"Je préfère mon fils à mon neveu et mon neveu au fils du voisin" Jean Marie Le Pen
Dehors Maixent Accrombessi et tous ses affidés qui pillent les caisses de l'Etat gabonais. Oui nous disons, dehors. Nous ne voulons pas de délinquants et des trafiquants de drogue au sommet de l'Etat. Dehors.
Nous défendrons notre pays jusqu'à la mort. Des étrangers étranges, arrogants, incompétents et impopulaires ne continueront pas à nous spolier. Armons nous désormais de nos épées. Et préservons la chaîne d'union pour faire face à l'adversaire dangereux.
A méditer...
Par Télesphore OBAME NGOMO
Le développement du Gabon passera d'abord par la promotion et la tolérance de l'intelligentsia gabonaise dans toute sa diversité. Je préfère mon fils à mon neveu et mon neveu au fils du voisin.
vendredi 16 novembre 2012
Carton rouge à l'émergence de la collaboration
lundi 12 novembre 2012
André Mba Obame a-t-il finalement opté pour le pire ?
André
Mba Obame a-t-il finalement opté pour le pire ?
Le
meeting de l’Union Nationale qui s’est déroulé le 10 novembre 2012 au siège de
ce parti, sis à l’Ancien SOBRAGA, a permis de clairement identifier qui en est
le véritable leader, qui en sont les managers et quel est le réel climat politique
qui règne dans le pays.
Durant
cette rencontre populaire où les attentes étaient nombreuses et pressantes, la
tension est sérieusement montée d’un cran du fait de l’absence remarquée
d’André Mba Obame, le principal leader, et du fait que les managers que sont Zacharie Myboto et Jean
Eyeghe Ndong n’ont pas su gommer dans l’esprit des populations venues en masse l’absence
d’André Mba Obame.
A
cet effet, il convient d’expliquer assez clairement les deux concepts, leader
et manager, afin qu’André Mba Obame, Zacharie Myboto et Jean Eyeghe Ndong prennent
conscience que la stratégie pour laquelle ils semblent avoir optés et qui cadre
parfaitement avec la volonté de leurs principaux partenaires de la communauté
internationale ne cadre nullement avec le contexte national en ébullition et
qu’elle pourrait justement faire émerger une stratégie parallèle aux
conséquences incalculables. Ce qu’ils semblent pourtant vouloir éviter mais qui
tend à devenir inévitable si Ali Bongo Ondimba ne revoit pas très rapidement sa
collaboration avec le conglomérat des étrangers étranges et si les leaders de
la société civile ne viennent pas temporiser l’overdose de frustrations et de
courage qui possèdent les corps et les esprits de nombreux gabonais.
Selon
un article devenu célèbre et écrit en 1977 par le professeur de psychologie
sociale à l’université Havard, Abraham Zaleznik, un leader serait un
visionnaire tandis qu’un manager, un dirigeant proche du terrain.
Autrement
dit, un leader sait ce qu’il faut faire quand un manager sait seulement comment
le faire. Un leader est tourné vers l’avenir quand un manager se concentre sur
le présent. Un leader apprécie le changement quand un manager préfère la
stabilité. Un leader privilégie le long terme quand un manager s’oriente vers
le court terme. Un leader est engagé dans une vision tandis qu’un manager,
soucieux des règles et des réglementations, est
concentré sur la procédure. Un leader chercherait à connaître « le
pourquoi » lorsqu’un manager s’attèlera à connaître « le
comment ». Un leader sait déléguer alors que le manager veut tout
contrôler. Un leader simplifie toujours quand le manager court toujours après
la complexité. Un leader se fie à son intuition quand un manager s’appuie sur
le raisonnement logique. Enfin, un leader tient compte de l’environnement
social au sens large quand le manager se limite davantage à ce qui se passe
dans sa sphère d’action.
En
observant le rôle des principaux dirigeants de l’Union Nationale, il est incontestable
qu’André Mba Obame joue le rôle de leader quand Zacharie Myboto et Jean Eyeghe
Ndong occupent hautement le rôle de manager. Et ce que beaucoup considèrent
comme un meeting inhabituel de l’Union Nationale s’explique par le fait que,
dans un contexte aussi ambiant et bouillonnant, Zacharie Myboto et Jean Eyeghe
Ndong n’ont pas su sortir de leur rôle de manager qu’ils ont pleinement joué à
un moment où le leader était vivement réclamé.
En
effet, durant la convalescence longue d’André Mba Obame avec qui nous avons pu
directement échangé, Zacharie Myboto et Jean Eyeghe Ndong pour ne citer que ces
deux hauts cadres de l’Union Nationale ont su tenir la détermination des foules
en haleine. Puis, ils ont également su réaliser un véritable travail de dédiabolisation
de l’opposition en général et de l’Union Nationale en particulier, avant de faire
comprendre à la majorité du peuple gabonais que la situation pathétique et
scandaleuse du Gabon n’était pas une question ethnique mais un problème
d’éthique républicaine, d’autant plus qu’il y a autant de pauvres dans le Sud
que dans le Nord du pays, que les nzébi, les punu ou les obamba vivent les
mêmes difficultés que les fang sinon pire, que les forces de l’ordre
connaissent les mêmes souffrances que le reste du peuple sinon pire, etc.
Ce
travail de démocratie participative qui, d’un œil d’observateur averti, n’est
pas à négliger et d’ailleurs on voit bien qu’il porte bien ses fruits car,
nombreux sont aujourd’hui les citoyens gabonais déterminés et courageux qui seraient
prêts à sacrifier leur vie pour le bien être du plus grand nombre quand
d’autres diraient pour la libération du Gabon des mains du PDG et des étrangers
étranges, arrogants, incompétents et impopulaires.
Réuni
pour la circonstance après que le leader ait moult fois averti que des mots
d’ordre clairs en ce temps de crise seront lancés du fait d’un endurcissement injustifié
du pouvoir, puis après la fin de l’échéance de l’ultimatum prononcé par le
manager Zacharie Myboto, le peuple présent et prêt attendait que le leader
passât à la suite logique d’un processus
de changement face à une gestion du pays digne d’une production artisanale
d’aguidi. Mais hélas, son absence a régné sur l’atmosphère surchauffée et les
managers à travers la teneur de leurs discours respectifs n’ont pas compris que
leur mission dans cette phase du combat était terminée et qu’ils se devaient
désormais d’attendre de poursuivre leur rôle à la prochaine étape. Ce qui a
naturellement suscité de vives réactions qui auraient pu être dramatique pour
leur vie car, quand on décide de poser une marmite sur le feu, il faudrait évidemment
s’attendre à ce qu’elle chauffe au point de brûler l’individu imprudent.
En
d’autres mots, Zacharie Myboto et Jean Eyeghe Ndong doivent très sincèrement remercier
le ciel d’être passé à côté d’un lynchage public. En même temps, il faut dire
qu’André Mba Obame aurait pu subir le même sort s’il avait été là et tenu un
discours digne d’un manager. Peut être que, seul son état de santé encore
frileux l’aurait sauvé d’un lynchage populaire mais pas d’une pluie diluvienne
d’injures bien méritée. Par la même occasion, le peuple en transe lui aurait non
seulement conseillé de passer la main mais surtout aurait pris conscience qu’il
ne pouvait désormais compter que sur lui-même. Ce qui ouvrirait la brèche à une
multitude d’actions individuelles spontanées que le pouvoir en place devrait
vraiment craindre car c’est lui qui aurait tout à perdre.
Par
conséquent, on ne peut que souligner la légitimité des interrogations du peuple
lorsqu’il se demande s’il faille toujours compter sur André Mba Obame dont
l’état de santé continue de demeurer un véritable mystère semblable à la
question de l’œuf et la poule qui serait né avant? Ou, était ce finalement la
stratégie d’André Mba Obame, de Zacharie Myboto et de Jean Eyeghe Ndong qui
visiblement semblent ne pas avoir envie de porter la responsabilité de
l’exacerbation des violences indispensables pour affronter la piteuse gestion
du pouvoir en place depuis 44 ans, de laisser le peuple gabonais engagé des
initiatives personnelles aux conséquences souvent incalculables ?
Autrement
dit, André Mba Obame aurait-il clairement opté pour le pire ?
Sa
parole ou ses explications sont plus que jamais attendues dans les tous
prochains jours avant que le peuple ne décide de le disqualifier et de devenir
son propre leader.
