lundi 16 mai 2011

Pourquoi faut il rebattre rapidement les cartes de la majorité ?


Dire que le gouvernement dirigé par Paul Biyoghe Mba ne fait absolument aucun effort pour tenter de résoudre les innombrables problèmes qui minent le quotidien des populations gabonaises serait faire preuve de mauvaise foi. Cependant, il faut reconnaître que face à la pression politique galopante qui s’accompagne des urgences des populations, les différentes mesures entreprises par l’équipe du Premier ministre actuel sont trop insuffisantes pour ne pas conseiller au Chef de l'Etat  la  composition d'un nouveau gouvernement ainsi qu'une nouvelle configuration du directoire du palais présidentiel et du parti majoritaire. 

De ce fait, il s’inscrit désormais à l’ordre du jour une amélioration urgente des cadences de travail de l’équipe gouvernementale tout en laissant Paul Biyoghe Mba lorgner paisiblement le sommet de l’Assemblée Nationale où son expertise semblera certainement mieux appréciée.

En effet, cela va faire deux ans que le projet de société « l’Avenir en confiance » porté par le Président de la République tarde à présenter les prémices d’un avenir meilleur. En plus, les actions concrètes devant être mises en place par les membres du gouvernement ne parviennent toujours pas à réduire l’omniprésence de Mba Obame André sur la sphère politique et publique, volant ainsi la vedette au premier citoyen gabonais.

Pour cela, il est important de préciser qu’il n’est jamais trop tard pour mieux faire. Ainsi, ce ne sera ni une punition pour les potentiels sortants du gouvernement et encore moins une faveur pour les éventuels entrants que d’inviter le Chef de l’Etat à prendre les mesures qui s’imposent pour le bénéfice de notre majorité au risque de continuer à courir jusqu’en 2016 derrière les actes que poseront volontairement nos adversaires politiques pour nous déstabiliser. Il est temps de trouver une solution à long terme pour répondre à toutes les questions liées aux erreurs de casting.

Ce rééquilibrage stratégique et indispensable mérite de prendre en compte les réels besoins des populations afin de leurs proposer une palette de solutions adaptées.

Par Télesphore OBAME NGOMO 


Liste des propositions:

PRESIDENCE DE LE REPUBLIQUE :

Secrétariat Général : Faustin BOUKOUBI

Secrétariat Général Adjoint : Dr Victorien ALOUBAH

Cabinet du Chef de l’Etat : Magloire NGAMBIA/ Clémence MEZUI

GOUVERNEMENT DE LA REPUBLIQUE :

Premier Ministre, chef du Gouvernement :

Emmanuel NZE BEKALE

Ministre d’Etat,

Ministre d’Etat à l’Intérieur, à la sécurité publique, à l’Immigration et à la Décentralisation :

Flavien NZIENGUI NDZOUNDOU

Ministre d’Etat à la Santé,

Léon NZOUBA

Ministre d’Etat à  la Défense Nationale,

Laure OLGA GONDJOUT

Ministres

 Ministre de la Justice, garde des Sceaux :

Gisèle EYUE BEKALE

Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération Internationale et de la Francophonie

Guy ROSSATANGA

Ministre de la Culture, de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs

Christian MAGNAGNA

Ministre de l’Environnement, des Eaux et Forets chargé du Tourisme

Etienne MASSARD KABINDA

Ministre de l’Economie, des Finances et de la Planification

Alexandre BARRO CHAMBRIER

Ministre des relations avec le Parlement, des Institutions Constitutionnelles, de l’Intégration Régionale, du NEPAD,

Guy Bertrand MAPANGOU
Ministre de l’Education Nationale, 

Mathieu MBOUMBA NZIENGUI

Ministre du Budget, des Comptes Publics, de la Fonction Publique, chargé de la Réforme de l’Etat,

Rufin NDOUONGO

Ministre des Mines, du Pétrole et des Hydrocarbures

Pierre RETENO NDIAYE

Ministre de la Refondation chargé des Droits de l’Homme et de la Démocratie,

TSIRA NSEME OBIANG

Ministre du Commerce, de l’Industrie, des Petites et Moyennes Entreprises

Raymond NDONG SIMA

Ministre de la Communication,  de la Poste et de l’économie numérique, Porte Parole du Gouvernement

Germain NGOYO MOUSSAVOU

Ministre de l’Habitat, du Logement et de l’Urbanisme, chargé de l’environnement et du développement durable

Richard MOULOMBA MOMBO

Ministre des Travaux Publics, de l’Equipement, des Infrastructures et de l’Aménagement du Territoire
                          
Rigobert ICKAMBOYAT NDEKA

Ministre des Transports

Charles MVE ELLA

Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Prévoyance Sociale

Mr KOUMAZOGUE Jean Firmin

Ministre de l’Energie et des Ressources Hydrauliques

Régis IMMONGAULT

Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage, de la Pêche et du Développement rural

Blaise LOUEMBET

MINISTRES DELEGUES

Ministre Délégué aux Affaires Etrangères, chargé de la Coopération :

Georges NZOGHE BEKALE

Ministre Délégué aux Affaires Etrangères chargé de la Francophonie,

Jean Pierre ROUGOU

Ministres Délégués à l’Education Nationale, chargé de la Formation Professionnelle et de la Recherche,

