vendredi 16 novembre 2012

Carton rouge à l'émergence de la collaboration

"Je préfère mon fils à mon neveu et mon neveu au fils du voisin"      Jean Marie Le Pen

Dehors Maixent Accrombessi et tous ses affidés qui pillent les caisses de l'Etat gabonais. Oui nous disons, dehors. Nous ne voulons pas de délinquants et des trafiquants de drogue au sommet de l'Etat. Dehors.




Nous défendrons notre pays jusqu'à la mort. Des étrangers étranges, arrogants, incompétents et impopulaires ne continueront pas à nous spolier. Armons nous désormais de nos épées. Et préservons la chaîne d'union pour faire face à l'adversaire dangereux.

A méditer...

Par Télesphore OBAME NGOMO

lundi 12 novembre 2012

André Mba Obame a-t-il finalement opté pour le pire ?


André Mba Obame a-t-il finalement opté pour le pire ?

Le meeting de l’Union Nationale qui s’est déroulé le 10 novembre 2012 au siège de ce parti, sis à l’Ancien SOBRAGA, a permis de clairement identifier qui en est le véritable leader, qui en sont les managers et quel est le réel climat politique qui règne dans le pays.

Durant cette rencontre populaire où les attentes étaient nombreuses et pressantes, la tension est sérieusement montée d’un cran du fait de l’absence remarquée d’André Mba Obame, le principal leader, et du fait que les  managers que sont Zacharie Myboto et Jean Eyeghe Ndong n’ont pas su gommer dans l’esprit des populations venues en masse l’absence d’André Mba Obame.

A cet effet, il convient d’expliquer assez clairement les deux concepts, leader et manager, afin qu’André Mba Obame, Zacharie Myboto et Jean Eyeghe Ndong prennent conscience que la stratégie pour laquelle ils semblent avoir optés et qui cadre parfaitement avec la volonté de leurs principaux partenaires de la communauté internationale ne cadre nullement avec le contexte national en ébullition et qu’elle pourrait justement faire émerger une stratégie parallèle aux conséquences incalculables. Ce qu’ils semblent pourtant vouloir éviter mais qui tend à devenir inévitable si Ali Bongo Ondimba ne revoit pas très rapidement sa collaboration avec le conglomérat des étrangers étranges et si les leaders de la société civile ne viennent pas temporiser l’overdose de frustrations et de courage qui possèdent les corps et les esprits de nombreux gabonais.

Selon un article devenu célèbre et écrit en 1977 par le professeur de psychologie sociale à l’université Havard, Abraham Zaleznik, un leader serait un visionnaire tandis qu’un manager, un dirigeant proche du terrain.

Autrement dit, un leader sait ce qu’il faut faire quand un manager sait seulement comment le faire. Un leader est tourné vers l’avenir quand un manager se concentre sur le présent. Un leader apprécie le changement quand un manager préfère la stabilité. Un leader privilégie le long terme quand un manager s’oriente vers le court terme. Un leader est engagé dans une vision tandis qu’un manager, soucieux des règles et des réglementations, est  concentré sur la procédure. Un leader chercherait à connaître « le pourquoi » lorsqu’un manager s’attèlera à connaître « le comment ». Un leader sait déléguer alors que le manager veut tout contrôler. Un leader simplifie toujours quand le manager court toujours après la complexité. Un leader se fie à son intuition quand un manager s’appuie sur le raisonnement logique. Enfin, un leader tient compte de l’environnement social au sens large quand le manager se limite davantage à ce qui se passe dans sa sphère d’action.

En observant le rôle des principaux dirigeants de l’Union Nationale, il est incontestable qu’André Mba Obame joue le rôle de leader quand Zacharie Myboto et Jean Eyeghe Ndong occupent hautement le rôle de manager. Et ce que beaucoup considèrent comme un meeting inhabituel de l’Union Nationale s’explique par le fait que, dans un contexte aussi ambiant et bouillonnant, Zacharie Myboto et Jean Eyeghe Ndong n’ont pas su sortir de leur rôle de manager qu’ils ont pleinement joué à un moment où le leader était vivement réclamé.

En effet, durant la convalescence longue d’André Mba Obame avec qui nous avons pu directement échangé, Zacharie Myboto et Jean Eyeghe Ndong pour ne citer que ces deux hauts cadres de l’Union Nationale ont su tenir la détermination des foules en haleine. Puis, ils ont également su réaliser un véritable travail de dédiabolisation de l’opposition en général et de l’Union Nationale en particulier, avant de faire comprendre à la majorité du peuple gabonais que la situation pathétique et scandaleuse du Gabon n’était pas une question ethnique mais un problème d’éthique républicaine, d’autant plus qu’il y a autant de pauvres dans le Sud que dans le Nord du pays, que les nzébi, les punu ou les obamba vivent les mêmes difficultés que les fang sinon pire, que les forces de l’ordre connaissent les mêmes souffrances que le reste du peuple sinon pire, etc.

Ce travail de démocratie participative qui, d’un œil d’observateur averti, n’est pas à négliger et d’ailleurs on voit bien qu’il porte bien ses fruits car, nombreux sont aujourd’hui les citoyens gabonais déterminés et courageux qui seraient prêts à sacrifier leur vie pour le bien être du plus grand nombre quand d’autres diraient pour la libération du Gabon des mains du PDG et des étrangers étranges, arrogants, incompétents et impopulaires.

Réuni pour la circonstance après que le leader ait moult fois averti que des mots d’ordre clairs en ce temps de crise seront lancés du fait d’un endurcissement injustifié du pouvoir, puis après la fin de l’échéance de l’ultimatum prononcé par le manager Zacharie Myboto, le peuple présent et prêt attendait que le leader passât  à la suite logique d’un processus de changement face à une gestion du pays digne d’une production artisanale d’aguidi. Mais hélas, son absence a régné sur l’atmosphère surchauffée et les managers à travers la teneur de leurs discours respectifs n’ont pas compris que leur mission dans cette phase du combat était terminée et qu’ils se devaient désormais d’attendre de poursuivre leur rôle à la prochaine étape. Ce qui a naturellement suscité de vives réactions qui auraient pu être dramatique pour leur vie car, quand on décide de poser une marmite sur le feu, il faudrait évidemment s’attendre à ce qu’elle chauffe au point de brûler l’individu imprudent.

En d’autres mots, Zacharie Myboto et Jean Eyeghe Ndong doivent très sincèrement remercier le ciel d’être passé à côté d’un lynchage public. En même temps, il faut dire qu’André Mba Obame aurait pu subir le même sort s’il avait été là et tenu un discours digne d’un manager. Peut être que, seul son état de santé encore frileux l’aurait sauvé d’un lynchage populaire mais pas d’une pluie diluvienne d’injures bien méritée. Par la même occasion, le peuple en transe lui aurait non seulement conseillé de passer la main mais surtout aurait pris conscience qu’il ne pouvait désormais compter que sur lui-même. Ce qui ouvrirait la brèche à une multitude d’actions individuelles spontanées que le pouvoir en place devrait vraiment craindre car c’est lui qui aurait tout à perdre.

Par conséquent, on ne peut que souligner la légitimité des interrogations du peuple lorsqu’il se demande s’il faille toujours compter sur André Mba Obame dont l’état de santé continue de demeurer un véritable mystère semblable à la question de l’œuf et la poule qui serait né avant? Ou, était ce finalement la stratégie d’André Mba Obame, de Zacharie Myboto et de Jean Eyeghe Ndong qui visiblement semblent ne pas avoir envie de porter la responsabilité de l’exacerbation des violences indispensables pour affronter la piteuse gestion du pouvoir en place depuis 44 ans, de laisser le peuple gabonais engagé des initiatives personnelles aux conséquences souvent incalculables ?  

Autrement dit, André Mba Obame aurait-il clairement opté pour le pire ?

Sa parole ou ses explications sont plus que jamais attendues dans les tous prochains jours avant que le peuple ne décide de le disqualifier et de devenir son propre leader.