Par
Télesphore OBAME NGOMO
samedi 10 novembre 2012
Ali Bongo Ondimba marque des points au meeting de l’Union Nationale
Ali
Bongo Ondimba marque des points au meeting de l’Union Nationale
En
observant la mobilisation massive qui a eu lieu ce samedi 10 novembre 2012 au
siège de l’Union Nationale, nul participant ne pouvait imaginer que ce serait
Alain Bongo Ondimba qui en récolterait les meilleurs fruits.
En
effet, depuis le 22 septembre 2012, suite à l’ultimatum clairement lancé par
Zacharie Myboto, les populations gabonaises en proie à un changement véritable
attendaient avec impatience que des mots d’ordre précis soient énoncés afin de
rendre effectif cette nécessité de changement.
Hélas,
c’est quasiment la queue entre les jambes et la colère plein le cœur, symboles
d’une déception indiscutable, qu’elles sont reparties chez elles en souhaitant
tous les malheurs du monde à Zacharie Myboto et à Jean Eyeghe Ndong qui selon
elles, auraient brillé par une couardise insupportable.
Nombreux
sont ceux qui psalmodiaient, avec la rage jusqu’aux dents, que le changement ne
se décrète pas, quand d’autres affirmaient qu’il ne se nourrit pas non plus d’interminables
promesses de mots d’ordre et encore moins d’un maintien en haleine voire sous
perfusion de la tension en cours dans notre pays. Et les plus virulents,
vraiment plus qu’en colère n’hésitaient pas à dire : « finalement ce sont
des plaisantins, alors qu’ils laissent le petit (Ali Bongo Ondimba) finir son
mandat tranquillement s’ils sont incapables de le dégager malgré tout son
désordre au sommet de l’Etat».
Déjà,
le 11 août 2012, de retour d’une longue convalescence, André Mba Obame, en
invitant les populations au meeting du 15 août à Cocotier annonçait que des
mots d’ordre clairs seront donnés aux gabonais désireux d’un réel changement
pour faire entendre raison au pouvoir. Il en a été de même le 25 août lors de
sa dernière apparition en public. Puis, les conclusions des assisses de Mouila
des 8 et 9 septembre 2012 emboîtaient le pas à cette proposition de mots
d’ordre. Enfin, lors du meeting de Rio du 22 septembre, l’ultimatum clair et
public lancé par Zacharie Myboto invitait les partisans du changement à penser
que, si Zacharie Myboto se devait de ne nullement appeler à la guerre, il
devait au moins annoncer un agenda précis des actions à venir. Mais hélas, Jean
Eyeghe Ndong et lui ont laissé la foule en transe sur leur faim. La proposition
modérée et pertinente énoncée par Zacharie Myboto semble ne pas cadrer avec
l’état d’esprit des populations au regard des différents éléments toujours
utilisés ;
Face
à cette situation frustrante pour les populations, en tant qu’analyste de la
vie politique de notre pays, la première des choses qu’on pourrait soutenir
serait que, Zacharie Myboto et Jean Eyeghe Ndong, par la déception immense
qu’ils viennent de susciter chez ces nombreux partisans du changement, viennent
de se griller politiquement en même temps qu’ils viennent de servir une manne politique
à Ali Bongo Ondimba si et seulement si André Mba Obame continue d’entretenir le
mystère sur son état et ne fait pas une annonce plus accessible à la masse qui
attend des éléments concrets.
En
fait, c’est l’occasion pour Ali Bongo Ondimba de faire preuve d’un certain
génie politique stratégique de taille qui passerait inévitablement par des
changements immédiats, rapides et profonds, aussi bien au sein de son cabinet
que dans son gouvernement dirigé par l’Alzheimer technocratique d’Oyem, Raymond
Ndong Sima.
Selon
le contexte actuel, ce nouveau souffle qu’il pourrait s’offrir serait largement
plus salvateur que les stratégies à deux balles proposées par l’aguidi boy cupide
de Tsamba Magotsi et les débilités mystico-fétichistes conseillées par l’unique
dahoméen de Bongoville, Maixent Accrombessi, le leader des étrangers étranges,
arrogants, incompétents et impopulaires.
Faut-il
dire, ici et maintenant, que l’opportunité suicidaire que Zacharie Myboto et
Jean Eyeghe Ndong viennent d’offrir Ali Bongo Ondimba pourrait aussi être un
tremplin de taille pour tuer toute vulgarisation de l’idée de la tenue d’une
Conférence Nationale Souveraine pouvant tout simplement se transformer en
dialogue nationale populaire solennel regroupant toutes les forces vives de la
Nation avec en bonus, la réhabilitation inattendue de l’Union Nationale.
Enfin,
contrairement à ses pairs du monde arable qui ont connu des chutes dramatiques
et pathétiques, Ali Bongo Ondimba vient d’avoir une aubaine surprenante, fruit
de la stratégie inadaptée au contexte et à l’état d’esprit choisie par les
principaux leaders politiques de l’opposition gabonaise. Ce qui pourrait lui
garantir une paisible présence au sommet de l’Etat jusqu’en 2016, année de la
prochaine élection présidentielle. A moins que André Mba Obame, absent de ce
meeting raté bien heureusement selon certains, ou la société civile nous sortent
très rapidement un Joker habile qui pourrait sauver les principaux mobilisateurs
des masses populaires de l’opposition de leur stratégie déstabilisante pour les
Gabonaises et les Gabonais qui meurent d’envie d’en découdre une fois pour
toute avec l’arrogance des étrangers étranges, incompétents et impopulaires
ainsi qu’avec les méthodes de gestion moribondes du PDG.
Il
convient alors d’attendre, de la société civile, d’André Mba Obame ou d’Ali
Bongo Ondimba, qui fera très rapidement preuve d’opportunisme politique afin de
récupérer les milliers de militants de l’opposition complètement déçus et
démotivés.
Par
Télesphore OBAME NGOMO
vendredi 9 novembre 2012
878 millions de francs CFA virés sur le compte BGFI de Louis Gaston Mayila, pour quelle mission ?
C’est
parce que certains gabonais, dignes et fiers, savent que le pays est en danger
et qu’il y a lieu de faire preuve de patriotisme, comme ces jeunes français
lors de l’occupation allemande, qu’ils ont décidé de dénoncer les gens comme
Louis Gaston Mayila qui, pour de petits intérêts personnels, préfèrent voir
Maixent Accrombessi, Raspoutine le dahoméen alias l’aguidi boy en chef, au
sommet de notre pays.
Dans
certaines langues du Gabon, il est clairement dit que lorsque des oiseaux
s’agitent un peu trop dans l’arbre, très souvent il y a un danger qui ne serait
pas loin.
En
effet, depuis quelques semaines, le peuple Gabonais constate avec grand
étonnement l’agitation incessante de Louis Gaston Mayila. D’aucuns parmi les
langues les plus fourchues seraient même tentés de penser qu’il prendrait des
excitants ou des stupéfiants, tellement son énergie de sexagénaire, semblable
voire dépassant celle d’un jeune de 20 ans, déborde.
Mais
comme aime à le dire Zacharie Myboto : « La vérité est fille du temps ». Et nous y sommes dans le cas,
Louis Gaston Mayila.
Le
09 septembre 2012 à Mouila, Louis Gaston Mayila qui parlait pour le compte de
l’UFC naissante déclarait : « Face à
un pouvoir sourd aux complaintes et aux sollicitations du Peuple Gabonais,
l’opposition Gabonaise a décidé de consolider son unité par la mise en place
d’un regroupement dénommé « Union
des Forces du Changement »… L’opposition Gabonaise exprime la nécessité et
l’urgence d’aboutir à une alternance démocratique du pouvoir politique, le
système PDG, responsable de la défiguration et de la destruction de notre pays
et de sa population 44 ans durant, ayant plus que trop duré ».
Ensuite,
il renchérissait son propos dans un ton encore plus impératif en disant : « Pour parvenir à cet objectif d’une
alternance politique démocratique,
l’Opposition Gabonaise dans son ensemble exige du pouvoir actuel l’organisation
d’une Conférence Nationale Souveraine (CNS) qui reste une des voies urgentes, aux côtés de la transparence électorale déjà
engagée (dont la biométrie) et de toutes les autres options présentes ou à
venir, que l’Opposition jugera nécessaire… L’Opposition
Gabonaise exige également du gouvernement la réhabilitation de l’Union
Nationale, injustement dissout pour un acte qu’elle n’a jamais posé en tant
que parti politique ».
