jeudi 18 octobre 2012

Trois ans avec Ali Bongo Ondimba: Les raisons d'une rupture




Après trois ans passés à la tête du Gabon, il convient d’apprécier froidement, sans complexes et sans états d’âme le bilan d’Ali Bongo Ondimba et d’en tirer très rapidement les conclusions.

Aussi, dans le but primordial de ne pas s’investir dans les ressentis personnels comme le font très aisément certains petits journalistes de la petite semaine, marqués par un opportunisme injustifié parce qu’injustifiable et une vulgaire incohérence innommable, je garderai pour référence de mon jugement du bilan d’Ali Bongo Ondimba, l’esprit du projet de société « l’Avenir en confiance » que j’avais fièrement soutenu en août 2009 et dont les insuffisances ou les incapacités à être mis en œuvre m’exigent plus que jamais de mettre la République au centre de tout mon investissement en politique.

Autrement dit, je m’engage désormais à m’offrir le profil d’observateur ou d’analyste politique et non plus celui de partisan ou de défenseur de la politique menée par Ali Bongo Ondimba  car ce fut une erreur de penser que le bilan historique d’Omar Bongo Ondimba aurait eu un réel impact sur les décisions que devaient prendre les nouveaux tenants du pouvoir gabonais. Et, jugeant le maçon au pied du mur et non sur les rumeurs, les idées reçues et les caricatures, je peux désormais affirmer que mes ambitions pour le développement du Gabon et le bien être de ses populations sont aux antipodes de la gestion orchestrée par Ali Bongo Ondimba et sa cohorte d’étrangers étranges, arrogants, incompétents et impopulaires.

Cette déclaration a tout le mérite d’être clair et tient lieu d’information publique à considérer.  

Au regard de ce qui précède, je ne vais point m’appesantir sur les quelques réalisations faites depuis trois ans par Ali Bongo Ondimba car, celles-ci me paraissent extrêmement insignifiantes au regard des colossaux budgets votés chaque année et des innombrables engagements publics pris devant le peuple gabonais. C’est d’ailleurs l’occasion de dire qu’en observant les mauvaises bases construites par des maçons ne possédant nullement les outils indispensables pour réaliser une telle tâche, bien  qu’ayant en leur possession un plan de construction intéressant pour le Gabon, on ne peut vraiment plus croire ou espérer en un quelconque avenir en confiance.

En effet, dans le projet « L’Avenir en confiance » que j’ai soutenu, Axe 1, il n’était pas question de bâillonner la presse (Echos du Nord, Ezombolo, La Une, Le Gri-Gri de la Griffe et Le Scribouillard…), de dissoudre les partis politiques (L’Union Nationale), d’arrêter et de pourchasser la société civile (cf le Forum des indignés) mais plutôt de faire du Gabon un état de droit où le pluralisme politique, la liberté d’opinion et d’expression, la liberté d’association et d’entreprise devaient être respectés.

Dans le projet « L’Avenir en confiance » que j’ai soutenu, Axe 2, il n’était pas question de concentrer tous les pouvoirs en modifiant la Constitution (Modification de la Constitution de décembre 2010), en désossant l’administration de ses prérogatives rattachées par la suite à la présidence de la République au travers de nombreuses agences (Agence Nationale des Grands Travaux (ANGT), Agence des Parcs Nationaux, Agence des Bourses et Stages, Agence d’Etudes et d’Observations Spatiales,  Agence Nationale de l’Urbanisme, des Travaux Topographiques et du Cadastre, Agence Nationale des Infrastructures Numériques et des Fréquences) mais plutôt de faire de la Décentralisation une réalité.

Dans le projet « L’Avenir en confiance »  que j’ai soutenu, Axe 3, il n’était pas question d’observer et d’encourager les détournements de fonds publics (3,6 milliards de francs CFA décaissés pour le paiement de 20 bus qui n’ont jamais été livrés, les différents budgets du ministère de l’habitat épongés alors que la cabane de chantier des 5000 logements par an n’est toujours pas sortie de terre), les passes droits et tous leurs corollaires (les différents marchés de la CAN 2012, les échangeurs construits par SOCOBA, les différents contrats de l’ANGT, le traitement des données à caractères biométriques offert à Gemalto) mais plutôt de réussir la moralisation de la vie publique et d’assurer une meilleure gouvernance des affaires publiques.

Dans le projet de société « L’Avenir en confiance » que j’ai soutenu, Axe 4, il n’était pas question d’insulter, d’humilier, de diffamer, de vilipender nos pays voisins et amis. Obiang Nguema Mbazogo, le président de la République de Guinée Equatoriale et Denis Sassou Nguesso, le président de la République du Congo, sont régulièrement insultés dans la presse collaborationniste dirigée par Raphael Ntoutoume Nkoghe, conseiller du Président de la République. François Hollande, Pascal Canfin et les diplomates français en poste au Gabon sont diffamés par les journaux proches du palais présidentiel « La Griffe », « le Douk Douk » et « le Scribouillard » alors qu’il était prévu de consolider les rapports du Gabon avec les pays voisins et amis.

Dans le projet de société « L’Avenir en confiance » que j’ai soutenu, Axe 5, il n’était pas question d’arrêter brutalement des activités qui créaient des emplois et qui produisaient des revenus pour notre pays et les familles y vivant. Puis, de compter en grande partie sur les revenus pétroliers pour justifier la croissance actuelle du Gabon (près de la moitié des budgets de 2010, 2011, 2012 et 2013 s’appuie sur les recettes pétrolières). Enfin, d’inviter des groupes étrangers (OLAM) à l’histoire lourde voire négative quand il s’est agi d’observer leurs liens et les conséquences environnementales dramatiques qu’elles enregistrent mais plutôt de diversifier les sources de croissance et de développement durable.

Dans le projet de société « L’Avenir en confiance » que j’ai soutenu, Axe 6, il n’était pas question de délestages réguliers et de rationalisation des sources d’énergie, de s’asseoir et de contempler les promesses faites dans le domaine des transports (toujours pas d’aéroport moderne, pas de compagnie aérienne nationale, pas de nouveaux bus, pas de nouveaux trains,…), d’augmenter les coûts des appels téléphoniques et de réserver Internet aux seuls riches du Gabon (mis en veilleuse du projet RAG) mais il était plutôt question de mettre en place des infrastructures de soutien au développement économique.

Dans le projet de société « L’Avenir en confiance » que j’ai soutenu, Axe 7, il n’était pas question de détournements de fonds publics causant un déficit de 600 milliards de francs CFA dans les caisses de l’Etat. Avec en filigrane le refus de la Cour des comptes de signer la déclaration de conformité permettant d’établir la loi de règlement mais plutôt de mieux gérer les finances publiques.

Dans le projet de société « L’Avenir en confiance » que j’ai soutenu, Axe 8, il n’était pas question de faire la part belle aux étrangers en les laissant faire main basse sur les finances du pays mais plutôt de mieux responsabiliser les Gabonais et les pousser à être plus entreprenants.

Enfin, dans le projet de société « L’Avenir en confiance » que j’ai soutenu, Axe 9, il n’était pas question d’opérer des dépenses inopportunes pour le peuple et la vie des institutions (achats de l’Hôtel particulier Pozzo di Borgo coûtant près de 100 millions d’euros sans le coût des travaux à entreprendre, Villa de Ted Kennedy coûtant 6,5 millions de dollars sans le coût des travaux à réaliser, achat de voitures de luxe, organisation d’une course nautique à deux pas des quartiers les plus sous intégrés de la capitale, invitation d’artistes étrangers aux frais du contribuable, achat de feux d’artifices éphémères,…) mais plutôt de lutter contre l’inégalité, la pauvreté et l’exclusion.

Comment continuer à soutenir Ali Bongo Ondimba qui s’est engagé dans un nouveau et autre projet de société que celui présenté en 2009?

Avec de tels désaccords et une telle violation flagrante et insupportable du projet de société qui nous liait, il convient à tout un chacun de faire un véritable examen de conscience et de tirer les conclusions nécessaires pour la construction d’une véritable République.

Cette République dont parlait Henri Guaino, un ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, qui expliquait qu’une République ne peut se construire si les femmes et les hommes sensés le faire n’ont pas pour référence un certain nombre de valeurs telles que : la dignité du travail, le sens du devoir et surtout « l’orgueil du pauvre », un concept si cher à son ami Philippe Séguin.

Cet « orgueil du pauvre » qui manque de plus en plus à de nombreux responsables gabonais, y compris ceux qui occupent les fonctions les plus prestigieuses dans notre pays. Cet orgueil de celui qui n’avait rien, de celui qui n’avait pas autre chose à faire valoir dans la société que son mérite et qui devait garder jusqu’à son dernier jour dans son cœur le souvenir ineffaçable d’avoir commencé sa vie sans autre viatique que l’amour et les sacrifices de ceux qui l’ont élevé et qui lui ont appris à se tenir droit, à ne jamais accepter ce qu’il ne pouvait rendre.

A l’orée de la situation difficile qui s’annonce pour l’avenir de notre pays le Gabon, je souhaite prendre ma part de responsabilité dans le combat politique qui devrait plus que jamais interpeller toutes les gabonaises et tous les gabonais.

Dans cette volonté de participer activement et intelligemment au débat politique pour le bien être de notre pays, il était indispensable de s’adresser aux Gabonais qui sont terrassés par les difficultés de la vie quotidienne, qui sont fatigués des promesses et des dons, qui ne savent plus s’il faut encore croire en l’avenir quand tous les indicateurs ne présentent plus aucun espoir pour une quelconque amélioration de leurs conditions de vie, mais qui tout de même ont été fortifiés par ces difficultés qui les emprisonnent, qui gardent en eux un océan de courage, une impressionnante idée de la dignité et des valeurs. Une réelle volonté de changement.