Par Télesphore OBAME NGOMO 




samedi 10 novembre 2012

Ali Bongo Ondimba marque des points au meeting de l’Union Nationale


Ali Bongo Ondimba marque des points au meeting de l’Union Nationale

En observant la mobilisation massive qui a eu lieu ce samedi 10 novembre 2012 au siège de l’Union Nationale, nul participant ne pouvait imaginer que ce serait Alain Bongo Ondimba qui en récolterait les meilleurs fruits.

En effet, depuis le 22 septembre 2012, suite à l’ultimatum clairement lancé par Zacharie Myboto, les populations gabonaises en proie à un changement véritable attendaient avec impatience que des mots d’ordre précis soient énoncés afin de rendre effectif cette nécessité de changement.

Hélas, c’est quasiment la queue entre les jambes et la colère plein le cœur, symboles d’une déception indiscutable, qu’elles sont reparties chez elles en souhaitant tous les malheurs du monde à Zacharie Myboto et à Jean Eyeghe Ndong qui selon elles, auraient brillé par une couardise insupportable.

Nombreux sont ceux qui psalmodiaient, avec la rage jusqu’aux dents, que le changement ne se décrète pas, quand d’autres affirmaient qu’il ne se nourrit pas non plus d’interminables promesses de mots d’ordre et encore moins d’un maintien en haleine voire sous perfusion de la tension en cours dans notre pays. Et les plus virulents, vraiment plus qu’en colère n’hésitaient pas à dire : « finalement ce sont des plaisantins, alors qu’ils laissent le petit (Ali Bongo Ondimba) finir son mandat tranquillement s’ils sont incapables de le dégager malgré tout son désordre au sommet de l’Etat».

Déjà, le 11 août 2012, de retour d’une longue convalescence, André Mba Obame, en invitant les populations au meeting du 15 août à Cocotier annonçait que des mots d’ordre clairs seront donnés aux gabonais désireux d’un réel changement pour faire entendre raison au pouvoir. Il en a été de même le 25 août lors de sa dernière apparition en public. Puis, les conclusions des assisses de Mouila des 8 et 9 septembre 2012 emboîtaient le pas à cette proposition de mots d’ordre. Enfin, lors du meeting de Rio du 22 septembre, l’ultimatum clair et public lancé par Zacharie Myboto invitait les partisans du changement à penser que, si Zacharie Myboto se devait de ne nullement appeler à la guerre, il devait au moins annoncer un agenda précis des actions à venir. Mais hélas, Jean Eyeghe Ndong et lui ont laissé la foule en transe sur leur faim. La proposition modérée et pertinente énoncée par Zacharie Myboto semble ne pas cadrer avec l’état d’esprit des populations au regard des différents éléments toujours utilisés ;

Face à cette situation frustrante pour les populations, en tant qu’analyste de la vie politique de notre pays, la première des choses qu’on pourrait soutenir serait que, Zacharie Myboto et Jean Eyeghe Ndong, par la déception immense qu’ils viennent de susciter chez ces nombreux partisans du changement, viennent de se griller politiquement en même temps qu’ils viennent de servir une manne politique à Ali Bongo Ondimba si et seulement si André Mba Obame continue d’entretenir le mystère sur son état et ne fait pas une annonce plus accessible à la masse qui attend des éléments concrets.

En fait, c’est l’occasion pour Ali Bongo Ondimba de faire preuve d’un certain génie politique stratégique de taille qui passerait inévitablement par des changements immédiats, rapides et profonds, aussi bien au sein de son cabinet que dans son gouvernement dirigé par l’Alzheimer technocratique d’Oyem, Raymond Ndong Sima.

Selon le contexte actuel, ce nouveau souffle qu’il pourrait s’offrir serait largement plus salvateur que les stratégies à deux balles proposées par l’aguidi boy cupide de Tsamba Magotsi et les débilités mystico-fétichistes conseillées par l’unique dahoméen de Bongoville, Maixent Accrombessi, le leader des étrangers étranges, arrogants, incompétents et impopulaires.

Faut-il dire, ici et maintenant, que l’opportunité suicidaire que Zacharie Myboto et Jean Eyeghe Ndong viennent d’offrir Ali Bongo Ondimba pourrait aussi être un tremplin de taille pour tuer toute vulgarisation de l’idée de la tenue d’une Conférence Nationale Souveraine pouvant tout simplement se transformer en dialogue nationale populaire solennel regroupant toutes les forces vives de la Nation avec en bonus, la réhabilitation inattendue de l’Union Nationale.

Enfin, contrairement à ses pairs du monde arable qui ont connu des chutes dramatiques et pathétiques, Ali Bongo Ondimba vient d’avoir une aubaine surprenante, fruit de la stratégie inadaptée au contexte et à l’état d’esprit choisie par les principaux leaders politiques de l’opposition gabonaise. Ce qui pourrait lui garantir une paisible présence au sommet de l’Etat jusqu’en 2016, année de la prochaine élection présidentielle. A moins que André Mba Obame, absent de ce meeting raté bien heureusement selon certains, ou la société civile nous sortent très rapidement un Joker habile qui pourrait sauver les principaux mobilisateurs des masses populaires de l’opposition de leur stratégie déstabilisante pour les Gabonaises et les Gabonais qui meurent d’envie d’en découdre une fois pour toute avec l’arrogance des étrangers étranges, incompétents et impopulaires ainsi qu’avec les méthodes de gestion moribondes du PDG.

Il convient alors d’attendre, de la société civile, d’André Mba Obame ou d’Ali Bongo Ondimba, qui fera très rapidement preuve d’opportunisme politique afin de récupérer les milliers de militants de l’opposition complètement déçus et démotivés.

Par Télesphore OBAME NGOMO


 





vendredi 9 novembre 2012

878 millions de francs CFA virés sur le compte BGFI de Louis Gaston Mayila, pour quelle mission ?


C’est parce que certains gabonais, dignes et fiers, savent que le pays est en danger et qu’il y a lieu de faire preuve de patriotisme, comme ces jeunes français lors de l’occupation allemande, qu’ils ont décidé de dénoncer les gens comme Louis Gaston Mayila qui, pour de petits intérêts personnels, préfèrent voir Maixent Accrombessi, Raspoutine le dahoméen alias l’aguidi boy en chef, au sommet de notre pays.

Dans certaines langues du Gabon, il est clairement dit que lorsque des oiseaux s’agitent un peu trop dans l’arbre, très souvent il y a un danger qui ne serait pas loin.

En effet, depuis quelques semaines, le peuple Gabonais constate avec grand étonnement l’agitation incessante de Louis Gaston Mayila. D’aucuns parmi les langues les plus fourchues seraient même tentés de penser qu’il prendrait des excitants ou des stupéfiants, tellement son énergie de sexagénaire, semblable voire dépassant celle d’un jeune de 20 ans, déborde.

Mais comme aime à le dire Zacharie Myboto : « La vérité est fille du temps ». Et nous y sommes dans le cas, Louis Gaston Mayila.

Le 09 septembre 2012 à Mouila, Louis Gaston Mayila qui parlait pour le compte de l’UFC naissante déclarait : « Face à un pouvoir sourd aux complaintes et aux sollicitations du Peuple Gabonais, l’opposition Gabonaise a décidé de consolider son unité par la mise en place d’un regroupement dénommé « Union des Forces du Changement »… L’opposition Gabonaise exprime la nécessité et l’urgence d’aboutir à une alternance démocratique du pouvoir politique, le système PDG, responsable de la défiguration et de la destruction de notre pays et de sa population 44 ans durant, ayant plus que trop duré ».

Ensuite, il renchérissait son propos dans un ton encore plus impératif en disant : « Pour parvenir à cet objectif d’une alternance politique démocratique, l’Opposition Gabonaise dans son ensemble exige du pouvoir actuel l’organisation d’une Conférence Nationale Souveraine (CNS) qui reste une des voies urgentes,  aux côtés de la transparence électorale déjà engagée (dont la biométrie) et de toutes les autres options présentes ou à venir, que l’Opposition jugera nécessaire… L’Opposition Gabonaise exige également du gouvernement la réhabilitation de l’Union Nationale, injustement dissout pour un acte qu’elle n’a jamais posé en tant que parti politique ».