Yolande OZOUAKI

Ministre Délégué à la Communication, chargé de l’économie numérique

Félicité NGOUBILI NGOUORI

 Ministre Délégué à l’Economie, chargé de la Planification

Fidèle MANGOUAGOU

Ministre Délégué à la Santé, chargée des Affaires Sociales et de la Famille

Ernest WALKER ONEWIN

Ministre Délégué aux Travaux Publics, chargé de l’Aménagement du Territoire

Joachim OBIANG MBA

Ministre Délégué au Budget, chargé de la Réforme de l’Etat

Jean Gaspard NTOUTOUME AYI



Secrétariat Général du PDG 

René NDEMEZOGHO OBIANG

Secrétariat Général Adjoint, chargé de la stratégie

Paul TOUNGUI

Secrétariat Général Adjoint, chargé de la communication,

Angélique NGOMA

Par Télesphore OBAME NGOMO


   

dimanche 15 mai 2011

Front Solidaire Gabonais: Les cadres de l’Union Nationale ne peuvent mystif...

Front Solidaire Gabonais: Les cadres de l’Union Nationale ne peuvent mystif...: "Ce n’est pas un scoop que d’affirmer que les cadres de l’union nationale, qui excellent de plus en plus dans la provocation et le spectacle,..."

Les cadres de l’Union Nationale ne peuvent mystifier que les plus faibles

Ce n’est pas un scoop que d’affirmer que les cadres de l’union nationale, qui excellent de plus en plus dans la provocation et le spectacle, ne savent séduire que les plus faibles de nos populations. C’est d’ailleurs ce qui justifie les adhésions dont ils bénéficient grâce à leurs multiples tours de passe- passe qui tendent à leur épuisement. Tels des presdigitateurs chevronnés, ils ne cessent de se donner en spectacle avec des discours de plus en plus creux.

Cependant, comme aime à le dire le député Zacharie Myboto, membre éminent de ce parti : « la vérité est fille du temps ». Et nous ne nous faisons plus aucun doute que c’est cette phrase symbolique qu’il adore qui va les clouer au pilori très bientôt, lui et ses amis. Ainsi, nos compatriotes unionistes seront définitivement démasqués et démystifiés. Il ne leurs restera plus qu’à lorgner les petites portes de sorties politiques qu’ils se seraient confectionnés et que nous conseillerons avec plaisir à d’autres boulets de la classe politique gabonaise.

De plus, grâce à l’adage mythique de l’histoire des peuples qui dit: « on peut tromper une partie du peuple tout le temps, on peut tromper tout le peuple durant un certain temps, mais on ne peut pas tromper tout le peuple, tout le temps », nous sommes contraints de penser mais surtout de constater que les cadres de l’union nationale, pourtant semblaient ils regroupés en belle brochette d’intellectuels, commencent à  être en panne sèche d’arguments de mystification. Et les gabonais, bien qu’en manque de parcs d’attraction ou de distraction, ont faim d’autres choses que les mêmes vieilles recettes qui ne sont plus dotées d’aucune saveur  tant leurs capacités à enrôler sont de moins en moins efficaces.

De ces affirmations, nous tenons pour preuve les nombreuses réactions ou échanges observés entre certains cadres de l’Union Nationale et leurs adhérents qui demeurent convaincus que les actions posées par leurs leaders ne laissent pas augurer de futurs tours de magies plus séduisants que ceux réalisés avant. Disons le en plus clair : il n’y aura pas de révolution comme beaucoup l’auraient laisser croire mais un foisonnement d’épisodes de colin-maillard rénové qui risque inévitablement de nous conduire à un éclatement si nous ne parvenons pas à juguler les passions de nos deux camps.  

C’est pourquoi, de ce regrettable constat établi, la majorité est en droit de rappeler avec élégance comme nous le faisons présentement à nos compatriotes que le rôle d’une opposition responsable n’est pas de faire sans cesse dans la provocation ou la vente d’illusions. Mais, comme le disait le candidat président, Ali Bongo Ondimba dans l’axe 1 de notre projet de société : « l’opposition devrait avoir un statut en rapport avec les exigences de la démocratie ». Par conséquent, le rôle de ce parti d’opposition aurait dû être de proposer des solutions alternatives à la politique de notre majorité et de remplir une fonction tribunitienne en exprimant le mécontentement de certains citoyens.

Mais hélas, l’Union Nationale qui souffre peut être de son overdose « d’hommes blancs comme neige » pour ne pas dire « intègres » a fait le choix de se livrer assez fréquemment en spectacle même si la majorité de ses spectateurs semblent de plus en plus intéressé par d’autres centres d’intérêts. Aussi, nous sommes en droit de nous demander : Est-ce la manière de l’Union Nationale de montrer son intérêt pour le peuple qui en a marre des « retards utiles » de Paul Biyoghe Mba ? ou est ce la nostalgie du laxisme de la gouvernance précédente qui invite ses cadres à faire dans la diversion au détriment d’une contribution porteuse?

Enfin, il faut alors dire qu’il sera de moins en moins pertinent ou crédible pour la « collection d’intellos » qui arpente régulièrement les salles de la villa de Zacharie Myboto de nous attribuer grossièrement le qualificatif d’amateurs quand on voit leurs différents agissements qui démontrent que l’amateurisme n’est finalement pas l’apanage d’un camp ou d’un groupe d’individus. En effet, les dernières interrogations injustifiées du professeur Lendoye Badega Raphaël au sujet d’Ali Bongo Ondimba durant la rencontre du 14 mai en sont les exemples les plus clairs.

