nous ne traitions cette situation sous un autre vocable qui fera abstraction de toutes sensibilités et de toutes complaisances, et avec en filigrane la réalisation d’un feuilleton « Séraphin Moudounga sabote délibérément l’axe 3 du projet d’Ali Bongo ».

Enfin, il est hors de question qu’un gardien de la fraude émerge de nos rangs quand toutes les gabonaises et tous les gabonais savent que le maître de la fraude au Gabon s’était publiquement présenté au monde en 2009. Par conséquent, si le ministre Séraphin Moudounga souhaite véritablement accompagner le Président de la République dans la réalisation de son ambitieux projet pour le Gabon, qu’il prenne toutes les dispositions urgentes et nécessaires le plus tôt possible. Au  quel cas, nous serons contraints de lui montrer la route qui mène au temple des  fraudeurs. Suivez notre regard.

Par Télesphore OBAME NGOMO


Guy Nzouba Ndama et Luc Marat Abyla renforcent l’opposition contre Ali Bongo

A force de chercher Paulette Oyane Ondo, on finit par croiser Ali Bongo Ondimba.

En effet, Guy Nzouba Ndama et Luc Marat Abyla ont certainement volontairement oublié qu’Ali Bongo Ondimba est le président de tous les gabonais quelque soit leur bord politique ou leur origine sociale. C’est dire que faire la chasse à un de ses compatriotes comme cela semble être le cas avec Paulette Oyane  Ondo, il ne pouvait que tomber sur l’homme qui a pour mission la destinée de tout le peuple gabonais.

Il nous paraît de plus en plus difficile de comprendre pourquoi tant d’acharnement sur Paulette Oyane Ondo, pourtant députée PDG.

La raison officielle qui ressemble plus à un gros montage extrêmement mal pensé et bonne à servir aux cancres de la République serait que Paulette Oyane Ondo et son collègue Jean Christophe Owono Nguema n’auraient pas voté la réforme constitutionnelle tel que l’avait présenté la majorité. Belle ironie politique.

Rachida Dati n’est elle pas en guerre ouverte avec François Fillon sur la députation dans le 7ème arrondissement de Paris ? A-t-elle pour autant été exclue de l’UMP ? Non ! Jean François Copé qui ne compte plus ses désaccords avec l’exécutif français, n’a-t-il pas au delà des divergences enregistrées bénéficié d’une promotion qui fait de lui aujourd’hui le secrétaire général de la première force politique française ? A méditer.

Quoi de plus honorable pour la majorité de faire valoir les différences ou les divergences d’opinions qui expriment le caractère démocratique existant en son sein quand à longueur de journée l’opposition version Zacharie Myboto et ses sbires nous définit comme étant un conglomérat de dictateurs et d’imposteurs? Pourquoi donner du grain à moudre à Jean François Rougou, le provocateur national ?

Guy Nzouba Ndama et Luc Marat Abila viennent une fois de plus, et certainement la fois de trop, de rater une occasion en or d’offrir une autre image au PDG et à la majorité. En agissant comme ils l’ont fait tout en tentant toujours de s’y confondre dans le cas Paulette Oyane Ondo, Jean Christophe n’étant plus trop de la partie ou de moins en moins cité, on comprend que le vrai problème avec la députée contestée et rejetée est ailleurs.

Espérons que l’intelligence, l’élégance et la fragrance dont la députée jouit naturellement ne soient pas à l’origine de ses malheurs au moment où nous constatons avec regret et de plus en plus que les raisons évoquées publiquement ne bénéficient d’aucune consistance et d’aucune substance convaincante. Au contraire, elles réconfortent et confortent l’opposition qui n’est déjà pas facile à gérer.

Une seule question s’impose dans ce genre de situation : les soit disant parrains, amis, parents et camarades d’Ali Bongo Ondimba veulent ils réellement l’aider dans son ambition de faire du Gabon un pays émergent ?