Cependant,
dans le journal « L’Union »,
dans son numéro 11.068, Louis Gaston
Mayila, dans un verbe osé, s’était autorisé, de soutenir que la tenue d’une
conférence nationale souveraine au Gabon n’aura pas lieu car cette idée serait
assimilable à un coup d’état constitutionnel avant de rajouter : « si un enfant est mort, il faut faire avec
ceux qui vivent. L’Union Nationale ne reviendra plus. Il faut ouvrir les yeux ».
Face
à ces déclarations déconcertantes, il a semblé bon mais surtout indispensable
aux membres de l’UFC de se réunir pour juger du cas de Louis Gaston Mayila qui
n’était d’ailleurs pas à sa première dérive nauséabonde. L’objectif pour les
autres membres de cette coalition de partis politiques de l’opposition était
donc d’isoler ce vilain fruit politique pourri qui ternissait gravement l’image
et la crédibilité de l’opposition gabonaise après la stratégie claire et pertinente
conseillée à l’opposition syrienne évoquée par François Hollande lors de son
interview avec France 24 le 11 octobre 2012. Une stratégie de changement
soutenue par la communauté internationale afin d’anéantir l’entêtement de
Bachar El Assad qui devra dégager au plus vite.
Lors
de cet échange franc et sincère de François Hollande avec les journalistes de
France 24, RFI et TV5 monde, le président français disait : «Il
faut fédérer l’opposition. Il
faut préparer l’après Bachar El Assad. Cette transition doit être une
transition vers la démocratie, et non vers le chaos. L’opposition doit réunir
toutes les forces de l’intérieur et de l’extérieur qui voudrait une Syrie libre
et démocratique. Pour le cas de la
Syrie, c’est nous qui avons demandé que l’opposition puisse se réunir. Il
faut que Bachar El Assad parte pour que nous puissions trouver une solution
proche de lui. Il y a des personnalités en Syrie qui peuvent être des solutions
de transition… »
Le
peuple Gabonais, témoin de tous les évènements et de tous les discours
politiques en cours dans le monde mais surtout dans notre pays, est plus que
surpris des différentes sorties politiques incohérentes et imbuvables de Louis
Gaston Mayila. En même temps, il s’était longtemps interrogé devant cette trop
grande accessibilité complaisante subite des médias soumis au pouvoir établi au
sieur Louis Gaston Mayila.
Faut-il
encore rappeler ici que l’opposition gabonaise, jadis Louis Gaston Mayila avec,
avaient toujours dénoncé l’accaparement abusif des médias d’Etat par le pouvoir
en place ?
Oui,
la vérité est fille du temps, nous dit bien le proverbe.
Aussi,
les Gabonaises et les Gabonais furent également surpris que, alors qu’il y a
des problèmes extrêmement important qui infestent leur quotidien, la principale
chaîne d’informations de l’Etat s’était autorisée à ouvrir ses antennes à Louis
Gaston Mayila afin qu’il exposât son verbe puant rien qu’à la suite d’une
simple minable rumeur sur son exclusion, ô combien recherchée et méritée, de
l’UFC.
C’est
alors que, durant cette prise de parole, Louis Gaston Mayila, dans une
arrogance et une suffisance digne d’un bon valet de Maixent Accrombessi, eût à
soutenir qu’il avait été celui qui avait organisé financièrement les assisses
de Mouila, que c’est l’UFC qui aura besoin de lui et pas le contraire, que
l’UFC n’existerait pas mais que ce ne serait qu’un simple projet, etc.
Face
à ces propos, il convenait de rechercher très rapidement la définition des mots
« exiger » et « projet » qui pour le premier avait
été la clé de voute du discours final des assisses de Mouila lu, bien
heureusement par Louis Gaston Mayila, et pour le second, qui vient trahir la
stratégie visqueuse, vicieuse et malicieuse de ce virus politique désormais mis
en quarantaine.
Selon
le Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales, le mot « exiger »
veut dire : « faire savoir que
l’on veut impérativement que quelque
chose soit fait ». Par conséquent, faudrait-il encore rappeler à Louis
Gaston Mayila que, dans le discours qu’il avait lu à Mouila, il disait
ceci : « Face à un pouvoir sourd aux complaintes et aux sollicitations du peuple
Gabonais… ».
Autrement
dit, malgré toutes les alertes lancées par l’opposition et la société civile au
pouvoir en place, c’est par une fin de non recevoir que ce dernier avait
toujours bien voulu répondre et que de ce fait, il n’était plus question de
demander mais d’exiger ? Que veulent alors signifier ses déclarations
dignes d’un cerveau bourré d’aguidi lorsque ce politicard venait déclarer
que l’idée d’une CNS serait un coup d’état constitutionnel et que l’Union
Nationale ne reviendra jamais ?
Ensuite,
dans le même dictionnaire agréé et disponible en ligne, le mot « projet »
désignerait : «ce qu’on a l’intention de faire et estimation des moyens nécessaires à
la réalisation ».
Devant
cette définition claire, on ne peut que se poser quelques questions. Si Louis
Gaston Mayila remet en cause l’esprit même du projet de Mouila qui comportait
deux principales exigences à savoir, la tenue d’une CNS et la réhabilitation de
l’Union Nationale, quelles raisons motiveraient encore sa volonté d’être
associé aux travaux de ceux qui entendent poursuivre le combat pour les
objectifs sus évoqués? Louis Gaston Mayila qui tient désormais le même discours
que le pouvoir en place peut-il nous dire si les 878 millions de francs cfa
(soit plus d’un million d’euro) constitueraient le trophée de sa basse besogne
ou seraient le butin mal acquis qu’il devra se partager avec ses quelques amis
de l’UFC et membres de l’ACR qui ont accepté de se faire du beurre sur le dos
du peuple gabonais ?
Au
regard de l’assimilation de l’ACR aux manigances de Louis Gaston Mayila, il
convient de délivrer quelques précisions à l’opinion publique.
En
effet, l’UFC qui s’est composée à Mouila comportait les 20 partis politiques
suivant : A.N.G, ARENA, CCDG, CDJ, EPI, FAR, FPU, MESP, MORENA, MORENA
UNIONISTE, PDN, PDS, PGP, PSD, PSU, RDD, RNB, UN, UPG, UPPNR.
Dans
cette coalition des partis politiques de l’opposition, on retrouve plusieurs partis
politiques qui appartiennent à d’autres coalitions de partis politiques de
l’opposition telles que la CPPA, la CPRO, l’ACR, etc.
Cependant,
nombreux sont les observateurs de la vie politique du Gabon qui ne parvenaient
pas à expliquer, pourquoi l’ACR, cette coalition de partis politiques de
l’opposition, dont les membres sont pourtant des membres indépendants de l’UFC,
s’est invitée au débat de l’exclusion de Louis Gaston Mayila ? En d’autres
mots, pourquoi cette coalition de partis politiques de l’opposition, également
membres indépendants de l’UFC s’est trahie en s’immisçant dans une affaire où
elle n’est nullement citée et reconnue ?
Comme
l’aurait si bien dit Laurent Gbagbo : « il y a anguille sous roche ».
En
recherchant une forme d’adhésion psychologique du fait de l’histoire de l’ACR,
Louis Gaston Mayila et ses complices, dans leur projet de vouloir sauver un
pouvoir qu’ils qualifiaient « de sourd aux complaintes et
aux sollicitations du peuple Gabonais, de responsable de la défiguration et de
la destruction de notre pays et de sa population depuis 44 ans durant » se
sont mêlés les pinceaux et ont dévoilé leur plan qui vient de répondre présent
aux abonnés échec : faire exploser l’opposition, tuer l’idée de la CNS
mais surtout vouloir enterrer l’Union Nationale sans l’avoir tué au préalable.
Un projet que le pouvoir en place peine à exécuter depuis bientôt 3 ans.
Comme
aimait à le dire respectivement un proverbe populaire et Omar Bongo
Ondimba : « un bien mal acquis
ne profite jamais » et « l’argent
n’aime pas le bruit ».
A
peine arrivé dans son compte de la Banque Gabonaise et Française
d’Investissement (BGFI), le stratagème orchestré par Louis Gaston Mayila
explose déjà. D’aucuns parleraient d’un mauvais partage quand d’autres évoquent
le caractère républicain et patriotique de ce scandale qui nécessitait une
sérieuse mise en lumière. Comme quoi il n’y a plus de doutes, les Gabonais qui
aiment leur pays ne se comptent pas encore du bout des doigts de la main.