Aussi, comme la vérité est effectivement fille du temps pour tous, le peuple gabonais se trouve plus que rassuré d’apprécier que ce ne soit pas Mba Obame André et ses amis qui gouvernent notre pays. L’attitude rétrograde de son très proche collaborateur, le professeur Lendoye Badega Raphaël, nous impose à partager ce sentiment après qu’il ait pris le risque de  ramener le débat politique à un niveau digne des conversations des bars de Nkembo. Qui mieux que Mba Obame André peut répondre au professeur Lendoye Badega Raphaël lorsqu’il se pose des questions sur Ali Bongo Ondimba, ce dernier étant fortement occupé à tenter de résoudre les problèmes de ses compatriotes ?

C’est même à se demander s’il cohabite réellement en pensée avec son leader qui nous a pourtant servi récemment un discours d’un très bon calibre à destination des parlementaires gabonais après celui qui fut lu durant l’investiture d’Ali Bongo Ondimba par le président de l’assemblée nationale dont nous souhaitons aussi la levée de l’immunité parlementaire et l’audition par la justice suite au scandale financier des 7 milliards 920 millions de francs CFA.

Notre volonté de voir la tolérance séduire davantage dans la majorité nous amène à comprendre, sans accepter bien évidemment, l’incapacité qu’affichent de plus en plus nos compatriotes de l’Union Nationale à jouer leur rôle d’opposants. C’est l’occasion de leurs rappeler que toutes situations nouvelles exigences des étapes d’adaptation, aussi bien pour nous dans la majorité que pour eux dans l’opposition. Par conséquent, leurs provocations récurrentes accouplées aux moqueries de tout genre devraient laisser la place à plus de sérieux dans la recherche d’un éventuel apaisement politique. Car, il faut noter que leur responsabilité dans la crise qui sévit actuellement n’est pas des plus négligeables.

Face à la difficulté de mettre hors état de nuire les démons qui infestent notre pays, ce n’est certainement pas Zacharie Myboto et encore moins Mba Obame André qui peuvent se réjouir des équations complexes devant lesquelles Ali Bongo Ondimba se retrouve confronté. De ce fait, ils feraient mieux d’arrêter dans la perte de temps et de se mettre résolument ensemble pour résoudre au plus vite les problèmes des gabonaises et des gabonais sinon leurs opérations de séduction à travers l’art de la communication illusionniste ne parviendrait même plus à attirer les plus fragilisés par la situation déplorable de notre pays.

Maintenant que je suis au PDG, je dirais davantage la vérité

Le contexte politique tumultueux qui emprisonne la quiétude des citoyens gabonais invite à s’investir davantage dans les organisations politiques ou publiques où les décisions sur l’avenir et le devenir de notre pays se prennent. C’est pourquoi, il était plus qu’opportun que je fasse mon adhésion au Parti Démocratique Gabonais (PDG). Ainsi, dorénavant je serais coresponsable des actes engagés par mes camarades du parti au pouvoir.

Il y a bientôt deux ans, nous avons pensé à tort que le PDG s’était vidé de ses anarchistes et de ses séditieux. Hélas, les révélations et les actions posées par un certain nombre de cadres du parti, scandale financier de 7 milliards 920 millions de francs CFA à l’assemblée nationale, dissolution précipitée et irréfléchie de l’Union Nationale, etc, confirment que celui ci continuera de souffrir du passif et du passé de ses membres. D’où la nécessité d’amener le parti au pouvoir à opérer une mutation ou une métamorphose profonde.

En effet, face aux enjeux nationaux et internationaux qui s’imposent à nous, nous ne pouvons plus nous permettre d’accumuler du retard quand notre principal parti adversaire, l’Union Nationale pour ne pas le citer, continue d’engranger des adhérents du fait de notre incapacité à répondre efficacement aux réels besoins des populations. D’ailleurs, c’est l’occasion d’interpeller le secrétaire général du parti, Faustin Boukoubi, afin qu’il prenne acte de l’état de la mise en place du projet de société du parti porté par le candidat président, Ali Bongo Ondimba.

Selon le plus grand nombre des gabonais, l’heure de la fin du gouvernement dirigé par Paul Biyoghe Mba a sonné. Ses multiples difficultés à faire respecter la feuille de route proposée par le Chef de l’Etat plombent son dynamisme et sa crédibilité. C’est pourquoi, nous estimons que notre majorité ne peut plus descendre encore plus bas dans l’estime des populations. Et cela, nous ne pouvons plus l’accepter quand on sait que le PDG regorge de cadres compétents et intelligents qui peuvent définitivement recadrer les élans nocifs de l’Union nationale et les ambitions démesurées de Pierre Mamboundou Mamboundou.

Aussi, il serait temps qu’on conclut une fois pour toutes les différentes négociations de collaboration avec les membres de l’ACR dont la seule volonté semble être alimentée par le partage du pouvoir et non la recherche effrénée du bien être des gabonais et des gabonaises. Le peuple du Gabon continue de se poser la question de savoir : pourquoi autant de mois pour trouver un terrain d’entente si c’est la simple volonté de servir le peuple gabonais à travers un programme établi qui constitue la priorité du président de l’UPG ?