Avec tout le scandale nationale et internationale servi par l’affaire Paulette Oyane Ondo, cette dernière est redevenue une vraie icône dans notre pays et principalement dans le domaine de la justice gabonaise. Nous constatons de plus en plus que tous les citoyens gabonais qui ont un litige avec le pouvoir se tournent désormais, et aisément vers cette avocate dynamique qui n’a pas l’intention de cautionner les humiliations dont elle a été victime par certains tenants du pouvoir de plus en plus appelés à faire valoir leurs droits à la retraite et vomis par leurs circonscriptions électorales.

C’est dire que les gymnastiques politiques de ces temps derniers livrées par Guy Nzouba Ndama et Luc Marat Abyla ne devraient nullement garantir leurs investitures par le parti d’autant plus que leurs électeurs semblent être de moins en moins favorables à leurs candidatures. Pour le premier, son ambition de vouloir se présenter à la commune de koula Moutou est animée par cette peur de perdre aux prochaines législatives. En plus, les populations de cette circonscription ont vu en cet acte d’abandon comme une trahison supplémentaire de leur député.

Mais, dans le cas de la députation à la commune, Jean Massima n’a pas encore dit son dernier mot car il reste avant tout député de Koula Moutou.
Pour ce qui est du second, le décès d’Omar Bongo Ondimba est la pire des choses en laquelle il peine à faire le deuil car ce dernier fut son principal soutien. Maintenant que va-t-il se passer ? Omar n’étant plus, Jean Boniface Asselé affûtant ses armes, Patience Dabany positionnant son dispositif…Requiem politique à célébrer : Marat trinquera t-il ?

Face à ce qui précède, nos deux camarades devraient s’assujettir à l’idée que désormais, les choses ne pourront se faire comme elles se faisaient du temps d’Omar Bongo Ondimba. Son successeur, Ali Bongo Ondimba est dans une autre dynamique voire un autre paradigme. Ce qui voudrait dire qu’avant de poser leur acte, Guy Nzouba Ndama et Luc Marat Abyla auraient dû bien affiner leur stratégie énervante surtout quand on sait qu’ils ont en face d’eux une dame de fer dénommée Paulette Oyane Ondo dont nul n’ignore la fierté, la pugnacité et la combativité.

Avec les différents évènements et les prises de positions des uns et des autres affichées ces dernières semaines, il serait dans l’intérêt de la majorité de résoudre pacifiquement ces désaccords humains et non professionnels par le dialogue qui demeure un des fondements de notre parti. Se séparer d’un profil aussi séduisant que celui de Maître Oyane Ondo serait synonyme d’une auto flagellation politique et publique surtout que le Nord du Gabon n’est pas la partie qui nous est la plus favorable.

Que Guy Nzouba Ndama, en plus, qui n’a toujours rien dit de convaincant sur la disparition « non mystérieuse » des 7 milliards 920 millions de francs CFA et Luc Marat Abyla nous laissent avancer vers plus de démocratie avec des personnages d’avenir comme Paulette Oyane Ondo. Il en va de la crédibilité de l’axe 1 du projet de société l’avenir en confiance du président de la République, Ali Bongo Ondimba.

Nous n’avons pas besoin d’une opposition encore plus forte mais d’une majorité mieux ragaillardie.

Par Télesphore OBAME NGOMO








lundi 4 juillet 2011

Paul Biyoghe Mba et Jean François Ntoutoume Emane mettent fin à une escroquerie politique de taille


Derrière ses ambitions légitimes mais officieuses que nous dénonçons depuis plusieurs mois du fait de sa forme en présence, Paul Biyoghe Mba vient de montrer qu’il possède en lui le génie de la chose politique qui justifierait bien sa place à la tête de la présidence de l’Assemblée Nationale de notre pays. Au moins avec lui on pourrait espérer que des sommes colossales ne disparaîtraient plus de manière « non mystérieuse ».

En effet, du conflit de leadership qui émergeait entre le premier ministre et l’éternel « vrai faux opposant » Pierre Mamboundou Mamboundou, Paul Biyoghe Mba y a mis un terme vite fait, bien fait. Ce dernier vient d’exposer par une gymnastique politique dont lui seul a le secret, les insuffisances et les incohérences de Pierre Mamboundou Mamboundou qui rêvait de le déguerpir de la primature. Il ne fallait pas mieux que la question de la biométrie pour mettre fin au stratagème opportuniste du président de l’UPG qui pensait rafler la mise avec cette exigence qui n’émanait même pas de lui.

