jeudi 3 novembre 2011

Fidèle Waura traite Pierre Mamboundou de dictateur...

Fidèle Waura qui est non seulement un infidèle mais surtout un personnage qui n'a pas d'aura prendra sa tasse dans notre prochaine parution. Comme nous l’avions dit jadis pour Pierre Claver Maganga Moussavou, nous répétons pour l’infidèle sans aura: " la prostitution politique, nous aussi dans le PDG et la majorité, nous crions ça suffit comme ça".

En effet, dans l'axe 3 de notre projet de société, le candidat président, Ali Bongo Ondimba disait clairement: "il importe de restaurer la confiance entre la Nation et sa classe politique, entre l'Administration et les administrés ».

Dans cette déclaration qui est parfaitement incompatible avec les inconstances et les impertinences de la classe politique de l'opposition, Fidèle Waura doit savoir que notre rôle est de veiller à ce que le peuple gabonais ne soit pas pris pour du bétail.

De ce fait, la majorité et le PDG n'ont pas vocation à jouer les pompiers ou les arbitres dans les manœuvres opportunistes des hommes de l'opposition. Aussi, ne pouvant accepter que le désordre puisse régner là où nous nous évertuons à bâtir une Nation, nous prenons nos responsabilités en rappelant aux désordonnés de notre République qu’il est hors de question que le peuple gabonais puisse encore suivre des hommes sans foi ni lois.

Autrement dit, nous empêcherons les gabonaises et les gabonais d’être roulés une fois de plus dans la farine par de vieux boulangers comme Mba Abessolo Paul, Didjob Divungui, Mayila Louis Gaston, Waura Fidèle, Maganga  Moussavou Pierre Claver et consorts.

Maintenant nous disons "ça suffit comme ça". Nous allons protéger notre peuple des prédateurs aux dents longues qui n'ont que d'yeux que pour leurs intérêts personnels.

Enfin, en tant qu'individus sensés, nous déplorons dans la majorité et le PDG, l'injure indirecte faite à Pierre Mamboundou Mamboundou par les siens. Ils viennent de montrer aux yeux du monde entier que cet homme était tout sauf un véritable démocrate.  Peut être existe t-il des Républicains anti démocrates dont Pierre Mamboundou Mamboundou en était l'illustre représentant.

Que l'infidèle sans aura se prépare. Nous montrerons au monde entier comment il accuse Pierre Mamboundou Mamboundou d'avoir confisqué les libertés dans l'UPG et d'être un dictateur.

 Et dans la foulée, que le PDG et l'UJPDG de France s'apprêtent également. Le désordre dans nos rangs, nous n'en voulons plus. Il y a encore de la place dans l'opposition de version  Waura, Maganga ou Mayila.

Par Télesphore OBAME NGOMO

 

mercredi 2 novembre 2011

Que cherche Pierre-Claver Manganga Moussavou ?


C’est dans une mise en scène, on ne peut plus grotesque, que les partisans de Pierre-Claver Maganga Moussavou ont invité leur leader à participer à l’élection législative qui se déroulera le 17 décembre prochain dans notre pays.

Si l’instabilité, l’équilibrisme et l’opportunisme politique ont irréversiblement grillé les carrières politiques d’un certain nombre de leaders au Gabon, il faut dire que ce même sort semble poursuivre Pierre-Claver Maganga Moussavou, le président du Parti Social Démocrate (PSD).

Il y a quelques temps encore, dans un verbe on ne peut plus virulent, le député de la commune de Mouila soutenait avec fermeté « pas de biométrie, pas de transparence électorale, pas d’élections au Gabon » aux côtés de la société civile. Autrement dit, que lui et sa poignée de partisans ne participeraient pas aux prochaines joutes électorales si les conditions de transparence proposées par lui et ses compères de l’opposition ne sont pas mises en place.

Pourtant, Pierre-Claver Manganga Moussavou n’ignore point que la mise en place des données à caractère biométrique ne constitue nullement une panacée. D’ailleurs, plusieurs pays au monde parviennent à organiser les élections sans biométrie sans qu’un quelconque trouble ne vienne perturber la quiétude des paisibles citoyens, le cas des dernières élections africaines le témoigne, à l’instar du Bénin pour ne citer que celui là.

Dans cet épisode pathétique de la vie politique de notre pays, il n’est pas reproché à Pierre-Claver Maganga Moussavou de faire du pied au pouvoir en place même si l’homme est reconnu pour être un opportuniste de premier rang. Il lui est fait l’observation regrettable de tenter d’opérer une volte-face qui commence à donner le tournis au peuple gabonais. Cette attitude politique déplorable qui a été légion sous Omar Bongo Ondimba tend à fausser les résultats du jeu électoral dans notre pays.