En plus, pour une composante politique qui ne représente quasiment plus que l’ombre d’elle-même bien qu’elle dispose encore de quelques cadres valables et aptes à participer à l’élaboration de notre projet de société,  il faut dire que les exigences de Pierre Mamboundou Mamboundou paraissent surévaluées. Or, nombreux sont les membres du PDG qui, de plus en plus, sont convaincus et à juste titre que ce n’est nullement une alliance avec le leader de l’ACR qui nous mènera également vers un apaisement politique.

 La gymnastique politique calculatrice réalisée par l’opposition version Pierre Mamboundou Mamboundou ne rassure aucun citoyen gabonais doté d’un minimum sens de l’analyse politique. L’impréparation de la séance d’acrobaties engageant le PDG et l’ACR inspire le pire. C’est pourquoi, nous proposons au président de notre parti de procéder à la pêche à la ligne politique. Car, autant il y a des cadres valables dans la majorité républicaine, autant il y en a dans la CPPA et dans l’ACR. Ce constat fait, il va s’en dire que la recherche d’un équilibre politique passera par la prise en compte de cette réalité et non par la surenchère d’un leader dont les révélations démontrent l’incohérence politique.

L’élan dans lequel nous souhaitons conduire notre parti devrait correspondre à l’esprit donné par son président fondateur feu Omar Bongo Ondimba qui se basait toujours sur la valorisation du dialogue, de la tolérance et de la paix. Par conséquent, toutes les fois où nous nous inscrirons hors de cette devise comme l’ont fait récemment Paul Biyoghe Mba et son ministre de l’intérieur, Jean François Ndongou en proclamant la dissolution d’un parti adversaire, nous participons à la souillure de l’œuvre laissée par Omar Bongo Ondimba en plus de saboter publiquement l’action du Président de la République, Ali Bongo Ondimba.

C’est dans un but d’apaisement du climat politique et dans l’optique de matérialiser notre projet de société, qu'il serait porteur que certains responsables de notre parti se réapproprient la définition même du mot parti en plus des rôles qui lui sont assignés.

Il faut dire qu’un parti politique désigne une organisation structurée et hiérarchisée au service d’une idée. Il a pour  missions d’être un intermédiaire entre le peuple et le pouvoir en plus d’avoir une fonction de direction.

C’est dire que face « aux retards utiles » tant encouragés par Paul Biyoghe Mba, le premier ministre de notre majorité, Faustin Boukoubi devrait faire le constat accablant qui nous indique que nous ne sommes pas prêt de sortir de Bikele. Or, notre priorité devrait être le Gabon tout entier, il en va de notre conservation du pouvoir.

Par Télesphore OBAME NGOMO









L’état de grâce du Président de la République tend à sa fin


Selon de nombreux spécialistes en politiques, principalement ceux retrouvés dans le domaine du journalisme, l’état de grâce est d’abord une expression religieuse, avant de désigner le moment de la vie politique pendant lequel l’opinion publique d’un pays est majoritairement favorable aux nouveaux dirigeants qui viennent d’accéder au pouvoir suite à une élection. Ils parlent aussi et de plus en plus des « 100 premiers jours ».

Dans le cadre du Gabon, du fait d’un mandat qui dure sept (7) ans, l’état de grâce d’Ali Bongo Ondimba et de ses collaborateurs a été estimé à deux (2) ans, les « 100 premiers jours » n’étant ni suffisants, ni convaincants pour tirer des conclusions même si de nombreux compatriotes ont pu se faire une opinion de la suite des évènements.

En effet, le plus important ne réside pas tant dans les mécanismes qui nous ont amené à porter notre choix sur deux années mais beaucoup  plus sur l’état d’esprit dans lequel se trouvent les populations gabonaises et leurs dirigeants à l’issue de ces deux premières années d’exercice d’Ali Bongo Ondimba comme Président de la République.

S’il avait été difficile d’estimer l’état de grâce du Président Omar Bongo Ondimba du fait de sa longévité au pouvoir, il faut quand même dire que le personnage a réussi dans son ambition politique qui s’appuyait sur le triptyque : dialogue- tolérance- paix. Et, tout au long de ses mandatures, le défunt président avait scrupuleusement respecté ce projet politique où il avait réussi à surfer sur des mécanismes les plus inimaginables. Mais comme il est bien dit : « la fin justifie les moyens ». Le dialogue, la tolérance et la paix étaient toujours au menu de sa gestion de notre pays.

Par ailleurs, en ce  qui concerne le cas du Président de la République, Ali Bongo Ondimba, qui a basé son projet politique sur le triptyque : paix- développement- partage, le peuple gabonais peine à voir ne serait ce que les signaux annonciateurs de lendemains meilleurs.
En matière de paix, malgré les gymnastiques politiques tape à l’oeil vraiment inutiles le climat politique se dégrade davantage. Les décisions politiques prises par notre majorité semblent se confondre dans un genre stalinien et sarkozien : radicalisme, précipitation, diversion, enfantillage,…

Sur le plan du développement économique, le candidat président Ali Bongo Ondimba qui a longtemps sillonné dans les sphères du pouvoir, avait su prendre, à travers le constat rendu public, la mesure de l’échec d’Omar Bongo Ondimba dans le domaine économique mais aussi l’urgence d’y apporter des solutions concrètes. C’est d’ailleurs cette raison qui semble la plus  crédible pour justifier les nombreux voyages d’affaires qu’il entreprit durant sa première année d’exercice.