Louis
Gaston Mayila et ses complices devront comprendre dans une prochaine vie politique
que le débat sur l’euthanasie n’existe pas seulement dans le domaine de la
médecine. Cette pratique s’est toujours invitée sans grands débats dans le
monde politique lorsqu’il s’est agi de mettre fin aux incapacités des régimes
en fin de vie qui patinent et piétinent pour répondre aux défis mondiaux mais
surtout aux besoins les plus élémentaires des populations.
Aussi,
il n’est pas toujours bon de se soumettre au proverbe disant : « un tiens vaut mieux deux tu l’auras »
lorsqu’il est l’heure et que nous avons l’âge pour le changement.
Par
Télesphore OBAME NGOMO
lundi 5 novembre 2012
Affaire René Ndemezo’Obiang : Qui doit à qui ?
En
observant la cabale médiatique injustifiée et suicidaire qui est faite par
Raphael Ntoutoume Nkoghe dans la presse collaborationniste aux ordres du
dahoméen de Bongoville contre la personne de René Ndemezo’Obiang, on ne peut
que se dire que la raison a réellement foutu le camp à la présidence de la
République.
En
effet, dans son livre « Lumière sur
le Gabon » dans lequel il insulte copieusement la famille Bongo, le
parti démocratique gabonais (PDG) et le régime qu’il sert aujourd’hui avec un
zèle d’aguidi boy, au chapitre « Résumé
des mutations politiques de 1967 à 1989 », Raphael Ntoutoume Nkoghe,
l’unique conseiller d’Ali Bongo Ondimba, critiquait sévèrement René
Ndemezo’Obiang et l’accusait d’avoir pratiqué ce qu’il avait appelé « l’entrisme » car ce dernier avait
accepté de collaborer avec Omar Bongo Ondimba.
Mais,
la différence entre René Ndemezo’Obiang et Raphael Ntoutoume Nkoghe réside dans
l’attitude des deux hommes qui ont accepté de servir le système politique en
place. Il n’existe aucun écrit de René Ndemezo’Obiang dans lequel il aurait
juré sur tous les dieux des enfers qu’il ne servirait jamais le régime d’Omar
Bongo Ondimba en y pratiquant « l’entrisme ».
Ce qu’on sait, c’est que René Ndemezo’Obiang avait dans le temps dénoncé les
travers du parti unique. Si ça c’est une faute, alors comme dénommer le
comportement de Raphael Ntoutoume Nkoghe ?
Dans
la préface de son livre ainsi que les chapitres suivants, Raphael Ntoutoume
Nkoghe, l’unique conseiller au monde qui peut se permettre de traiter son chef
d’inconscient, d’incompétent, de tribaliste et de « génocidaire »
disait : « Des témoignages des
collègues diplomates qui l’ont connu avant moi, j’ai surtout retenu qu’il
s’agissait d’un journaliste déterminé, provocateur et qui a le don d’indisposer
le régime. Pas seulement à cause de ses écrits, mais surtout parce qu’il n’a jamais voulu composer avec le pouvoir,
repoussant toutes les offres qui lui ont été faites et éprouvant une souveraine
indifférence à l’égard de l’argent du Palais (présidentiel)».
Au
regard de ce que Raphael Ntoutoume Nkoghe, l’unique conseiller d’Ali Bongo
Ondimba également appelé Sabrina COURTOIS, écrit aujourd’hui dans la griffe de
Cotonou, on ne peut que se demander où serait passé cette puissante résistance
à l’argent du palais présidentiel ? On voit bien que celui qui avait écrit
dans son livre: «Tout en s’acharnant sur
l’Eglise catholique, Bongo s’activait également à mettre en rotules l’Eglise
protestante. Parce que celle-ci ayant notamment la main mise sur trois
provinces d’influence notable et à forte domination démographique d’une ethnie
dont il rêve la disparition : l’ethnie fang, qui coiffe les trois
provinces du Woleu-Ntem, Moyen Ogooué et Ogooué Maritime…», au chapitre
« Eglise protestante » souffre de véritables troubles et ne peut se
permettre d’insulter ou de critiquer René Ndemezo’Obiang qui a donné son point
de vue sur le dialogue national plus qu’urgent et que de nombreux gabonais
appellent de leurs vœux.
Et
Raphael Ntoutoume Nkoghe, la lumière inspiratrice du palais présidentiel de
rajouter dans son livre : « Pour
espérer une vie aisée, il faut alors renier ses convictions - pour ceux qui en
ont eues - et son activisme contestataire pour entrer dans le cercle des alliés
du régime. Les précurseurs de cette course à l’aisance matérielle vont inventer
l’entrisme. Ils prétexteront leur reddition par une approche qui consiste à
pénétrer le système pour le changer de l’intérieur… Une fois leur forfaiture
consommée, les entristes se sont mis entièrement au service de Bongo. Le plus
souvent avec zèle. Tout en profitant des largesses que leur offrait le régime.
C’est ainsi qu’ils n’ont pas tardé à devenir riches et à susciter jalousie et
complexe auprès des autres compagnons de la contestation ».
En
lisant ces propos d’hier de Raphael Ntoutoume Nkoghe, l’auteur de l’unique
livre au monde qui appelait à la décapitation du PDG et du maître du régime
Bongo, ainsi que ses innombrables injures d’aujourd’hui à l’égard de ceux qui
osent avoir une voix discordante face aux fautes politiques du régime en place,
on ne peut que se demander qu’est ce qui ne va pas chez cet homme ou qu’est qui
n’a pas marché ? Encore une fois de plus, est-il réellement qualifié pour
insulter, critiquer ou vilipender René Ndemezo’Obiang ou un quelconque citoyen
gabonais qui ne serait pas d’accord avec la gestion critiquée et
critiquable d’Ali Bongo Ondimba ?
Voudrait-il
que tout le monde puisse faire comme lui, pratiquer l’entrisme et insulter ceux
qui s’opposeraient au régime d’Accrombessi afin d’essayer de se donner bonne
conscience face à ses écrits qui lui rappellent sans cesse son triste passé,
finalement ?
Quand
Raphael Ntoutoume Nkoghe se met à courir après un culot inqualifiable en tentant
d’humilier René Ndemezo’Obiang sous le regard passif des autres membres du
pouvoir en place, oublie t-il ce que lui-même avait écrit dans son livre
concernant l’état d’esprit qui avait suscité l’avènement de la conférence
nationale de 1990 ?
Certainement,
trop concentré à inventer de nouveaux mensonges et d’ingénieux montages à deux
balles pour remplir ses torchons de service, nous ne pouvons pas laisser la
maladie d’Alzheimer frapper un compatriote aussi « jeune ». Aussi,
nous nous offrons le plaisir thérapeutique et salvateur en lui rappelant
certains passages de son propre chef d’œuvre sur l’idée de la conférence
nationale qui lui font déchaîner ses réserves en mythomanie sur René
Ndemezo’Obiang.
Raphael
Ntoutoume Nkoghe écrivait ceci : « Avec le concours du vent de l’Est qui sécrète, le 17 décembre 1989, la
contestation estudiantine à Libreville, la rue oblige Bongo à revoir
l’organisation de son pouvoir… on retient la nécessité de débattre publiquement
de la situation socio-politique du pays afin de laisser aux uns et les autres
la latitude de vider leurs vieilles rancœurs et de cracher l’amertume longtemps
accumulée. La méthode revient au choix du modèle Béninois : la Conférence
nationale ».
Puis,
il renchérissait en disant : « Pour
le régime ébranlé, il s’agit d’atteindre deux objectifs. 1/ Atténuer la
contestation grandissante afin qu’elle ne prenne pas les allures d’une
insurrection généralisée. 2/ Créer une liberté contrôlée dans un vaste parti
unique (le RSDG). Parti que doivent intégrer les contestataires afin d’obtenir
et le silence des porte-voix de la contestation et la corruption directe de
ceux-ci. Surtout des plus déterminés ».
Ensuite,
ce sulfureux conseiller d’Ali Bongo Ondimba de préciser : « Le fait de donner enfin publiquement la
parole aux contestataires est perçu par ces derniers comme un signe évident
d’affaiblissement du régime. Ils décident alors de tenter, si ce n’est un coup
de force, mais du moins un grand coup. Pour
cela, ils vont réclamer, dans un premier temps, la souveraineté de la
Conférence nationale. Bongo voit venir le danger et oppose une fin de
non-recevoir, appuyé en cela par ses amis du Bureau de la Conférence
nationale… Finalement, on laisse aux faucons du régime le soin de la rédaction
de la future Constitution et d’un Code électoral qui va curieusement céder à
l’administration pédégisée, partiale et sensible à l’argent, l’entière gestion
des élections législatives ».