Cependant, dans le journal « L’Union », dans son numéro 11.068, Louis Gaston Mayila, dans un verbe osé, s’était autorisé, de soutenir que la tenue d’une conférence nationale souveraine au Gabon n’aura pas lieu car cette idée serait assimilable à un coup d’état constitutionnel avant de rajouter : « si un enfant est mort, il faut faire avec ceux qui vivent. L’Union Nationale ne reviendra plus. Il faut ouvrir les yeux ».

Face à ces déclarations déconcertantes, il a semblé bon mais surtout indispensable aux membres de l’UFC de se réunir pour juger du cas de Louis Gaston Mayila qui n’était d’ailleurs pas à sa première dérive nauséabonde. L’objectif pour les autres membres de cette coalition de partis politiques de l’opposition était donc d’isoler ce vilain fruit politique pourri qui ternissait gravement l’image et la crédibilité de l’opposition gabonaise après la stratégie claire et pertinente conseillée à l’opposition syrienne évoquée par François Hollande lors de son interview avec France 24 le 11 octobre 2012. Une stratégie de changement soutenue par la communauté internationale afin d’anéantir l’entêtement de Bachar El Assad qui devra dégager au plus vite.

Lors de cet échange franc et sincère de François Hollande avec les journalistes de France 24, RFI et TV5 monde, le président français disait : «Il faut fédérer l’opposition. Il faut préparer l’après Bachar El Assad. Cette transition doit être une transition vers la démocratie, et non vers le chaos. L’opposition doit réunir toutes les forces de l’intérieur et de l’extérieur qui voudrait une Syrie libre et démocratique. Pour le cas de la Syrie, c’est nous qui avons demandé que l’opposition puisse se réunir. Il faut que Bachar El Assad parte pour que nous puissions trouver une solution proche de lui. Il y a des personnalités en Syrie qui peuvent être des solutions de transition… »

Le peuple Gabonais, témoin de tous les évènements et de tous les discours politiques en cours dans le monde mais surtout dans notre pays, est plus que surpris des différentes sorties politiques incohérentes et imbuvables de Louis Gaston Mayila. En même temps, il s’était longtemps interrogé devant cette trop grande accessibilité complaisante subite des médias soumis au pouvoir établi au sieur Louis Gaston Mayila.

Faut-il encore rappeler ici que l’opposition gabonaise, jadis Louis Gaston Mayila avec, avaient toujours dénoncé l’accaparement abusif des médias d’Etat par le pouvoir en place ?

Oui, la vérité est fille du temps, nous dit bien le proverbe.

Aussi, les Gabonaises et les Gabonais furent également surpris que, alors qu’il y a des problèmes extrêmement important qui infestent leur quotidien, la principale chaîne d’informations de l’Etat s’était autorisée à ouvrir ses antennes à Louis Gaston Mayila afin qu’il exposât son verbe puant rien qu’à la suite d’une simple minable rumeur sur son exclusion, ô combien recherchée et méritée, de l’UFC.

C’est alors que, durant cette prise de parole, Louis Gaston Mayila, dans une arrogance et une suffisance digne d’un bon valet de Maixent Accrombessi, eût à soutenir qu’il avait été celui qui avait organisé financièrement les assisses de Mouila, que c’est l’UFC qui aura besoin de lui et pas le contraire, que l’UFC n’existerait pas mais que ce ne serait qu’un simple projet, etc.

Face à ces propos, il convenait de rechercher très rapidement la définition des mots « exiger » et « projet » qui pour le premier avait été la clé de voute du discours final des assisses de Mouila lu, bien heureusement par Louis Gaston Mayila, et pour le second, qui vient trahir la stratégie visqueuse, vicieuse et malicieuse de ce virus politique désormais mis en quarantaine.

Selon le Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales, le mot « exiger » veut dire : « faire savoir que l’on veut impérativement que quelque chose soit fait ». Par conséquent, faudrait-il encore rappeler à Louis Gaston Mayila que, dans le discours qu’il avait lu à Mouila, il disait ceci : « Face à un pouvoir sourd aux complaintes et aux sollicitations du peuple Gabonais… ».

Autrement dit, malgré toutes les alertes lancées par l’opposition et la société civile au pouvoir en place, c’est par une fin de non recevoir que ce dernier avait toujours bien voulu répondre et que de ce fait, il n’était plus question de demander mais d’exiger ? Que veulent alors signifier ses déclarations dignes d’un cerveau bourré d’aguidi lorsque ce politicard venait déclarer que l’idée d’une CNS serait un coup d’état constitutionnel et que l’Union Nationale ne reviendra jamais ?

Ensuite, dans le même dictionnaire agréé et disponible en ligne, le mot « projet » désignerait : «ce qu’on a l’intention de faire et estimation des moyens nécessaires à la réalisation ».

Devant cette définition claire, on ne peut que se poser quelques questions. Si Louis Gaston Mayila remet en cause l’esprit même du projet de Mouila qui comportait deux principales exigences à savoir, la tenue d’une CNS et la réhabilitation de l’Union Nationale, quelles raisons motiveraient encore sa volonté d’être associé aux travaux de ceux qui entendent poursuivre le combat pour les objectifs sus évoqués? Louis Gaston Mayila qui tient désormais le même discours que le pouvoir en place peut-il nous dire si les 878 millions de francs cfa (soit plus d’un million d’euro) constitueraient le trophée de sa basse besogne ou seraient le butin mal acquis qu’il devra se partager avec ses quelques amis de l’UFC et membres de l’ACR qui ont accepté de se faire du beurre sur le dos du peuple gabonais ?

Au regard de l’assimilation de l’ACR aux manigances de Louis Gaston Mayila, il convient de délivrer quelques précisions à l’opinion publique.

En effet, l’UFC qui s’est composée à Mouila comportait les 20 partis politiques suivant : A.N.G, ARENA, CCDG, CDJ, EPI, FAR, FPU, MESP, MORENA, MORENA UNIONISTE, PDN, PDS, PGP, PSD, PSU, RDD, RNB, UN, UPG, UPPNR. 

Dans cette coalition des partis politiques de l’opposition, on retrouve plusieurs partis politiques qui appartiennent à d’autres coalitions de partis politiques de l’opposition telles que la CPPA, la CPRO, l’ACR, etc.

Cependant, nombreux sont les observateurs de la vie politique du Gabon qui ne parvenaient pas à expliquer, pourquoi l’ACR, cette coalition de partis politiques de l’opposition, dont les membres sont pourtant des membres indépendants de l’UFC, s’est invitée au débat de l’exclusion de Louis Gaston Mayila ? En d’autres mots, pourquoi cette coalition de partis politiques de l’opposition, également membres indépendants de l’UFC s’est trahie en s’immisçant dans une affaire où elle n’est nullement citée et reconnue ?

Comme l’aurait si bien dit Laurent Gbagbo : « il y a anguille sous roche ».

En recherchant une forme d’adhésion psychologique du fait de l’histoire de l’ACR, Louis Gaston Mayila et ses complices, dans leur projet de vouloir sauver un pouvoir qu’ils qualifiaient  « de sourd aux complaintes et aux sollicitations du peuple Gabonais, de responsable de la défiguration et de la destruction de notre pays et de sa population depuis 44 ans durant » se sont mêlés les pinceaux et ont dévoilé leur plan qui vient de répondre présent aux abonnés échec : faire exploser l’opposition, tuer l’idée de la CNS mais surtout vouloir enterrer l’Union Nationale sans l’avoir tué au préalable. Un projet que le pouvoir en place peine à exécuter depuis bientôt 3 ans.

Comme aimait à le dire respectivement un proverbe populaire et Omar Bongo Ondimba : « un bien mal acquis ne profite jamais » et « l’argent n’aime pas le bruit ».

A peine arrivé dans son compte de la Banque Gabonaise et Française d’Investissement (BGFI), le stratagème orchestré par Louis Gaston Mayila explose déjà. D’aucuns parleraient d’un mauvais partage quand d’autres évoquent le caractère républicain et patriotique de ce scandale qui nécessitait une sérieuse mise en lumière. Comme quoi il n’y a plus de doutes, les Gabonais qui aiment leur pays ne se comptent pas encore du bout des doigts de la main.