En d’autres termes, c’est à cause des comportements douteux et flous comme ceux affichés par Pierre-Claver Maganga Moussavou que le peuple gabonais se détourne de son droit de vote, faussant ainsi les différentes légitimités populaires.

Face à ce constat pitoyable, il revient au peuple gabonais de lyncher verbalement l’équilibrisme de Pierre-Claver Maganga Moussavou qui peine certainement à vivre sans les honneurs et privilèges divers de la République. Notre compatriote, président du PSD, devrait assumer ses choix et faire l’effort de rester constant car les changements brusques tels que celui qu’il souhaite effectuer ne cadrent vraiment pas avec l’esprit de changement que le Parti Démocratique Gabonais (PDG) prône depuis l’accession d’Ali Bongo Ondimba au pouvoir. C’est dire que les méthodes de négociation obscures réalisées dans l’obscurité ne peuvent plus continuer dans un pays où l’éthique politique devrait prendre le pas sur la prostitution politique.

Lorsque les partisans de Pierre-Claver Maganga Moussavou sollicitent la participation de leur leader aux prochaines élections, n’étaient-ils jamais présents durant les meetings où ce dernier, utilisant un verbe osé, soutenait  urbi et orbi « pas de biométrie, pas d’élections au Gabon » ? N’étaient-ils jamais présents quand le chef de leur parti utilisait des mots pas assez durs envers le gouvernement et la majorité en général au sujet du processus électoral en place?

Nous osons rappeler à juste titre à Pierre-Claver Maganga Moussavou que jusque là les positions de la majorité sont restées fondamentalement les mêmes tandis que c’est son « méchant opportunisme négatif» qui souhaite donner l’impression que ses mouvements impertinents sont encouragés par le PDG et ses alliés. 

A cet effet, l’opinion publique veut bien croire au proverbe qui dit « il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis » mais elle sait aussi qu’il n’y a que les « déséquilibrés mentaux ou les individus atteints de schizophrénie» qui changent de points de vue tout le temps et surtout sans faire de transition.

Aussi, tout changement que l’on souhaite opérer, notamment dans le domaine politique, mérite une certaine préparation de l’opinion publique afin de ne pas verser dans l’incohérence ou l’instabilité politique. Ce fut d’ailleurs le principal reproche qui fut émis au défunt Pierre Mamboundou Mamboundou lorsque nous critiquions jadis son rapprochement avec notre parti et le pouvoir.

En effet, nous disions que l’idée d’un élargissement de la majorité en elle même était salutaire car le fait qu’un grand nombre de gabonais adhère au projet de société l’avenir en confiance porté par le président de la République, Ali Bongo Ondimba, était une avancée louable. Cependant, la manière d’y adhérer constitue pour les jeunes de la majorité un élément déterminant car il permet de mesurer la sincérité et l’intérêt des nouveaux adhérents à notre projet. Ce qui pourrait justifier leur réelle implication dans la mise en oeuvre de celui-ci.

Or, cette condition ne semblait pas alimenter les mouvements de Pierre Mamboundou Mamboundou comme ceux de Pierre-Claver Manganga Moussavou. De ce fait, nous préférons émettre des réserves formelles et publiques quant à la tentative de rapprochement de ce dernier de notre camp politique. C’est la raison pour laquelle nous disons que le PDG comme la majorité n’ont plus vocation à accueillir « la racaille politique » sachant qu’il a déjà su se vider de ses anarchistes et de ses séditieux.

En plus, il serait quand même intéressant de rappeler que le parti de Pierre-Claver Maganga Moussavou, qui rêve tout haut de la vice-présidence depuis toujours, ne pèse qu’un minable 0,76% soit à peine toute la population d’un quartier sous peuplé de Libreville. Par conséquent, nous, le PDG et la majorité n’avions pas à tomber dans le jeu de la surenchère politique que tente de nous offrir certains politicards de notre pays.

Les partis politiques qui veulent aller aux élections pourront librement et démocratiquement le faire, tandis que ceux  qui estiment que les conditions d’une victoire certaine ne leurs sont pas garanties, ont parfaitement le loisir de ne pas se jeter dans une course où ils n’ont rien à proposer, donc aucune chance de se faire élire.

Concernant Pierre-Claver Maganga Moussavou, il est important qu’on lui rappelle qu’il existe encore des hommes et des femmes qui croient sincèrement au projet d’Ali Bongo Ondimba et qui peuvent occuper efficacement le poste de vice-président de la République. Cette fois ci nous ne laisserons pas les opportunistes nous ravir l’opportunité d’occuper une place qui revient de droit aux membres de la même mouvance politique que nous.