Chers
lecteurs vous ne rêvez pas. Voici les écrits d’un individu qui s’estime encore
légitime pour donner des leçons de morale aux gabonais.
Face
aux insanités qui sont pondues contre la personne de René Ndemezo’Obiang, on
est tenté de se demander, d’Ali Bongo Ondimba et de René Ndemezo’Obiang, qui a
rendu service à l’autre ? Entre le PDG, le régime en place et René
Ndemezo’Obiang, qui a plus donné à l’autre ? Et enfin, Omar Bongo Ondimba
n’avait-il pas le devoir de renvoyer à René Ndemezo’Obiang l’ascenseur au nom
des nombreux services rendus ?
Deux
proverbes sont à retenir devant le contexte qui s’impose. Tout d’abord, il
convient de rappeler que l’oiseau oublie le piège, mais il n’en est pas de même
pour ce dernier. Puis, quand on tue le poussin, le petit canard regarde.
Au
regard des services rendus par René Ndemezo’Obiang au parti démocratique
gabonais, puis au régime d’Omar Bongo Ondimba hérité par Ali Bongo Ondimba,
puis à ce dernier lors de l’élection explosive de 2009, ne paraissait-il pas
légitime pour ne pas dire normal que se fusse ce fidèle et loyal serviteur qui
aurait dû bénéficier de la première primature dans le Woleu-Ntem ?
Jean
Louis BORLOO n’a-t-il pas lâché Nicolas Sarkozy et refusé de réintégrer le
gouvernement 2 de François FILLON lorsque le prédécesseur de François Hollande
ne lui offrit le poste de premier ministre qu’il méritait au regard de la
situation sociopolitique en France à mi-mandat ? A-t-il pour autant fait l’objet d’injures et
de caricatures du cabinet de Nicolas Sarkozy quand bien même le patron du parti
radical critiquait et contestait ouvertement les mesures prises par Nicolas
Sarkozy et François Fillon ?
La
reconnaissance, elle existe aussi en politique. Elle ne peut se faire et ne
doit nullement être cautionnée lorsqu’elle se fait à géométrie variable. Ali
Bongo Ondimba ne peut pas d’un côté considérer Maixent Accrombessi et sa
cohorte d’étrangers étranges, incompétents, arrogants et impopulaires comme des
demi-dieux et remercier les gabonais qui l’ont soutenu en monnaie de singe en
espérant que cela les amuserait.
Si
effectivement, la reconnaissance entraîne la loyauté et la fidélité, il va s’en
dire que l’ingratitude suscite aussi bien la déception que l’urgence d’une conspiration. Ali Bongo Ondimba s’est
publiquement montré extrêmement infecte à l’égard de tous ceux qui n’ont pas
porté leur choix sur sa personne en 2009. Les preuves sont là, et tout le Gabon
sait que de nombreux professeurs d’université sont sans salaires depuis son
accession au pouvoir du fait de leur choix politique. Un fait que nous avons
d’ailleurs toujours dénoncé. Il en a été de même aussi bien pour tous ceux qui
ont contesté sa désignation comme candidat devant représenter le parti démocratique
gabonais à l’élection présidentielle anticipée ainsi que lors du vote du futur
président de la République.
Devrait-on
comprendre, en lisant les injures de son conseiller Raphael Ntoutoume Nkoghe
qui l’a pourtant traité de voleur et de receleur dans son livre « Lumière sur le Gabon », qu’il n’a
que des droits et pas de devoirs envers autrui ? Devrait-on comprendre par
cette cabale médiatique orchestrée par son conseiller contre la personne de
René Ndemezo’Obiang que les gabonais lui doivent une dévotion voire une
soumission parfaite sans rien attendre de lui en retour ? Devrait-on croire
qu’Ali Bongo Ondimba penserait que les gens font la politique pour admirer ses
rêves?
Si
telles sont les conceptions de l’investissement en politique d’Ali Bongo
Ondimba dessinées par son conseiller Raphael Ntoutoume Nkoghe, on peut alors lui
rappeler que toute personne s’investit dans quelque chose lorsqu’elle y voit
d’abord son intérêt au-delà de l’intérêt général. Des ambitions n’existent pas
seulement pour ceux qui veulent ou sont chefs d’Etat.
Par
conséquent, si c’est ainsi qu’Ali Bongo Ondimba, le PDG et le régime en place
remercient des gens comme René Ndemezo’Obiang, qu’en sera-t-il pour tous ceux
qui n’en ont pas fait autant pour le maintien du PDG à la tête de l'Etat depuis 45 ans? Même si on voit bien que les étrangers étranges
du palais présidentiel semblent répondre à une autre logique.
De
Jean Louis Borloo et de Nicolas Sarkozy, on a bien vu celui qui avait plus à
perdre selon le contexte qui pesait sur la France lors de l’élection
présidentielle de mai 2012. Par conséquent, que Raphael Ntoutoume Nkoghe sache
que, de René Ndemezo’Obiang et d’Ali Bongo Ondimba, c’est son chef qui a le
plus à perdre. Omar Bongo Ondimba avait su être reconnaissant envers René son
collaborateur en le mettant à l’abri du besoin matériel et financier.
Malheureusement, Omar Bongo Ondimba n’avait pas laissé une recette miracle à
son actuel successeur pouvant l’épargner d’une quelconque contestation politique
et populaire susceptible d’écourter sa présence au sommet de l’Etat ou d’entraîner
la fin de ses ambitions à la tête du pays.
Que
Raphael Ntoutoume Nkoghe, le lumineux et sulfureux conseiller d’Ali Bongo
Ondimba qui, dans son livre, au chapitre « Eglise protestante »,
avait écrit que Bongo rêvait de la disparition de l’ethnie fang comprenne que
ses minables écrits, dignes d’un entriste zélé, ne pourront nullement faire
disparaître l’incontestable potentiel politique de René Ndemezo’Obiang. Car,
une parole n’a de sens que parce qu’elle est prononcée par la bonne personne.
Autrement dit, un cerveau et une bouche remplis d’aguidi et une plume tenue par
un individu plus que corrompu ne peuvent plus trouver une once de crédibilité,
de légitimité et de sincérité auprès de l’opinion publique.
Des
reconversions professionnelles pour des gens comme Raphael Ntoutoume Nkoghe
existent. Il serait peut être temps,
après avoir connu les deux extrémités, anti Bongo-PDG et vuvuzéla d’Accrombessi
et membre du conseil national du PDG, de s’investir sur un chantier vierge. Comme
quoi il existe vraiment des « nés avant la honte ».
Tous
les Gabonais peuvent tout reprocher à René Ndemezo’Obiang mais certainement pas
Raphael Ntoutoume Nkoghe au cerveau bourré d’aguidi venue d’Abomey.
Par
Télesphore OBAME NGOMO
samedi 3 novembre 2012
Les premiers effets du discours d’Ali Bongo Ondimba devant le Parlement en Congrès
Alors
que le 12 septembre 2012, le monde entier s’attendait à une hauteur d’esprit
digne d’un homme d’Etat lorsqu’Ali Bongo Ondimba convoqua pour la première fois
le Parlement réuni en Congrès, le peuple Gabonais et la communauté
internationale avaient eu droit, en plus d’un règlement de compte public avec
tous ceux qui s’opposent à la pensée unique au PDG et au Gabon, à un discours
digne de Pétain sous l’ère de la collaboration à Vichy.
En
effet, la tristesse des évènements du 11 septembre a tiré en longueur au Gabon
car, le jour de son discours devant les Parlementaires Gabonais, Ali Bongo
Ondimba est venu confirmer sa volonté d’imposer au peuple gabonais, l’omniprésence
et l’omnipotence des étrangers étranges, arrogants, incompétents et
impopulaires. Autrement dit, il entend poursuivre son réel projet d’imposer aux
Gabonais la domination de Maixent Accrombessi et celle de ses sbires tout en
espérant qu’il n’y aurait pas de voix opposées à l’instauration de l’esprit de
Vichy dans notre pays.
Aussi,
grande fut en ce jour, la tristesse et la désolation des Gabonaises et des
Gabonais lorsqu’ils constatèrent que, ses propos mal venus et considérés comme
déplacé de la part d’Ali Bongo Ondimba ont été applaudis par des individus
sensés protéger leurs propres compatriotes. Et, c’est dans ce même état
d’esprit que le peuple insulté a fustigé avec la dernière énergie cette attitude
hypocrite des parlementaires du PDG qui pourtant subissent au quotidien
l’arrogance et la suffisance de Maixent Accrombessi et sa cohorte d’étrangers
étranges.