Etant moins habile que son prédécesseur dans le domaine politique, le constat qui s’impose est celui qui nous permet d’affirmer que le Président de la République a assisté passivement à la dégradation du climat politique sans pour autant tenir un discours ferme de recadrage. Et ce malgré les quelques sorties de recentrage entreprises par les différents porte paroles de la présidence de la République, Guy Bertrand Mapangou puis Clémence Mezui. Ces interventions successives nous ont conduit à soutenir que le gouvernement prend assez souvent des décisions sans que le Chef de l’exécutif n’y soit associé conformément à l’article 8 de la Constitution. N’est ce pas une forme d’usurpation de rôle qui ne dit pas son nom puisque le terme « coup d’état » semble faire peur à la République?
Ce constat permet déjà de désigner un des premiers responsables de la défiance du peuple à l’égard de la politique d’Ali Bongo Ondimba. Et cette situation donnant plus qu’un goût d’échec s’est accentuée avec les nombreux effets d’annonces du gouvernement de Paul Biyoghe Mba conduisant de plus en plus à des annonces sans effets. Bien évidemment, le grain de sel indésirable, inutile et provocateur de l’opposition version Ex Union Nationale n’est pas toujours venu arranger les choses. Au point où les partisans de cet ancien parti dissout maladroitement par le ministre de l’intérieur de Paul Biyoghe Mba s’amusent nuit et jour à psalmodier le concept « d’amateurisme » pour désigner l’action du gouvernement.

Au-delà des provocations incessantes de l’opposition conduite par Zacharie Myboto et Mba Obame André, alimentées par leurs sbires dont le plus zélé reste un dénommé Jean Pierre Rougou  qui outrepasse sans état d’âme et de plus en plus le rôle qui leurs est attribué en versant systématiquement dans la parodie et la moquerie des actions menées par le Chef de l’Etat, nous pouvons souligner en guise d’exemple la question problématique des cinq mille (5000) logements par an promis par Ali Bongo Ondimba. 

Comment parler de développement économique dans ce domaine phare de la politique du Chef de l’Etat quand on voit qu’il y règne un flou artistique ? Il n’y a aucune lisibilité perceptible dans ce dossier.

L’ancien ministre de l’habitat et actuel ministre de la défense avait justifié l’incapacité ou l’impossibilité (c’est selon) de construire les premiers 5000 logements en 2010 du fait des préalables à mettre en place notamment la viabilisation des parcelles en promettant ainsi 10.000 logements en 2011 pour rattraper le retard accusé. Cette excuse paraissant être justifiée, le bénéfice du doute fut accordé au ministre de Paul Biyoghe Mba.

Cependant, la réalité qui ne veut garder le peuple gabonais prisonnier plus longtemps, nous amène à constater que l’actuel ministre de l’habitant, Blaise Louembet dispose d’un budget largement inférieur (28 milliards de francs CFA) que celui possédé par son prédécesseur (58 milliards de francs CFA). Comment fera t-il pour construire les fameux 10.000 logements annoncés par le ministre Rufin Pacôme Ondzounga quand à nouveau il est remis sur le tapis la question de la viabilisation des parcelles à hauteur de 7 milliards de francs CFA par l’actuel ministre de l’habitat ? Qu’a-t-on fait comme réalisation avec le budget de l’année 2010 pour préparer la construction des 10.000 logements promis en 2011 ?

Voici un élément simple et clair qui fait perdre du crédit au Président de la République pour la suite de son mandat et surtout quand on sait que ces annonces ont été faites devant les chaînes étrangères lors des festivités du cinquantenaire de notre indépendance.
Dans ce genre de réalités, lorsque des citoyens gabonais convaincus qu’un changement quelconque était possible se retrouvent confrontés à de telles inepties, il va s’en dire que le malaise séduit le peuple gabonais dans sa grande majorité et le découragement  ne lui lâche point les basquets.

En plus il faut dire que dans la question des 10.000 logements attendus cette année comme annoncée en 2010 par Rufin Pacôme Ondzounga, l’effet boule de neige est vite arrivé. Le citoyen lambda n’ayant pas eu la possibilité ou le privilège de fréquenter à l’université de Kougouleu se dira tout simplement si nous n’avions pas eu les 5000 logements en 2010, puis les 10.000 logements en 2011, ce ne sont pas les 15.000 logements que nous allons avoir en 2012. D’où l’émergence de la disgrâce pour notre majorité.

Ensuite, après avoir décortiqué les deux premiers éléments du triptyque présidentiel dont les conclusions semblent insatisfaisantes, regardons ce qu’il en est du « partage ».

C’est dans l’axe 9 du projet de société « l’Avenir en confiance » que le candidat président Ali Bongo Ondimba a le plus développé sa conception du partage. En effet, il promettait à travers ce point de son projet de lutter contre les inégalités, la pauvreté et l’exclusion. Sans vouloir attendre un rapport objectif des services sociaux de l’administration gérée par Paul Biyoghe Mba, qui risqueront d’être juge et partie à la fois, nous nous limiterons à ce que nos yeux nous montrent au quotidien.

Le constat est sans appel : la pauvreté et la fatalité semblent prendre des proportions démesurées au cœur de nos populations.