Louis Gaston Mayila et ses complices devront comprendre dans une prochaine vie politique que le débat sur l’euthanasie n’existe pas seulement dans le domaine de la médecine. Cette pratique s’est toujours invitée sans grands débats dans le monde politique lorsqu’il s’est agi de mettre fin aux incapacités des régimes en fin de vie qui patinent et piétinent pour répondre aux défis mondiaux mais surtout aux besoins les plus élémentaires des populations.

Aussi, il n’est pas toujours bon de se soumettre au proverbe disant : « un tiens vaut mieux deux tu l’auras » lorsqu’il est l’heure et que nous avons l’âge pour le changement.

Par Télesphore OBAME NGOMO
    




lundi 5 novembre 2012

Affaire René Ndemezo’Obiang : Qui doit à qui ?


En observant la cabale médiatique injustifiée et suicidaire qui est faite par Raphael Ntoutoume Nkoghe dans la presse collaborationniste aux ordres du dahoméen de Bongoville contre la personne de René Ndemezo’Obiang, on ne peut que se dire que la raison a réellement foutu le camp à la présidence de la République.

En effet, dans son livre « Lumière sur le Gabon » dans lequel il insulte copieusement la famille Bongo, le parti démocratique gabonais (PDG) et le régime qu’il sert aujourd’hui avec un zèle d’aguidi boy, au chapitre « Résumé des mutations politiques de 1967 à 1989 », Raphael Ntoutoume Nkoghe, l’unique conseiller d’Ali Bongo Ondimba, critiquait sévèrement René Ndemezo’Obiang et l’accusait d’avoir pratiqué ce qu’il avait appelé « l’entrisme » car ce dernier avait accepté de collaborer avec Omar Bongo Ondimba.

Mais, la différence entre René Ndemezo’Obiang et Raphael Ntoutoume Nkoghe réside dans l’attitude des deux hommes qui ont accepté de servir le système politique en place. Il n’existe aucun écrit de René Ndemezo’Obiang dans lequel il aurait juré sur tous les dieux des enfers qu’il ne servirait jamais le régime d’Omar Bongo Ondimba en y pratiquant « l’entrisme ». Ce qu’on sait, c’est que René Ndemezo’Obiang avait dans le temps dénoncé les travers du parti unique. Si ça c’est une faute, alors comme dénommer le comportement de Raphael Ntoutoume Nkoghe ?

Dans la préface de son livre ainsi que les chapitres suivants, Raphael Ntoutoume Nkoghe, l’unique conseiller au monde qui peut se permettre de traiter son chef d’inconscient, d’incompétent, de tribaliste et de « génocidaire » disait : « Des témoignages des collègues diplomates qui l’ont connu avant moi, j’ai surtout retenu qu’il s’agissait d’un journaliste déterminé, provocateur et qui a le don d’indisposer le régime. Pas seulement à cause de ses écrits, mais surtout parce qu’il n’a jamais voulu composer avec le pouvoir, repoussant toutes les offres qui lui ont été faites et éprouvant une souveraine indifférence à l’égard de l’argent du Palais (présidentiel)».

Au regard de ce que Raphael Ntoutoume Nkoghe, l’unique conseiller d’Ali Bongo Ondimba également appelé Sabrina COURTOIS, écrit aujourd’hui dans la griffe de Cotonou, on ne peut que se demander où serait passé cette puissante résistance à l’argent du palais présidentiel ? On voit bien que celui qui avait écrit dans son livre: «Tout en s’acharnant sur l’Eglise catholique, Bongo s’activait également à mettre en rotules l’Eglise protestante. Parce que celle-ci ayant notamment la main mise sur trois provinces d’influence notable et à forte domination démographique d’une ethnie dont il rêve la disparition : l’ethnie fang, qui coiffe les trois provinces du Woleu-Ntem, Moyen Ogooué et Ogooué Maritime…», au chapitre « Eglise protestante » souffre de véritables troubles et ne peut se permettre d’insulter ou de critiquer René Ndemezo’Obiang qui a donné son point de vue sur le dialogue national plus qu’urgent et que de nombreux gabonais appellent de leurs vœux.

Et Raphael Ntoutoume Nkoghe, la lumière inspiratrice du palais présidentiel de rajouter dans son livre : « Pour espérer une vie aisée, il faut alors renier ses convictions - pour ceux qui en ont eues - et son activisme contestataire pour entrer dans le cercle des alliés du régime. Les précurseurs de cette course à l’aisance matérielle vont inventer l’entrisme. Ils prétexteront leur reddition par une approche qui consiste à pénétrer le système pour le changer de l’intérieur… Une fois leur forfaiture consommée, les entristes se sont mis entièrement au service de Bongo. Le plus souvent avec zèle. Tout en profitant des largesses que leur offrait le régime. C’est ainsi qu’ils n’ont pas tardé à devenir riches et à susciter jalousie et complexe auprès des autres compagnons de la contestation ».

En lisant ces propos d’hier de Raphael Ntoutoume Nkoghe, l’auteur de l’unique livre au monde qui appelait à la décapitation du PDG et du maître du régime Bongo, ainsi que ses innombrables injures d’aujourd’hui à l’égard de ceux qui osent avoir une voix discordante face aux fautes politiques du régime en place, on ne peut que se demander qu’est ce qui ne va pas chez cet homme ou qu’est qui n’a pas marché ? Encore une fois de plus, est-il réellement qualifié pour insulter, critiquer ou vilipender René Ndemezo’Obiang ou un quelconque citoyen gabonais qui ne serait pas d’accord avec la gestion critiquée et critiquable d’Ali Bongo Ondimba ?

Voudrait-il que tout le monde puisse faire comme lui, pratiquer l’entrisme et insulter ceux qui s’opposeraient au régime d’Accrombessi afin d’essayer de se donner bonne conscience face à ses écrits qui lui rappellent sans cesse son triste passé, finalement ?

Quand Raphael Ntoutoume Nkoghe se met à courir après un culot inqualifiable en tentant d’humilier René Ndemezo’Obiang sous le regard passif des autres membres du pouvoir en place, oublie t-il ce que lui-même avait écrit dans son livre concernant l’état d’esprit qui avait suscité l’avènement de la conférence nationale de 1990 ?

Certainement, trop concentré à inventer de nouveaux mensonges et d’ingénieux montages à deux balles pour remplir ses torchons de service, nous ne pouvons pas laisser la maladie d’Alzheimer frapper un compatriote aussi « jeune ». Aussi, nous nous offrons le plaisir thérapeutique et salvateur en lui rappelant certains passages de son propre chef d’œuvre sur l’idée de la conférence nationale qui lui font déchaîner ses réserves en mythomanie sur René Ndemezo’Obiang.

Raphael Ntoutoume Nkoghe écrivait ceci : « Avec le concours du vent de l’Est qui sécrète, le 17 décembre 1989, la contestation estudiantine à Libreville, la rue oblige Bongo à revoir l’organisation de son pouvoir… on retient la nécessité de débattre publiquement de la situation socio-politique du pays afin de laisser aux uns et les autres la latitude de vider leurs vieilles rancœurs et de cracher l’amertume longtemps accumulée. La méthode revient au choix du modèle Béninois : la Conférence nationale ».

Puis, il renchérissait en disant : « Pour le régime ébranlé, il s’agit d’atteindre deux objectifs. 1/ Atténuer la contestation grandissante afin qu’elle ne prenne pas les allures d’une insurrection généralisée. 2/ Créer une liberté contrôlée dans un vaste parti unique (le RSDG). Parti que doivent intégrer les contestataires afin d’obtenir et le silence des porte-voix de la contestation et la corruption directe de ceux-ci. Surtout des plus déterminés ».

Ensuite, ce sulfureux conseiller d’Ali Bongo Ondimba de préciser : « Le fait de donner enfin publiquement la parole aux contestataires est perçu par ces derniers comme un signe évident d’affaiblissement du régime. Ils décident alors de tenter, si ce n’est un coup de force, mais du moins un grand coup. Pour cela, ils vont réclamer, dans un premier temps, la souveraineté de la Conférence nationale. Bongo voit venir le danger et oppose une fin de non-recevoir, appuyé en cela par ses amis du Bureau de la Conférence nationale… Finalement, on laisse aux faucons du régime le soin de la rédaction de la future Constitution et d’un Code électoral qui va curieusement céder à l’administration pédégisée, partiale et sensible à l’argent, l’entière gestion des élections législatives ».