Depuis
cette date qui officialisait l’instauration du Pétainisme au Gabon, le peuple
Gabonais sait désormais qu’il ne pourra compter que sur lui-même car il venait
d’être livré gratuitement à la vindicte des étrangers étranges. C’est alors que
le 02 novembre 2012, au quartier Nkembo, un ressortissant de nationalité
camerounaise a sauvagement poignardé, et sans le moindre état d’âme un citoyen
gabonais dans son propre pays. Ce qui est totalement inadmissible quand on sait
qu’un tel comportement ne peut pas traverser la tête d’un gabonais séjournant
en terre camerounaise ou dans un tout autre pays du monde.
Aussi,
on ne peut que se poser la question de savoir : Où ce tueur camerounais aurait
pu bien trouver la force, l’énergie et
l’assurance pour accumuler et coordonner les gestes qui lui ont permis de mettre
fin aux jours d’un Gabonais sur la terre de ses ancêtres ?
De
nombreux observateurs de la vie politico-sociale de notre pays invitent bon
nombre de citoyens du monde à revisiter froidement le comportement, les
décisions, les choix et le discours d’Ali Bongo Ondimba afin de comprendre
combien de fois les attitudes reprochées sont totalement nocives pour la
défense de l’intégrité du territoire qui figurait pourtant dans le défunt projet
de société « L’Avenir en confiance » en son axe 4.
Dans
ce discours lu devant des individus sensés protéger les Gabonais, Ali Bongo
Ondimba invitait le peuple Gabonais à presque se renier au profit d’un
assujettissement aux diktats de ses mauvais choix symbolisés par l’invasion de
la légion étrangère du palais du bord de mer qui entend poursuivre sa razzia
financière mortelle sur notre économie déjà fortement dégradée.
Une
attitude pétainiste qui a effectivement été la goutte d’eau qui fit déborder le
vase et qui exposa au grand jour la fin de non recevoir d’Ali Bongo Ondimba
devant la volonté de la majorité des Gabonais de voir Maixent Accrombessi dégager
de notre pays avec sa ribambelle de thuriféraires, arrogants et incompétents.
Or,
on se souvient parfaitement que, le 16 octobre 2010, dans un discours lu à la
Nation, Ali Bongo Ondimba déclarait : « Prenons soins de nos pensées parce qu’elles deviennent des mots.
Prenons soins de nos mots parce qu’ils deviennent des actions. Prenons soins de
nos traditions et de nos habitudes parce qu’elles forment notre culture.
Prenons soins de notre culture parce qu’elle forme notre destin ». Et
nous y sommes avec cet étranger qui a arraché un Gabonais à l’affection des
siens dans son propre pays.
En
mettant un nombre insupportable d’étrangers non qualifiés, incompétents et
arrogants au sommet de l’Etat, accompagnant cette ignominie d’un discours digne
de la collaboration de Vichy, Ali Bongo Ondimba offre une assurance démesurée
et injustifiée aux étrangers étranges au point que ces derniers estiment
désormais qu’ils peuvent se permettre des comportements de barbare sur notre
propre territoire et devant les esprits de nos ancêtres qui se sont battus pour
nous laisser en héritage ce que tout homme a de plus cher, sa terre.
Cet
étranger qui vient d’ôter la vie d’un Gabonais pourra un jour repartir dans son
pays, sa terre natale, le Cameroun. Mais où pourraient aller ces milliers de
Gabonais qui vivent maintenant étrangement et en étranger dans leur propre
pays ?
Le
comble de cette situation agaçante est que, dans son discours devant le
Parlement réuni en Congrès, Ali Bongo Ondimba donnait l’impression d’avoir pris
conscience que de nombreux gabonais n’ont pas de pays de rechange. Alors que,
ce fait ne concerne pas sa brochette d’étrangers arrogants et incompétents
qu’il tente de nous imposer au sommet de l’Etat.
Voici
qu’aujourd’hui, le 02 novembre 2012, le Gabon pleure un de ses fils tout
simplement parce qu’un étranger a trouvé une assurance dans les comportements
exacerbés par Ali Bongo Ondimba. Car, disons le au passage, un enfant ne trouve
t-il pas plus de force pour agir, en mal en général, lorsqu’il sait que ses
parents ne sont pas loin et qu’ils lui assureront une certaine protection?
Ou encore, n’est-on pas plus rassuré ou moins stressé quand on sait qu’on a en
face de soit un semblable qui dispose d’une superbe puissance ou d’une capacité
de se protéger mutuellement?
Voici
les conséquences des choix d’Ali Bongo Ondimba lorsqu’il tente de faire croire
qu’une ouverture incontrôlée et injustifiée est indispensable pour notre pays.
Par
ailleurs, on constate une grande contradiction lorsqu’on apprend que 200
militaires français qui formaient nos compatriotes à la Garde Républicaine
n’ont pas pu voir leur contrat renouvelé du fait des petites considérations
politiciennes. Puis, que des milliers de ressortissants congolais qui fuient la
chasse aux sorcières dans leur pays d’origine sont envoyés finir leur jour dans
la gueule de leurs bourreaux qui les attendent avec des gourdins et des armes
apprêtés depuis plusieurs années. Et enfin, personne ne comprend cette ouverture
à géométrie variable lorsqu’on apprend que nos vaillants soldats gabonais qui
apportaient leur expertise à nos frères centrafricains ont été rappelés au pays,
sous prétexte, non dit mais pourtant officiel, que François Bozizé n’aurait pas
soutenu la candidature de Jean Ping pour un second mandat à la tête de la
commission de l’Union Africaine.
Voici
en claire l’ouverture floue du pouvoir gabonais qui peine à assurer la sécurité
de ses propres fils. Faut-il encore rappeler que les forces de sécurité sont
pourtant partout dans la ville ? Faut-il encore rappeler que Maixent
Accrombessi immobilise à lui seul des dizaines d’agents de forces de
l’ordre ? Faut-il encore préciser que le jeune gabonais tué par un
étranger étrange l’a fait à un jet de pierres d’un commissariat ? D’où
l’assurance certaine que ces individus malveillants semblent désormais disposés
sur notre propre territoire au point de psalmodier à tout va à des
citoyens gabonais: « je suis plus gabonais que toi… ».
Jean
Marie le Pen dont la philosophie ne regorge pas toujours que des propos
incisifs disait clairement : « je
préfère mon fils à mon neveu et mon neveu au fils du voisin ». Une
logique que la majorité des individus font vivre sans complexe mais refusent décident
de jouer les vierges effarouchées lorsqu’on décide transcrire en mot cette réalité
qu’on pourrait considérer comme naturelle voire humaine.
Nul
ne peut prétendre aimer le Gabon et vouloir son développement quand on assiste
à une préférence affichée pour des ressortissants béninois, somaliens,
sénégalais ou maliens quand dans le même temps on sait que notre pays foisonne
de lumières intellectuelles capables de répondre dignement, patriotiquement et
courageusement aux nombreux défis qui se sont imposés dans notre pays. Nul ne
peut comprendre que l’on puisse renvoyer des étrangers qui nous apportent leur
savoir faire, leur force de travail quand en même temps c’est la promotion de
la cancritude de Maixent Accrombessi qu’on nous brandit comme un trophée mal
acquis.
Enfin,
il convient de dire que la préférence nationale n’est nullement un acte
d’exclusion des étrangers que nous respectons et que nous accueillerons toujours
sur notre sol si et seulement si ils s’inscrivent dans l’esprit des lois de la
République mais surtout si leur séjour au Gabon, long ou court, apporte une
plus value à notre pays et à ses populations.
Le
Gabon n’a pas vocation à collectionner la racaille venue d’ailleurs comme on le
voit avec le sulfureux et délinquant Maixent Accrombessi dont nous exigeons
sans délais le départ de notre pays. Les Gabonais ne vont pas se renier pour
faire plaisir à un individu qui ne sait que creuser la bonne dimension des trous
afin d’y enfuir des gri-gri mystificateurs. Ni les fang, ni les téké, ni les
omyènè, ni les punu et encore moins les dzébi ne vont se renier tout simplement
parce qu’il faut offrir une place non méritée à l’aguidi boy en chef, unique
dahoméen de Bongoville.