Les faits qui accablent le gouvernement sont : le retrait désorganisé et inexpliqué des bourses aux étudiants gabonais, les problèmes d’eau et d’électricité dans le pays, la cherté de la vie au Gabon, le fonctionnement lapidaire de nos hôpitaux, les résultats catastrophiques aux examens, etc. Autant d’indicateurs qui ne nous conduiront pas à demeurer dans un avenir en confiance malgré la volonté affichée par le Chef de l’Etat et les dons faits par la première dame, Sylvia Bongo Ondimba. Hélas, c’est le lieu de rappeler qu’à ce stade des choses, la réalité nous démontre que la simple volonté d’un seul semble avoir atteint le paroxysme de ses limites.

Et puis, on peut encore ajouter à l’échec de l’idée de « partage » souhaitée par Ali Bongo Ondimba, les scandales financiers impunis comme celui des 7 milliards 920 millions de francs CFA de l’assemblée nationale, la mauvaise gestion des ressources financières liée à la CAN 2012, le coût exorbitant des dépenses lié au cinquantenaire de l’indépendance où l’éphémère a pris le pas sur des réalisations durables. On peut alors se demander que faut il retenir des festivités du cinquantenaire sinon celui des feux d’artifices qui symbolisent parfaitement la conception que l’on peut garder de cet évènement : le cinquantenaire, un véritable artifice de feu pour le Gabon.

De ces observations, l’état de grâce de notre majorité, défini précédemment, nous laissera davantage sur une note pessimiste quant à la suite des évènements si le Président Ali Bongo Ondimba ne prend pas rapidement trois décisions capitales :

1. Une recherche urgente et permanente de l’apaisement politique au Gabon : En nous appuyant sur des stratégies de développement qui ont fait leurs preuves ailleurs, souvenons nous que pour le général De Gaulle, il était impossible d’élever la France au rang de grande puissance économique si dans les anciennes colonies il n’y régnait pas la stabilité politique.

2. Une véritable correction des erreurs de casting basée sur des choix objectifs: c’est sans crainte aucune que nous affirmons que les collaborateurs du Chef de l’Etat ont failli à plusieurs de leurs missions et à plusieurs niveaux de responsabilité. Ils nous ont offert un foisonnement d’incohérences et d’erreurs qui nous amenèrent à penser que nombreux sont ceux qui séjournent aux côtés d’Ali Bongo Ondimba qui sont également à l’origine de la mise en place d’une stratégie en vue du refus de changement du système de gouvernance qui empeste nos quotidiens. Les nombreux actes posés par certains membres du gouvernement et certains collaborateurs du Président de la République parlent plus fort que leurs discours de courtisans.

3. Une prise en compte systématique des revendications du peuple : c’est le moyen le plus sûr pour garantir un service de qualité et bien adapté. Ainsi Ali Bongo Ondimba pourra se construire une légitimité, déstabiliser l’opposition version Ex Union nationale, réduire les ambitions démesurées et injustifiées de Pierre Mamboundou Mamboundou et garantir une sérénité dont le pays à fortement besoin aujourd’hui.

Si le Chef de l’Etat parvient à épouser ces trois points, il aurait fait en quelques jours ce que notre majorité à laquelle il appartient n’aurait pas su faire en presque deux ans voire quarante quatre ans.

Par Télesphore OBAME NGOMO
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vendredi 6 mai 2011

Maintenant que nous y sommes : à quand le début des hostilités ?


Dans le prélude de la déclinaison de notre projet de société, l’Avenir en confiance qui devrait toujours rester le référentiel en matière de gouvernance pour ceux qui y ont cru, le candidat président, Ali Bongo Ondimba rappelait l’importance de la stabilité en ces termes : « Très jeune, j’ai été imprégné des grands idéaux qui nous rassemblent au-delà de nos différences (…) j’ai également appris combien il était essentiel de préserver la paix et la cohésion sociale, sans lesquelles il est illusoire de réussir toute œuvre de développement national ».

Puis, le Chef de l’Etat renchérissait ces considérations nécessaires à la gestion de notre pays dans son discours du cinquantenaire de l’indépendance en disant : « Le Président Omar Bongo Ondimba, deuxième président de notre République, a bâti la paix, consolidé l’unité nationale et construit l’Etat sur des bases solides, nous léguant ainsi un grand et lourd héritage à protéger et à conserver ».   

C’est dire qu’à travers ces déclarations, Ali Bongo Ondimba laisse comprendre au peuple gabonais et à ceux du monde entier qu’il a pris la mesure de tous les fondamentaux précités. Et, croyant profondément en l’évolution l’Homme, il nous a été difficile de ne pas y apporter une attention toute particulière même si le bilan négatif de la mandature précédente à laquelle il a appartenu n’a pas été des plus séduisants. D’où la nécessité du bénéfice du doute et l’attente des actions concrètes.

Hélas, nous constatons avec regret et une profonde inquiétude la direction que prennent l’actualité et l’activité politique  qui sévit dans notre pays. La guerre n’arrive pas qu’aux autres. C’est un champ libre qui ne possède aucun propriétaire et tout le monde peut bénéficier de son usage à volonté. Il suffira tout simplement pour les volontaires de réunir toutes les conditions pour y parvenir. Et le contexte politico social actuel de notre pays semble avoir réuni toutes les conditions donnant un avis favorable en vue d’un éclatement.