Chers lecteurs vous ne rêvez pas. Voici les écrits d’un individu qui s’estime encore légitime pour donner des leçons de morale aux gabonais.

Face aux insanités qui sont pondues contre la personne de René Ndemezo’Obiang, on est tenté de se demander, d’Ali Bongo Ondimba et de René Ndemezo’Obiang, qui a rendu service à l’autre ? Entre le PDG, le régime en place et René Ndemezo’Obiang, qui a plus donné à l’autre ? Et enfin, Omar Bongo Ondimba n’avait-il pas le devoir de renvoyer à René Ndemezo’Obiang l’ascenseur au nom des nombreux services rendus ?

Deux proverbes sont à retenir devant le contexte qui s’impose. Tout d’abord, il convient de rappeler que l’oiseau oublie le piège, mais il n’en est pas de même pour ce dernier. Puis, quand on tue le poussin, le petit canard regarde.

Au regard des services rendus par René Ndemezo’Obiang au parti démocratique gabonais, puis au régime d’Omar Bongo Ondimba hérité par Ali Bongo Ondimba, puis à ce dernier lors de l’élection explosive de 2009, ne paraissait-il pas légitime pour ne pas dire normal que se fusse ce fidèle et loyal serviteur qui aurait dû bénéficier de la première primature dans le Woleu-Ntem ?

Jean Louis BORLOO n’a-t-il pas lâché Nicolas Sarkozy et refusé de réintégrer le gouvernement 2 de François FILLON lorsque le prédécesseur de François Hollande ne lui offrit le poste de premier ministre qu’il méritait au regard de la situation sociopolitique en France à mi-mandat ?  A-t-il pour autant fait l’objet d’injures et de caricatures du cabinet de Nicolas Sarkozy quand bien même le patron du parti radical critiquait et contestait ouvertement les mesures prises par Nicolas Sarkozy et François Fillon ?

La reconnaissance, elle existe aussi en politique. Elle ne peut se faire et ne doit nullement être cautionnée lorsqu’elle se fait à géométrie variable. Ali Bongo Ondimba ne peut pas d’un côté considérer Maixent Accrombessi et sa cohorte d’étrangers étranges, incompétents, arrogants et impopulaires comme des demi-dieux et remercier les gabonais qui l’ont soutenu en monnaie de singe en espérant que cela les amuserait.

Si effectivement, la reconnaissance entraîne la loyauté et la fidélité, il va s’en dire que l’ingratitude suscite aussi bien la déception que l’urgence  d’une conspiration. Ali Bongo Ondimba s’est publiquement montré extrêmement infecte à l’égard de tous ceux qui n’ont pas porté leur choix sur sa personne en 2009. Les preuves sont là, et tout le Gabon sait que de nombreux professeurs d’université sont sans salaires depuis son accession au pouvoir du fait de leur choix politique. Un fait que nous avons d’ailleurs toujours dénoncé. Il en a été de même aussi bien pour tous ceux qui ont contesté sa désignation comme candidat devant représenter le parti démocratique gabonais à l’élection présidentielle anticipée ainsi que lors du vote du futur président de la République.

Devrait-on comprendre, en lisant les injures de son conseiller Raphael Ntoutoume Nkoghe qui l’a pourtant traité de voleur et de receleur dans son livre « Lumière sur le Gabon », qu’il n’a que des droits et pas de devoirs envers autrui ? Devrait-on comprendre par cette cabale médiatique orchestrée par son conseiller contre la personne de René Ndemezo’Obiang que les gabonais lui doivent une dévotion voire une soumission parfaite sans rien attendre de lui en retour ? Devrait-on croire qu’Ali Bongo Ondimba penserait que les gens font la politique pour admirer ses rêves?

Si telles sont les conceptions de l’investissement en politique d’Ali Bongo Ondimba dessinées par son conseiller Raphael Ntoutoume Nkoghe, on peut alors lui rappeler que toute personne s’investit dans quelque chose lorsqu’elle y voit d’abord son intérêt au-delà de l’intérêt général. Des ambitions n’existent pas seulement pour ceux qui veulent ou sont chefs d’Etat.

Par conséquent, si c’est ainsi qu’Ali Bongo Ondimba, le PDG et le régime en place remercient des gens comme René Ndemezo’Obiang, qu’en sera-t-il pour tous ceux qui n’en ont pas fait autant pour le maintien du PDG à la tête de l'Etat depuis 45 ans? Même si on voit bien que les étrangers étranges du palais présidentiel semblent répondre à une autre logique.

De Jean Louis Borloo et de Nicolas Sarkozy, on a bien vu celui qui avait plus à perdre selon le contexte qui pesait sur la France lors de l’élection présidentielle de mai 2012. Par conséquent, que Raphael Ntoutoume Nkoghe sache que, de René Ndemezo’Obiang et d’Ali Bongo Ondimba, c’est son chef qui a le plus à perdre. Omar Bongo Ondimba avait su être reconnaissant envers René son collaborateur en le mettant à l’abri du besoin matériel et financier. Malheureusement, Omar Bongo Ondimba n’avait pas laissé une recette miracle à son actuel successeur pouvant l’épargner d’une quelconque contestation politique et populaire susceptible d’écourter sa présence au sommet de l’Etat ou d’entraîner la fin de ses ambitions à la tête du pays.

Que Raphael Ntoutoume Nkoghe, le lumineux et sulfureux conseiller d’Ali Bongo Ondimba qui, dans son livre, au chapitre « Eglise protestante », avait écrit que Bongo rêvait de la disparition de l’ethnie fang comprenne que ses minables écrits, dignes d’un entriste zélé, ne pourront nullement faire disparaître l’incontestable potentiel politique de René Ndemezo’Obiang. Car, une parole n’a de sens que parce qu’elle est prononcée par la bonne personne. Autrement dit, un cerveau et une bouche remplis d’aguidi et une plume tenue par un individu plus que corrompu ne peuvent plus trouver une once de crédibilité, de légitimité et de sincérité auprès de l’opinion publique.

Des reconversions professionnelles pour des gens comme Raphael Ntoutoume Nkoghe existent.  Il serait peut être temps, après avoir connu les deux extrémités, anti Bongo-PDG et vuvuzéla d’Accrombessi et membre du conseil national du PDG, de s’investir sur un chantier vierge. Comme quoi il existe vraiment des « nés avant la honte ».

Tous les Gabonais peuvent tout reprocher à René Ndemezo’Obiang mais certainement pas Raphael Ntoutoume Nkoghe au cerveau bourré d’aguidi venue d’Abomey.

Par Télesphore OBAME NGOMO


samedi 3 novembre 2012

Les premiers effets du discours d’Ali Bongo Ondimba devant le Parlement en Congrès


Alors que le 12 septembre 2012, le monde entier s’attendait à une hauteur d’esprit digne d’un homme d’Etat lorsqu’Ali Bongo Ondimba convoqua pour la première fois le Parlement réuni en Congrès, le peuple Gabonais et la communauté internationale avaient eu droit, en plus d’un règlement de compte public avec tous ceux qui s’opposent à la pensée unique au PDG et au Gabon, à un discours digne de Pétain sous l’ère de la collaboration à Vichy.

En effet, la tristesse des évènements du 11 septembre a tiré en longueur au Gabon car, le jour de son discours devant les Parlementaires Gabonais, Ali Bongo Ondimba est venu confirmer sa volonté d’imposer au peuple gabonais, l’omniprésence et l’omnipotence des étrangers étranges, arrogants, incompétents et impopulaires. Autrement dit, il entend poursuivre son réel projet d’imposer aux Gabonais la domination de Maixent Accrombessi et celle de ses sbires tout en espérant qu’il n’y aurait pas de voix opposées à l’instauration de l’esprit de Vichy dans notre pays.

Aussi, grande fut en ce jour, la tristesse et la désolation des Gabonaises et des Gabonais lorsqu’ils constatèrent que, ses propos mal venus et considérés comme déplacé de la part d’Ali Bongo Ondimba ont été applaudis par des individus sensés protéger leurs propres compatriotes. Et, c’est dans ce même état d’esprit que le peuple insulté a fustigé avec la dernière énergie cette attitude hypocrite des parlementaires du PDG qui pourtant subissent au quotidien l’arrogance et la suffisance de Maixent Accrombessi et sa cohorte d’étrangers étranges.