Et
comme diraient les anciens, si dans les jours qui suivent, le bébé continue de
refuser de sortir du bain alors que l’eau utilisée l’a déjà trop sali, il
convient de le jeter en même temps que l’eau non recyclable car il serait
devenu lui aussi, une vraie saleté.
Le
Gabon, d’abord aux Gabonais.
Par
Télesphore OBAME NGOMO
jeudi 1 novembre 2012
Mayila noyé par le régime d’Ali Bongo Ondimba…
Dans
ses péripéties spectaculaires, l’auguste professeur Guillaume Pambou Tchivounda
demanda un jour à des étudiants de l’université Omar Bongo si un enfant de 6
ans pouvait porter un autre de 10 ans. La question posée paraissait stupide de
prime abord du fait de son évidence, mais bien loin de là.
En
effet, en observant le comportement plus qu’incohérent et inconstant de Louis
Gaston Mayila, on ne peut que se demander comment un tel poids mort politique,
incapable de réunir plus de 980 voix dans son fief politique de Tsamba Magotsi,
avait-t-il pris le haut risque suicidaire, qui lui a d’ailleurs été fatal, de
porter un régime aussi lourd que celui qui est actuellement dirigé par Ali
Bongo Ondimba ?
En
fait, Louis Gaston Mayila aurait d’abord dû prendre conscience qu’il n’aura
jamais l’aura, le génie et l’habileté politique de Paul Mba Abessolo. Puis, il
aurait dû s’apercevoir qu’Ali Bongo Ondimba n’aura jamais l’agilité, la
sagesse, la générosité et la modestie
d’Omar Bongo Ondimba. L’ex politicard de Tsamba Magotsi aurait dû lire avec
beaucoup plus de vigilance tous les derniers signes du temps que sont : la
forte contestation interne du système développé par Ali Bongo Ondimba,
symbolisé par une mauvaise gestion orchestrée par Maixent Accrombessi et sa
cohorte d’étrangers étranges, arrogants, incompétents et impopulaires, la vague
du printemps arabe, la nouvelle donne élyséenne et la détermination du peuple
gabonais à faire valoir ses droits les
plus élémentaires.
Aussi,
Louis Gaston Mayila aurait dû remarquer que, les principaux stratèges
politiques du pouvoir d’Omar Bongo Ondimba qui avaient su amortir les
revendications populaires qui avaient eu pour but d’en découdre une fois pour
toute avec un système qui avait failli, sont aujourd’hui unis dans l’Union
Nationale. De ce fait, qu’ils sont bien outillés pour éviter les pièges
qu’eux-mêmes avaient jadis tendu aux radicaux de l’opposition. Puis, cet ancien
avocat aurait dû comprendre qu’on ne se baigne pas deux fois avec l’eau du même
fleuve.
Autrement
dit, l’Union des Forces du Changement (UFC) ne pouvait nullement être le
Rassemblement Social et Démocratique Gabonais (RSDG). Et enfin, François
Hollande bien qu’étant un fils politique de François Mitterrand ne sera jamais
ce dernier.
Au
regard de ces différents points évoqués, il convient de solliciter l’histoire
et ses différents enseignements, et d’apprécier froidement les récentes
manœuvres politiciennes de Louis Mayila et ses acolytes qui se démasqueront
tout seuls très bientôt.
Tout
d’abord, il faut clairement dire que le système incarné par Ali Bongo Ondimba
prend de l’eau chaque jour que Dieu fait et son pouvoir tend de plus en plus à
sombrer.
En
effet, tous les piliers du système d’Omar Bongo Ondimba sur lesquels Ali Bongo
Ondimba s’était appuyé pour atteindre le sommet de l’Etat sont aujourd’hui
complètement ébranlés. Sur le plan familial, de nombreuses rumeurs incessantes laissaient
entendre l’émergence d’une rupture entre Ali Bongo Ondimba et la plus grande
partie de sa fratrie. C’est ce que nous révèle sans aucune modération la très bien
informée « Lettre du Continent »
du 25 octobre 2012 au numéro 645 qui titrait son article : « Pascaline reçoit les parias du clan Bongo ».
Dans celui-ci, il est clairement développé les déceptions, les mécontentements
et les tensions des enfants d’Omar Bongo Ondimba qui semblent désormais
condamnés à vivre en exil pour la plupart.
Puis,
du côté du clan Téké et de la province du Haut-Ogooué, la grande majorité des
cadres altogovéens ont été débarqués de leur poste pour des raisons qui ne
convainquent personne lorsqu’on observe objectivement l’impressionnante gabegie
financière qui continue et qui semble être encouragée par la mauvaise gestion
présidée par Ali Bongo Ondimba. C’est dire finalement que le mal qui accable le
Gabon n’est pas tous ces hauts cadres qui sont sortis du pouvoir en 2009 pour
certains et mal récompensés pour d’autres, mais il est à rechercher dans ceux
qui tiennent encore la bourse et les leviers de l’Etat.
Ensuite,
côté parti démocratique gabonais (PDG) et franc-maçonnerie, respectivement, la
déception et la contestation sont de taille. Le parti au pouvoir depuis 45 ans
qui aurait dû être le bras armé des politiques et des choix stratégiques mis en
place par l’exécutif ressemble de plus en plus à une association de veuves qui
s’enfoncent mutuellement dans un chagrin inqualifiable. Idem pour de plus en
plus de frères de lumière qui ne supportent plus les impostures diverses et
variées occasionnées par des choix complètement impertinents et téléguidés à la
tête des différentes loges, mettant ainsi les enseignements du pavé de mosaïque
en dessous des intérêts politiques des nouveaux tenants du pays.
Enfin,
il y a les réseaux internationaux laissés par Omar Bongo qui sont totalement en
lambeaux. Le Gabon a successivement perdu la tête de la Banque des Etats de
l’Afrique Centrale et la présidence de la Commission de l’Union Africaine. On
peut aussi rappeler les rapports très tendus entre le Gabon et la France suite à
l’appréciation rigoureuse de l’élection d’Ali Bongo Ondimba à la tête du Gabon en
2009, suite également aux déclarations intempestives et injustifiées faites par
les responsables du pouvoir gabonais quand le PS réchauffait les bancs et les
rangs de l’opposition en France. Et la « Lettre du Continent » du 27
septembre 2012 dans son numéro 643 nous donne la température des relations
entre Ali Bongo Ondimba et tous ses pairs de la sous région dans un article
intitulé « Quand AMO surfe sur le
tout sauf Ali ». De plus, dans une interview réalisée avec France 24,
François Hollande annonçait clairement qu’une famille serait directement voire
principalement mêlée dans le scandale des biens mal acquis. Et Jean Christophe
Cambadélis de préciser qu’il s’agit de la famille Bongo du Gabon en y
ajoutant : « des mesures vont
être prises ».
C’est
dire que, en voulant aveuglement voler au secours du régime sous la forme d’un
RSDG version remixée, Louis Gaston Mayila dans une suffisance, on ne peut plus
ridicule, a manqué de sagesse en pensant qu’il avait à faire, dans
l’opposition, à une bande d’idiots ou de novices qui ont coupé toutes relations
avec leurs anciens amis du pouvoir qui ne supportent plus la présence d’Ali
Bongo Ondimba à la tête de l’Etat sans avoir le courage de le dire haut et fort.
En
créant le RSDG avec le concours de Paul Mba Abessolo, Omar Bongo Ondimba
voulait en effet tuer dans l’œuf toutes les formes de contestations qui
émergeraient et menaceraient davantage son pouvoir. C’est alors que, en 2012,
malgré les mesures arbitraires et anti démocratiques prises par le pouvoir en
place, peinant à affaiblir l’aura débordante d’André Mba Obame, entretenue par
Zacharie Myboto et les cadres de l’Union Nationale, depuis le décès brutal et
inexpliqué de Pierre Mamboundou Mamboundou, Louis Gaston Mayila s’est cru
capable d’étouffer cette force politique au sein de l’UFC dont il revendique la
paternité alors que, dans une lettre incendiaire de bas étage datée du 29
septembre 2012 et digne de petits esprits, les cadres de l’ARENA, ce parti
politique incapable de réunir plus de 72 personnes, rappelaient à qui voulait
l’entendre que l’idée des Assisses de Mouila seraient née des volontés jumelées
de Richard Moulomba et de Davin Akouré. Aucune référence à Louis Gaston Mayila
n’avait été faite de près comme de loin.