En prenant acte des conclusions de l’élection présidentielle anticipée d’août 2009, nombreux sont les citoyens gabonais qui, contrairement à la caricature distillée ça et là par certains leaders politiques affirmant que ces derniers s’étaient résolus à un simple « on va encore faire comment », avaient accordé le bénéfice du doute à Ali Bongo Ondimba, le candidat du parti démocratique gabonais (PDG) qui effectivement semblait en ce temps électoral mouvementé être jugé abusivement par ses détracteurs.

Aussi, le peuple gabonais constatait qu’au-delà des croquis mal esquissés sur le personnage précité, plus à raison après trois ans d’exercice, il y avait un homme courageux, ambitieux et qui disposait d’un projet de société qui n’était pas déprimant.

Il y avait aussi un homme qui disait avoir vu les erreurs de son père et prédécesseur, et promettait de les éviter à tout prix. C’est alors que dans le préambule de son projet de société « l’Avenir en confiance » on pouvait lire : 

« Au cours de ces dernières semaines, j’ai pris un grand soin, avant toute chose, de consulter et d’écouter les aînés, les femmes et les jeunes, de tous les milieux et de toutes les sensibilités. Je vous ai entendu et je vous ai compris…Toutes les préoccupations rejoignent pour l’essentiel le diagnostic clair, transparent, profond et courageux de la situation politique, économique et sociale de notre pays, posé par le Président Omar Bongo Ondimba dans son discours historique du 1er décembre 2007. Ce diagnostic révèle des maux qui nécessitent un traitement conséquent. Il est temps que la politique nous aide à exprimer nos idées, nos différences et nos accords dans la compréhension afin d’atteindre de grands objectifs communs nationaux et républicains ».
 
En bref, il y avait un homme qui disait vouloir construire « une République », la République gabonaise où chaque citoyen ne demandait qu’à travailler, à vivre de son travail, à vivre de sa fierté et à préserver son honneur en ne devant rien à quiconque. Cette République qui aurait permis à celui qui n’a rien de devenir quelqu’un par son seul mérite et ses talents.

Cette idée de la République gabonaise, finalement basée sur le travail, sur la fierté de son pays, sur le fait de vivre libre et sur un certain nombre de hautes valeurs. Nombreux sont les Gabonais qui l’ont tant espéré et qui pour cela, avaient alors décidé d’observer les potentialités et l’amour d’Ali Bongo Ondimba pour le Gabon bien que ses adversaires également se réclamaient d’une certaine idée de la République et affirmaient haut et fort aimer le Gabon.

Face à cette bataille légitime et justifiée, il demeure important de préciser que le mot « républicain » est moins important que l’idée, elle-même. Car si les mots « Nation » et « République » sont bel et bien à la mode, les idées de Nation et de République n’ont jamais eu autant d’adversaires aussi déterminés.

En effet, l’attachement à la République c’est quelque chose d’assez mystérieux mais qui s’exprime tout de même assez simplement. Entendons par « République » celui qui comprend, qui respecte comme valeur « l’orgueil du pauvre ».

Par conséquent, on appelle « Républicain » celui qui est capable d’éprouver une grande émotion en revisitant le discours de Guy Nzouba Ndama lors de la cérémonie d’investiture d’Ali Bongo Ondimba et celui d’André Mba Obame lorsque les parlementaires de la majorité décidèrent de lui faire perdre son immunité et intitulé « Nous venons tous de quel que part ».

On entend par « Républicain » celui qui croit fortement que l’Ecole de la République gabonaise, massacrée par des théories à dormir debout de Séraphin Moundounga, d’Etienne Massard et de Jean François Tardin, devrait d’abord être une école juste où l’exigence et le meilleur service que l’on puisse rendre à un enfant est de l’aider à devenir adulte et non de lui permettre de rester un grand enfant en l’aliénant et en l’asphyxiant de la politique interminable des dons.

On entend par « Républicain » celui qui veut bien sûr l’union, le travail et la justice pour tous les Gabonais mais qui veut aussi que le mérite soit valorisé, que la liberté soit une réalité, que l’égalité ne soit pas un vain mot et que l’autorité ne se confonde pas avec « le trop plein de sécurité » et qui n’a pas besoin qu’on lui explique ce que veut dire « le sens du devoir », « le sens de l’Etat », ou « le sens de l’intérêt général ».

On entend par « Républicain » celui qui prend conscience que la question nationale et la question sociale sont indissociables. Or la gouvernance étrange actuelle qui tend à étouffer le peuple gabonais, quel que soit l’appartenance politique et sociale, semble n’avoir pas pris en compte ce facteur fondamental dans le processus de développement. Ce qui semble justifier au mieux l’explosion en ébullition au Gabon.

Enfin, on entend par « Républicain » celui qui regarde la Nation non comme une volonté de puissance, non comme un gâteau  mais comme un partage, comme une solidarité, comme une protection, comme une liberté et qui comprend immédiatement ce que voulait dire Jaurès lorsqu’il proclamait que la Nation est le seul bien de ceux qui n’ont rien.

De ce fait, que ceux qui savent qu’ils n’ont que le Gabon comme seule richesse se lèvent comme un seul homme pour mettre hors du pouvoir la légion étrangère et tous leurs soutiens.

Au-delà de ce qui a été dit, une simple question cruciale nous est posée, à nous citoyens gabonais : allons nous liquider définitivement les modestes acquis qui nous restent de l’histoire politico-sociale de notre pays ayant obtenu sa souveraineté en 1960 ? Allons-nous définitivement tourner le dos au dialogue, cette valeur africaine qui permettait de laver « le linge sale en famille » et d’éviter le pire pour le bien du peuple tout entier?

Le Gabon est en crise et c’est le  moins qu’on puisse dire. De cette situation insupportable il convient de pouvoir s’asseoir ensemble afin de reconstruire l’économie, la société et la morale commune. Il ne s’agit plus là d’une simple volonté d’alternance politique mais de déraciner l’immoralité et l’inhumanité qui se sont imposées comme valeurs cardinales à tous les échelons de notre société gabonaise.

C’est d’ailleurs l’occasion de parler des règles de la politesse et de la morale qui devraient en principe nous permettre de mieux vivre ensemble. De cette politesse et de cette morale républicaine qui devraient nous offrir un sentiment d’appartenance plus fort que le sentiment de nos différences et de nos désaccords. Ce qui  constituerait un moyen efficace de lutter contre le repli identitaire, le tribalisme et tous leurs corollaires.

Toutefois, il convient de se réjouir que le choix libre d’Ali Bongo Ondimba porté sur des étrangers étranges, arrogants, incompétents et impopulaires, au détriment des gabonais mieux formés et plus à même de conduire notre pays  vers le développement grâce à leurs profils salués par des experts internationaux chevronnés, semble être venu briser à jamais la question du repli identitaire qui moisit désormais dans les sombres couloirs de notre histoire politico-sociale.

Autrement dit, ce n’est ni André Mba Obame, ni Zacharie Myboto ni Jules Aristide Bourdès Ogoulinguendé qui se sont affranchis des compétences gabonaises au profit d’hommes aux mœurs et aux capacités douteuses. De ce fait, il serait totalement absurde de continuer de voir le malheur ou le mal là où il n’y est pas. Il est plus qu’évident de constater que, ce ne seront plus les cadres du Haut-Ogooué ou des autres régions du Gabon qui alimenteront un temps soit peu la peur de « l’homme fang » ou tout simplement la peur d’autrui.

Dans toute chose, on devrait en effet être capable de trouver au moins un point positif. Et dans le cas de l’hégémonie des étrangers étranges, arrogants, incompétents et impopulaires au sommet de notre pays, c’est la disparition évidente du repli identitaire qui semble avoir été élu malgré la nostalgie tristement affichée dans ses organes d’abrutissement par le plus sombre des conseillers d’Ali Bongo Ondimba, Raphael Ntoutoume Nkoghe qui, dans son livre « Lumière sur le Gabon » affirmait clairement que : « Pour préparer le génocide rwandais, les extrémistes Hutus de feu Juvénal Habyarimana, n’ont pas procédé autrement. Car, concentrer ainsi toute la puissance de feu d’un pays entre les mains d’une seule ethnie ne consiste pas moins à programmer l’extermination d’une ou des autres ethnies. Davantage quand on n’est pas sans savoir que ces armes sont détenues par des individus dont l’inconscience, l’inconséquence, le repli identitaire, le réflexe régiono-provincial et la préférence tribalo-ethnique ont été démontrés plus d’une fois.

Il faut surtout comprendre ici qu’il ne s’agit pas seulement d’un souci de Bongo de confier à ses parents l’essentiel de l’armement du pays. En ce sens que cette répartition ethno-tribale obéit davantage à la conception clanique que Bongo se fait lui-même non pas de l’exercice du pouvoir, mais plutôt de sa conservation. Une conservation strictement limitée aux deux groupes ethniques dont il est issu : l’Obamba paternel et le Téké maternel. Ainsi, chaque entité gère équitablement une partie des forces de Défense et de sécurité du pays.

Aussi, ne pas voir à quel point la situation politique explosive qui guette notre pays pourrait être fatale à la stabilité et la quiétude de nos populations est tout simplement suicidaire. Car, lorsque la politique  devient incompréhensible, c’est la démocratie qui est grandement en danger. Puis, ne pas mesurer le degré de désespérance ou sous estimer le niveau de frustration subit par les gabonaises et les gabonais avec cette affaire d’étrangers étranges, arrogants, incompétents et impopulaires au sommet de l’Etat serait à juste titre la raison fondamentale qui justifiera le choix d’une autre forme urgente de gouvernance dans notre pays ».

En fait, il est important de bien comprendre aujourd’hui que les injustices, les inégalités, le chômage, l’exclusion, la précarité, les maladies, les difficultés croissantes de la vie quotidienne sont des urgences qui ne peuvent se contenter de promesses, toujours et encore sans lendemains. D’où la nécessité de s’approprier très rapidement « l’orgueil du pauvre » qui est indispensable pour bâtir une République. C’est pourquoi, plus que jamais, je renforcerai la chaîne d’union qui lie le peuple gabonais désireux d’un mieux être et je m’armerai de mon épée afin de défendre mon pays face aux ennemis de la démocratie, de la transparence et de la bonne gouvernance.