Partant de la rencontre à Paris avec le président de la République sans tenir officiellement au courant ses militants et son bureau central du parti, en passant par ses dernières déclarations inutiles, nulles et incohérentes, pour arriver à son équilibrisme politique incompréhensible « mi  UPGiste mi PDGiste »,  le président de l’UPG n’avait pas fini de donner le tournis à ceux qui voyaient encore en lui un homme intègre et crédible.

Le tacle du premier ministre, Paul Biyoghe Mba consistait à mettre en lumière le jeu flou de Pierre Mamboundou Mamboundou qui est actuellement en disgrâce, on ne peut plus grave, avec certains membres de l’ACR qui critiquent de plus en plus l’égoïsme et l’égocentrisme du personnage. C’est un peu dommage que de tels hommes, pourtant d’une pointure politique acceptable, n’aient pu démasquer la duperie de leur compère bien plus tôt. Mais vaut mieux tard que jamais, nous informe le proverbe.

D’abord, allons y comprendre l’alliance étrange conclue en catimini avec Omar Bongo Ondimba  pour le partage de la mairie de Port Gentil, pour quelqu’un qui se disait opposant radical ce tour de manège était assez gros, puis l’absence de congrès dans un parti de plusieurs décennies d’existence qui se veut être un vecteur ou un modèle de démocratie, la mystérieuse affaire des 4 milliards de la mairie de Ndendé, la tentative d’usurper la victoire du président de la République lors de la dernière élection présidentielle, enfin les révélations avérées avec le temps de Jean Félix Mouloungui et de Richard Moulomba Mombo sur le vrai profil du président de l’UPG sans omettre de citer les incompréhensibles turpitudes de Pierre Mamboundou Mamboundou lors de la perte d’immunité du député de Medouneu, dit on en passant serait membre de l’ « opposition ».

Avec tous ces éléments précités à sa charge, Paul Biyoghe Mba ne pouvait plus accepter de recevoir des leçons ou des observations, quelques fois osées, de Pierre Mamboundou Mamboundou qui est tout sauf un ange ou un saint. Sa proximité renouvelée avec le président de la République ne lui permettait pas de séjourner dans un excès de zèle irrévérencieux. D’aucun aurait dit : « bouffe tranquillement tes milliards et roule tes 4x4 sans emmerder le monde ». Et toc du premier ministre, la biométrie est renvoyée au calendre grec. Par conséquent, le grand Sud encouragé par le président de l’UPG ne se construira pas tel qu’il l’avait souhaité car cette envie du patron de l’ACR n’aurait participé en rien à la cohésion nationale ou à la recherche d’une quelconque unité du pays.

De plus, dans cette volonté de mettre sur le grill l’élu de Ndendé afin de le calciner politiquement à jamais, on ne pouvait mieux espérer que le dernier jeu de jambe possible de Jean François Ntoutoume Emane.  Ce dernier, semblerait il, aurait reçu il y a quelques temps, une lettre provenant de Pierre Mamboundou Mamboundou lui demandant d’embaucher les « punu » à la mairie de Libreville.

Face à une telle attitude, que peut on encore attendre de Pierre Mamboundou Mamboundou qui confirme sa place dans la liste des plus grands tribalistes du Gabon ? Est-ce un comportement digne d’un homme qui se veut être un rassembleur, un pacificateur ? Qui en plus avait frôlé l’ambition d’être un jour président de notre pays. C’est tout simplement scandaleux et indigne d’un responsable politique.

Cette révélation claire rendue publique par un journal de la place vient de conforter nos impressions qui ont toujours été celles de dire qu’Ali Bongo Ondimba ne tirera rien en s’alliant à Pierre Mamboundou Mamboundou. Cet homme ne représente plus que l’ombre de lui-même et ne pourra jamais lui apporter un pourcentage conséquent pour se garantir une belle majorité à l’assemblée nationale ou pour asseoir une stabilité durable dans notre pays.