Depuis cette date qui officialisait l’instauration du Pétainisme au Gabon, le peuple Gabonais sait désormais qu’il ne pourra compter que sur lui-même car il venait d’être livré gratuitement à la vindicte des étrangers étranges. C’est alors que le 02 novembre 2012, au quartier Nkembo, un ressortissant de nationalité camerounaise a sauvagement poignardé, et sans le moindre état d’âme un citoyen gabonais dans son propre pays. Ce qui est totalement inadmissible quand on sait qu’un tel comportement ne peut pas traverser la tête d’un gabonais séjournant en terre camerounaise ou dans un tout autre pays du monde.

Aussi, on ne peut que se poser la question de savoir : Où ce tueur camerounais aurait pu bien  trouver la force, l’énergie et l’assurance pour accumuler et coordonner les gestes qui lui ont permis de mettre fin aux jours d’un Gabonais sur la terre de ses ancêtres ?

De nombreux observateurs de la vie politico-sociale de notre pays invitent bon nombre de citoyens du monde à revisiter froidement le comportement, les décisions, les choix et le discours d’Ali Bongo Ondimba afin de comprendre combien de fois les attitudes reprochées sont totalement nocives pour la défense de l’intégrité du territoire qui figurait pourtant dans le défunt projet de société « L’Avenir en confiance » en son axe 4.

Dans ce discours lu devant des individus sensés protéger les Gabonais, Ali Bongo Ondimba invitait le peuple Gabonais à presque se renier au profit d’un assujettissement aux diktats de ses mauvais choix symbolisés par l’invasion de la légion étrangère du palais du bord de mer qui entend poursuivre sa razzia financière mortelle sur notre économie déjà fortement dégradée.
Une attitude pétainiste qui a effectivement été la goutte d’eau qui fit déborder le vase et qui exposa au grand jour la fin de non recevoir d’Ali Bongo Ondimba devant la volonté de la majorité des Gabonais de voir Maixent Accrombessi dégager de notre pays avec sa ribambelle de thuriféraires, arrogants et incompétents.

Or, on se souvient parfaitement que, le 16 octobre 2010, dans un discours lu à la Nation, Ali Bongo Ondimba déclarait : « Prenons soins de nos pensées parce qu’elles deviennent des mots. Prenons soins de nos mots parce qu’ils deviennent des actions. Prenons soins de nos traditions et de nos habitudes parce qu’elles forment notre culture. Prenons soins de notre culture parce qu’elle forme notre destin ». Et nous y sommes avec cet étranger qui a arraché un Gabonais à l’affection des siens dans son propre pays.

En mettant un nombre insupportable d’étrangers non qualifiés, incompétents et arrogants au sommet de l’Etat, accompagnant cette ignominie d’un discours digne de la collaboration de Vichy, Ali Bongo Ondimba offre une assurance démesurée et injustifiée aux étrangers étranges au point que ces derniers estiment désormais qu’ils peuvent se permettre des comportements de barbare sur notre propre territoire et devant les esprits de nos ancêtres qui se sont battus pour nous laisser en héritage ce que tout homme a de plus cher, sa terre.

Cet étranger qui vient d’ôter la vie d’un Gabonais pourra un jour repartir dans son pays, sa terre natale, le Cameroun. Mais où pourraient aller ces milliers de Gabonais qui vivent maintenant étrangement et en étranger dans leur propre pays ?
Le comble de cette situation agaçante est que, dans son discours devant le Parlement réuni en Congrès, Ali Bongo Ondimba donnait l’impression d’avoir pris conscience que de nombreux gabonais n’ont pas de pays de rechange. Alors que, ce fait ne concerne pas sa brochette d’étrangers arrogants et incompétents qu’il tente de nous imposer au sommet de l’Etat.

Voici qu’aujourd’hui, le 02 novembre 2012, le Gabon pleure un de ses fils tout simplement parce qu’un étranger a trouvé une assurance dans les comportements exacerbés par Ali Bongo Ondimba. Car, disons le au passage, un enfant ne trouve t-il pas plus de force pour agir, en mal en général, lorsqu’il sait que ses parents ne sont pas loin et qu’ils lui assureront une certaine protection? Ou encore, n’est-on pas plus rassuré ou moins stressé quand on sait qu’on a en face de soit un semblable qui dispose d’une superbe puissance ou d’une capacité de se protéger mutuellement?

Voici les conséquences des choix d’Ali Bongo Ondimba lorsqu’il tente de faire croire qu’une ouverture incontrôlée et injustifiée est indispensable pour notre pays.

Par ailleurs, on constate une grande contradiction lorsqu’on apprend que 200 militaires français qui formaient nos compatriotes à la Garde Républicaine n’ont pas pu voir leur contrat renouvelé du fait des petites considérations politiciennes. Puis, que des milliers de ressortissants congolais qui fuient la chasse aux sorcières dans leur pays d’origine sont envoyés finir leur jour dans la gueule de leurs bourreaux qui les attendent avec des gourdins et des armes apprêtés depuis plusieurs années. Et enfin, personne ne comprend cette ouverture à géométrie variable lorsqu’on apprend que nos vaillants soldats gabonais qui apportaient leur expertise à nos frères centrafricains ont été rappelés au pays, sous prétexte, non dit mais pourtant officiel, que François Bozizé n’aurait pas soutenu la candidature de Jean Ping pour un second mandat à la tête de la commission de l’Union Africaine.

Voici en claire l’ouverture floue du pouvoir gabonais qui peine à assurer la sécurité de ses propres fils. Faut-il encore rappeler que les forces de sécurité sont pourtant partout dans la ville ? Faut-il encore rappeler que Maixent Accrombessi immobilise à lui seul des dizaines d’agents de forces de l’ordre ? Faut-il encore préciser que le jeune gabonais tué par un étranger étrange l’a fait à un jet de pierres d’un commissariat ? D’où l’assurance certaine que ces individus malveillants semblent désormais disposés sur notre propre territoire au point de psalmodier à tout va à des citoyens gabonais: « je suis plus gabonais que toi… ».

Jean Marie le Pen dont la philosophie ne regorge pas toujours que des propos incisifs disait clairement : « je préfère mon fils à mon neveu et mon neveu au fils du voisin ». Une logique que la majorité des individus font vivre sans complexe mais refusent décident de jouer les vierges effarouchées lorsqu’on décide transcrire en mot cette réalité qu’on pourrait considérer comme naturelle voire humaine.

Nul ne peut prétendre aimer le Gabon et vouloir son développement quand on assiste à une préférence affichée pour des ressortissants béninois, somaliens, sénégalais ou maliens quand dans le même temps on sait que notre pays foisonne de lumières intellectuelles capables de répondre dignement, patriotiquement et courageusement aux nombreux défis qui se sont imposés dans notre pays. Nul ne peut comprendre que l’on puisse renvoyer des étrangers qui nous apportent leur savoir faire, leur force de travail quand en même temps c’est la promotion de la cancritude de Maixent Accrombessi qu’on nous brandit comme un trophée mal acquis. 

Enfin, il convient de dire que la préférence nationale n’est nullement un acte d’exclusion des étrangers que nous respectons et que nous accueillerons toujours sur notre sol si et seulement si ils s’inscrivent dans l’esprit des lois de la République mais surtout si leur séjour au Gabon, long ou court, apporte une plus value à notre pays et à ses populations.

Le Gabon n’a pas vocation à collectionner la racaille venue d’ailleurs comme on le voit avec le sulfureux et délinquant Maixent Accrombessi dont nous exigeons sans délais le départ de notre pays. Les Gabonais ne vont pas se renier pour faire plaisir à un individu qui ne sait que creuser la bonne dimension des trous afin d’y enfuir des gri-gri mystificateurs. Ni les fang, ni les téké, ni les omyènè, ni les punu et encore moins les dzébi ne vont se renier tout simplement parce qu’il faut offrir une place non méritée à l’aguidi boy en chef, unique dahoméen de Bongoville.