Parmi eux, nous voyons bien Guy Nzouba-Ndama  siéger à ce poste mais à la seule condition qu’il explique clairement au peuple gabonais la disparition non mystérieuse des 7 milliards 920 millions de francs Cfa qui auraient dû servir à construire l’annexe de l’Assemblée nationale.

Vivant dans un pays où les libertés individuelles se veulent respectables, il serait totalement inconcevable que notre majorité songe un tant soit peu à pousser les « surchauffés » citoyens de l’opposition à participer aux élections alors qu’ils ne le souhaitent point. Une chose devrait par ailleurs être claire : tout citoyen gabonais qui aurait refusé de concourir aux élections devrait se réserver le droit d’apporter des commentaires abusifs et nauséabonds sur les différents résultats des urnes. Car, il n’y a pas que les droits dans un pays, il y a également les devoirs.

Enfin, que Pierre-Claver Manganga Moussavou sache que l’opinion publique nationale et internationale observe sa gymnastique contorsionnisto-politique, énervante et humiliante. S’il s’est rendu compte de la supercherie du mouvement de ses compagnons de l’opposition, qu’il fasse une déclaration publique claire afin d’abreuver le peuple gabonais. Sans quoi, qu’il reste dans sa mouvance de Rio car nous aussi dans la majorité nous disons : « la prostitution politique, ça suffit comme ça ». 

Télesphore OBAME NGOMO

vendredi 7 octobre 2011

Qui veut la tête de Marie Madeleine Mborantsouo ?


La question qui sert de titre à notre billet peut paraître bien étrange aux yeux de certains lecteurs et pourtant, les derniers évènements qui ont mis en vedette le nom de la présidente de la Cour Constitutionnelle cachent de perverses manigances que nous voulons mettre en lumière.

En effet, depuis un certain temps, Marie Madeleine  Mborantsouo, dont la discrétion n’est plus à présenter, fait l’objet d’attaques multiples et diverses. Partant d’une multitude d’informations montées de toutes pièces à celles qui sont livrées avec démesure par quelques mains noires mal déguisées parce que démasquées, tout y passe pour discréditer la présidente de la Cour Constitutionnelle de notre pays qui a récemment joué un rôle déterminant dans la conduite de la transition d’août 2009 qui a ainsi vu Ali Bongo Ondimba arriver à la magistrature suprême.

Pour comprendre cet acharnement sévère qui s’abat comme une pluie de feu sur Marie Madeleine Mborantsouo, il suffit de s’arrêter un temps sur le déroulement du scrutin électoral du 30 août 2009.

Au lieu de présenter des programmes pouvant les conduire à une victoire le soir du vote, certains candidats connus pour leurs théories fantaisistes et défaitistes avaient préféré surfer malhabilement sur des thèmes qui ne pouvaient changer en rien la vie des gabonaises et des gabonais. C’est ainsi qu’on pouvait aisément lire ou entendre: « Tout sauf les Bongo », « Tout sauf les fang », « Tout sauf Ali », « le Gabon n’est pas une monarchie », « la Cour Constitutionnelle n’est pas crédible », « Marie Madeleine Mborantsouo prépare la fraude », « la Cour Constitutionnelle est tour de pisse » etc.

Le peuple gabonais plus que jamais mature et responsable avait alors jugé bon de ne point être encadré par des concepts aussi légers que leurs auteurs. Surtout qu’il s’est fait le témoin, depuis de nombreuses décennies, des innombrables dribbles incompréhensibles des hommes politiques de notre pays, fascinés par l’appât d’un gain facile faisant d’eux ainsi de grands théoriciens du « ventrisme politique ». 

De même, malgré ces slogans chargés d’impertinence et d’aigreur, la Cour Constitutionnelle, dont Marie Madeleine Mborantsouo fait partie en qualité de conseiller présidente, ne s’est pas laissée distraire par des trouble-fêtes identifiés.  Mais, elle a fait le choix de  jouer pleinement le rôle qui était le sien. Et, encore une fois, cette haute juridiction a mis son expertise au service du maintien de la stabilité et de la paix. Le peuple gabonais peut se permettre d’être fier après avoir observé impuissant et passivement les tueries indescriptibles qui ont sévi en Côte d’Ivoire.

En d’autres mots, Marie Madeleine Mborantsouo et ses pairs ont su préserver les acquis laissés par feu Omar Bongo Ondimba. Par la hauteur et la dextérité des différents membres de la Cour Constitutionnelle, notre pays le Gabon a pu échapper aux tentations d’une guerre civile et d’un chaos tant souhaité par les ennemis de notre peuple.