Or, dans son discours du cinquantenaire, Ali Bongo Ondimba disait : « Il nous est certes arrivé de nous quereller, de nous disputer, mais nous sommes toujours parvenus, malgré tout, à rester unis (…) c’est le fait d’un certain discours politique et d’une certaine pratique du pouvoir, mettant l’accent sur ce qui unit plutôt que sur ce qui divise. Il faut aussi y voir le résultat d’une éducation à la tolérance reçue en héritage… ».

Les dernières déclarations publiques et dangereuses de Mba Obame André, toujours non démenties par la classe politique de la majorité, nous invitent à interpeller les autorités dirigeantes à un ressaisissement immédiat si ces révélations faites s’avèrent vraies. C’est pourquoi, en même temps que le Président de la République devrait tirer des conclusions claires sur les nombreuses fuites devenues courantes dans la majorité malgré les changements opérés dans les services de renseignements, nous avons le devoir de justifier les multiples raisons qui motivent notre alerte sur l’éventuelle explosion qui impose de moins en moins de doutes.

Tout d’abord, nous déplorons le schéma d’attaque grave énoncé et dénoncé par Mba Obame André. En effet, à la veille de l’arrivée d’une délégation de l’Organisation des Nations Unies au Gabon, cet acte semble enterrer définitivement l’image que renvoyait notre pays dans le monde entier : Gabon, pays de paix et de stabilité. L’opposant Mba Obame André n’est pas invincible bien qu’il soit une bête politique indélicate et perturbante. Pour faire face à son géni politique, il serait d’urgence que le Chef de l’Etat s’entoure de personnes plus aguerries dans la pratique de la chose politique et publique. C’est la seule et unique condition pour créer la tourmente chez le député de Medouneu.

Nombreux sont les collaborateurs du Président de la République qui préfèrent la voie de la difficulté pour résoudre des problèmes pourtant simples. Mettre fin à la vie d’un opposant n’est point la solution, mais bien au contraire, cela aggraverait la situation. Au stade où nous sommes, Mba Obame André comme certaines personnalités politiques du Gabon sont plus dangereuses mortes que vivantes. Et pour cela, il est préférable que leur vie soit soigneusement protégée par les autorités au risque de verser dans un embrassement difficilement inestimable.

De cette énième fuite, le Chef de l’Etat devrait comprendre que le ver est dans le fruit. En d’autres mots, les faits démontrent que nombreux sont ses collaborateurs qui sont avec lui par opportunisme et non par convictions. Ce qui est d’ailleurs très dangereux pour le maintien d’un pouvoir. Et connaissant parfaitement les faiblesses de notre pouvoir, l’opposition qu’incarne la branche de l’Ex Union Nationale saura en faire davantage meilleure usage. Bien évidemment il est à prédire dans un futur proche d’éventuelles insurrections au sein des forces armées où les divisions semblent avoir atteint un paroxysme jamais égalé.

En plus des divisions palpables dans l’armée, il y a les divisions ethniques qui continuent de s’accentuer quotidiennement. Il va s’en dire que le fruit du discours stratégique basé sur le repli identitaire planté durant l’élection présidentielle anticipée suit son état de croissance, et peut être même un peu trop vite. Ainsi, les conséquences s’annoncent encore plus lourdes au fil des mois du fait qu’elles s’accompagnent d’une montée fulgurante et flagrante de la xénophobie.

Au départ, ce rejet de l’étranger était d’abord lié à un désaccord entre l’élite gabonaise de l’opposition comme de la majorité et le Président de la République. Celle-ci reprochait à Ali Bongo Ondimba sa décision politique qui visait à introduire dans les plus hautes sphères de l’Etat, des gabonais d’origine étrangère au détriment des autochtones. Il revient de ce fait la question de l’identité nationale. Or, il est à préciser que son échec en France récemment, ne laisse pas entrevoir de belles conclusions pour notre jeune nation fortement clairsemée par les replis identitaires.

 De cabales médiatiques en cabales politiques, le discours journalistique récurrent qui s’abat sur Maixent Accrombessi, Liban Soulemane, Eric Chenel et bien d’autres encore se déverse douloureusement sur les autres populations étrangères vivant au Gabon. Ces dernières, bien que silencieuses, se sentent de plus en plus stigmatisées. Ce qui n’est pas sans laisser de séquelles. Ainsi, l’étranger devient une menace et la famille Le Pen de France devient une référence dans les discours des gabonaises et des gabonais. La crise politique commence à avoir des tentacules faisant émerger des extrémismes.

Enfin, sur la liste des divisions qui constituent le garant idoine pour l’entrée dans l’ultime arène, la guerre, il y a les divisions suscitées par le zèle politique de certains. En effet, échanger ou fréquenter un compatriote ayant une conception de la chose politique différente de la nôtre est inévitablement traduit comme étant un crime de lèse majesté. A ce sujet, la dernière expression en date est le stratagème que nous a maladroitement offert le porte parole du gouvernement de Paul Biyoghe Mba suite à la rencontre entre Egide Boundono Simangoye et Mba Obame André aux alentours du stade omnisport Omar Bongo Ondimba. Lorsqu’un gouvernement se nourrissant de plus en plus de ragots arrive à tomber aussi bas dans ses prises de positions, il n’est même plus question d’erreurs de casting mais de l’émergence d’un fort désespoir que nous offre notre majorité.