Par Télesphore OBAME NGOMO










mardi 16 octobre 2012

Qui peut encore croire aux élucubrations de Raphael Ntoutoume Nkoghe ?


Qui peut encore croire en Raphael Ntoutoume Nkoghe ?

A peine avoir présenté au peuple gabonais et à Ali Bongo Ondimba une partie du livre « Lumière sur le Gabon » écrit en 2004 par Raphael Ntoutoume Nkoghe et dans lequel il insulte copieusement la famille Bongo, le PDG et le régime en place, l’unique conseiller d’Ali Bongo Ondimba ne sait plus où donner de la tête au point de débiter plus que par le passé un nombre incalculable de mensonges, de contradictions et de contre vérités comme il l’avait déjà fait pour Omar Bongo, sa famille et ses collaborateurs il n’y pas très longtemps.

En effet, la préface du livre « Lumière sur le Gabon » à elle seule suffit pour exposer tel un mille pattes sous le soleil, les incohérences flagrantes de Raphael Ntoutoume Nkoghe qui affirme à qui voudrait l’entendre qu’il serait le maître à penser du palais présidentiel. Mais le chapitre « fétichisme » de son chef d’œuvre où le père d’Ali Bongo Ondimba, d’Alex Bongo Ondimba et de Frédéric Bongo Ondimba est présenté comme étant la réincarnation du mal sur terre est aussi révélateur du personnage qui ose encore l’ouvrir dans ce pays alors qu’il est totalement démasqué.

Raphael Ntoutoume Nkoghe qui travaille depuis 2007 au palais présidentiel, d’abord comme conseiller d’Omar Bongo Ondimba puis d’Ali Bongo Ondimba écrivait ceci : « Des témoignages des collègues diplomates qui l’ont connu avant moi, j’ai surtout retenu qu’il s’agissait d’un journaliste déterminé, provocateur et qui a le don d’indisposer le régime. Pas seulement à cause de ses écrits, mais surtout parce qu’il n’a jamais voulu composer avec le pouvoir, repoussant toutes les offres qui lui ont été faites et éprouvant une souveraine indifférence à l’égard de l’argent du palais (présidentiel) ».

Face à ce passage clair, net et précis, une seule question s’impose : pourquoi Raphael Ntoutoume Nkoghe, le seul citoyen gabonais qui a fait une école pour devenir instituteur mais qui se serait en sorti avec un diplôme de journaliste a-t-il finalement accepté de composer et d’imposer  le régime d’Omar Bongo Ondimba alors que celui-ci n’a pourtant pas changé d’un iota ?

Après qu’un documentaire sur les crimes rituels au Gabon ait été diffusé sur une chaîne internationale, « Canal + » pour ne pas la citer, dans le chapitre « fétichisme » du livre du génie du cabinet présidentiel, Raphael Ntoutoume Nkoghe accuse directement Omar Bongo Ondimba, le père d’Ali Bongo Ondimba, d’Alex Bongo Ondimba et de Frédéric Bongo Ondimba d’avoir mis en place le réseau de pièces détachés humains et d’avoir été au cœur de ce trafic qui endeuille plusieurs familles gabonaises.

Raphael Ntoutoume Nkoghe, l’indispensable conseiller d’Ali Bongo Ondimba dit ceci : « Il faut dire qu’il y a un sacré mélange de faits et de rumeurs, les unes aussi folles que les autres. Mais l’essentiel est que toutes ces histoires sont connues du commun des Gabonais. Lesquels leur accordent une crédibilité sans faille surtout que le comportement de Bongo et ses amis ne concoure en rien à la leur ôter. Ce, du fait tout simplement que les crimes rituels suivis de prélèvements d’organes (langues, parties génitales, …) sont devenus des faits quotidiens qui ont fini, à cause de leur régularité, par ne plus traumatiser un peuple désormais accoutumé à l’horreur quotidienne. L’inertie complaisante des forces de l’ordre, l’immunité des auteurs et l’implication des hautes autorités jouissant d’une parfaite impunité ayant contribué à créer un sentiment de résignation généralisée ».

Puis, le principal rédacteur de la presse collaborationniste aux ordres de Maixent Accrombessi et de Liban Suleimane rajouta ceci : «Et lorsque la famille présidentielle se trouve directement impliquée, comme dans l’affaire Oprah (belle sœur personnelle d’Omar), et que Bongo décide d’étouffer l’affaire et par la fermeture du seul journal («La Griffe») qui s’y intéressait et par la persécution des journalistes, cela ne fait que confirmer la rumeur selon laquelle lui-même se trouverait au centre, voire à la tête, de toute cette organisation criminelle et démoniaque. Il n’est pas inexact d’affirmer que la criminalité fétichiste, a débuté, disons a été institutionnalisée, dès l’accession de Bongo à la magistrature suprême. La rumeur veut même que c’est sous sa supervision directe qu’elle s’est organisée et développée. Notamment dans toutes les affaires qui ont choqué le Gabon et la communauté internationale… ».

Devant de telles déclarations faites par Raphael Ntoutoume Nkoghe, l’unique conseiller d’Ali Bongo Ondimba, on ne peut que se demander, qui avait sollicité « Canal+ » au point de convaincre cette chaîne internationale de réaliser un reportage spécial et précis sur les crimes rituels au Gabon conduisant ainsi Ali Bongo Ondimba à faire une déclaration express sur ce sujet ? Il faut quand même rappeler au passage qu’André Mba Obame, le dernier ministre de l’intérieur d’Omar Bongo Ondimba, et certains opposants radicaux disposent des pages de ce livre qui pourraient constituer une preuve tangible face aux accusations et aux déclarations faites par un conseiller d’Ali Bongo Ondimba.

De plus, comment l’argumentaire tenu pour convaincre « Canal+ » ne pouvait-il pas être séduisant, crédible et apprécié quand on sait que c’est le seul tout puissant conseiller d’Ali Bongo Ondimba qui fit de telles révélations en même temps qu’il affirmait dans la préface de son livre : « C’est dire que «Lumière sur le Gabon» apporte un éclairage sur la structure mécanique et métallique qui a été imposée au peuple gabonais. Autrement dit une administration d’acier, insensible, cruelle, corrompue, charlatanisée, mystificatrice et totalement au service d’un homme et de son système. Vous ne savez pas ou n’avez jamais compris pourquoi et comment Bongo a réussi à mettre entre parenthèses le multipartisme et le monopartisme pour asseoir ce que j’ai personnellement vécu et que je qualifierai de ventrocratie populaire ? Pourquoi au Gabon les vocables morale et Dieu soulèvent-ils aussi facilement une franche hilarité ? Comment, avec l’art de la fourberie et de la division qui caractérise Bongo, ce petit pays a su collecter des problèmes avec tous ses voisins et même avec des pays pourtant très éloignés ? Un “Etat des lieux” a été peint avec la rigueur, la sincérité et la franchise appropriées. Ce n’est point une suite d’affirmations ou d’allégations gratuites car il ne s’est agi que des faits recoupés et rapportés. Documents à l’appui. Tout a été autant montré que démontré. Une démarche propre au journalisme d’investigation qu’affectionne l’auteur ».

Au regard de telles révélations qui ne tiennent sur rien, comment Ali Bongo Ondimba, malgré le mea culpa de son prédécesseur et père a-t-il pu accepter de garder Raphael Ntoutoume Nkoghe dans son cabinet ?

De sources bien introduites dans certains milieux influents occidentaux, il nous est revenu que le livre « Lumière sur le Gabon » a été envoyé à plusieurs hauts responsables d’institutions internationales afin de présenter le vrai visage du pouvoir d’Ali Bongo Ondimba. Et de ce fait, lorsqu’Ali Bongo Ondimba prend la parole devant ces personnalités en possession dudit chef d’œuvre, elles ne peuvent qu’exprimer un langage diplomatique envers ce dernier alors qu’en réalité, elles plaident pour son départ car quand on cautionne des choses aussi gravissimes, tels que les crimes rituels et le commerce des pièces détachés humains, on ne peut prétendre être capable de défendre les droits de l’homme. C’est dire que, voici des éléments concrets écrits par l’insaisissable conseiller d’Ali Bongo Ondimba qui discréditent totalement le successeur d’Omar Bongo Ondimba.  

Au-delà des nombreux mensonges de Raphael Ntoutoume Nkoghe, il convient de revenir sur les interminables et minables contradictions de Sabrina Courtois.

Dans son numéro 271 du vendredi 14 septembre 2012, « Le Scribouillard de Mogadiscio », l’un des torchons de la presse collaborationniste aux ordres du seul béninois de Bongoville et de l’unique somalien de Ndjolé, il était dit que j’avais travaillé au palais présidentiel pour espionner Ali Bongo Ondimba afin d’en rendre compte à André Mba Obame.

Puis, dans la même presse aux services de « Raspoutine le pôpô » et de la « Touareg de Mogadiscio », le torchon de service dénommé « La Griffe de Cotonou » au numéro 508 du 24 août 2012, il est dit que je n’aurais pas été admis au cabinet présidentiel, plus précisément au Comité de Coordination de la Communication présidentielle (COCOM). De même que dans le « Douk- Douk mal aiguisé » du 16 octobre 2012, Raphael Ntoutoume soutient que j’aurais échoué aux portes du COCOM. Puis, étant pourchassé par Paul Biyoghe Mba, je me serais caché sous les pieds de Maixent Accrombessi et de Liban Suleimane que j’avais peut être rencontré et connu à Cotonou ou à Mogadiscio puisque je n’avais jamais travaillé à la présidence de la République où ils sont respectivement directeur et chef de cabinet. Que j’aurais squatté la maison de Mindoubé de Dominique Ella Ondo où deux pigeons et un pauvre petit canard ont été sauvagement assassinés par Sabrina Courtois qui veut à tout prix le poste d’Alain Claude Bilié Bi Nze.