Dans cette gestion remarquable du processus de transition, nul ne peut affirmer que Marie Madeleine Mborantsouo n’a point sa part de bénéfice. Cette situation ne pouvant pas faire que des heureux, la présidente de la Cour Constitutionnelle a ainsi été mise sur la liste des personnalités politiques et publiques de notre pays à pourfendre à longueur de rédaction. 

C’est pourquoi, pendant que certains plaisantins s’amusent à inventer des foudres incandescentes chargées de calciner Marie Madeleine Mborantsouo une fois pour toute, d’autres mercenaires aux plumes dégoulinantes de médisance estiment qu’il serait plus judicieux d’amplifier grossièrement sur les éventuelles erreurs qu’aurait pu commettre un membre de la Cour Constitutionnelle afin de lui faire payer ce que ses accusateurs considèrent comme un « casus belli ».

Ainsi commença le feuilleton « Entre Ali Bongo Ondimba et Marie Madeleine Mborantsouo, lequel des deux devra tomber en premier ? »

A entendre les différents motifs évoqués qui devaient justifier la chute de l’un ou de l’autre, il était de plus en plus évident que le but visé était tout simplement de la manipulation à l’endroit de l’opinion publique en vue d’une potentielle insurrection populaire. Pour le premier, c’est sa nationalité gabonaise qui avait été sauvagement remise en cause tout en déniant à ce dernier tout droit à la course présidentielle quand bien même il est resté membre du gouvernement pendant de nombreuses années. Tandis que pour la seconde, c’est non seulement son intégrité morale qui avait été mis en doute mais surtout sa vie privée qui avait souffert de tous les commentaires les plus sordides.

Pour le chef de l’Etat comme pour la présidente de la Cour Constitutionnelle, le feuilleton d’attaques ne pouvait s’arrêter en si beau chemin. C’est alors que dès la mise en place d’un système de recadrage de la gestion de nos grands projets via l’Agence Nationale des Grands Travaux (ANGT) présidée par Ali Bongo Ondimba, il a été posé la question de la constitutionnalité de cette posture présidentielle. Ainsi, le président de la République a eu droit à tous les commentaires partant des plus injurieux au moins instructifs.

Hélas, le feuilleton a dû prendre fin lorsque ses animateurs embrigadés dans un objectif de tout détruire dans notre pays se sont rendus compte de l’efficacité de cette agence qui plus que jamais accompagne notre pays sur les rails de l’émergence. Le Gabon, sous la présidence d’Ali Bongo Ondimba constitue un chantier à ciel ouvert au grand étonnement de ses détracteurs.

Actuellement, avec la période électorale qui s’annonce rude et au plus grand désarroi de l’opposition, une certaine presse abonnée aux attaques incessantes et insensées semble avoir décidé de s’en prendre à nouveau à Marie Madeleine Mborantsouo. En effet, le but visé est tout simplement de la déstabiliser, elle qui représente un maillon important dans le dispositif de la Cour Constitutionnelle et la préservation des équilibres de stabilité dans notre pays.

Aussi, ces distributeurs d’informations nauséabondes qui préfèrent faire fi des réelles préoccupations des gabonaises et des gabonais ont choisi d’accompagner leurs leaders, squattant brutalement les rangs de l’opposition, en proposant comme futurs programmes de campagne « Marie Madeleine Mborantsouo gère une SCI ». De ce fait, nous ne pouvons que nous demander si réellement cet épisode représentera la solution idoine trouvée par ces génies de la manipulation pour permettre à notre pays de sortir de la crise qui frappe le monde entier ? Est-ce avec un tel projet que les populations comprendront les enjeux face auxquels notre pays est soumis? Est-ce ainsi que les membres de l’opposition comptent battre le PDG  aux prochaines joutes électorales?

Rappelons que les mêmes causes ont toujours produit les mêmes effets. Ainsi, si en 2009, tous les slogans creux puants l’échec à des milliers de kilomètres n’ont pu faire gagner les souffleurs de vent de l’opposition, il semble de plus en plus certain qu’en 2011, cette même démarche entraînera les mêmes conséquences. Affaire à suivre…

Par ailleurs, au-delà du caractère humain dont est encore sujet Marie Madeleine Mborantsouo, c'est-à-dire soumise à l’erreur comme tous, il y a lieu de dénoncer ce journalisme de destruction qui vise non seulement à pervertir et à travestir la profession, mais surtout à enfoncer de paisibles compatriotes au lieu de les aider à se corriger ou à s’améliorer.