Vomi par certains hommes influents de la majorité qui voient en Pierre Mamboundou Mamboundou le symbole même de l’opportunisme, fui et critiqué par certains membres indispensables de l’ACR qui condamnent son égocentrisme et son égoïsme, rejeté par les membres de l’opposition du fait de ses nombreuses incohérences politiques voire idéologiques, oublié par les vrais partisans du changement, Pierre Mamboundou Mamboundou s’est offert la pire des morts politiques. Ne dit on pas que « la mort d’un homme n’est que le reflet de sa vie ? ».

Avec les premiers coups donnés par Omar Bongo Ondimba dans la révélation du scandale des 4 milliards de la mairie de Ndendé, la rafale de coups politiques offerte par Jean Félix Mouloungui, l’étranglement continu donné par Richard Moulomba Mombo, le tacle donné par Paul Biyoghe Mba et le coup fatal délivré par les services de Jean François Ntoutoume Emane, le président de l’UPG meurt politiquement comme il a vécu : dans le flou artistique, l’équilibrisme éternel et l’escroquerie démasquée.

Toutes nos félicitations et nos remerciements à Jean François Ntoutoume Emane et à Paul Biyoghe Mba. Aussi, nous offrons le silence de nos plumes à notre premier ministre pour un temps illimité. Cet acte louable de sa part est le signe d’une certaine capacité ou d’une potentielle possibilité à porter une quelconque attention aux exigences du peuple gabonais si l’écoute et le conseil deviennent ses modes de fonctionnement privilégiés. En effet, nos populations n’ont plus besoin d’être escroqué de la sorte par des hommes aux valeurs incertaines. Le manège du président de l’UPG n’avait que trop duré et Dieu merci qu’il a pris fin.

Par Télesphore OBAME NGOMO  


vendredi 1 juillet 2011

Le président de la République, Ali Bongo Ondimba s’adresse aussi à Mba Obame André


« Je ne serai heureux que si tous mes compatriotes le sont » dixit Ali Bongo Ondimba lors d’un discours important qui marqua le début de sa mandature.

Cette phrase qui démontre la hauteur que sait prendre le président de la République s’adresse également à son compatriote, Mba Obame André dont l’opération chirurgicale semble s’être bien passée en Afrique du Sud.

En nous plongeant dans la citation du chef de l’Etat, nous nous réjouissons avec lui de cette nouvelle plaisante qui offre au député de Medouneu des jours meilleurs.

Aussi, un séjour programmé du président de la République au pays de Jacob Zuma aurait permis à Mba Obame André de bénéficier d’une visite du premier citoyen gabonais comme jadis, Pierre Mamboundou Mamboundou en avait eu droit. Ce sont ses 25% enregistrés lors de la présidentielle de 2009 qui garantissait à l’élu de Ndendé cet intérêt « particulier » du garant des Institutions.

Joignant l’acte à la parole, Ali Bongo Ondimba n’avait ménagé aucun effort pour faire comprendre à certains zélés de la majorité que Mba Obame André est en droit de jouir des mêmes droits que tous les citoyens gabonais. Une manière de faire savoir à tous que le Gabon demeure un pays où les droits des uns et des autres ont l’obligation d’être respectés.

Enfin, nous ne pouvons que partager la joie qui habite les sympathisants et la famille de Mba Obame André car, il reste avant tout un citoyen gabonais dont Ali Bongo Ondimba a la pleine responsabilité. En plus, avec un score de près de 25% à une élection qui a été très rude, Mba Obame André mérite d’être respecté voire protégé. Ce sont en effet des orientations données publiquement par le chef de l’Etat pour que tout citoyen gabonais se sente en sécurité dans son pays.

Le Gabon tout entier, majorité comme opposition, souhaite au député de Medouneu, un bon rétablissement et ne se fait aucun doute que l’élu du Haut Como bénéficiera de la même prise en charge que ses compères de l’opposition.

Par Télesphore OBAME NGOMO  


Le duel des législatives à Mouila pourrait être très rude


Que se soit une élection avec ou sans données à caractères biométriques, le potentiel candidat PDG pour les législatives 2011 et responsable d’un ministère en plein essor, est fortement donné favori face à son potentiel adversaire, Pierre Claver Manganga Moussavou.