En lisant ces différentes sorties incohérentes, on ne peut qu’affirmer sans le moindre risque de se tromper que Raphael Ntoutoume Nkoghe ne sait plus à quel génie se vouer. C’est pourquoi dans un même texte, il dit une chose et son contraire sans même s’en rendre compte. Effectivement, c’est difficile d’écrire quand on n’est plus servi en biscuits et lorsqu’on est complètement démasqué.

Peut être que Raphael Ntoutoume Nkoghe saura et pourra nous expliquer comment fait-on pour virer du palais présidentiel quelqu’un qui n’y a jamais travaillé? Réalité ou fiction ?  

Raphael Ntoutoume Nkoghe, l’incestueux et « ancien » malade mental de Kango converti en conseiller d’Ali Bongo Ondimba aurait-il oublié que le cabinet de la Première Dame du Gabon avait fait sortir un communiqué de presse le 07 octobre 2010 à ce sujet?

Il n’est pas bon de trop tirer sur le mensonge, il finit par devenir un mauvais songe qui vous explose au visage. Comme aime à le dire Zacharie Myboto : « la vérité est fille du temps ». Autrement dit, à force de pondre trop de mensonges on finit par se contredire au point de vraiment devenir ridicule. Mais bon, la miss Esserenguila du palais présidentiel n’est plus à ça près. Quand on voit ce qu’elle a écrit sur Omar Bongo Ondimba dans son livre et qu’elle soit ensuite devenue la plus zélée du pouvoir en place, on comprend qu’elle n’est vraiment plus à ça près.

Après avoir insulté la vie privée de la mère de Franck Nguema, directeur général de TV+ comme il l’avait fait pour madame Mborantsouo dans son livre « Lumière sur le Gabon », Raphael Ntoutoume Nkoghe, l’unique conseiller d’Ali Bongo Ondimba qui adore les débats en dessous de la ceinture, cherche maintenant dans ma vie privée, ignorant que moi je ne drague pas les petits cousins métis de celles qui sont sensées être mes petites amies. Mais, avant de chercher la situation maritale des gens sensés être dans l’opposition, il serait bon que Sabrina Courtois demande à Liban Suleimane de lui présenter sa dulcinée. Il n’est pas bon pour un individu qui a amassé frauduleusement des milliards en un temps record et qui occupe un poste aussi juteux que celui de chef de cabinet du président de la République de vivre en singleton.

Chers lecteurs vous ne rêvez pas. Voici le niveau des gens qui dirigent notre pays depuis trois ans. Quel bilan pouvez-vous espérer avec de tels profils au sommet de l’Etat? Quelle crédibilité et quelle sincérité peut-on attendre de gens qui hier insultaient Omar Bongo Ondimba, l’accusant d’être un trafiquant de pièces détachées humains, et qui l’ont servi et servent encore son régime avec un zèle que n’ont même pas les PDGistes de la première heure.

Désormais Raphael Ntoutoume Nkoghe est démasqué et démystifié. Ses insultes portées contre le père d’Ali Bongo Ondimba, d’Alex Bongo Ondimba et de Frédéric Bongo Ondimba feront l’objet de publications plus fréquentes. Ainsi il comprendra qu’on peut porter le nom d’un ange et être une véritable vermine.

Par Télesphore OBAME NGOMO  







    



  


lundi 15 octobre 2012

Qu’avions-nous jadis reproché à André Mba Obame ?


Qu’avions-nous jadis reproché à André Mba Obame ?

C’est parce qu’il est incontestablement aujourd’hui le principal leader politique du Gabon que le cas d’André Mba Obame semble être le plus parlant pour expliquer les nouveaux codes de conduite (politique) qui s’imposent aux citoyens gabonais, surtout ceux des jeunes générations.

En effet, après de nombreux témoignages concordants de personnes et de personnalités autorisées, André Mba Obame figurait parmi les personnes les plus écoutées de la galaxie présidentielle sous Omar Bongo Ondimba. C’est à ce titre que le sieur précité n’hésite quasiment jamais de prendre de la hauteur quant aux accusations qui lui sont portées, à tort ou à raison, en disant clairement qu’il prendra toujours  sa part de responsabilité dans ce qui a été mal fait lors de la gestion du défunt président de la République comme dans tout ce qui a été fait de façon positive.

S’investissant activement et efficacement aujourd’hui dans l’opposition, les principales et récurrentes observations faites à André Mba Obame sont très souvent liées à son passé et à son passif. Ce qui est tout à fait normal. D’ailleurs, ces remarques légitimes méritent d’être également posées à tous ceux et à toutes celles qui ont accompagné et soutenu le président Omar Bongo Ondimba lors de ses différentes mandatures. Ainsi, les jugements des uns et des autres porteront sans équivoque les marques d’une véritable justice ou celles d’une appréciation justement nuancée.

Autrement dit, de même qu’il est reproché certaines choses à André Mba Obame, de la même manière l’on devrait le faire, et avec la même rigueur, pour toutes les personnes qui ont participé de très près à la gestion du pays sous le règne d’Omar Bongo Ondimba. Cette marque de jugement ne pourrait que conduire à plus d’objectivité car après tout, c’est l’avenir de notre pays qui se joue.

Etant considéré, à tort ou à raison, comme étant l’un des cerveaux ou des plus fins stratèges du pouvoir d’Omar Bongo Ondimba, aux côtés de René Ndemezo’Obiang, Paul Toungui et Paul Biyoghe Mba, André Mba Obame semble être celui qui finalement paie le plus son soutien à Omar Bongo car, nombreux sont ceux qui, malgré la mauvaise direction que prend actuellement notre pays, on ne sait sur quelle base, continuent de refuser à André Mba Obame une quelconque capacité de changement ou d’évolution, quand ils l’acceptent aisément pour d’autres profils qui ont largement montré leurs limites.

Sur un plan purement intellectuel, cela s’apparenterait tout simplement à de l’incohérence d’autant plus que ces conclusions ne s’accompagnent quasiment jamais d’arguments objectifs et crédibles.  Il convient à cet effet de faire une différence claire entre, André Mba Obame, un personnage qu’on peut ne pas apprécier pour diverses raisons, et les dénonciations avérées qu’il énonce et qui sont vérifiables. 

De plus, ce qui peut en fait être reproché, à raison, à André Mba Obame comme à tous ses anciens collègues ou camarades  du parti est le fait de n’avoir jamais dit NON publiquement ou manifester un quelconque comportement de refus ou de contestation à Omar Bongo Ondimba lorsque certaines de ses décisions ou certains de ses comportements ne cadraient pas avec les valeurs de démocratie, de transparence et de bonne gouvernance. C’est la seule raison sensée qui pourrait justifier au mieux l’incapacité de certains gabonais, de moins en moins nombreux, à lui accorder une confiance totale ou aveugle. C’est l’occasion de rappeler le proverbe disant « l’erreur est humaine mais c’est persévérer dans l’erreur qui est diabolique ». Par conséquent, que celui qui n’a jamais fait de mauvais choix, poursuive son intolérance envers autrui.

Cependant, on peut tout de même comprendre les nombreuses réticences observées du fait que se soit André Mba Obame qui porte aujourd’hui un discours sur le changement ou sur l’alternance politique au Gabon mais on ne peut lui reprocher la légitimité de porter ce combat.

Aussi, au regard du comportement de certains compatriotes, il est de moins en moins évident que se soit finalement le soutien inconditionnel d’André Mba Obame à Omar Bongo Ondimba qui lui coûterait toutes ces inimitiés.

En effet, il convient de noter l’insaisissable raisonnement ou comportement de certains compatriotes qui, bien qu’ayant constaté que les décisions d’Ali Bongo ne cadraient pas avec l’esprit du projet de société que lui-même avait porté et défendu en 2009, refusent de comprendre et d’accepter qu’il n’est pas constructif pour l’avenir de notre pays et pour le bien être de nos compatriotes qu’on soutienne l’insoutenable ou qu’on cautionne tout et n’importe quoi tandis que, c’est pourtant ce trait de caractère ou cette manière de faire qui semblait légitimer les divers reproches faits à André Mba Obame.

En d’autres mots, lorsque les anciens soutiens d’Ali Bongo Ondimba lui font observer publiquement leur refus de soutenir sa mauvaise gestion clairement dénoncée par les institutions internationales, afin de ne pas subir les mêmes observations, finalement bancales et abusives, qui sont faites aujourd’hui  à André Mba Obame, certains esprits d’un Qi de très bas niveau n’hésitent pas de vous taxer de tous les noms d’oiseaux.

C’est alors que René Ndemezo’Obiang est régulièrement insulté par la presse collaborationniste aux ordres de Maixent Accrombessi et de Liban Suleimane tout simplement parce qu’il aurait adhéré comme la majorité des Gabonais à l’idée d’un dialogue nationale souverain fortement nécessaire pour la vie politico-sociale de notre pays. Par ailleurs, il est important de regarder ceux qui s’activent à lui pondre un profil hideux. Et à cet effet, la préface du livre « Lumière sur le Gabon » de Raphael Ntoutoume Nkoghe qui s’est offert cette basse besogne permet de démontrer que cet arriviste, profito-situationniste, est très mal placé pour insulter, caricaturer et vilipender René Ndemezo’Obiang qui a choisi la meilleure part.

Faut-il rappeler qu’Ali Bongo Ondimba affirmait dans son discours du 12 septembre 2012 devant le Parlement réuni en congrès que les Gabonais n’ont pas de pays de rechange, même s’il semblait avoir oublié que ce n’était pas le cas pour la brochette puante d’étrangers étranges, incompétents et arrogants qu’il nous impose au sommet de l’Etat depuis trois ans. Celle-ci possédant bel et bien des pays de rechange.