Et, « la révélation de patates chaudes » qui n’est pas toujours le fruit d’investigations journalistiques indépendantes, il va s’en dire que le ver est dans le fruit. Autrement dit, connaissant le degré de cupidité de certains confrères et la vocation de certains compatriotes à véhiculer une méchanceté gratuite, nous pouvons affirmer sans risque de nous tromper que l’action d’une main noire identifiée est à dénoncer. Comme quoi finalement, tous, nous sommes soumis à l’erreur.

Sans pour autant paraphraser les Saintes Ecritures nous seront bien tentés de dire aux saints écrivains: « que celui qui n’a jamais péché commence à jeter la première pierre à autrui ».

Enfin, c’est l’occasion de dire que très bientôt notre pays pourrait traverser une zone de turbulence non négligeable comme cela semble devenir le cas chaque fois qu’il y a une élection en Afrique. Et, pour temporiser les ardeurs fétides de certains tire-au-flancs qui pourraient nous entraîner dans la même situation qu’en Côte d’Ivoire, il serait fondamental que la gestion du processus électoral post transition 2009 soit conduite par une personne responsable qui a l’habitude des situations complexes aux allures insurmontables.

Sur le cas échéant, nous pouvons soutenir que nous avons encore besoin de Marie Madeleine Mborantsouo à la présidence de la Cour constitutionnelle. Et qu’une simple erreur rattrapable ne peut balayer du revers de la main les multiples services rendus à notre pays pour sa stabilité et son développement.

Par Télesphore OBAME NGOMO 

  




jeudi 4 août 2011

Deux ans avec Ali Bongo Ondimba et le peuple gabonais : satisfaction ou déception? (Dernière partie)

De cette autosatisfaction des réalisations engagées, nous ne devons pas dormir sur nos lauriers car le plus long et le plus dur restent à faire. C’est pourquoi, il serait plus intéressant de ne pas prêter attention aux gesticulations de « l’opposition extérieure » mais de garder les yeux rivés sur « l’opposition infiltrée » dans notre majorité, premier vecteur d’immobilisme. Non seulement elle est la plus nuisible mais encore la plus nocive.

De ce parcours politique avec Ali Bongo Ondimba et le peuple gabonais, je garde un souvenir passionnant. En fait, mon union avec le PDG m’invite à m’épanouir  dans les bras de l’objectivité mais surtout de la vérité. Ainsi, je me sens comblé tout en restant un être à construire qui devrait polir davantage son discours pour les uns et le durcir pour les autres. 
Les uns constituent ceux qui font le maximum d’efforts pour parvenir à matérialiser nos objectifs. Et les autres sont tous ceux qui ne ménagent aucun effort pour s’inscrire dans la facilité et l’impunité.

Par cet exercice de liberté d’expression qui représente sans doute une thérapie pour tous ceux qui s’y adonnent, nous sommes entrain de construire les mécanismes indispensables qui poseront les bases d’une véritable démocratie que nous appelons tous de nos vœux. C’est pourquoi, malgré les coups, les injures, les menaces et les désaveux, je me sens encore plus fort à poursuivre le combat d’un Gabon meilleur. Ne dit on pas que tout ce qui ne tue pas, fortifie ? Nous y sommes et moi avec vous, peuple gabonais.

De ces moments d’écriture, le plus dur a été la suspension de mon blog hébergé chez « le post.fr » pour des raisons d’intolérance et d’incompréhension. Puis, les heures plus agréables ont été le communiqué public de désaveu et le discours du 16 octobre 2010. Le premier a renforcé ma carapace et a contribué à ma notoriété nationale et internationale. Le second, qui est le discours bilan de l’an un du Président de la République, a été le couronnement de tous mes efforts d’écriture et la prise en compte de mes déclarations.

En tant que citoyen gabonais qui aime son pays et qui veut le construire, je pense être sur la bonne ligne. En effet, la mesure de cette appréciation se trouve dans les jugements faits par les deux camps opposés. Pour « l’opposition extérieure », je suis trop complaisant avec les hommes de la majorité quand bien même nous parlons quelques fois le même langage. Mais pour les miens, je suis trop tendre avec l’opposition qui ne cesse de nous taper dessus, parfois inutilement voire maladroitement.

C’est dire que le ton de mon discours est équilibré et juste. Je précise au passage que mon but n’a jamais été de déstabiliser notre pays mais de le faire progresser ensemble vers des lendemains meilleurs et de mettre toutes forces en mouvement pour qu’Ali Bongo Ondimba ne prononce pas, comme son prédécesseur, cette phrase qui rappelle un échec de gouvernance et interpelle la conscience de tout un chacun : « Dieu ne nous a pas donné le droit… ». Et pour cela, il est indispensable d’instaurer au plus vite le dialogue entre les parties en présence. Nous allons inexorablement vers le chaos et personne n’en sortirait grandi. Le cas de la Côte d’Ivoire est bien explicite là-dessus. 