En effet, le bon maçon est jugé au pied du mur et c’est le moins disant que l’on puisse offrir pour qualifier le professeur Léon Nzouba, actuel ministre des Travaux Publics, qui ne cesse de mettre réellement en pratique les orientations données par le chef de l’Etat parfaitement inscrites dans son projet de société « l’avenir en confiance ».

Héritier d’un portefeuille ministériel bien ragaillardi par son prédécesseur le général Flavien Nziengui Nzoundou, le professeur Léon Nzouba dont la rigueur professionnelle n’est plus à présenter accumule aisément des arguments de taille qui serviront à convaincre plus facilement les populations sur sa capacité à défendre leurs intérêts à l’Assemblée nationale.

Fort heureusement que son action au ministère des Travaux Publics est plus visible car son séjour au ministère de l’enseignement professionnel nous partage entre un sentiment d’inachèvement ou d’incapacité. Ce qui l’aurait mis sur le même piédestal que Pierre Claver Manganga Moussavou dont le bilan après de nombreuses années au gouvernement continue de se faire rare.

Reconverti en arbitre politique et en grand donneur de leçons depuis ses dernières épousailles avec l’Union Nationale de Zacharie Myboto, Pierre Claver Manganga Moussavou ne pouvait mieux espérer comme formule de résurrection les nombreuses tribulations de Mba Obame André. Cependant, cette stratégie opportuniste ne saurait constituer un bilan ou un argument à faire valoir pour espérer briguer un mandat électif comme celui de député.

Il faut le dire haut et fort, nous peinons à croire que se soit l’intérêt du peuple qui motive les multiples mouvements politiques de cette ancienne icône de la politique gabonaise. En fait, Pierre Claver Manganga Moussavou n’entend pas s’effacer aussi facilement de la carte politique du Gabon malgré son cuisant échec à l’élection présidentielle anticipée de 2009.

Aussi, bien que cette élection ne devrait point être dotée d’une coloration exagérée « du repli identitaire », il faut préciser que quelques calculs indispensables en pareilles circonstances s’imposent.

Ayant énormément besoin du soutien des Nzébi pour tenter de gagner cette élection, ethnie devenue majoritaire dans la région disputée, Pierre Claver Manganga Moussavou compte beaucoup sur l’aide de Zacharie Myboto, considéré comme le porte étendard de ce groupement humain, lui-même pouvant négocier des voix chez les Punu.

Hélas pour cet aîné fortement apprécié par la jeunesse des années 80-90, les mêmes causes produisant toujours les mêmes effets, son sort sera également scellé comme l’a été celui de Paulette Missambo qui avait pourtant bénéficié de l’appui de Zacharie Myboto lors des partielles 2010. Il ne suffit plus de s’accrocher à un doyen de la trempe de « Zac Power » pour jouir d’une panacée ou d’une virginité politique.

Cependant, nous nous devons de garder un très grand respect aussi bien pour Paulette Missambo que pour Pierre Claver Manganga Moussavou qui ont toujours su nous abreuver d’un esprit fair-play et d’une belle discrétion après qu’il aient été battus à un scrutin électoral. C’est un modèle comportemental à suivre si tant la stabilité du Gabon demeure la priorité de tous.

Tout compte fait, même si le Professeur Léon Nzouba part avec une belle longueur d’avance du fait de son passé et de son passif professionnel, aussi bien pour l’investiture au sein du parti que pour la victoire face à son principal adversaire, il n’en demeure pas moins qu’un quelconque relâchement de son action ou une mauvaise communication sur son bilan professionnel constituerait un coup de masse qui le conduirait inévitablement à l’échec.

En effet, Pierre Claver Manganga Moussavou est loin d’être un amateur dans le domaine politique et même, il reste parmi les politiciens gabonais qui ont toujours su saisir les meilleures opportunités pour rebondir. Par conséquent, le Professeur Léon Nzouba, marqué par des allures de félin, devrait toutes fois se méfier de ce bon malin qu’est Pierre Claver Manganga Moussavou.

Par Télesphore OBAME NGOMO