Avec
un peu plus de recul, on s’aperçoit que ce silence éloquent était certainement entretenu
dans le seul but de ne point favoriser l’émergence d’un quelconque soupçon du
plan machiavélique de Louis Gaston Mayila et ses commanditaires qui vient
malheureusement d’échouer, emportant avec lui dans les poubelles de l’histoire
politique de notre pays toutes les plumes de Louis Gaston Mayila. Du moins,
celles qui semblaient encore lui rester.
En
fait, le scénario arrêté par Louis Gaston Mayila et les bailleurs de cette
basse manœuvre politicienne était d’organiser un semblant d’unité de l’opposition,
d’où l’idée des assisses de Mouila. D’ailleurs, celles-ci auraient été financées
à plus de 50% par ce nouveau paria de la politique au Gabon. Un investissement
plus qu’étonnant quand il est de notoriété publique que ce cautionnaire de la
mauvaise gouvernance au Gabon est une réincarnation presque parfaite de Picsou
à Tsamba Magotsi.
Puis,
il était question de faire semblant
d’adhérer à l’idée de la Conférence Nationale ainsi qu’à la réhabilitation de
l’Union nationale pour ensuite faire exploser par la division cette nouvelle coalition des partis
de l’opposition. Dans ce chapitre, il était question de donner l’impression qu’il
y a deux blocs qui s’affrontent : le Nord contre le Sud. C’est pourquoi,
on pouvait très souvent lire dans la presse collaborationniste aux ordres de
Maixent Accrombessi, UFC Nord et UFC Sud. Ainsi, le trouble et la confusion auraient
pu s’installer dans l’esprit des Gabonais et celui de la communauté
internationale avec pour objectif de faire définitivement disparaître l’idée de
la conférence nationale souveraine tant souhaitée par le peuple gabonais dans
sa très grande majorité.
Mais,
pour les observateurs avertis de la vie politique de notre pays, le piètre
passage télévisé du 12 septembre 2012 de Louis Gaston Mayila avait déjà éveillé
une forte dose de suspicion ainsi que de nombreuses interrogations. Car, cet
avocat bien connu pour son culot exagéré et sa capacité à très souvent défendre
l’indéfendable avait fortement étonné lors de ce débat. En d’autres mots, Louis
Gaston Mayila s’était montré extrêmement passif face à la focalisation « insoupçonnée »
mais dévoilée aujourd’hui des agressions récurrentes de Bilié Bi Nzé, lorsqu’il
s’était agi de commenter les évènements du 15 août 2012 à Cocotier et à Nkembo.
On découvrait ce jour, un Louis Gaston Mayila qui manquait de répondant, presque
de connivence avec la partie du pouvoir sur le plateau. Une attitude plus que
surprenante.
Peinant
dans sa basse besogne qui puait de plus en plus l’échec, non seulement du fait insistant
du rejet d’Ali Bongo Ondimba et sa gouvernance par le peuple gabonais et la
communauté internationale, mais aussi du fait de l’adhésion sans cesse grandissante des populations à l’idée de la
tenue d’une Conférence Nationale Souveraine (CNS) et à la réhabilitation de
l’Union Nationale, Louis Gaston Mayila décida alors de ne pas assister à la
crucifixion de son réel projet caché. C’est alors qu’il boycotta le meeting de
Rio organisé par l’UFC le 22 septembre 2012.
Pensant
agir dans le secret, le politicard de Tsamba Magotsi envoya en catimini une
surprenante lettre de justification au ministre de l’Intérieur dans le but de semer
le trouble. En réalité, l’objectif de cette petitesse politicienne était de
faire passer l’opposition pour un concentré d’hommes violents et anarchistes. Aussi,
on retrouve alors l’idée qu’Alain Claude Bilié Bi Nzé, l’actuel porte parole de
la Présidence de la République qui avait jadis brutalisé et déshabillé le
recteur de l’université Omar Bongo, le Professeur Daniel Ona Ondo, voulait
incruster dans l’esprit des Gabonais et des représentations diplomatiques
vivant au Gabon. D’où la conclusion justifiée de nombreux observateurs qui
affirment sans hésitation qu’il s’agissait en fait d’une stratégie communément
montée entre Mayila et les membres du pouvoir plus que jamais aux abois.
Au
regard des différents comportements instables de l’ancien avocat et de ses justifications
à deux balles qui ne le séduisent même pas, on peut en effet confirmer que ce
dernier s’est depuis trop longtemps écarté du droit au point d’oublier
l’article 2 de la Déclaration Universelle de l’Homme et du Citoyen de 1789
ratifiée par le Gabon qui stipule que : « le but de toute association politique est la conservation de droits
naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la
propriété, la sûreté et la résistance face à l’oppression ».
Louis
Gaston Mayila, en affirmant devant les téléspectateurs que l’UFC n’existerait
pas et que cette coalition de partis de l’opposition ne serait qu’un projet, a
totalement mis à nu le plan boiteux qu’il avait soigneusement concocté et qui est
totalement dépiécé.
Ce
paria semble ne pas avoir compris qu’il n’a pas le monopole des idées. Qu’avoir
une idée, c’est une chose, la développer s’en est une autre. Aussi, il serait
plus que nécessaire qu’il sût que, même dans un projet embryonnaire, il y a des
règles de conduite à respecter et un état d’esprit à partager au risque d’être
mis dehors par le génie de l’esprit du projet. C’est d’ailleurs ce qui a été
fait avec son exclusion de l’UFC. Et comme le dit les Saintes
écritures dans Matthieu 5-30: «si ta
main droite est pour toi une occasion de chute, coupe la et jette la loin de
toi ; car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse, et
que ton corps entier n’aille pas dans la géhenne ».
En
bref, Louis Gaston Mayila était devenu un handicap pour l’évolution vers le
changement au Gabon, il était alors devenu indispensable qu’il soit mis hors
d’état de nuire. Et il serait fondamental pour le peuple gabonais qu’il accepte
sans le moindre regret le départ des autres membres de l’UFC qui portent les mêmes
tares que Louis Gaston Mayila.
En
observant l’attitude de ce chantre de la division, on peut également conclure
qu’il s’inscrit dans le proverbe disant : « un tiens vaut mieux que deux tu l’auras ». En d’autres termes,
il n’est pas pour la conférence nationale souveraine car l’intérêt du peuple
gabonais n’a jamais été au centre de ses priorités alors que le dispositif
national et international exige un changement immédiat au Gabon. Faudrait-il
peut être que Louis Gaston Mayila qui présente la CNS comme étant un coup
d’état, nous dise si le départ brutal de Mouammar Kadhafi souhaité par Ali Bongo
Ondimba n’en était pas moins?
Face
à ce genre de situations, la Bible reste formelle : « Qui tue par l’épée périt par l’épée ».
Malgré
les nombreux atermoiements d’Omar Bongo Ondimba sur l’idée de l’avènement du
multipartisme au Gabon, la conférence nationale a bel et bien eu lieu en 1990.
Le
comportement de Louis Gaston Mayila nous invite à convoquer Valéry Giscard
D’Estaing qui disait : « Il
faut laisser les choses basses mourir de leur propre poison ». Et nous y sommes avec le cas sulfureux de Louis
Gaston Mayila qui vient lamentablement d’échouer dans son projet de sauver le
régime qui souhaite que se soit Maixent Accrombessi, Raspoutine aguidi boy, qui
vienne diriger notre pays. Quelle honte et quelle douleur de savoir que
l’esprit de Vichy n’a pas trouver une autre terre d’accueil que notre pays le
Gabon.
Enfin,
il faut que Louis Gaston Mayila sache que l’idée de la CNS n’est pas née
d’André Mba Obame qui hante son esprit ou de l’Union Nationale qui semble
l’empêcher de franchir la barre des 1000 sympathisants. Cette idée salvatrice
pour notre pays émane du génie de la diaspora gabonaise et de la société civile
qui entendent concrétiser ce projet capital pour le bien être de la majorité
des gabonaises et des gabonais. N’en déplaise aux milliardaires aux milliards
mal acquis.
Maintenant
que l’opposition a commencé à se débarrasser de ses teignes politiques, de ses
poids morts qui ne parviennent même pas à organiser des meetings et qu’enfin le
peuple gabonais reçoit la confirmation du vrai visage des opposants
croquemitaines, on espère qu’elle ne perdra plus de temps et qu’elle accompagnera
plus que jamais la société civile qui n’a pas encore dit son dernier mot dans
ce combat vers la CNS et la libération de notre pays des mains d’Accrombessi et
de tous ses soutiens.
Par Télesphore OBAME NGOMO
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