Après avoir fait ma part et étant de nature généreuse, il serait bien que certains fassent également leur part. C’est ensemble qu’on est un et qu’on bâtit un avenir en confiance. Je reste convaincu que l’Espérance n’est pas incompatible avec l’Emergence.

Que ceux qui ont des oreilles entendent et des yeux voient.

Pour finir, je dirai que je ne suis pas encore satisfait de notre marche vers ce fameux « Gabon émergent » car, lorsque je mesure nos potentialités et nos différents actes posés, je constate que notre chemin à parcourir s’allonge davantage. Cependant, je ne suis pas également déçu parce que je reste persuadé que nous pouvons encore faire de grande chose d’ici 2016 même si nos marges de manœuvres s’amoindrissent. Aussi, c’est l’occasion de dire qu’Ali Bongo Ondimba mérite qu’on lui dise la vérité quand bien même elle est difficile à voir ou à entendre. Ce n’est qu’ainsi qu’on peut véritablement l’accompagner dans sa mission.

En conclusion, je ne suis ni satisfait encore moins déçu mais je demeure dans l’observation et l’interrogation. Désormais en veilleuse, j’observerai tous nos actes pour encore mieux les apprécier et mieux nous aider. Ainsi j’espère qu’avec les politiques publiques qui devraient être mieux perceptibles dans peu, je démentirai la phrase de Charles De Gaulle qui disait : « finalement la politique devient de plus en plus l’art de faire la promotion des médiocres » ou celle du professeur Grégoire Biyogho qui dit : « les visionnaires n’entreront jamais à Canaan ».

Merci à tous mes lecteurs après ces deux ans passées ensemble.

Par  Télesphore OBAME NGOMO



mardi 2 août 2011

Deux ans avec Ali Bongo Ondimba et le peuple gabonais : satisfaction ou déception? (2ème partie/4)


Face à de tels changements, on ne peut que se poser les questions suivantes : qui ira faire la campagne des législatives, comme jadis, pour le compte de la majorité avec de tels bouleversements suscitant de grandes frustrations et de fortes tensions au sein même du pouvoir? Comment le PDG fera t-il pour apaiser ou justifier ses victoires quand ses potentiels relais sont mis au rebu ou marginalisés ?

De cette situation, il serait préférable de prévenir que de guérir car notre pays en général et notre majorité en particulier présentent des indicateurs sensibles qui ont déjà fait leurs preuves de déstabilisation ailleurs. Ceux-ci sont ponctués par la fragilité de notre volonté à bâtir l’état de droit dont le Gabon a besoin d’être.

En d’autres mots, l’incapacité de certains compatriotes à digérer les conclusions de l’élection anticipée du 30 août 2009 fait peser sur l’ensemble du territoire nationale une fièvre politique inquiétante. Et ce n’est pas la dernière décision du Conseil d’Etat concernant l’Union Nationale qui la fera baisser. Cette décision regrettable ne cadre pas avec l’esprit des lois de notre République et avec l’axe 1 du projet de société l’avenir en confiance. C’était aussi pour moi, l’occasion de le dire tout en confirmant que c’est une faute qui pourra susciter de vives tensions à la veille de la CAN 2012.

A qui profitera cette crispation généralisée ? Qui vivra verra certainement.

Cependant, au-delà du tableau sombre que je viens de peindre qui fait état d’un certain nombre d’inquiétudes justifiées, j’ai gardé le meilleur pour la fin afin de ne pas laisser certains sur leur faim.

Notre pays est aujourd’hui un chantier à ciel ouvert. Et en tant que membre de la majorité, je ne me priverai pas de le dire d’autant plus que c’est tout simplement une vérité. Mais hélas, un défaut cruel de communication pèse sur toutes les réalisations en cours. En d’autres mots, une communication cohérente, coordonnée et active manque cruellement pour expliquer et justifier les œuvres en cours de réalisation.

C’est la preuve que le Président de la République et le gouvernement de Paul Biyoghe Mba ont pris acte de la nécessité de poser dès maintenant les jalons de l’argumentaire qui pourra nous servir au moment de l’élection présidentielle de 2016 et qui sera certainement différente de celle de 2009. Il faut dire que les états major des différentes parties s’attèlent à bâtir des arguments de choc pour s’arracher une victoire conséquente.