Et comme diraient les anciens, si dans les jours qui suivent, le bébé continue de refuser de sortir du bain alors que l’eau utilisée l’a déjà trop sali, il convient de le jeter en même temps que l’eau non recyclable car il serait devenu lui aussi, une vraie saleté.

Le Gabon, d’abord aux Gabonais.

Par Télesphore OBAME NGOMO 

jeudi 1 novembre 2012

Mayila noyé par le régime d’Ali Bongo Ondimba…



Dans ses péripéties spectaculaires, l’auguste professeur Guillaume Pambou Tchivounda demanda un jour à des étudiants de l’université Omar Bongo si un enfant de 6 ans pouvait porter un autre de 10 ans. La question posée paraissait stupide de prime abord du fait de son évidence, mais bien loin de là.

En effet, en observant le comportement plus qu’incohérent et inconstant de Louis Gaston Mayila, on ne peut que se demander comment un tel poids mort politique, incapable de réunir plus de 980 voix dans son fief politique de Tsamba Magotsi, avait-t-il pris le haut risque suicidaire, qui lui a d’ailleurs été fatal, de porter un régime aussi lourd que celui qui est actuellement dirigé par Ali Bongo Ondimba ?

En fait, Louis Gaston Mayila aurait d’abord dû prendre conscience qu’il n’aura jamais l’aura, le génie et l’habileté politique de Paul Mba Abessolo. Puis, il aurait dû s’apercevoir qu’Ali Bongo Ondimba n’aura jamais l’agilité, la sagesse, la générosité et  la modestie d’Omar Bongo Ondimba. L’ex politicard de Tsamba Magotsi aurait dû lire avec beaucoup plus de vigilance tous les derniers signes du temps que sont : la forte contestation interne du système développé par Ali Bongo Ondimba, symbolisé par une mauvaise gestion orchestrée par Maixent Accrombessi et sa cohorte d’étrangers étranges, arrogants, incompétents et impopulaires, la vague du printemps arabe, la nouvelle donne élyséenne et la détermination du peuple gabonais à faire valoir  ses droits les plus élémentaires.

Aussi, Louis Gaston Mayila aurait dû remarquer que, les principaux stratèges politiques du pouvoir d’Omar Bongo Ondimba qui avaient su amortir les revendications populaires qui avaient eu pour but d’en découdre une fois pour toute avec un système qui avait failli, sont aujourd’hui unis dans l’Union Nationale. De ce fait, qu’ils sont bien outillés pour éviter les pièges qu’eux-mêmes avaient jadis tendu aux radicaux de l’opposition. Puis, cet ancien avocat aurait dû comprendre qu’on ne se baigne pas deux fois avec l’eau du même fleuve.

Autrement dit, l’Union des Forces du Changement (UFC) ne pouvait nullement être le Rassemblement Social et Démocratique Gabonais (RSDG). Et enfin, François Hollande bien qu’étant un fils politique de François Mitterrand ne sera jamais ce dernier.

Au regard de ces différents points évoqués, il convient de solliciter l’histoire et ses différents enseignements, et d’apprécier froidement les récentes manœuvres politiciennes de Louis Mayila et ses acolytes qui se démasqueront tout seuls très bientôt.

Tout d’abord, il faut clairement dire que le système incarné par Ali Bongo Ondimba prend de l’eau chaque jour que Dieu fait et son pouvoir tend de plus en plus à sombrer.

En effet, tous les piliers du système d’Omar Bongo Ondimba sur lesquels Ali Bongo Ondimba s’était appuyé pour atteindre le sommet de l’Etat sont aujourd’hui complètement ébranlés. Sur le plan familial, de nombreuses rumeurs incessantes laissaient entendre l’émergence d’une rupture entre Ali Bongo Ondimba et la plus grande partie de sa fratrie. C’est ce que nous révèle sans aucune modération la très bien informée « Lettre du Continent » du 25 octobre 2012 au numéro 645 qui titrait son article : « Pascaline reçoit les parias du clan Bongo ». Dans celui-ci, il est clairement développé les déceptions, les mécontentements et les tensions des enfants d’Omar Bongo Ondimba qui semblent désormais condamnés à vivre en exil pour la plupart.

Puis, du côté du clan Téké et de la province du Haut-Ogooué, la grande majorité des cadres altogovéens ont été débarqués de leur poste pour des raisons qui ne convainquent personne lorsqu’on observe objectivement l’impressionnante gabegie financière qui continue et qui semble être encouragée par la mauvaise gestion présidée par Ali Bongo Ondimba. C’est dire finalement que le mal qui accable le Gabon n’est pas tous ces hauts cadres qui sont sortis du pouvoir en 2009 pour certains et mal récompensés pour d’autres, mais il est à rechercher dans ceux qui tiennent encore la bourse et les leviers de l’Etat.

Ensuite, côté parti démocratique gabonais (PDG) et franc-maçonnerie, respectivement, la déception et la contestation sont de taille. Le parti au pouvoir depuis 45 ans qui aurait dû être le bras armé des politiques et des choix stratégiques mis en place par l’exécutif ressemble de plus en plus à une association de veuves qui s’enfoncent mutuellement dans un chagrin inqualifiable. Idem pour de plus en plus de frères de lumière qui ne supportent plus les impostures diverses et variées occasionnées par des choix complètement impertinents et téléguidés à la tête des différentes loges, mettant ainsi les enseignements du pavé de mosaïque en dessous des intérêts politiques des nouveaux tenants du pays.

Enfin, il y a les réseaux internationaux laissés par Omar Bongo qui sont totalement en lambeaux. Le Gabon a successivement perdu la tête de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale et la présidence de la Commission de l’Union Africaine. On peut aussi rappeler les rapports très tendus entre le Gabon et la France suite à l’appréciation rigoureuse de l’élection d’Ali Bongo Ondimba à la tête du Gabon en 2009, suite également aux déclarations intempestives et injustifiées faites par les responsables du pouvoir gabonais quand le PS réchauffait les bancs et les rangs de l’opposition en France. Et la « Lettre du Continent » du 27 septembre 2012 dans son numéro 643 nous donne la température des relations entre Ali Bongo Ondimba et tous ses pairs de la sous région dans un article intitulé « Quand AMO surfe sur le tout sauf Ali ». De plus, dans une interview réalisée avec France 24, François Hollande annonçait clairement qu’une famille serait directement voire principalement mêlée dans le scandale des biens mal acquis. Et Jean Christophe Cambadélis de préciser qu’il s’agit de la famille Bongo du Gabon en y ajoutant : « des mesures vont être prises ».

C’est dire que, en voulant aveuglement voler au secours du régime sous la forme d’un RSDG version remixée, Louis Gaston Mayila dans une suffisance, on ne peut plus ridicule, a manqué de sagesse en pensant qu’il avait à faire, dans l’opposition, à une bande d’idiots ou de novices qui ont coupé toutes relations avec leurs anciens amis du pouvoir qui ne supportent plus la présence d’Ali Bongo Ondimba à la tête de l’Etat sans avoir le courage de le dire haut et fort.

En créant le RSDG avec le concours de Paul Mba Abessolo, Omar Bongo Ondimba voulait en effet tuer dans l’œuf toutes les formes de contestations qui émergeraient et menaceraient davantage son pouvoir. C’est alors que, en 2012, malgré les mesures arbitraires et anti démocratiques prises par le pouvoir en place, peinant à affaiblir l’aura débordante d’André Mba Obame, entretenue par Zacharie Myboto et les cadres de l’Union Nationale, depuis le décès brutal et inexpliqué de Pierre Mamboundou Mamboundou, Louis Gaston Mayila s’est cru capable d’étouffer cette force politique au sein de l’UFC dont il revendique la paternité alors que, dans une lettre incendiaire de bas étage datée du 29 septembre 2012 et digne de petits esprits, les cadres de l’ARENA, ce parti politique incapable de réunir plus de 72 personnes, rappelaient à qui voulait l’entendre que l’idée des Assisses de Mouila seraient née des volontés jumelées de Richard Moulomba et de Davin Akouré. Aucune référence à Louis Gaston Mayila n’avait été faite de près comme de loin.