En 2009, il avait été clairement signifié à André Mba Obame lors de son meeting à Paris qu’il est quasiment impossible de planter des choux pour espérer récolter des carottes. C’est dire que, en pensant ou en faisant croire à Omar Bongo Ondimba qu’il était un « roi » ou encore un « immortel », ceux qui avaient mis leur génie au service d’une telle conception de l’avenir du Gabon préparaient sans le moindre risque de se tromper le spectacle jugé macabre de l’élection à un tour d’août 2009.

De ce fait, il convient pour les patriotes et citoyens gabonais de ne pas s’accrocher aux petits privilèges du moment qui finalement ne relèvent que du court terme mais de penser à laisser leur nom dans l’histoire du Gabon comme ces nombreux jeunes français qui, le courage dans le regard et dans les armes, n’hésitèrent pas  à affronter le « mâle allemand » qui infestait leur pays.  

Dire NON à quelqu’un ne veut pas dire qu’on le déteste. Mais c’est marquer un désaccord face à une situation ou un fait qui peut s’arranger ou trouver une solution si et seulement si le dialogue est convoqué.

En d’autres mots, dire NON à la gestion contestée et contestable d’Ali Bongo Ondimba qui ne correspond en rien à une gouvernance honorable ne veut pas  dire qu’on ne l’apprécie pas humainement ou qu’on lui veut du mal. Mais c’est d’abord lui dire qu’il se fait du tort politiquement. Puis, c’est lui rappeler qu’il ne devrait pas créer une incompatibilité entre ses intérêts politiques et ceux du peuple Gabonais. Et enfin, c’est refuser de commettre les mêmes erreurs qu’André Mba Obame sous Omar Bongo Ondimba.

Il serait quand même idiot de tomber au même endroit et pour les mêmes motifs là où nos aînés ont trébuché par le passé. A quoi nous servirait alors l’histoire si on ne peut profiter de ses enseignements?

La jeunesse gabonaise doit-elle refuser d’écouter avec intelligence les paroles d’Omar Bongo Ondimba qui disait : « Dieu ne nous a pas donné le droit de faire du Gabon ce que nous sommes entrain de faire… ». Devons nous faire comme Bilié Bi Nze et consorts qui vilipendent André Mba Obame et les anciens membres du PDG alors qu’ils se comportent exactement voire même pire qu’eux ?

Si aujourd’hui l’histoire a fait payer aux membres de l’Union Nationale leur mauvaise collaboration avec le régime d’Omar Bongo Ondimba, il n’y a aucun doute que les nouveaux zélés du pouvoir qui considèrent le Gabon comme une soupe ou un gâteau paieront non seulement leur esprit collaborationniste mais également leur refus de voir la misère grandissante du peuple gabonais d’autant plus que, ni le temps, ni ses signes et encore moins le contexte international ne plaident en faveur d’une quelconque complaisance envers eux.

Autrement dit, le temps de subir l’arrogance et l’incompétence de certains tend à sa fin.

Par Télesphore OBAME NGOMO









mardi 9 octobre 2012

L’agonie d’un conseiller désormais aux abois


Pendant plus de deux ans, Raphael Ntoutoume Nkoghe, l’unique conseiller d’Ali Bongo Ondimba, ou Sabrina COURTOIS, la rédactrice en chef de la presse collaborationniste aux ordres du seul béninois de Bongoville et du premier somalien de Ndjolé, s’est permis d’insulter ses propres compatriotes pour faire plaisir à on ne sait trop qui.

Et voici qu’après de nombreux avertissements respectueux et courtois, à ne pas confondre avec le nom de son amant Jean Pierre COURTOIS, un ancien ambassadeur de France au Gabon, nous avons démasqué son vrai visage grâce au livre « Lumière sur le Gabon » dans lequel il insultait copieusement Omar Bongo, Ali Bongo, le PDG et le régime en place qu’il sert avec un zèle que n’ont même pas les PDGistes de la première heure.

Ne sachant plus à quel génie et à quelles pratiques de sorcellerie se vouer, la miss Esserenguila comme on l’appelle affectueusement au palais du Bord de Mer multiplie les sorties intempestives signes d’un personnage plus que jamais aux abois. Tout le malin qu’elle aimait faire s’est envolé comme les pétards mouillés qu’elle voulait servir à ses derniers admirateurs : des soit disant tentatives d’assassinat qui n’ont ni tête, ni queue.

D’abord, celui qui se fait passer pour l’unique conseiller du président de la République monte une histoire à deux francs six sous selon laquelle Franck Nguema, directeur général de TV+ en voulait à celui qui affirmait dans son livre « Lumière sur le Gabon » qu’il était un journaliste déterminé, provocateur et qui avait le don d’indisposer le régime. Pas seulement à cause de ses écrits, mais surtout parce qu’il n’a jamais voulu composer avec le pouvoir, repoussant toutes les offres qui lui ont été faites et éprouvant une souveraine indifférence à l’égard de l’argent du palais présidentiel.

Comme le monde entier doit certainement le constater, si Raphael Ntoutoume Nkoghe qui travaille à la présidence de la République depuis 2007, d’abord comme conseiller d’Omar Bongo puis comme « maître à penser » d’Ali Bongo Ondimba, a bel et bien repoussé très loin toutes les offres qui lui ont été faites y compris l’expression d’une souveraine indifférence à l’égard de l’argent du palais présidentiel, il n’en demeure pas mois qu’il est effectivement resté une boule puante qui indispose le pouvoir d’Ali Bongo Ondimba.

Car, voir un conseiller de président de la République se comporter tel que le fait Raphael Ntoutoume Nkoghe, on ne peut que se demander où sommes nous, mais surtout Ali Bongo était-il finalement sincère quand il parlait d’erreur de casting le 16 octobre 2010?

Tout d’abord, Raphael Ntoutoume Nkoghe s’est cru en droit d’insulter les  diplomates français en fonction au Gabon pour avoir donné des visas aux membres de l’opposition. Puis, il s’est permis « COURTOISement » d’insulter Béchir Ben Yahmed, le fondateur du magazine panafricain « Jeune Afrique » dans lequel, au numéro 2695 du 2 au 8 septembre 2012, le chef de l’Etat est allé longuement s’exprimer sur la situation du Gabon devant le stylo de Marwane Ben Yahmed. Inutile ici de préciser que ce dernier est le fils de Béchir Ben Yahmed.

Ensuite, le même sulfureux conseiller s’est permis d’insulter Pascal Canfin, le ministre français chargé du développement, Jean Marc Hérault, le premier ministre de la France ainsi que François Hollande. A cet effet, nombreuses sont les personnes qui ont été plus que surprises de voir « le néo député », Sabrina Courtois, en vadrouille en France, non plus pour rencontrer son ancien bailleur de fonds, le gaou ayant percé au palais présidentiel, mais pour tenter un acoquinement avec les amis politiques de ceux qu’ils insultent régulièrement dans la « Griffe de Cotonou », le « Douk Douk mal aiguisé » et « le Gri-Gri venu de Cotonou », actuellement bloqué pour effets plus que nocifs à la crédibilité du pouvoir PDG.

En plus, c’est toujours et encore le seul conseiller disant être l’inspirateur du président Ali Bongo qui s’est offert la liberté d’importuner Vincent Hugeux, un journaliste français du magazine « L’Express », qui avait fait un véritable recoupage d’informations suite à l’imposture et à l’humiliante escroquerie savamment démasquée dans laquelle le seul député nommé par Maixent Accrombessi et Liban Suleimane s’est « COURTOISement » investi.

Comme si  ses délires nauséabondes précités, massacrant la crédibilité d’Ali Bongo, ne suffisaient pas, Raphael Ntoutoume Nkoghe, en mythomane et en manipulateur de première classe, s’est permis en tant que lumière à penser et à écrire de la présidence de la République du Gabon à s’investir dans le « journalisme pornographique » entraînant dans sa folie déclarée le corrompu de Placide Moulakou, patron du journal « Le Scribouillard de Mogadiscio », mis en chômage pour suivisme aveugle.

C’est encore ce même Raphael Ntoutoume Nkoghe, le plus influent employé de la présidence de la République après Raspoutine le pôpô et la petite « Touareg », peinant de  voir les honneurs et les privilèges dont jouit l’ancien directeur de campagne d’André Mba Obame dans l’Ogooué Ivindo lors de la présidentielle anticipée de 2009, qui décida d’assassiner sauvagement ses deux pigeons et son pauvre petit canard, oubliant au passage la maigre chèvre et les petits crocodiles qui pourraient peut être subir le même sort au prochain épisode.

Manque de bol, croyant créer le buzz en invitant ses amis journalistes à faire un reportage sur ce fait tragique, personne n’y prête attention au palais présidentiel. Ali Bongo étant concentré sur ses déplacements présidentiels. Maixent Accrombessi et Liban Suleimane, trop concentrés à compter les milliards de francs cfa issus des queues de crédit en cette année finissante. Laure Olga Gondjout, patron de l’administration à la présidence de la République, préfère se concentrer sur les affaires du pays qui semblent plus préoccupantes et plus passionnantes que la mort brutale de deux pigeons et d’un petit canard coûtant respectivement, 8.400 francs cfa pour les premiers et 3.200 francs cfa pour le dernier. Surtout qu’elle connaît bien l’intéressé et ses manœuvres.

Abattu par cette collection d’échecs, Raphael Ntoutoume Nkoghe revient sur le cas de Franck Nguema en y associant cette fois-ci la mère de ce dernier, l’ancien ministre de la communication Angèle Ondo et en ajoutant le label, neveu d’André Mba Obame, comme s’il espérait que cet ajout donnerait une quelconque importance à son mensonge totalement ignoré par les tenants du pouvoir.