Dans la liste des bons points de notre majorité, il y a à relever la mise en place d’un cadre de réformes nécessaires pour refonder certaines structures de notre pays. Mais encore une fois, le besoin d’allier réformes et pertinence ou impact politique s’impose au risque de voir éclore un effet inverse. Ce qui fut par exemple le cas de la réforme des bourses et stages ou dans une outre mesure celle des fonctionnaires fantômes.

Il faut quand même dire qu’Omar Bongo en tolérant une forme de gouvernance laxiste avait trouvé le filon qui lui garantissait le maintien d’une certaine stabilité politique. Par conséquent, briser tous nos piliers de stabilité ne pourra se traduire que par la perte d’un électorat considérable et d’une grande part de légitimité.

Ensuite, je constate que notre diplomatie est sans cesse fortifiée comme le souhaite l’axe 4 de notre projet de société. En effet, Ali Bongo Ondimba parvient à travers ses déplacements à tisser des relations fortes avec d’autres pays en plus des pays voisins. De ces rencontres, de nombreux accords et partenariats sont signés. Les retombées tardent encore à être visibles mais on peut préciser à juste titre qu’elles suivent leur processus normal. Il n’y a aucun doute à se faire sur leur effectivité.

Tout en restant dans le domaine de la diplomatie, je me réjouis qu’un esprit démocratique ait primé lorsque mes positions personnelles ont été contraires à celles affichées par la majorité sur la question de la Côte d’Ivoire ou de la Libye. Me référant à un certain passé et à mes convictions religieuses, il ne serait de trop de dire que « qui tue par l’épée, périt par l’épée ». Les arguments qui ont servi à inviter les présidents Gbagbo ou Kadhafi nous seront sortis par les mêmes qui les encensent aujourd’hui. Ne dit on pas que les mêmes causes ont toujours produit les mêmes effets ?

Enfin, j’ajouterai au succès de notre majorité et à l’esprit de la concrétisation de l’axe 1 de notre projet de société, les différentes concertations politiques organisées par le Président de la République. Celles-ci visent, semble t-il, à cadrer avec le concept de Paix inscrit dans le triptyque présidentiel (Paix- Développement- Partage). Ces rencontres républicaines doivent continuer et doivent être dénuées de toutes stratégies politiciennes qui travestiraient l’esprit idéal de l’œuvre entamée. 

Par Télesphore OBAME NGOMO 

Deux ans avec Ali Bongo Ondimba et le peuple gabonais : satisfaction ou déception? (2ème partie/4)


La générosité est une grande qualité à encourager mais elle est mieux appréciée quand elle commence chez soi et envers soi. En d’autres termes, peut on avoir la capacité d’éteindre le feu chez autrui quand chez soi il ne cesse d’augmenter ? Nous ne doutons pas qu’avec autant d’argent, de nombreux projets auraient pu être réalisés pour le bien être des populations gabonaises et la progression de la cote de popularité du Président de la République. C’est pourquoi, nous déplorons également le fait qu’aucun rapport public n’ait été publié sur les sommes d’argent non négligeables dépensées pour certaines villes sinistrées du Gabon.

Les choix opérés par le Chef de l’Etat, porteur du projet de société « l’avenir en confiance », semblent être guidés par le passé professionnel de son entourage immédiat. Et l’absence d’intégration de certains fait que le peuple gabonais se sent délaissé et se tourne davantage vers l’opposition extérieure. Bien évidemment à la grande joie de « l’opposition infiltrée » qui y voit un moyen de bousillage des ambitions énoncées par Ali Bongo Ondimba.

Rappelons quand même au passage que « l’opposition extérieure » la plus crédible actuellement dans notre pays est née de la scission du PDG à la veille de l’élection présidentielle anticipée. Donc, elle garde encore quelques antennes ou sbires au sein du parti ou dans l’appareil d’Etat. Ce sont d’ailleurs eux qui constituent leurs relais pour qu’ainsi elle puisse parfaitement affiner ses stratégies de divertissement ou de pourrissement. Ces dernières sont indispensables pour sa crédibilité aux yeux du peuple gabonais surtout quand nous tendons vers les périodes électorales.

Nous confirmons par ailleurs que cette situation est accentuée par la chute, à tort ou à raison, des piliers soutenant notre majorité. D’abord, la famille présidentielle est de moins en moins visible et impliquée dans les affaires de l’Etat. Le clan ou l’ethnie du président de la République est de plus en plus absent dans les espaces stratégiques. Enfin, les anciens amis d’Omar Bongo qui constituaient ses relais dans l’arrière pays semblent de moins en moins consultés au profit d’une nouvelle élite beaucoup plus issue de l’immigration. Cette dernière fortement contestée, à tort ou à raison de nouveau, par les masses populaires parviendra t’elle à renforcer la légitimité du Chef de l’Etat ou à lui conférer une majorité à l’assemblée nationale?