Avec un peu plus de recul, on s’aperçoit que ce silence éloquent était certainement entretenu dans le seul but de ne point favoriser l’émergence d’un quelconque soupçon du plan machiavélique de Louis Gaston Mayila et ses commanditaires qui vient malheureusement d’échouer, emportant avec lui dans les poubelles de l’histoire politique de notre pays toutes les plumes de Louis Gaston Mayila. Du moins, celles qui semblaient encore lui rester.

En fait, le scénario arrêté par Louis Gaston Mayila et les bailleurs de cette basse manœuvre politicienne était d’organiser un semblant d’unité de l’opposition, d’où l’idée des assisses de Mouila. D’ailleurs, celles-ci auraient été financées à plus de 50% par ce nouveau paria de la politique au Gabon. Un investissement plus qu’étonnant quand il est de notoriété publique que ce cautionnaire de la mauvaise gouvernance au Gabon est une réincarnation presque parfaite de Picsou à Tsamba Magotsi.

Puis, il était question  de faire semblant d’adhérer à l’idée de la Conférence Nationale ainsi qu’à la réhabilitation de l’Union nationale pour ensuite faire exploser par la  division cette nouvelle coalition des partis de l’opposition. Dans ce chapitre, il était question de donner l’impression qu’il y a deux blocs qui s’affrontent : le Nord contre le Sud. C’est pourquoi, on pouvait très souvent lire dans la presse collaborationniste aux ordres de Maixent Accrombessi, UFC Nord et UFC Sud. Ainsi, le trouble et la confusion auraient pu s’installer dans l’esprit des Gabonais et celui de la communauté internationale avec pour objectif de faire définitivement disparaître l’idée de la conférence nationale souveraine tant souhaitée par le peuple gabonais dans sa très grande majorité.

Mais, pour les observateurs avertis de la vie politique de notre pays, le piètre passage télévisé du 12 septembre 2012 de Louis Gaston Mayila avait déjà éveillé une forte dose de suspicion ainsi que de nombreuses interrogations. Car, cet avocat bien connu pour son culot exagéré et sa capacité à très souvent défendre l’indéfendable avait fortement étonné lors de ce débat. En d’autres mots, Louis Gaston Mayila s’était montré extrêmement passif face à la focalisation « insoupçonnée » mais dévoilée aujourd’hui des agressions récurrentes de Bilié Bi Nzé, lorsqu’il s’était agi de commenter les évènements du 15 août 2012 à Cocotier et à Nkembo. On découvrait ce jour, un Louis Gaston Mayila qui manquait de répondant, presque de connivence avec la partie du pouvoir sur le plateau. Une attitude plus que surprenante.

Peinant dans sa basse besogne qui puait de plus en plus l’échec, non seulement du fait insistant du rejet d’Ali Bongo Ondimba et sa gouvernance par le peuple gabonais et la communauté internationale, mais aussi du fait de l’adhésion sans cesse  grandissante des populations à l’idée de la tenue d’une Conférence Nationale Souveraine (CNS) et à la réhabilitation de l’Union Nationale, Louis Gaston Mayila décida alors de ne pas assister à la crucifixion de son réel projet caché. C’est alors qu’il boycotta le meeting de Rio organisé par l’UFC le 22 septembre 2012.

Pensant agir dans le secret, le politicard de Tsamba Magotsi envoya en catimini une surprenante lettre de justification au ministre de l’Intérieur dans le but de semer le trouble. En réalité, l’objectif de cette petitesse politicienne était de faire passer l’opposition pour un concentré d’hommes violents et anarchistes. Aussi, on retrouve alors l’idée qu’Alain Claude Bilié Bi Nzé, l’actuel porte parole de la Présidence de la République qui avait jadis brutalisé et déshabillé le recteur de l’université Omar Bongo, le Professeur Daniel Ona Ondo, voulait incruster dans l’esprit des Gabonais et des représentations diplomatiques vivant au Gabon. D’où la conclusion justifiée de nombreux observateurs qui affirment sans hésitation qu’il s’agissait en fait d’une stratégie communément montée entre Mayila et les membres du pouvoir plus que jamais aux abois.

Au regard des différents comportements instables de l’ancien avocat et de ses justifications à deux balles qui ne le séduisent même pas, on peut en effet confirmer que ce dernier s’est depuis trop longtemps écarté du droit au point d’oublier l’article 2 de la Déclaration Universelle de l’Homme et du Citoyen de 1789 ratifiée par le Gabon qui stipule que : « le but de toute association politique est la conservation de droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance face à l’oppression ».

Louis Gaston Mayila, en affirmant devant les téléspectateurs que l’UFC n’existerait pas et que cette coalition de partis de l’opposition ne serait qu’un projet, a totalement mis à nu le plan boiteux qu’il avait soigneusement concocté et qui est totalement dépiécé.

Ce paria semble ne pas avoir compris qu’il n’a pas le monopole des idées. Qu’avoir une idée, c’est une chose, la développer s’en est une autre. Aussi, il serait plus que nécessaire qu’il sût que, même dans un projet embryonnaire, il y a des règles de conduite à respecter et un état d’esprit à partager au risque d’être mis dehors par le génie de l’esprit du projet. C’est d’ailleurs ce qui a été fait avec son exclusion de l’UFC. Et comme le dit les Saintes écritures dans Matthieu 5-30: «si ta main droite est pour toi une occasion de chute, coupe la et jette la loin de toi ; car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier n’aille pas dans la géhenne ».

En bref, Louis Gaston Mayila était devenu un handicap pour l’évolution vers le changement au Gabon, il était alors devenu indispensable qu’il soit mis hors d’état de nuire. Et il serait fondamental pour le peuple gabonais qu’il accepte sans le moindre regret le départ des autres membres de l’UFC qui portent les mêmes tares que Louis Gaston Mayila.

En observant l’attitude de ce chantre de la division, on peut également conclure qu’il s’inscrit dans le proverbe disant : « un tiens vaut mieux que deux tu l’auras ». En d’autres termes, il n’est pas pour la conférence nationale souveraine car l’intérêt du peuple gabonais n’a jamais été au centre de ses priorités alors que le dispositif national et international exige un changement immédiat au Gabon. Faudrait-il peut être que Louis Gaston Mayila qui présente la CNS comme étant un coup d’état, nous dise si le départ brutal de Mouammar Kadhafi souhaité par Ali Bongo Ondimba n’en était pas moins?

Face à ce genre de situations, la Bible reste formelle : « Qui tue par l’épée périt par l’épée ».

Malgré les nombreux atermoiements d’Omar Bongo Ondimba sur l’idée de l’avènement du multipartisme au Gabon, la conférence nationale a bel et bien eu lieu en 1990.

Le comportement de Louis Gaston Mayila nous invite à convoquer Valéry Giscard D’Estaing qui disait : « Il faut laisser les choses basses mourir de leur propre poison ». Et nous y sommes avec le cas sulfureux de Louis Gaston Mayila qui vient lamentablement d’échouer dans son projet de sauver le régime qui souhaite que se soit Maixent Accrombessi, Raspoutine aguidi boy, qui vienne diriger notre pays. Quelle honte et quelle douleur de savoir que l’esprit de Vichy n’a pas trouver une autre terre d’accueil que notre pays le Gabon.

Enfin, il faut que Louis Gaston Mayila sache que l’idée de la CNS n’est pas née d’André Mba Obame qui hante son esprit ou de l’Union Nationale qui semble l’empêcher de franchir la barre des 1000 sympathisants. Cette idée salvatrice pour notre pays émane du génie de la diaspora gabonaise et de la société civile qui entendent concrétiser ce projet capital pour le bien être de la majorité des gabonaises et des gabonais. N’en déplaise aux milliardaires aux milliards mal acquis.

Maintenant que l’opposition a commencé à se débarrasser de ses teignes politiques, de ses poids morts qui ne parviennent même pas à organiser des meetings et qu’enfin le peuple gabonais reçoit la confirmation du vrai visage des opposants croquemitaines, on espère qu’elle ne perdra plus de temps et qu’elle accompagnera plus que jamais la société civile qui n’a pas encore dit son dernier mot dans ce combat vers la CNS et la libération de notre pays des mains d’Accrombessi et de tous ses soutiens.

Par Télesphore OBAME NGOMO