Face à ces nombreux faits mis en lumière qui menacent la paix et la stabilité dans notre pays, et nous basant sur les propos tenus par le candidat président dans son projet de société qui disaient « j’ai également appris combien il était essentiel de préserver la paix et la cohésion sociale, sans lesquelles il est illusoire de réussir toute œuvre de développement national » c’est en toute légitimité que l’on peut se demander : « le changement en faveur du bien être des populations de notre pays serait il définitivement devenu une illusion  ou tout simplement à quand le début des hostilités tant recherchées de part et d’autre? »

Car, nos deux camps en présence semblent avoir compris que la meilleure des défenses, c’est l’attaque.

Par Télesphore OBAME NGOMO




lundi 2 mai 2011

Guy Nzouba Ndama serait il au dessus de la Loi ?



Il y a quelques semaines les services de la Direction Générale de l’Enrichissement Illicite mettaient à jour une liste de personnalités de notre pays qui n’avaient pas encore déclaré leur patrimoine tout en précisant que ces derniers s’exposaient à de lourdes sanctions. Parmi elles, on pouvait lire une pléthore de noms du gotha politique gabonais, majorité comme opposition confondue.

Qu’en est il advenu de cette affaire devenue publique avec un arrière goût politique qui fit la une pendant plusieurs jours dans notre pays ? Mystères et boules de gomme.

Voici que malgré toutes les annonces, tous les messages ou toutes les campagnes lancés par cette direction « impuissante et passive», frisant même le ridicule, du fait de la super puissance des malfrats financiers de notre pays, nous observons à notre grand regret que le dossier des 7 milliards 920 millions de francs CFA continue de sommeiller paisiblement dans les tiroirs des institutions publiques chargées d’y mettre de la lumière. Pourtant c’est à raison que nous avions pensé que cette affaire humiliante sonnerait le début de la fin de l’impunité au Gabon où les détournements de fonds se font désormais à ciel ouvert.

Le silence complice et affiché par la direction générale de l’enrichissement illicite est une démonstration, on ne peut plus claire, que certaines personnes au Gabon sont au dessus de la Loi. Il va s’en dire que nous ne vivons pas dans un « Etat de droit » mais dans une République anarchique où les individus qui sont sensés montrer l’exemple sont les premiers à violer les règles qu’ils mettent en place certainement pour divertir le peuple gabonais car il faut bien trouver les moyens de justifier leurs salaires et avantages mirobolants.

Guy Nzouba Ndama et ses semblables ne peuvent plus continuer de représenter le parlement gabonais à l’intérieur comme à l’extérieur du Gabon en traînant cette aussi grosse casserole qui impose l’indignation ou la moquerie.
S’exprimer au nom du peuple gabonais comme il le fait dans sa présente visite au Panama après avoir séjourné dans bien d’autres pays couvre notre pays du manteau du ridicule et de la honte. Précisons que les services secrets dans d’autres pays font un travail d’investigations méticuleux sur l’image ou le profil des personnalités étrangères reçues sur leur terre. Nous imaginons l’image que peut renvoyer le Président de l’Assemblée Nationale qui est mis en accusation dans une affaire aussi bouillante. Quel respect ou quelle crédibilité, lui et sa délégation peuvent ils bénéficier ?

Ce déplacement est une manière volontaire et supplémentaire de détruire l’image politique et internationale qu’Ali Bongo tente de se construire à travers le monde. Et cela, nous ne l’acceptons pas. Nous déplorons que pendant que nous faisons des pieds et des mains pour doter notre pays et son président d’une image clean, certains s’amusent à la saboter sans état d’âme. Pendant que nous nous indignons face à l’insolence de ce scandale financier, nous dénonçons la mise en piécette de notre travail en faveur de la construction de l’image du Président du Gabon.

Est il encore nécessaire de rappeler que la Loi est dure mais c’est la Loi. Guy Nzouba Ndama et ses semblables devraient bel et bien le savoir du fait de leur statut à la chambre des députés du Gabon. Autrement dit, les lois du Gabon sont votées au Parlement où siège en première place les auteurs d’un aussi vulgaire crime financier, citons les 7 milliards 920 millions de francs CFA.
Face à ce deux poids, deux mesures en matière de respect de la Loi dans notre pays, dorénavant les petits malfrats du Gabon auront le droit sinon le devoir de rappeler à leur juge le scandale financier perpétré par les hommes ayant pour rôle de voter les Lois qu’ils ne respectent pas eux mêmes. Par ailleurs, ils pourront balancer aisément aux députés du Gabon la célèbre phrase disant: « médecin guéris toi, toi-même ».

A quoi cela sert il de mettre en place des lois si leurs « auteurs » sont incapables de les respecter ? Ce qui nous amène à nous demander si Guy Nzouba Ndama serait au dessus de la Loi ?

Cette interrogation simple nous baigne dans toute notre légitimité, en tant que citoyen gabonais et nous invite à discréditer la commission ad hoc siégeant et statuant sur l’éventuelle perte d’immunité parlementaire de Mba Obame André quand nous constatons le déséquilibre ou le désaveu qu’engage l’affaire Guy Nzouba Ndama et les 7 milliards 920 millions disparus.

Dans notre prochain post, nous démontrerons de manière plus précise comment l’affaire Guy Nzouba Ndama et les 7 milliards 920 millions de francs CFA de l’annexe de l’Assemblée Nationale toujours invisible sur le sol gabonais mais bien visible dans les comptes bancaires des heureux bénéficiaires du jackpot sabote le procès de Mba Obame André.

Par Télesphore OBAME NGOMO