De ce qui est visible aujourd’hui, nous pouvons répondre par la négative. Un peuple n’adhère à un projet que lorsqu’il se sent impliqué ou directement représenté. Ce qui n’est pas le cas avec la nouvelle élite choisie par Ali Bongo Ondimba. Choix stratégiques  ou erreurs de casting ? Mystères et boules de gommes.

Par Télesphore OBAME NGOMO

lundi 1 août 2011

Deux ans avec Ali Bongo Ondimba et le peuple gabonais : satisfaction ou déception? (1ère partie/4)

Le 01er août 2009 naissait mon blog politique « Mongabon » dernièrement hébergé chez « Le Post.fr ». Le premier article de cet espace de libre expression dédié à la vie politico sociale de notre pays fut intitulé « Le changement silencieux ». Il exprimait en ce temps, le contexte et l’urgence du moment qui était la bonne préparation de l’élection présidentielle anticipée.

Aujourd’hui, je compte près de quatre cents quinze articles qui ont non seulement pour but de participer à la construction de notre pays, mais aussi d’accompagner concrètement le projet de société « l’avenir en confiance » porté par Ali Bongo Ondimba sous les couleurs du Parti Démocratique Gabonais (PDG).

Ce travail d’écriture, plus qu’un simple alignement de mots, a toujours été ressenti comme un moment privilégié que je m’offrais pour être aux côtés de mes compatriotes gabonais souffrants de trop de maux. Leur silence complice, certainement involontaire, les a plongé dans la pire des misères et ne leurs promet pas de les aider car, l’homme politique vicieux du Gabon se nourrit de la peur de la majorité silencieuse pour faire encore plus régner ses diktats.

C’est pourquoi, sous une once de courage, je parvenais à mettre à découvert certains dirigeants qui refusaient ou peinaient à nous offrir les changements tant attendus après 42 ans de gabegie et d’injustice. De ce fait, le projet de société, l’avenir en confiance, qui reste réaliste et réalisable semble avoir perdu sa vision de départ. Ainsi il s’est transformé en un simple panier de cuisine dans lequel on retrouve tout ce qui manque au peuple gabonais.

Aussi, au regard des lenteurs et des immobilismes perceptibles, je suis parvenu à la conclusion selon laquelle la pire des oppositions se trouvait au sein même de la majorité. D’où la rigidité incomprise mais nécessaire de mon propos envers « nos adversaires infiltrés dans la majorité» et qui sont en charge des deniers publics en plus de la mise en place des politiques publiques.

Quel serait l’impact ou la pertinence de s’attaquer quotidiennement à des compatriotes siégeant dans « l’opposition extérieure » alors qu’ils ne gèrent rien ? Ne serait ce point du divertissement inutile qui leurs donnerait une forme d’importance ou d’existence? A ces questions, la prudence est de mise au risque de tomber dans la stratégie de toutes les oppositions qui est : faire perdre du temps et de l’énergie nécessaire à la réalisation des projets de construction de notre pays. Et très souvent, « l’opposition infiltrée » dans la majorité compte fortement sur ce type de divertissements pour spolier paisiblement le peuple gabonais.

En plus de cet état d’esprit vicieux affiché par les hommes de la majorité en charge de la destinée de notre pays, il faut ajouter au sabotage de notre projet de société que je peine de plus en plus à reconnaître, l’absence d’un tableau de bord clair. Autrement dit, nous ne lisons aucune cohérence dans l’action gouvernementale et encore moins un certain sens des priorités. En guise d’exemple pour élucider notre inquiétude : pourquoi acheter un hôtel à Paris et une villa aux Etats-Unis à des prix pharaoniques quand on sait tous que la question des logements sociaux au Gabon n’est pas résolue ?

Ce ne serait pas un abus de langage si nous affirmons que le projet de société « l’avenir en confiance » ne prévoyait pas ces actions précitées dans l’immédiat en tout cas. De même pour les aides financières exorbitantes faites aux pays frappés par les fléaux et autres catastrophes naturelles : Haïti (un million de dollars soit 455.117.340 francs CFA), Japon (plus d’un million de dollars soit 500.000.000 francs CFA), Somalie (2,5 millions de dollars soit plus d’un milliards de francs CFA). Tout cet argent offert aux pays amis est excessif. Il réduit nos capacités financières à résoudre les problèmes internes que nos populations vivent au quotidien.

Par Télesphore OBAME NGOMO