Cependant, il faut quand même rappeler que cette affaire de couette dont il parle sent un air de déjà lu.
En effet, dans son livre « Lumière sur le Gabon », accusant Omar Bongo d’avoir tribalisé le Gabon, Raphael Ntoutoume Nkoghe, parlant de la présidente de la Cour Constitutionnelle reconduite par Ali Bongo, disait: « Et pour ne rien laisser au hasard, Omar a même prévu de n’accorder aucune issue aux protestations. Comme on le sait, le contentieux électoral a été confié à ce même judiciaire sous tutelle de l’Exécutif. Avec tout de même une touche sentimentale : il a en effet attribué à une cour constitutionnelle pédégisée et présidée par sa propre maîtresse l’entière gestion du contentieux électoral. Pas besoin de sortir de Sciences Po pour comprendre la situation de soumission d’un pouvoir législatif fabriqué par l’Exécutif à travers un Judiciaire lui-même sous contrôle de l’Exécutif, pour ne pas dire sous la direction de l’oreiller présidentiel… ».   

Voici comment Raphael Ntoutoume Nkoghe, en parlant d’Angèle Ondo, oublia qu’il avait déjà tenu les mêmes propos à l’endroit de Marie Madeleine Mborantsouo qui vient d’être reconduite par Ali Bongo au poste de présidente de la Cour Constitutionnelle. Or, l’opposition gabonaise dénonce une gestion familiale du pouvoir. Et en même temps, André Mba Obame et certains membres de cette opposition détiennent les pages de son livre « Lumière sur le Gabon » dans lequel il insulte la famille Bongo, le pouvoir  PDG et le régime en place. Il suffit que ces derniers offrent ce livre aux partenaires et aux pairs d’Ali Bongo en précisant que ce livre a été écrit par l’unique conseiller de ce dernier pour qu’il soit totalement discréditer à l’international. Cancritude quand tu infestes le pois chiche de Raphael.

Dans sa dernière trouvaille parue dans la « Griffe de Cotonou », au numéro 514 du vendredi 05 octobre 2012, la miss Esserenguila sort ses vieilles recettes qui lui avaient ouvert les portes du palais présidentiel tant repoussées.  C’est la vie privée d’Angèle Ondo et de feu Omar Bongo qui avait eu pitié d’un ancien malade mental en quête de reconnaissance existentielle qui est mise à l’honneur pensant offenser Franck Nguema, le fils de celle ci. Mais ce que ce conseiller aux multiples vices ignore, c’est que Franck Nguema au moins ne confond pas sa génitrice et son épouse.

Omar Bongo dont il a été le bourreau et l’esclave disait : «  le Gabon est une maison de verres ». Et si la miss Esserenguila réfute nos affirmations sus évoquées, nous offrirons au peuple plus de détails. Ce conseiller aux abois doit comprendre que la politique de gestion héritée d’Omar Bongo n’est pas prête de disparaître. C’est dire qu’en même temps que son ancien patron servait la gauche en millions d’euros et en stratégies pour battre la droite, il faisait autant pour cette dernière. Comprendrons ceux qui ont des oreilles et une modeste intelligence.

Une fois le chapitre de Franck Nguema ayant fait de nouveau pschitt, Raphael Ntoutoume Nkoghe le seul conseiller de la présidence de la République revient à la charge en voulant s’offrir Marc Ona Essangui.

Nous vous livrons fidèlement les propos du lumineux conseiller d’Ali Bongo envoyé à Marc Ona et à sa mailing liste le 09 octobre 2012 à 11h54 afin que vous appréciez le niveau de l’état psychologique et intellectuel de cet opportuniste démasqué : « Mais mon frère, tu sais bien que s'il y a une chose que je ne connais pas, c'est la peur. Du moment de la toute puissance d'Omar Bongo Ondimba, j'ai été le seul journaliste dans ce pays qui signait les articles virulents de son propre nom alors que tous tes amis, je dis bien tous, se réfugiaient courageusement derrière des pseudos. Ce n'est donc pas aujourd'hui et surtout dans la position qui est la mienne que je vais avoir peur. Je n'ai pas découvert le courage en 2009 comme tes amis Petit-Lambert Ovono et Télésphore Obame Ngomo, dont je n'ai lu, avant 2009, aucun article critiquant le régime comme ils le font aujourd'hui. Pour le reste, ma cour n'est pas sale car est toute pavée. Et les pavées de haute qualité qui n'ont rien à avoir avec la cour de la jungle dans laquelle tu es né avant de venir découvrir la civilisation chez moi. Maintenant, oses publier cette réponse sur ton "mur" ».

Voici les propos clairs de Raphael Ntoutoume Nkoghe à Marc Ona qui confirment que tout le mal qu’il fait aux paisibles citoyens gabonais à travers ses journaux est bel et bien commandité au palais présidentiel sous l’inspiration de Maixent Accrombessi et Liban Suleimane dont il affirme à qui veut l’entendre qu’ils sont ses principaux protecteurs. En plus, pourquoi ce conseiller opportuniste qui préférait insulter Omar Bongo au lieu de lui porter des critiques objectives, tente aujourd’hui de diaboliser ceux qui dénoncent les travers d’une gestion objectivement décriée par la majorité des gabonais et par les institutions internationales ?

Enfin, voici le niveau d’un conseiller d’un chef d’Etat qui s’est permis de rajouter dans une de ses proses : «  A Rio, Marc Ona avait pourtant mouillé le maillot en faisant feu de tout bois, pour annoncer, trompettes hurlantes, la présence d’AMO. Une présence qui devait attirer les foules à Rio. Même s’il n’a toujours pas compris que la toile reste avant tout un univers virtuel, Marc a donc tout misé sur Internet ».

Cependant, Sabrina COURTOIS dont le nom a finalement mystérieusement disparu des colonnes de la « Griffe de Cotonou » depuis sa mise à nue oublie que son torchon de service n’est rempli que de faits virtuels puisés sur Internet. Est-ce une preuve que le degré de mensonges acceptables a atteint son paroxysme et que les vieilles recettes ne séduisent plus?  

Nous attendons la réaction prochaine de la miss Esserenguila dans ses journaux, cette assassine des poules de la République qui aime et remplit sa presse collaborationniste de réel et non de virtuel. Tout en espérant qu’elle fera paraître dans ses outils de propagande à la gloire d’Accrombessi et de Liban Suleimane, les nouveaux milliardaires africains, le feuilleton « Lumière sur Raphael Ntoutoume Nkoghe » que nous reprendrons sur le monde virtuel.

Par Télesphore OBAME NGOMO



  
  

 


dimanche 7 octobre 2012

Bilié Bi Nze va t-il enfin annoncer une semaine de deuil national?


Non mais sérieusement on est dans quoi là?

Raphael Ntoutoume Nkoghe qui a été totalement démasqué par les propos tenus dans son livre "Lumière sur le Gabon" tente de se faire passer pour une victime au point de sacrifier ses deux pigeons et son canard qui vivait dans son poulailler.

Et pour trois bêtes sacrifiés, Gabon Télévision ose faire un reportage sur ce meurtre animalier volontaire orchestré par un conseiller du président de la République en quête de privilèges malgré son allégeance à Raspoutine le pôpô. Pour un éleveur, comme il a été présenté lors du reportage, s'en est un quand on voit qu'il ne comptabilise que trois petits volatiles. Sauf si les autres bêtes ont réussi à échapper à la mort.

Pendant que le peuple à de vrais  problèmes liés à la rentrée scolaire ou des problèmes de survie, on vient nous parler de la mort de deux pigeons et d'un canard. Faudrait-il rappeler que, juste à quelques pas, il y a des gabonaises et des gabonais qui se nourrissent à la décharge publique.

Est ce vraiment sérieux pour le journalisme de notre pays?

Et le pire dans cette histoire est qu'on fait passer un tel fait risible avant les activités du chef de l'Etat. Allons y comprendre quelque chose.

C'est encore ce même Raphael Ntoutoume Nkoghe qui a été présenté comme étant un journaliste.

Peut-on connaître l'école de journalisme dans laquelle il aurait fréquenté?

On se souvient qu'il avait un ami camerounais qui avait été étrangement retrouvé mort pendant qu'il préparait une thèse de doctorat en communication. Et comme la vérité est fille du temps, c'est cette thèse de doctorat que le sieur Ntoutoume Nkoghe brandit comme étant son trophée académique.

Peut-on également savoir dans quelle université il aurait obtenu son diplôme et qui avait été son directeur de thèse? Pourquoi avait-il toujours fui les agents de la fonction publique lors du recensement?

Dans ses échanges, sur la fausse invitation du parti socialiste français, avec Vincent Hugeux, le célèbre journaliste de l'Express, Raphael Ntoutoume Nkoghe affirmait ne pas être  le rédacteur du journal "La Griffe de Cotonou". Mais, lors du reportage du 05 octobre 2012 sur la mort de ses deux pigeons et de son canard, le journaliste affirmait que Raphael Ntoutoume Nkoghe serait reconnu pour sa plume alerte. Peut-on savoir dans quel média Raphael Ntoutoume Nkoghe aurait écrit, signé et publié un article avec son nom comme auteur?

Voici un élément qui prouve que même dans le mensonge il est incapable d'être cohérent. Ce qui se comprend car c'est justement le propre du mensonge: il s'invente.

Son nouveau compagnon, spécialisé dans la ponte d'inepties et la vulgarisation d'une impolitesse politique, Michel Ogandaga, un gabonais qui a appris à manger le lait en poudre, le jambon et le beurre en plaque depuis qu'il traîne dans les couloirs de la présidence de la République, nous apprend que le sieur Raphael Ntoutoume Nkoghe défend le président de la République tous les jours au point même de risquer sa vie. Mais, étrangement, le nom de Raphael Ntoutoume Nkoghe n'apparait sur aucun document défendant le chef de l'Etat ou sur aucun écran télévisé. Où est ce que Raphael Ntoutoume Nkoghe défend Ali Bongo, après avoir été l'auteur du livre "Lumière sur le Gabon" qui insulte copieusement la famille Bongo, le PDG et le régime en place qu'il défend aujourd'hui avec un zèle que, même les PDGistes de la première heure n'ont pas.

La vérité est qu'après avoir eu honte de son livre "Lumière sur le Gabon", Raphael préfère se cacher derrière des pseudos car il ne souhaite pas tomber deux fois au même endroit. A t-il peur de défendre ouvertement le président de la République? Si non, pourquoi utilise t-il des pseudos? Pourquoi renie t-il ses écrits lorsqu'on l'accuse d'écrire dans la presse collaborationniste aux ordres de Maixent Accrombessi et Liban Suleimane, respectivement, béninois de Bongoville et somalien de Ndjolé?

L'autre vérité est que, Raphael Ntoutoume Nkoghe ne supporte plus de voir Alain Claude Bilié Bi Nze, l'opportuniste profito situationniste qui a soutenu André Mba Obame en 2009, jouir des privilèges du pouvoir quand lui qui est obligé de redoubler d'ingéniosité pour débiter des bêtises dans "la Griffe de Cotonou", "le Douk Douk mal aiguisé" et "le Gri gri venu tout droit de Cotonou" soit autant délaissé ou mal récompensé.

Estimant que c'est une injustice, que le poste de porte parole aurait dû lui être confié, il tente de faire plus de bruits en simulant des attentats divers et variés. D'abord avec Franck Nguema avec qui il a eu une altercation verbale, puis avec la mort de ses deux pigeons et de son canard. Mais, face à ce second attentat imaginaire, où était le gardien que Maixent Accrombessi lui avait attribué après qu'un ex ministre ait décidé de lui faire la peau suite aux harcèlements médiatiques qu'il faisait subir à ce dernier dans ses torchons de service?

Pour ceux qui avaient encore des doutes, Raphael Ntoutoume Nkoghe est un vrai malade. Les séquelles de ses troubles psychologiques semblent être de retour.

Qui peut croire à ce gros montage? Laisser la maison, les voitures de Raphael pour s'en prendre à ses trois volatiles inoffensives?

Voici à quoi le chef de l'Etat doit s'attendre quand il laisse des gens de ce niveau à ses côtés. Venir nous parler des poules d'un conseiller troublé lors d'un journal télévisé quand à quelques pas il y a des gabonais qui se nourrissent à la décharge de Mindoubé,où est le sens du professionnalisme?

Raphael Ntoutoume Nkoghe veut apparaître aux yeux de son entourage comme une grande personnalité. Il veut juste d'un garde du corps comme l'a Alain Claude Bilié Bi Nze. Et comme il ne peut pas le demander à LLaure Olga Gondjout qui gère l'administration de la Présidence de la République en sa qualité de Secrétaire Générale, il passe par l'aboyeur national, Michel Ogandaga.

Espérons que les services judiciaires ainsi que les services de renseignements feront leur travail et que Raphael serait réellement déclaré comme étant un malade psychologique. Car, simuler une telle affaire juste parce qu'il veut concurrencer Bilié Bi Nze, voici qu'on est dans un monde de fous.

Enfin, le chef de l'Etat devra quand même un moment donné faire le bilan de ce que lui rapporteraient les différents journaux aux ordres de Maixent Accrombessi et Liban Suleimane contrôlés par Raphael Ntoutoume Nkoghe, son conseiller qui passe son temps à y insulter, caricaturer et vilipender ses propres ministres.

Sa cote de popularité a t-elle évolué? Les gabonais et le monde entier comprennent-ils mieux ses objectifs? Ses actions et ses ambitions sont-elles mises en valeur dans les journaux qui prétendent le défendre?

Voici des éléments concrets qui méritent d'être abordés par les autres conseillers du président de la République. En plus, avec un passé aussi chargé, qui peut encore croire aux mensonges de ce sulfureux personnages?  
 
Tout compte fait, on espérera que Bilié Bi Nze vienne nous annoncer qu'une semaine de deuil national sera observée suite à la mort brutale des poules de la Républiques assassinées par Raphael Ntoutoume Nkoghe qui souhaite qu'on lui colle un garde du corps pour paraître grand quelqu'un comme le serait devenu Alain Claude Bilié Bi Nze qui défend à sa manière et ouvertement le chef de l'Etat.

Par Télesphore OBAME NGOMO

samedi 6 octobre 2012

Le Gabon en deuil : la mort des poules de la République


Depuis la mort d’Omar Bongo Ondimba, on assiste à un véritable massacre de la communication présidentielle.

En effet, le nombre d’inepties pondues par la presse collaborationniste aux ordres de Maixent Accrombessi, le béninois de Bongoville, et de Liban Suleimane, le somalien de Ndjolé, ne se comptent plus, reléguant ainsi toutes les actions du président de la République aux calendes grecques.

Après avoir organisé une virée politique complètement ratée à la Rochelle, puis monté une fiction innommable sur la vie privée de Jean Eyeghe Ndong et simulé un attentat qu’il aurait échappé provenant de la volonté de Franck Nguema, directeur général de TV+, voici que le peuple gabonais a eu droit à un nouveau chapitre des élucubrations de Raphael Ntoutoume Nkoghe: la mort des poules de la République.




Or, après un passage aux Nations Unies, une visite à Cuba, une déclaration déconcertante sur la nouvelle place qu’Ali Bongo Ondimba souhaite accorder à la langue anglaise dans notre pays, et son séjour au Rwanda, les populations auraient espéré que le conseiller en communication du président la République, Raphael Ntoutoume Nkoghe, alimente les débats sur ces évènements, hélas, elles ont eu droit à un sujet digne du personnage : la mort de ses propres poules au point d’en faire une affaire d’Etat.

Voici à quoi devrait s’attendre le chef de l’Etat lorsqu’il décide de s’entourer des gens comme Raphael Ntoutoume Nkoghe, au ras des pâquerettes. Que le peuple gabonais, le corps diplomatique et le monde entier apprécient le niveau qui sévit dans l'entourage du chef de l'Etat, Ali Bongo Ondimba.




Quelques langues bien aiguisées du quartier où ce fait inédit se serait produit affirmeraient que les poules de la République dont il est question n’ont pas pu résister à la visite du vaudou au domicile du tout puissant conseiller.




C’est alors qu’elles concluent que : « lorsque le vaudou passe, les poules de la République trépassent ».

Par Télesphore OBAME NGOMO


mercredi 3 octobre 2012

Alain Claude Bilié Bi Nze claque définitivement la porte de l’Elysée…


En choisissant Alain Claude Bilié Bi Nze comme porte parole de la présidence de la République, nombreux sont les citoyens gabonais qui se sont demandés si le régime en place méritait encore un quelconque soutien car, celui-ci venait de franchir le summum du ridicule, de l’incohérence voire même de l’immoralité.

En effet, dans n’importe quel pays au monde qui se respecte, aucun dirigeant ne peut se permettre de nommer à des postes aussi prestigieux que symboliques des personnes dont la moralité souffre d’innombrables failles. Or, au Gabon, ce trait de gouvernance injustifiable et insaisissable semble être une originalité qui mérite vraiment d’être relevée.

Sans pour autant s’appesantir sur le passé estudiantin trouble d’Alain Claude Bilié Bi Nze, on ne peut se passer de relever que cet homme avait quand même déshabillé le recteur de l’université Omar Bongo, le nommé Daniel Ona Ondo, actuel premier vice président de l’Assemblée nationale. Ce trait de caractère inconcevable et irrespectueux aurait déjà dû disqualifier Alain Claude Bilié Bi Nze de toutes fonctions officielles. Mais hélas, le pardon d’Omar Bongo Ondimba semble avoir eu pour ambition de tenter d’effacer cette faute gravissime ineffaçable.

Aussi, l’habitude étant devenue une seconde nature chez certains individus, Alain Claude Bilié Bi Nze semble s’être abonné à ce proverbe populaire. A peine sorti du gouvernement de Jean Eyeghe Ndong, l’ancien ministre délégué auprès du ministre d’Etat chargé du transport, de l’aviation civile et du tourisme décida de s’aventurer dans une écriture en faux qui lui a valu une condamnation d’une année de prison. C’est alors que le 08 janvier 2008, le tribunal de première instance de Libreville décida que cet individu malveillant devait désormais côtoyer les murs de la prison centrale de Libreville comme ses semblables malfrats qui ont inquiété la quiétude de paisibles citoyens. Inutile ici de préciser qu’Ali Bongo Ondimba était quand même ministre de la défense nationale et qu’à ce titre, il n’ignorait pas le sulfureux comportement de son ancien collègue du gouvernement.

En portant son choix sur Bilié Bi Nze, les gabonais qui ont battu campagne en 2009 pour le candidat du parti démocratique gabonais (PDG) se sont posés la question de savoir ce qui pouvait bien justifier cette préférence totalement impertinente. Bien évidemment les arguments contestant ce choix puant s’est vu être alimenté par les différents éléments graves précités auxquels on ne peut se permettre d’oublier de rappeler qu’en août 2009, pendant la campagne présidentielle anticipée, Alain Claude Bilié Bi Nze dont le parti politique faisait pourtant partir de la majorité présidentielle avait décidé de soutenir Paul Mba Abessolo.

Aussi, ce dernier s’était publiquement autorisé de déclarer sur les ondes de Radio France Inter (RFI) durant cette période chaude qu’Ali Bongo ne pouvait gagner aucune élection au Gabon et que même à Bongoville, il n’avait jamais été élu pourtant il avait toujours siégé à l’assemblée nationale pour le compte de cette localité. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle Paul Mba Abessolo et Bilié Bi Nze avaient décidé de soutenir Jean Claude André Mba Obame qu’ils traitent de tous les noms aujourd’hui.
Face à ce choix impertinent porté sur un tel profil après ceux d’Accrombessi et Liban Suleimane, on ne peut que se demander s’il n’existât plus dans le PDG ou dans la majorité et voire même dans le Gabon tout entier, un cadre gabonais propre capable d’occuper dignement et efficacement ce poste symbolique ?

Déjà, avec toutes ses casseroles bruyantes, Alain Claude Bilié Bi Nze aurait dû prendre conscience qu’il marche sur une corde raide. Mais hélas, rien de surprenant quand on connaît le personnage et ses vieux démons. Pensant être parvenu au sommet de sa gloire, Alain Claude Bilié Bi Nze multiplie des comportements arrogants qui auraient dû inviter le chef de l’Etat à s’en séparer le plus tôt possible. Encore une fois de plus, hélas…

En effet, on pouvait reprocher plusieurs choses à Clémence Mezui ou encore à Guy Bertrand Mapangou, tous deux anciennement porte parole de la présidence de la République, mais l’overdose d’inepties que pond Bilié Bi Nze à chaque sortie est tout simplement révoltante quand on sait qu’on est contraint d’assister aux manœuvres d’un profito-situationniste qui ne s’est nullement approprié le projet de société l’avenir en confiance mais surtout qui ne croit pas une seule seconde à toutes les incohérences qu’il débite dans son verbe, certes mielleux mais profondément creux et dangereux.

De ce fait, il n’y a plus de doutes, Alain Claude Bilié Bi Nze ne dispose pas de la moindre compétence pour occuper une telle fonction, sinon il aurait fait sienne la philosophie de Jacques PILHAN, ancien conseiller en communication de plusieurs chefs d’Etat français, qui disait : « la communication présidentielle doit être RARE, DISCRETE, elle doit toujours annoncer une INITIATIVE, et c’est pourquoi elle doit toujours SURPRENDRE ».  

Or, avec Bilié Bi Nze, qui porte quand même la parole du chef de l’Etat, on a droit à sa tête et à sa voix sur tous les médias qui parle du Gabon. En moins d’une année, il a certainement dû parler plus qu’Ali Bongo Ondimba et certains membres du gouvernement qui sont aux commandes du pays depuis trois ans maintenant. Donc, aucune rareté et aucune discrétion. Puis, toutes les fois où Bilié Bi Nze vient débiter ses bêtises, il n’annonce quasiment jamais des choses nouvelles, ce qui inévitablement n’engendre donc aucune surprise.

Aussi, nous nous sommes amusés à revisiter tous les passages publics de ce « souffleur de vent ». De Gabon Télévision à Africa 24 en passant par les chaînes internationales Al Quara, TéléSud et les radios, RFI et Africa n°1, son argumentaire est quasiment le même à la virgule prêt. Aucune profondeur dans l’analyse. Tout son discours est basé sur un flou insupportable accompagné de multiples incohérences.

Nous avons relevé qu’il ne donne presque jamais des éléments chiffrés afin de convaincre ceux qui l’écoutent. Et les seules fois où il les a donné, un journaliste provocateur lui aurait tout simplement demander de traduire les effets de cette fameuse croissance à deux chiffres dont il parle avec fierté sur le quotidien des Gabonais qui manquent toujours d’eau, d’électricité et qui continuent de se nourrir à la décharge de Mindoube.

Ensuite, tout le monde diplomatique ainsi que l’élite française furent choqués par le fait que, malgré le démenti du Parti Socialiste français (PS), malgré l’aveu honteux de Roland Dumas, Alain Claude Bilié Bi Nze et ses compères de la virée parisienne ne furent pas relevés de leurs fonctions mais pire, ce dernier accuse abusivement les différents courants du Parti Socialiste d’être à l’origine d’une fausse lettre qui malheureusement pour Bilié Bi Nze précise que se sont les personnes citées qui étaient demandeuses d’une acceptation à l’université de la Rochelle. Même pris en flagrant délit, Bilié Bi Nze continue à dire des contre vérités au lieu tout simplement de garder le silence. Ce qui ne peut que nous rappeler le chèque sans provision qui lui avait valu un an d’emprisonnement. C’est à croire qu’il n’a pas passé assez de temps dans ce lieu de redressement. 

Est-ce la trop grande tolérance du président de la République qui lui aurait empêché de sanctionner cette attitude étrange d’un de ses collaborateurs ? Le chef de l’Etat préfère t-il essuyer une humiliation inacceptable sur le plan diplomatique au lieu tout simplement de prendre congé de ces individus, toute honte bue, qui s’étaient en plus autorisés à faire un montage vidéo servi au public gabonais et aux citoyens du monde qui acceptent de perdre leur temps en regardant Gabon Télévision ?

Enfin, pour couronner le tout sur le comportement inacceptable d’Alain Claude Bilié Bi Nze, il convient de revenir sur ses propos qui ont complètement discrédité le chef de l’Etat en même que cette attitude semble avoir définitivement claquée la porte de l’Elysée. Car, faire passer aux yeux du monde entier les responsables de l’Elysée comme étant des faussaires, des gens pas crédibles mais surtout des personnes incohérentes est une chose qui n’a pas du tout été acceptée et qui semble être trop difficile à digérer au sein du nouveau pouvoir français.

Alain Claude Bilié Bi Nze qui a peut être oublié qu’il représentait et engageait la parole du chef de l’Etat disait ceci sur les ondes d’Africa n°1 lors de la célèbre émission « Le Grand Débat » animée par Francis LALOUPO : «Je ne suis pas commentateur des communiqués de l’Elysée. J’étais à L’Elysée, j’étais présent à l’Elysée et vous (s’adressant à Petit-Lambert Ovono) vous n’y étiez pas. Ce qui s’est dit à l’Elysée entre François Hollande et Ali Bongo n’est pas du tout conforme au communiqué de l’Elysée qui a été rédigé avant la rencontre. Maintenant que Monsieur Hollande dise qu’il va conditionner ses entretiens et sa relation avec le Gabon à la question de la gouvernance démocratique, nous n’avons attendu Monsieur Hollande pour arriver à la question de la gouvernance démocratie dans notre pays… ».

A la lecture de cette réponse malhabile d’Alain Claude Bilié Bi Nze qui froisse aussi bien le langage diplomatique que les relations déjà bien tendues entre Libreville et Paris, on ne peut que se poser la question de savoir, quelle mouche a piqué le porte parole de la présidence de la République ? Qu’est ce qui l’a autorisé à se livrer comme une pizza italienne à un tel langage arrogant ? Est-il sûr de ce qu’il affirme ? A-t-il la preuve que le communiqué de l’Elysée avait été rédigé avant la rencontre de Paris du 05 juillet 2012 entre les deux chefs d’Etat ?

Voici encore un bras de fer dans lequel Alain Claude Bilié Bi Nze engage Ali Bongo Ondimba face aux dirigeants français alors que celui qui est en cours au Gabon avec l’opposition n’est déjà pas facile à régler. Faut-il rappeler que c’est l’arrogance d’un conseiller de Mouammar Kadhafi face au philosophe français, Bernard Henri Levy, qui avait embrasé les relations franco-libyennes au-delà de tous les dessous de  table qu’on pouvait nous raconter sur les médias publics?

Puis, faut-il rappeler à Alain Claude Bilié Bi Nze qu’en 1964 c’est la France du général de Gaulle, sous les commandes de Jacques Foccart, qui avait ramené le président Léon Mba au pouvoir après le coup d’Etat militaire ? Faut-il rappeler à ce porte parole, finalement trop bavard, qu’en 1990, c’est la France de François Mitterrand, sous les commandes de Roland Dumas, qui avait sauvé le pouvoir du président Omar Bongo Ondimba quand la rue l’avait quasiment vaincu ? Faut-il rappeler à ce porte parole à la moralité infernale  qu’en 2009 c’est la France de Nicolas Sarkozy, sous les commandes de Claude Guéant et de Robert Bourgi, qui avait joué un rôle déterminant pour le maintien du pouvoir dont il profite abusivement les retombés alors qu’il n’y a rien fait pour et dont il vient de signer l’accélération de la fin ?

En traitant les responsables de l’Elysée de menteurs et de manipulateurs, si on s’en tient aux mots utilisés lors du débat avec le trouble fête de Petit Lambert Ovono, qu’Alain Claude Bilié Bi Nze s’attende à la réaction la plus légitime des tenants de l’Elysée qui serait tout simplement le refus de ces derniers de continuer de traiter ou de discuter avec un pouvoir qui ne les respecte pas et qui les insulte publiquement.

N’est ce pas les mêmes exigences d’Ali Bongo Ondimba dans son discours devant le Parlement réuni en Congrès envers l’opposition gabonaise ?

Il disait en ce jour : « Je ne redoute pas le dialogue. Mais, je ne dialoguerai pas avec des personnes qui ne respectent ni les institutions de leur propre pays, ni ceux qui les incarnent,…, je ne dialoguerai pas avec ce genre de personnes,… ».

François Hollande et les siens peuvent également faire siens les mots de cette déclaration en disant qu’ils n’accepteront pas de dialoguer avec des gens qui ne  les respectent pas, et mieux, qui envisagent même d’étrangler l’esprit de la Francophonie à moins de deux semaines de son sommet au profit d’une adhésion au Commonwealth.  

Voici où entraîne l’excès de zèle et le trop plein d’arrogance de Bilié Bi Nze, un profito-situationniste qui a fait campagne pour André Mba Obame en 2009. Rappeler ce passé encore récent n’est nullement abusif quand on assiste à sa jouissance lorsque cet homme malveillant s’empresse de rappeler le passé et le passif des anciens dignitaires du PDG, oubliant que son dossier honteux est sur la place publique.

Quelle honte de vivre ce genre de situation dans un pays qui ne manque pas de cadres. D’aucuns diraient que des gueux sont maintenant au sommet de l’Etat quand d’autres pourraient être tout simplement autorisés à parler de racailles au pouvoir.

Par Télesphore OBAME NGOMO